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    Les journalistes sont des acteurs, ils lisent face caméra ce qu’on leur demande de lire

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    Dans tous les pays sous contrôle de la Cabale, France donc y compris, mais surtout aux USA ou cela fait en ce moment un énorme scandale (bien sur vous n'en entendrez jamais parler dans les médias maintream), les journalistes ne font que lire des écrans prompteurs, lesquels diffusent le message de propagande à relayer sur toutes les chaines, puisque toutes les chaines mainstream appartiennent à des grands groupes qui eux même appartiennent tous à la mafia mondiale de l'ombre qu'on appelle internationalement : la Cabale.

    Il y a 2 jours, un youtuber scandalisé par ce qu'il voyait sur sa TV à savoir le même discours de journalistes acteurs, sur plusieurs chaines, a récupéré les émissions de plusieurs chaines nationales américaine et il en a fait un montage qui a cartonné sur le net, 88.000 vues en 2 jours :

    Le lendemain, le "Sinclair Broadcasting Group" de la Cabale ont été contraint à se justifier dans un article de USA TODAY :

    https://www.usatoday.com/story/money/media/2018/04/02/sinclair-defends-itself-over-uproar-after-local-news-anchors-read-anti-false-news-screed/477531002/

    Traduction de l'article :

    Sinclair se défend dans un tumulte après que les présentateurs de nouvelles locales ont lu des articles anti-fake news'.

    Sinclair Broadcast Group se défend contre la critique d'un récent message promotionnel à l'antenne que plusieurs de ses présentateurs de nouvelles locales ont été invités à lire que les téléspectateurs ont été mis en garde contre les " fake news" sur les médias concurrents.

    Des douzaines de stations appartenant au plus grand radiodiffuseur du pays ont diffusé des promotions vidéo au cours des dernières semaines, dans lesquelles leurs animateurs locaux expriment leurs préoccupations au sujet de " la tendance troublante des nouvelles irresponsables et unilatérales qui affligent notre pays ". Les présentateurs poursuivent en disant que de nombreux médias publient des " fausses histoires " et poussent les agendas.

    La promotion semble unique dans chaque marché, mais l'entreprise de Sinclair, Hunt Valley, Md.-siège social, l'a scénarisé et distribué à ses stations.

    Le conseiller municipal de Cincinnati, P.G. Sittenfeld, a tweetté qu'il ne regardera plus la chaîne locale 12 après avoir vu les présentateurs locaux - et d'autres à travers le pays - lire le même scénario. "Effrayant, culte, et beaucoup trop propagandiste à mon goût", a dit le démocrate en tweet dimanche.

    "La direction de leur propriété, @WeAreSinclair, est profondément troublante, et m'empêchera de soutenir leur flux de revenus en étant un téléspectateur."

     

    Ce message national de Sinclair arrive au moment où les organismes de réglementation envisagent d'approuver ou non l'opération de près de 4 milliards de dollars visant l'acquisition de Tribune Media Co. L'acquisition, annoncée en mai 2017, ferait passer le nombre de stations de télévision de Sinclair de 193 à 220 ou plus - et sa portée des foyers américains à 72 %.

    Les critiques de la fusion affirment que cette promotion à l'échelle nationale offre un indice sur la façon dont une Sinclair encore plus grande pourrait répandre des messages conservateurs dans la plus grande collection de médias locaux.

    La sensibilisation aux promotions s'est accrue au cours des derniers jours après que le site de nouvelles sportives Deadspin a monté ensemble une vidéo de douzaines de stations locales de Sinclair qui se font écho les unes aux autres. Le site l'a posté sur Twitter et ses autres pages de médias sociaux samedi et l'a rediffusé sur HBO's Last Week Tonight Tonight avec John Oliver Sunday. Le groupe d'information progressiste à but non lucratif ThinkProgress a également créé sa propre vidéo et l'a affichée sur sa page YouTube.


     

    Plusieurs organes de presse ont rendu compte des promotions et le Président Trump a pris certaines d'entre elles à la tâche le lundi Twitter. "C'est si drôle de regarder Fake News Networks .... critiquer Sinclair Broadcasting parce qu'elle est biaisée ", a-t-il dit sur Twitter. "Sinclair est de loin supérieur à CNN et encore plus à Fake NBC, ce qui est une blague totale."

     

    Sinclair a produit les spots pour exprimer son inquiétude face à la diffusion de faux reportages médiatiques tels que le faux reportage "Le Pape soutient Trump" qui s'est rapidement répandu dans les médias sociaux, a déclaré Scott Livingston, vice-président principal des nouvelles de Sinclair, au Baltimore Sun dans une déclaration par courriel.

    "D'autres fausses histoires, comme la fausse histoire de'Pizzagate', peuvent avoir des conséquences dangereuses", a-t-il déclaré au Sun.

    [Note SM: tu m’étonnes que ça peut être dangereux, dangereux tous les pédophiles de la Cabale oui, c'est certain, l'étau se resserre et ça fait mal...

    Voir : http://stopmensonges.com/?s=pizza+gate

    ]

    "Nous nous concentrons sur les rapports basés sur les faits. C'est notre engagement envers nos collectivités. C'est le but de ces annonces : réitérer notre engagement à rapporter les faits dans la recherche de la vérité. Nous considérons que c'est un honneur et un privilège d'annoncer les nouvelles chaque soir. Nous cherchons la vérité et nous nous efforçons d'être justes."

    Le mois dernier, d'autres présentateurs ont dit au correspondant principal des médias de CNN, Brian Stelter, qui a publié l'article sur la promotion planifiée de Sinclair, leurs préoccupations au sujet de l'enregistrement des promos. "J'avais l'impression d'être un prisonnier de guerre qui enregistre un message ", a déclaré l'un des présentateurs à l'animateur de Reliable Sources.

    Dans le scénario, que Stelter a obtenu et que l'IP de Seattle a posté vendredi, les présentateurs locaux commencent le segment vidéo en déclarant leur fierté dans "le journalisme équilibré et de qualité que (leur station) produit".

    Ensuite, le ou les présentateurs expliquent comment " le partage de nouvelles biaisées et fausses est devenu trop courant sur les médias sociaux " et que de nombreux médias " publient ces mêmes fausses histoires sans vérifier d'abord les faits ", dit le scénario. Il met en garde contre le fait que certains médias poussent " leurs propres préjugés et leur propre programme pour contrôler " exactement ce que les gens pensent ".... C'est extrêmement dangereux pour notre démocratie."

    Beaucoup de libéraux ont appelé Sinclair pour le même comportement que ces promotions décrient. L'entreprise a attiré l'attention en avril pour avoir embauché Boris Epshteyn, un assistant spécial du président Trump, en tant qu'analyste politique en chef. Ses segments de commentaires "Bottom Line with Boris", qui apparaissent à travers le réseau de stations de Sinclair, sont souvent attaqués comme de la désinformation qui fait la promotion d'un programme pro-Trump.

    Sinclair a été critiqué dans le passé pour avoir donné une couverture favorable au candidat républicain Donald Trump.

    Les démocrates ont également reproché au président de la FCC, Ajit Pai, d'avoir appuyé des changements aux règles de propriété des chaînes de télévision qui faciliteraient l'examen réglementaire de la fusion. Après leurs demandes, l'inspecteur général de la FCC a entrepris une enquête pour déterminer si Pai a agi de façon inappropriée en aidant Sinclair.

    "Sinclair est maintenant bien connu pour son histoire d'abus de la confiance du public pour diffuser des émissions d'extrême droite et promouvoir la xénophobie dans les journaux locaux ", déclare un communiqué du groupe de militants des médias libéraux Media Matters for America. Le groupe dit qu'il a trouvé au moins 62 stations Sinclair atteignant 29 états et le District de Columbia qui ont diffusé leurs propres versions du segment scénarisé.

    La fusion, dit le groupe, " l'aidera à diffuser davantage sa propagande conservatrice dans tout le pays ".

    En juillet 2017, Oliver a fait sauter les pratiques conservatrices du radiodiffuseur et ses segments vidéo "must-run" destinés aux stations locales. Après avoir diffusé la vidéo Deadspin sur l'émission de dimanche, l'animateur a commenté : "Ouais. Rien ne dit 'Nous valorisons les médias indépendants' comme des douzaines de reporters forcés de répéter le même message encore et encore comme les membres d'une secte qui a subi un lavage de cerveau".

    --Note SM---

    Il vous faut quoi de plus pour ouvrir les yeux sur cet ancien monde, arrêter de le financer par l’impôt et la consommation à outrance ?

    Le nouveau monde est déjà là, il suffit d'ouvrir son cœur et de tourner son regard vers lui.

    Alors l'ancien disparait et le nouveau jaillit.

    Namaste

    https://stopmensonges.com/les-journalistes-sont-des-acteurs-ils-lisent-face-camera-ce-quon-leur-demande-de-lire/

     


     


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    La sale guerre syrienne éclabousse les médias internationaux

     

    La sale guerre syrienne éclabousse les médias internationaux

     

    Par Elijah J. Magnier@ejmalrai

    Traduction : Daniel G.

    En plus d’avoir causé des centaines de milliers de morts et de blessés, une destruction évaluée à des centaines de milliards de dollars, des millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur du pays, la sale guerre en cours depuis sept ans en Syrie a sérieusement miné la crédibilité des médias internationaux. Unis comme un seul homme, la majorité des journalistes se sont lancés à corps perdu dans une campagne médiatique internationale violente en prenant position contre d’autres journalistes, analystes, universitaires et militants, qui se sont ainsi retrouvés en minorité.

    Quiconque s’opposait au « changement de régime », rejetait la propagande interventionniste, se prononçait contre une guerre plus large contre la Russie et se battait pour offrir un point de vue différent de la trame narrative étroite proposée par les néoconservateurs était pris à partie. Tous ont été qualifiés de « pro-Assad » ou, plus récemment, de « pro-attaque chimique ». De nouvelles perceptions sont toutefois apparues et ont créé ce qu’on pourrait appeler un nouveau constructivisme social, qui s’oppose à ces médias puissants, mais biaisés, qui cherche et trouve de nouvelles réalités, qui est prêt à faire le procès des médias institutionnels et qui se désintéresse de ceux qui ont été perçus pendant si longtemps comme les porteurs de connaissances vérifiées et incontestables. Certains accusent même aujourd’hui ces journalistes biaisés d’être des « apologistes salafo-wahabbites ».

    Ces médias se sont joints aux USA, au R.U., à la France et à de nombreux autres pays de l’Europe et du Moyen-Orient dans leur « guerre contre la Syrie », sans prendre en considération la volonté du peuple syrien ou l’existence et le résultat des élections générales. La majeure partie de la « Syrie utile » a été libérée, sans aide ou consensus des Nations Unies, et sans stratégie précise ou solution de rechange plausible proposée qui réponde aux désirs des Syriens plutôt qu’à ceux des mandataires de ces pays. Bon nombre de pays ont investi au total plus de 140 milliards de dollars en Syrie pour n’obtenir qu’un seul résultat : un « retour à la case départ », dans un pays détruit dont la population a été dispersée. Le monde semble ignorer ce qu’a apporté le changement de régime en Libye, l’intervention américaine en Afghanistan (aux conséquences destructrices pour ce pays et le Pakistan), de pair avec les conséquences du changement de régime en Irak.

    Les médias institutionnels ont cessé de rapporter les principaux faits de la guerre en Syrie parce qu’ils étaient en train de perdre la bataille en vue de faire tomber le gouvernement syrien et son président Bachar al-Assad, d’autant plus que l’armée syrienne était en train de gagner chaque lutte contre les militants pro-saoudiens et djihadistes. Ces djihadistes ont été défaits dans la plupart des régions de la Syrie, en ayant été repoussés principalement dans les villes d’Idlib et de Jarablous au nord, et dans des poches complètement à l’est et au sud, à la frontière avec Israël et la Jordanie.

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    Cependant, les journalistes ont décidé de s’engager dans une guerre d’un autre type (une vendetta?) : faire taire toute voix dissidente qui remet en cause la trame narrative insistante à la défense des djihadistes, qui les dépeint comme des « rebelles modérés » (depuis les sept dernières années en fait), tout en appelant à encore plus de guerre en Syrie. Curieusement, bien des membres – mais pas tous – du groupe « Media on Trial » sont dans la mire des médias institutionnels. Ils ont tôt fait d’être traités de « pro-Assadistes », de « pro-régime », de « pro-Hezbollah », de « pro-Iran » ou de « robots russes sur Internet ». C’est comme s’ils brandissaient le carton rouge pour punir tous ceux qui s’opposent à de nouvelles tueries au Moyen-Orient, à un autre bombardement aveugle de Trump ou à une montée de la tension entre les deux superpuissances, qui ont des troupes sur le terrain en Syrie, afin de pousser le monde vers une guerre plus large. Mais il existe aussi des comptes inconnusque les médias tolèrent sans problème tant qu’ils défendent la trame narrative anti-Assad.

    Ce pourrait être le résultat d’une méconnaissance des faits, mais les médias institutionnels donnent l’impression qu’ils sont prêts à délaisser leur mission initiale, la seule légitime, qui consiste à « informer les gens en présentant des faits ou en proposant une analyse ». En outre, ils supportent mal la critique et les contre-arguments et ne donnent que le point de vue du gouvernement, sans même tenter de corroborer leur trame narrative « mal ficelée ». N’empêche que le monde les surveille de près, et qu’il y en a beaucoup qui refusent d’accepterla version des faits vue sous un seul angle que nous proposent la télé, les magazines et les journaux. L’intensité et l’accessibilité de l’information sur Internet, plus particulièrement dans les médias sociaux, ont fait en sorte que chacun est maintenant en mesure de se mettre à la recherche de ce qu’il croit être la vérité, en se tournant vers des articles de journalistes rigoureux, des blogs privés, des analyses d’ex-ambassadeurs, d’anciens journalistes et de sources qu’on trouve facilement sur le net. C’est que la crédibilité des médias institutionnels a été ébranlée et que les dommages sont graves.

    Les journalistes ne semblaient pas être prêts à rapporter l’avance de l’armée syrienne dans le camp de Yarmouk, à Yalda et à al-Hajar al-Aswad, au sud de Damas, que le groupe armé « État islamique » (Daech) et al-Qaeda contrôlaient (et contrôlent encore), où ils s’entretuent depuis des années. Les forces armées de Damas remportent une victoire après l’autre contre ceux qui devraient être considérés comme des groupes terroristes, responsables d’attaques continuelles dans le monde entier, surtout depuis les dernières décennies. La confiance acquise par l’armée syrienne se manifeste par une démonstration de force qui parvient lentement, mais sûrement à mettre fin à la campagne futile des bellicistes. En théorie, ce devrait faire les nouvelles, mais rares sont ceux qui choisissent de rédiger un article à ce sujet. Il est probable que les néo-journalistes se contentent de ne rapporter que les faits compatibles avec la politique de leurs journaux, comme l’a indiqué le correspondant du Washington Post à Beyrouth, au détriment de ce que leurs lecteurs veulent savoir et devraient connaître.

    Peut-être que les barons des médias ont décidé de prendre parti et qu’ils ne sont plus intéressés par des reportages équilibrés et par des articles qui ne font que relater ce qui se passe sur le terrain. Si nous prenons l’exemple du Yémen, les mêmes journalistes qui expriment haut et fort leur indignation justifiée à propos de la mort de civils dans la guerre imposée à la Syrie, deviennent totalement muets, en étant incapables de couvrirla guerre de l’Arabie saoudite contre le Yémen, avec le soutien de l’establishment des USA et du R.U.

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    Les mêmes journalistes qui s’énervent tant chaque fois que les forces aériennes syriennes ou russes larguent une bombe pour libérer des villes sont restés relativement cois en ce qui concerne les milliers de civils tués par la US Air Force à Raqqa, au nord de la Syrie, qui a détruitplus de 80 % de la ville, en laissant les mines posées par Daech tuer d’autres habitants qui retournent dans cette cité syrienne maintenant en ruines.

    Aujourd’hui, nous lisons des articles qui citent des militants (même l’establishment des USAs’appuie sur les diresde militants pour bombarder la Syrie!), juste parce qu’ils sont contre le gouvernement de Damas, à un point tel que ces sources douteuses et non vérifiées, interviewées via WhatsApp, sont devenues « reconnues », donc validées par les médias institutionnels.

    Voilà maintenant que les journalistes pointent leurs plumes acérées contre les militants, les journalistes et les universitaires qui s’opposent à la version des faits unilatérale des médias institutionnels à propos de la Syrie, ainsi qu’à leur silence entourant la pire catastrophe humanitairede ce siècle qui se déroule actuellement au Yémen. Mark Lowcock, le chef du Bureau pour la coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies, a dit que « la situation au Yémen rappelle l’apocalypse ». Mais cela ne semble pas pertinent pour les médias institutionnels.

    La priorité est donnée à la chasse aux sorcières, dont la saison est maintenant ouverte. Des institutions respectables et des journalistes trouvent quelques cibles parmi ceux qui s’expriment haut et fort dans les médias sociaux et parmi les professeurs d’université afin de faire peur à tous les autres dans le but, semble-t-il, de réduire au silence toute opinion divergente. Le professionnalisme (l’absence de parti pris même devant des situations militaires et politiques inacceptables) ne semble plus faire partie des règles du jeu. Cela pourrait être dû au manque de rigueur au niveau des éditeurs, comme Owen Jonesl’a souligné.

    Impossible d’ignorer l’ironie : Pourquoi accuser les médias internationaux, eux qui ont déclaré la première « intifada » contre les anti-interventionnistes parce que la guerre en Syrie a été perdue malgré l’énorme investissement injecté, tous les efforts et des milliers d’articles annonçant la chute imminente du régime… qui est toujours là?

    Les médias institutionnels sont conscients que les lecteurs ont peu de pitié pour la fausse propagande, la manipulation des faits et la couverture de la guerre de loin. Les lecteurs prendront leur revanche en mettant fin à leurs abonnements, n’en pouvant plus de l’avalanche d’analyses et de prédictions erronées au sujet du sort du gouvernement syrien et de son armée. Voilà pourquoi les journalistes n’accepteront pas leur défaite si facilement et tentent de trouver des boucs émissaires pour détourner l’attention des lecteurs. Mais les grands médias institutionnels ne peuvent évidemment pas se contenter de porter la faute de leur échec concernant l’issue de la guerre en Syrie sur le dos de quelques comptes sur les médias sociaux. Il leur faut des excuses plus substantielles, et c’est là que la Russie entre dans le jeu. Les médias tentent d’insinuer que le succès des militants anti-interventionnistes actifs sur les médias sociaux sont liés à Moscou.

    Cela me rappelle une attaque que le groupe libanais AMAL avait mené contre Israël dans les années 1990, qui avait tué quelques soldats israéliens. AMAL avait revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais Tel-Aviv l’a rejetée, en insistant pour accuser le Hezbollah. C’est qu’il aurait été trop humiliant pour l’armée israélienne d’avoir reçu pareille gifle par un groupe militairement faible comme AMAL. Les médias institutionnels font exactement la même chose aujourd’hui : il leur faut un coupable plus grand pour justifier le succès de quelques personnes, en accusant une superpuissance comme la Russie d’être responsable de ce succès, de façon à sauver la face.

    Lorsque je travaillais pour une agence de presse internationale, je regardais les nouvelles provenant des différents fils de presse auxquels l’agence était abonnée, qui s’imprimaient sur un rouleau de papier. Je donnais la préséance aux nouvelles des agences de presse dont l’exactitude et la crédibilité étaient établies depuis longtemps, en accordant moins d’importance à celles qui étaient moins crédibles. Aujourd’hui, les médias institutionnels sont rejetés par des lecteurs de tous les horizons. S’amuser à faire la chasse aux sorcières au lieu de mettre à jour l’actualité, comme la BBC le fait actuellement, est mortel pour la réputation des médias.

    Il est également possible que ces journalistes croient qu’en commettant tous la même erreur, ils s’en sortiront indemnes puisqu’ils ne seront pas tenus responsables. Mais ce qui semble se dessiner très clairement, c’est que des personnes présentes sur les médias sociaux ont maintenant beaucoup plus de succès, notamment au chapitre de l’influence, que les agences de presse, les journaux et les journalistes professionnels établis.

    La guerre en Syrie a été marquée par la chute de bien des présidents partout dans le monde, alors que le gouvernement syrien est toujours en place. Cette réalité aussi affaiblit la position des médias de masse et porte un coup direct à leur crédibilité. Même ceux qui se disent « militants humanitaires » se sont permis d’apporter une « légère » modification au titre de leur mission et de leur soutien à l’occupation de la Syrie. Les USA, la France et le R.U. occupent toujours illégalement une partie du pays, sans montrer d’intention visible d’éliminer Daech sous leur protection au nord-est de la Syrie. Il y a plus de 100 000 jihadistes au nord de la Syrie qui combattent sous la gouverne d’al-Qaeda et de la Turquie. Au sud, Daraa deviendra un enjeu problématique lié directement aux intérêts des USA et d’Israël, qui sont d’empêcher que le gouvernement syrien n’en prenne le contrôle. De fausses « attaques chimiques » et d’autres diversions sont encore possibles. Le feuilleton épique de la guerre en Syrie n’est pas terminé. Je me demande d’ailleurs qui va se retrouver dans la liste noire des médias et qui seront leurs prochaines victimes avant que la guerre ne prenne fin au Levant.

    source:https://ejmagnier.com/2018/04/25/la-sale-guerre-syrienne-eclabousse-les-medias-internationaux/

    https://reseauinternational.net/la-sale-guerre-syrienne-eclabousse-les-medias-internationaux/

     


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    La désinformation médiatique comme instrument privilégié du Mal

    Le Mal a perfectionné avec le temps, sa technique, sa « magie » du mensonge. La psychologie du fonctionnement de l’esprit humain et de l’âme humaine est devenue une obsession majeure pour le système qui est entre les mains du « père du mensonge ».

    L’intention du Mal ne peut être que « malveillante ». Au lieu de dépenser une énergie pour donner à la vérité son nouveau statut d’existence, le Mal a préféré organiser la dérive des principes qui passeraient du lumineux à l’obscur ! En faisant de la simplicité de la vérité une nouvelle vérité infiniment complexe, puisque mensongère, le Mal était persuadé que la majorité des gens capitulerait et abandonnerait toute velléité à vouloir démêler la tromperie. Le but n’était pas de détruire la vérité qui ne peut être détruite, mais de l’occulter soigneusement au regard de la conscience éveillée et de la raison alertée !

    Le mensonge est fragile en soi, car il ne peut pas contrôler l’ensemble de la réalité. Le surgissement inattendu d’une seule vérité peut détruire en un instant une myriade de mensonges, en provoquant des bouleversements impossibles à gérer.

    Comment le Mal va s’y prendre pour promouvoir la désinformation ? Comment pouvons-nous identifier les racines de la désinformation et les réduire efficacement ? Comment pouvons-nous démonter le mensonge omniprésent dans les médias officiels et l’empêcher d’atteindre son but de manipulation pour le dressage à l’amour de notre soumission ?

     

    Méthodes de désinformation médiatique

    Les médias officiels vont commencer à jouer leur double jeu en enquêtant sur la corruption des politiques et des gens directement au pouvoir. Les élites qui manipulent en coulisses les politiques chargés d’être sur le devant de la scène, sont par le fait même hors de cause. Les commanditaires ne sont pas de véritables journalistes d’investigation : ce sont des milliardaires qui possèdent les journaux, les télévisions et tous les organes majeurs médiatiques, ceux-là mêmes qui ont financé les campagnes des politiques incriminés et fait en sorte que les « corrompus » soient là où ils sont…

    L’information, depuis ses origines, a été prise en otage par l’élite qui avait ainsi accès à la connaissance en excluant d’office les classes sociales laborieuses. Il était plus facile de garder le pouvoir en maintenant le peuple dans l’ignorance. Pour manipuler facilement le savoir, l’élite pensait qu’elle était inspirée pour interpréter la réalité. L’un des plus grands patrons de la presse, W.R.Hearst, aux USA, croyait réellement que la vérité était toujours «subjective» et donc sujette à interprétation personnelle !

    Plus le mensonge est énorme et mieux il sidère ! Puis, viendra éventuellement la rétractation discrète.

    Les médias officiels balancent régulièrement de fausses informations, délibérément, comme on en a eu des centaines sur l’Irak, l’Afghanistan, l’ex Yougoslavie, la dernière guerre en Syrie ou comme on en a tous les jours encore sur le Venezuela ou la Corée du Nord, ou la Russie, ou les Chinois à travers les Rohingyas… Il s’agit bien évidemment de saboter le récalcitrant, l’ennemi, celui qui ne veut pas se soumettre à la « prédominance » indiscutable du dominant. Puis, lorsque la vérité éclate, on procède à une rétractation discrète, timide, en dernière page ou en fin de JT, quand le flagrant délit n’est pas contestable. Mais quoi qu’il arrive, peu importe : le but était de faire passer le mensonge dans la conscience collective. Une fois que le mensonge a fait son œuvre, lorsqu’il a opéré son impact sur les consciences, il est trop tard, car le mal est fait et laissera son empreinte sur les personnes manipulées, celles-ci ne remarquant même pas, la plupart du temps, le démenti apporté.

    Des sources non confirmées ou non contrôlées deviennent des faits : les sites de télécommunications évoquent souvent des sources « non identifiées », « des sources gouvernementales » qui ont un parti pris ou un agenda qu’il faut favoriser. Parfois on en appelle à des « experts », lorsque la contestation risque d’être immédiate ! Mais on ne fourni jamais de contre expertise dans l’information. L’information transmise par ces sources n’est généralement soutenue que par une foi aveugle : rien n’est vérifié ! Du moment que l’information provient de tel ou tel endroit, elle est considérée comme vraie ! Qui va vérifier aujourd’hui si une information est vraie ou pas, lorsque l’audimat fait la loi, lorsque l’information torrentielle est déversée dans les médias qui doivent chaque fois être les premiers à dégainer leur arme de destruction massive !?

    L’Omission calculée : Lorsqu’une opération de désinformation dérape, on l’ignore, on fait comme si elle n’avait pas existé, on pratique à son égard une « omission ». Cette pratique de langue de bois est également largement répandue sur les plateaux de télévision. Il est important de revêtir le mensonge de rationalité…

    La distraction et la fabrication de la pertinence : lorsque la vérité va immanquablement atteindre la conscience publique, les médias vont se surpasser pour enterrer toute remontée de la vérité vers la conscience collective et cela en utilisant immédiatement la distraction diversion. Le Mal, en toute liberté, « surmédiatise » un sujet cible qui n’a aucun rapport avec la vérité menaçant de faire irruption dans les vigilances. Le psittacisme pratiqué en boucle est là pour faire penser que si les medias insistent à ce point, c’est parce que le sujet est d’une grande importance, alors qu’il ne l’est pas !

    Tactiques malhonnêtes lors de débats : ceux qui détiennent la véritable information, passent généralement à travers les mailles du filet médiatique. Ceux qui savent, ne peuvent que rarement exprimer leur savoir ou leur point de vue. Les personnes les plus intéressantes ne sont que rarement invitées sur les plateaux de télévision. En revanche, on verra presque toujours, mis en avant, les serviteurs du système comme les BHL, Minc, Attali et ce genre de personnes qui marchent au son de la trompette ultra libérale mondialiste de l’Occident. Les médias savent qu’ils pourraient perdre leur crédibilité s’ils ne permettaient pas, de temps en temps, à certains invités, d’avoir des points de vue différents… Mais, dans ce cas, on placera toujours l’invité sur la défensive en rendant ainsi difficile pour lui d’exposer ses idées et de les défendre : combien de fois ne l’a-t-on pas observé au sujet de l’invité Jean-Luc Mélenchon ?! Les dés sont à chaque fois pipés !

    Les experts de la télévision sont formés à la « stratégie d’Alinsky », une sorte de Machiavel moderne. Alinsky disait qu’il était possible de détruire un système, qui était lui-même construit sur des mensonges, en utilisant des mensonges encore plus élaborés et en ignorant ouvertement l’éthique ? Survolons quelques uns de ses principes.

     

    1 – Le pouvoir n’est pas seulement ce que vous avez, mais ce que l’ennemi pense que vous avez.

     

     L’opposant est mineur face aux médias qui se présentent comme majeurs ! Ils cherchent à convaincre l’adversaire que sa lutte est insensée, perdue d’avance, futile. Le petit ne peut pas avoir raison face au grand! Mais, le petit David a vaincu Goliath. Le petit David doit donc faire croire qu’il a sa méthode et son secret capable de vaincre le géant… L’ennemi va imaginer ce que vous avez !

     

    2 – Ne jamais sortir de son domaine de compétence et d’expérience, mais sortir l’ennemi du sien.

     

    Chaque fois que je prends la parole, je sais de quoi je parle ; je connais parfaitement mon sujet et personne ne pourra me mener en bateau en me faisant dire ce que je ne dis pas. J’ai étudié à fond la question que j’aborde ; j’ai recherché les informations là où elles se trouvent ; j’ai lu des études documentées, des travaux de recherches universitaires… J’ai fait des années d’études sur les sujets que j’aborde.

    Le Mal qui veut arriver à ses fins doit être bloqué partout : toute question piège doit-être détournée par une réponse en forme de question piège. Cette technique de la question piège est couramment utilisée contre les personnes que l’on interroge au hasard d’une émission d’information (comme les « micros-trottoirs »). Les questions pièges sont là pour détourner l’attention de celui qui est interpellé et pour écourter le temps qui lui est imparti. De cette façon, il n’aura pas l’occasion d’exprimer réellement son opinion mais permettra au manipulateur d’exprimer la sienne…

     

    3 – L’ennemi doit se ranger à vos propres règles.

     

    Le Mal de la désinformation cherchera toujours à cibler la crédibilité et la réputation de son opposant par des accusations malveillantes et hypocrites. Si le Mal peut attraper son opposant, même sur un sujet insignifiant, il créera la possibilité de nouvelles attaques et éloignera complétement le débat de sa véritable finalité.

     

    4 – Le ridicule est l’arme la plus puissante contre l’homme menteur.

     

    L’utilisation du ridicule, sans argument de fond, est presque impossible à contrer, parce que le ridicule est censé être irrationnel. Il met l’opposition en fureur. Cette réaction est à l’avantage de celui qui utilise le ridicule. Cette technique amène l’opposant à faire des concessions.

     

    5 – Votre public doit apprécier votre stratégie.

     

    Lorsqu’on veut prendre la parole, il est certain qu’un don d’orateur est un avantage, car l’orateur connaît les effets du langage, la force des mots, les styles utilisés pour varier l’attention de ceux qui écoutent ainsi que les « bottes » humoristiques qui font mouche et qui touchent à tous les coups l’opposant déconcerté…

     

    6 – Une tactique trop utilisée devient un handicap.

     

    La meilleure règle dans ce domaine est celle d’être juste et d’être vrai comme passionné par ce que l’on dit. C’est le juste avec lui-même et le passionné qui peut mobiliser l’attention et une écoute favorable. Le vrai est plus facile à maîtriser que le faux : le faux risque à tout moment de faire tomber celui qui ment dans une contradiction impossible. Celui qui est vrai est cohérent et convainquant, car il habite alors ce qu’il dit.

     

    7 – Maintenez la pression en utilisant tous les événements du moment.

     

    Il est important de maintenir l’opposition dans l’incertitude. Quand le Mal qui est le maître, contrôle une approche, frappez-le, non pas frontalement mais en utilisant son propre élan, avec quelque chose d’inattendu. Ne donnez jamais à votre contradicteur la possibilité de se reposer, de se recentrer ou de se réorganiser. Utilisez tout événement du moment pour soutenir votre position. Provoquez une crise et ne la laissez pas s’échapper.

     

    8 – La menace de quelque chose est généralement plus terrifiante que la chose elle-même.

     

    Il est intéressant de ménager l’inconnu, le suspens, le non dit, car l’adversaire de la vérité va dépenser beaucoup d’énergie à vouloir entendre le scénario catastrophe que vous ne sortirez pas. Pendant ce temps-là, vous pourrez ignorer l’insistance de l’opposant et continuer tranquillement à exposer votre point de vue sur des chemins qui ne seront plus du tout investis par votre ennemi…

     

    9 – Une pression constante sur l’opposition.

     

    Lorsque vous exercez une pression sur votre adversaire, vous l’obligez à prendre position et à commettre des erreurs parce qu’il est alors placé sur la défensive. C’est vous qui allez triompher si c’est vous qui êtes attaquant et l’adversaire en défense.

     

    10 – Si vous poussez une idée négative assez fortement et assez profondément, elle trouvera son opposition.

     

    Celui qui est contraint à la violence a toutes les chances de provoquer contre lui un élan de sympathie populaire pour la cause violentée. Aujourd’hui, des mouvements comme celui de Macron ou les révolutions de couleur, utilisent cette technique dans le débat politique pour arriver à leur fin. C’est ce qui a été largement utilisé pour justifier la guerre de Syrie ou la guerre contre la population russophone du Donbass en Ukraine ou pour justifier la supériorité de Macron sur tous les autres candidats aux présidentielles et très particulièrement sur la candidate du Front National diabolisé comme violent et fasciste, alors qu’en réalité le mondialisme de Macron est tout aussi fasciste que le nationalisme de Lepen…

     

    11 – Le prix d’une attaque réussie est une alternative constructive.

     

    Personne ne peut avoir tout seul la solution à un problème complexe. Les militants légitimes sont souvent attaqués, par des mouvements comme celui de Macron, qui leur disent qu’ils n’ont pas La solution au problème qu’ils dénoncent ! Etant donné que l’adversaire Macroniste ou autre n’aura pas non plus dans ses poches La solution recherchée, il faut donc rejeter les arguments dans leur ensemble, en sachant qu’il y a de fortes chances pour que les faits présentés soient vraisemblablement démontés.

     

    12 – Trouver la cible.

     

    Si vous pouvez identifier une tête, la tête du serpent que vous traquez, vous avez déjà gagné, mais il n’y pas d’autre solution que celle de la couper. Coupez la tête du leader et de son réseau de soutien et le combat sera gagné. Isolez la tête de tout mouvement de sympathie. Les partisans sectateurs de la tête en question s’exposeront fatalement, parce que le sentiment sectaire engendre une forme de fanatisme ou culte de la personnalité. Si vous pouvez traquer une tête clairement identifiée, celle d’une personne individuelle, alors vous décapiterez la force du mouvement à combattre. Il est inutile de s’attaquer à des organisations ou à des institutions. Dans l’exemple de Macron, ce n’est pas LRM qu’il faut attaquer mais Macron en personne : c’est lui qui est la tête visible tout en ayant ses lacunes, ses tares, ses défauts, ses magouilles, ses coups tordus… Même si en coulisses les manipulateurs de la Haute Finance sont les maîtres du jeu, il leur faut tout de même une incarnation, une tête visible. Sans cette tête visible, sans cette incarnation, l’objectif reste inatteignable! Le Mal a son Messie, son Eglise, son clergé, ses serviteurs dévoués…

     

    La désinformation sur Internet

     

    Les trolls d’Internet sont la nouvelle pratique de plus en plus utilisée. Ils sont également appelés « commentateurs payés » ou « blogueurs payés ». Des multinationales les emploient, mais aussi des Gouvernements et des partis politiques.

    1 – La technique tu troll consiste à faire des commentaires scandaleux avec une intension de diversion ou dans l’objectif de frustrer les personnes en les plaçant dans une réaction émotionnelle négative.

    2 – Le prédateur troll se présente tout d’abord comme un partisan de la vérité et de la liberté, puis il fait des commentaires qui discréditent totalement le courant d’idées qu’il attaque…

    3 – Il domine toujours les discussions : le troll s’insère dans des « discussions Web productives afin de les noyer et frustrer les personnes impliquées. » (Alt-Market : USA)

    4 – Le troll pratique les réponses pré-écrites : il reçoit « une liste ou une base de données avec des points de discussion pré-planifiés conçus comme des réponses généralisées et trompeuses face à des arguments honnêtes. Lorsqu’ils les publient, leurs mots semblent étrangement en plastique et bien récités. » (Alt-Market)

    5 – On a affaire à de fausses associations : le « Troll cheval de Troie ». Par exemple : on va appeler ceux qui militent contre Macron et son mouvement, des « pro fascistes » ; ou bien, autre exemple, on va appeler ceux qui dénoncent les attentats sous fausse bannière, comme des « conspirationnistes »; associant délibérément des mouvements politiques opposés à « l’ultra libéralisme » avec des racistes et nationalistes d’extrême droite. Le rejet est obtenu et on dissuade les gens d’aller examiner les faits objectivement.

    6 – La fausse modération : en prétendant être la « voix de la raison », le troll va avancer un argument présentant des aspects évidents de cohérence mais qui au final va détourner les gens de ce qui est réellement vrai en les conduisant dans une zone où la vérité devient tout à fait « relative » et sujette à caution !

    7 – L’argument de l’homme de paille. « Le troll accusera son opposition de souscrire à un certain point de vue, même s’il ne le fait pas, puis attaquera ce point de vue. Ou encore, le troll mettra des mots dans la bouche de son opposition, puis réfutera ces mots spécifiques. » (Idem)

     

    CONCLUSION

    La meilleure façon de casser la désinformation, c’est de connaître ses méthodes. La désinformation est un mal. Ce Mal qui est utilisé par quelqu’un pour faire le mal, a des effets destructeurs sur la personne qui l’utilise. Les trolls ne savent pas comment gérer leurs méthodes lorsqu’elles sont découvertes et déconstruites sur le Web. Habituellement ils choisissent de disparaître sans laisser de trace.

    La pratique de la manipulation, de la désinformation, des « fakes news » (fausses nouvelles), du troll, entraîne les personnes dans une pathologie dangereuse, celle d’une identification au mensonge et identification à celui qui est le « père du mensonge » : la dualité advenue, le Mal en soi. Le mensonge est la négation même de tout ce qui est vivant. L’espèce humaine ne peut pas survivre à ce mensonge devenu omniprésent dans les medias.

    La désinformation mène tout droit à la destruction pour la destruction. Elle ne menace pas seulement le fonctionnement de ce monde, elle nous rend vulnérables à la peur, et nous pousse à des comportements violents, à l’incompréhension de l’autre, de tout autre, et à la dégénérescence de tout ce qui est bon dans la personne humaine : elle conduit le monde à sa destruction. Ce mensonge de masses peut parfaitement conduire d’honnêtes personnes à commettre des atrocités contre d’autres personnes, ou contre elles-mêmes. On a vu cela en Ukraine, en Syrie, en Ex-Yougoslavie… Sans une avancée déterminante de la conscience, le mensonge de masses à travers les manipulations médiatiques devenues permanentes vont installer ce mensonge comme s’il était devenu la vérité elle-même, réclamant de tout homme sa soumission et sa reconnaissance. « C’est la vérité qui rend libre » et cette « nouvelle vérité », ce mensonge devenu la « post-vérité » ne pourra qu’engendrer le malheur des esclaves.

    Jean-Yves Jézéquel

    Photo : Pixabay.com


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    Un bonne initiative à suivre, et devant les meRdias !

    Fatigués des «médias menteurs», les Britanniques mettent le feu aux journaux

     

    Quand CNN use des mêmes procédés que les Casques Blancs… L’information, ça se fabrique !

    6.6.2017

    http://reseauinternational.net/quand-cnn-use-des-memes-procedes-que-les-casques-blancs-linformation-ca-se-fabrique/

     ,

    Quand CNN use des mêmes procédés que les Casques Blancs… L’information, ça se fabrique !

     

    Cette vidéo prise par un certain Mark Antro à Londres, et relayée dans la foulée par Mike Cernovitch, devrait vite devenir virale. Elle montre la journaliste Becky Anderson et son équipe de CNN en train de mettre en scène une manifestation contre l’Etat Islamique et les attentats qu’ils ont perpétré dans la ville ce week-end. La question de savoir si cette manifestation est vraie ou entièrement fabriquée se pose. 

     Néanmoins, ce qui apparait comme une certitude est que les journalistes ont mis en scène cette protestation allant jusqu’à placer les manifestants pour qu’ils passent bien à l’écran. Etant donné le peu de manifestants qui se sont déplacés pour cette mascarade, on peut légitimement se poser la question du pourquoi un tel manque d’intérêt par la communauté musulmane de Londres et s’il s’agit réellement de manifestants ou non.

     Voyons d’abord l’envers du décors de cette « manifestation »:.

    Et voici maintenant ce qui a été diffusé à l’écran:

    Cette vidéo présente supposément des « mères musulmanes » qui viennent commémorer les « héros de Londres ». Cette pathétique mise en scène ressemble en tout point à une opération de propagande puisque les manifestants sont bardés de messages contenant des hashtags que la journaliste ne manque pas de mettre en avant afin de provoquer un effet rebond sur les réseaux sociaux.
     
    ISIS = ennemis of islam (l’Etat Islamique = ennemis de l’islam)
    #ISISWillLoose (l’Etat Islamique va perdre)
    #LoveWillWin (l’amour vaincra)
    #TurnToLove (Choisissez l’amour)

     Si CNN n’était pas connu pour être la chaine américaine la plus malhonnête et manipulatrice qui soit, on pourrait leur accorder le bénéfice du doute, mais là, vu les valises qu’ils trainent…

    source:http://lesmoutonsrebelles.com/cnn-fake-news-prise-la-main-dans-le-sac-mettant-en-scene-une-manifestation-de-musulmans-suite-aux-attentats-de-londres/#kEkwl9s2eFJvlocC.99

     

    Le célèbre petit Omrane, refait surface, avec un drapeau syrien et la vraie histoire de sa photographie

    Le célèbre petit Omrane, refait surface, avec un drapeau syrien et la vraie histoire de sa photographie. 7 6 13

    Omrane Daqnich, petit aleppin de trois ans, qui était destiné à devenir l’icône des campagnes médiatiques hostiles au pouvoir syrien est de nouveau sous le flash des caméras.

    Mais cette fois-ci sans la poussière, le sang, ni l’air hagard qu’il avait affiché dans sa célèbre photographie qui a fait le tour du monde, pour atterrir au Conseil de sécurité.

    C’était en août 2016, alors que la bataille d’Alep faisait rage, et avec une campagne médiatique battait son plein dans le but de ternir l’image du pouvoir syrien.

    manar-093700300149675834910Sous un nouveau jour, maintenant qu’Alep est libérée, Omrane parait tout propre, tout radieux et en bonne santé. Arborant le drapeau syrien officiel, non celui de l’insurrection.

    La télévision libanaise al-Mayadeen a rencontré son père qui habite toujours à Alep. Sa version des faits diffère de ce qui avait été véhiculé dans les médias occidentaux et arabes.

    Le premier élément qu’il affirme est qu’il ne sait qui a bombardé sa maison

    « En réalité nous n’avons pas entendu le bruit des avions militaires ni celui des missiles lorsque le bombardement de notre maison a eu lieu. On ne sait pas comment cela s’est passé. J’ai dégagé ma famille parmi les décombres. Omrane était avec moi. Les gens des Casques blancs l‘ont pris pour le photographier. Ma fille aussi a été blessée. Nous avons tous eu des blessures légères, sauf mon fils Ali, sa blessure était grave et il est tombé en martyr après trois jours », a-t-il raconté.

    manar-02289380014967583788Personne n’a dit que le sang sur le visage de Omrane était celui de son père, ni que sa sœur Arwa avait frappé un journaliste pour l’empêcher de la prendre en photo.

    Concernant la séance de photographie, il révèle : « je ne savais pas qu’ils l’avaient photographié lorsque le bâtiment s’est effondré. Tout ce que je sais c’est qu’on m’a proposé d’énormes quantités d’argent, de la part des chefs de milices et d’association et de la part d’un pays important. On m’a proposé d’aller vivre en Turquie, aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne pour que je quitte Alep. Mais j’ai refusé. C’est Alep qui est ma ville ».
    Le père de Omrane a aussi souligné avoir fait l’objet d’énormes pressions pour accuser le pouvoir d’avoir bombardé sa maison, aussi bien de la part des gens de la Coalition que de la part d’activistes médiatiques proches du front al-Nosra qui lui avaient dit que « 26 millions de musulmans dépendaient de lui et attendaient qu’il déclare que celui qui avait bombardé sa maison était le régime syrien ».

    manar-08784400014967584925Mais il a refusé dans tous les cas.

    L’un des activistes proches du mouvement Noureddine al-Zenki, Mahmoud Arslane l’avait même accusé d’entraver les efforts destinés à documenter les crimes du régime syrien. « Il apparait comme s’il est encore responsable de mon fils alors qu’il se trouve maintenant à Idleb », a-t-il aussi déploré.

    « Chaque fois que je vois Omrane dans les médias j’ai vraiment peur de ce qu’ils sont capables de faire », a conclu le père du petit Omrane.

    Revenant sur cette journée, il se rappelle pour l’agence Ruptly qu’au lieu de porter secours à sa famille, les miliciens ne faisaient que les filmer: « Je sauvais ma famille, et eux, ils filmaient mes proches cherchant à sortir de la maison ». « Si j’avais su que j’aurais pu m’en sortir, j’aurais pris en photo les personnes de l’organisation que s’adressaient à moi. Je n’ai jamais vu ce genre d’organisation avant»

    source: http://french.almanar.com.lb/436885

    http://reseauinternational.net/le-celebre-petit-omrane-refait-surface-avec-un-drapeau-syrien-et-la-vraie-histoire-de-sa-photographie/

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    Francis  Guiraudou, le 16 mars 2017

    Le Colonel

    https://i2.wp.com/lecolonel.net/wp-content/uploads/2017/03/image002.jpg

    (La Voix de son maître)

    de Francis Barraud (domaine public).

    Photo DR


     

    Il s’agit ici d’un condensé de florilèges d’articles parus sur internet et se rapportant à la situation des médias en France. L’auteur en a effectué une synthèse en les mettant bout à bout afin d’en sortir un texte à peu près lisibleLe titre seul est de l’auteur.

    On y trouve entre autres des articles de :
    – de l’Express
    – De Laurent MAUDUIT et de ses livres « Main basse sur l’information » l’abominable vénalité de la presse et tiré de son blog : Le réveil
    – De Claude BAUDRY (printemps de l’humanité » et de Magali Cohen Laure Ancelin (virée du nouvel obs )


    Les médias votent oui, le peuple vote non, le président annule le vote

    Lorsque les médias ne parviennent pas à faire voter le peuple dans le sens voulu par l’oligarchie, le pouvoir politique en France n’hésite pas à annuler le vote sur la Constitution Européenne en barrant le vote d’un trait de plume sous la forme d’une nouvelle procédure mécaniquement adoptée par un Parlement aux ordres.

    Les journalistes tentent naturellement d’y répondre en niant être de connivence avec l’oligarchie, comme cherche à le montrer l’ouvrage « Média Paranoïa » de Laurent Joffrin qui illustre cet article.

    De façon presque comique, Alain Duhamel, qui est employé par Laurent Joffrin en tant que chroniqueur de Libération, se charge de formuler un jugement positif sur cet ouvrage dans un article du Point du 15 janvier 2009. D’après lui et en toute objectivité, l’ouvrage « se caractérise par sa franchise et sa vivacité, par sa clarté et par sa force de conviction ». Il rappelle que les Français ne font pas confiance aux médias français, mais qu’ils ont tort. Il rappelle les « clichés » dont sont victimes les médias : « les médias malhonnêtes travestissant régulièrement la réalité ; les médias conformistes véhiculant une pensée unique ; les médias dépendants, aux ordres des puissances économiques ; les médias connivents, entretenant des relations incestueuses avec le pouvoir politique …»

    « Autant d’idées reçues, ajoute Duhamel, auxquelles adhèrent malheureusement une forte majorité de Français, autant d’idées fausses » notamment le cliché de « la manipulation de l’opinion par les médias : y croire, c’est sous-estimer l’autonomie des citoyens ». On se demande du coup pourquoi les éditorialistes et chroniqueurs de France persistent à nous asséner leurs vérités sans avoir l’air de penser une seule seconde que nous sommes susceptibles de ne pas y croire. Ainsi, Alain Duhamel s’exprime régulièrement dans le Point, dans Libération, sur Canal+, sur RTL, sur France 2 et dans la Presse régionale quotidienne, sans avoir peur d’écrire que l’on aurait tort d’estimer qu’une « pensée unique » sévit dans l’univers médiatique.

    Mais cette pensée unique, qui n’existe d’ailleurs pas d’après Alain Duhamel, ne s’impose pas toujours. Dans de rares situations, les médias se trouvent dans l’obligation de s’aligner sur l’opinion après avoir tenté en vain de la manipuler. Ces situations présentent l’avantage de montrer clairement que les medias ont pour objectif d’imposer leur opinion et non d’informer leurs publics.

    Or, avec le temps, les médias ont été rassemblés au sein de groupes contrôlés par quelques financiers. Les journalistes de leur côté, de peur de perdre leur emploi, sont devenus de plus en plus dociles et ont dû remplacer, de gré ou de force, le souci de l’information par la volonté de commenter les évènements dans un sens favorable au pouvoir.
    Pour prendre le cas de la France, les médias sont si étroitement sous contrôle qu’aucun journaliste français n’ose afficher de préférence partisane en dehors du « politically correct » qui correspond en gros à celui de SciencesPo Paris. On l’observe avec limpidité lorsque les journalistes se croient obligés d’interviewer avec une hostilité sous-jacente les représentants du FN, afin d’être disculpés de tout soupçon de complaisance pour des thèses qu’ils qualifient eux-mêmes de « nauséabondes ».

    L’arrogance médiatique a pour effet de créer une rupture entre les médias et l’opinion. S’il est impossible pour l’opinion d’être entendue des médias, il est en retour tout aussi impossible pour les médias d’influencer l’opinion, sinon négativement. Si bien que l’on constate de plus en plus souvent que les électeurs votent contre le camp des médias, ce qui pourrait bien expliquer, au moins en partie, les résultats des votes sur la constitution européenne en 2005 jusqu’à l’élection de Trump en passant récemment par le referendum sur le Brexit.
    C’est qu’en s’emparant des médias, les financiers, forcément proches du pouvoir, ont fait disparaître la pluralité des opinions, accélérant en conséquence la disparition programmée de l’autorité des médias

    Cette autorité est morte, elle ne reviendra plus, l’opinion se forgeant désormais au travers de divers échanges sur Internet, que le pouvoir politique s’efforcera en vain de contrôler.
    Les journalistes ne sont plus que des agents publicitaires du pouvoir

    Tant que les médias n’auront pas compris qu’ils sont ni plus ni moins crédibles qu’une annonce publicitaire, ils se fourvoieront dans un rôle qui ne leur sera plus jamais reconnu, celui d’intermédiaire entre le pouvoir et les citoyens.
    Anne Hommel de l’ombre à la lumière

    Elle qui apparaissait toujours en second plan sur les images aux côtés de DSK, de Gasquet, Cahuzac, de Riss et de Philippe Val (Charlie Hedbo), Maïtena Biraben… La liste est longue… Mais bon ce ne sont que des noms.
    Gasquet c’est le clan Lagardère, par exemple.

    Maïtena Biraben, c’était Bolloré

    Adieu République, adieu Démocratie bienvenue dans l’obéissance programmée.
    Car l’opinion publique cela se travaille. Cela se plie, se tord, se contourne, se détourne. Bref, le consentement cela se fabrique

    Pour mémoire le mot « indépendance » apparaît en 1610. Il se définit clairement comme une « absence de dépendance ».

    Entrer dans une rédaction, c’est déjà faire un choix, c’est déjà accepter une ligne éditoriale. Une stratégie, une vision. Par principe de cohérence ou de conformité, on se plie à la règle. Sinon les risques sont là : relégation à d’autres tâches, perte de son job, le traitement retardé du paiement des piges, etc.

    Nous « lisons » ce que l’on nous met entre les mains… Vous savez le matin dans l’urgence des transports pour aller au bureau.

    La revue de Presse française est un concentrée… Pas d’inquiétude pour qui possède quoi ? Tout est concentré…

    Tout est consterné ou consternant…

    En d’autres termes, il suffit de savoir quel(s) titre(s) vous lisez, pour savoir à qui votre cerveau appartient ! Ou votre opinion, votre bulletin de vote…
    Mais alors comment garantir la liberté de la Presse ? La liberté peut-elle se réduire à la question de son indépendance ?
    C’est la question que le Sénat a soulevé à la suite d’un texte adopté au Parlement.
    « Jeudi 6 octobre 2016, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias.
    Lundi 10 octobre 2016, au moins 60 sénateurs et au moins 60 députés ont saisi le Conseil constitutionnel sur la proposition de loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias. »

    A l’heure du diktat émotionnel, la vidéo envahit la sphère médiatique et les informations sont des titres, des bandeaux qui s’accrochent, se lisent dans les mains, les poches vides d’expression réelle.
    L’indépendance c’est perdue dans la tautologie.
    Qui détient les lignes téléphoniques, détient l’information !

    Qui possède le média, dénonce sa ligne éditoriale, change les équipes, balance des bons mots sur des livres à défendre (normal, ils appartiennent au même groupe)…
    Exemple Patrick Drahi (SFR)

    « Mais quiconque cherche à démêler l’invraisemblable lacis de holdings, groupes, sociétés, filiales ou sous-filiales de l’empire Drahi se perd dans un organigramme d’une infinie complexité, qui passe par d’innombrables pays et paradis fiscaux, et qui fait l’objet d’incessantes modifications »

    les jeux d’influence de Matthieu Pigasse, Alain Minc, DSK, Xavier Niel et de tout ce petit monde de Euro-RSCG (Havas)… N’oublions pas Anne Hommel au milieu de cet univers. N’oublions pas non plus que souvent leur plume est Gilles Finchelstein (directeur de la Fondation Jean-Jaurès -)

    Et puis, évidemment, arrive dans quelques pages le chouchou des médias. Le « jeune loup », vous ne voyez toujours pas, attention, il porte rarement des cravates et est « en marche »…
    Et oui tout ne serait pas parfait sans cet autre banquier : Emmanuel Macron.

    Même Robespierre (qui avait déclaré « la Liberté de la presse doit être entière et indéfinie, ou elle n’existe pas. Je ne vois que deux moyens de la modifier : l’un d’en assujettir l’usage à de certaines restrictions et à de certaines formalités, l’autre d’en réprimer l’abus par des lois pénales ; l’un et l’autre de ces deux objets exigent la plus sérieuse attention » (Cf. p. 316)) amende ses propres convictions le 19 avril 1793 en rétablissant la censure…

    L’heure est malheureusement à l’écrasement des consciences, à l’oppression encore plus grande, au prolongement du consentement… Avant la refonte des médias, avant le réveil des plumes engagées, il y aura un long moment d’asservissement moderne. Un esclavage qui ne dit pas non nom : celui des esprits.
    les grands médias français sont tombés dans l’escarcelle d’une poignée de milliardaires.

    Mais le séisme Bolloré-Niel-Drahi de ces dernières années a achevé ce travail de déconstruction. Nous voici en somme revenu à la presse au temps du Comité des forges.

    Pierre Bergé. Cet homme amoureux de la presse venait, quelques mois auparavant, de racheter avec Matthieu Pigasse et Xavier Niel le Groupe Le Monde.

    «Aujourd’hui ce sont les milliardaires qui vous informent»
    La concentration des médias bat son plein dans le monde et en France. La finance et les grands industriels du CAC 40 investissent dans la presse, dans l’audiovisuel et dans les télécoms.

    les quotidiens qui perçoivent le plus d’aides à la presse sont aussi ceux qui sont adossés aux milliardaires de ce pays.

    Le phénomène est global. Tous les continents sont touchés par la concentration des médias. En quelques années, de nouveaux acteurs, souvent de l’Internet et des télécoms, de riches industriels sont venus bouleverser l’univers médiatique et mettre la main sur l’information mondiale. Dans son dernier rapport, Reporters sans frontières (RSF), qui estime que la concentration des médias n’a jamais été aussi forte dans le monde, relève qu’aux États-Unis, 6 groupes (GE, News Corp, Disney, Viacom, Time Warner, CBS) possèdent 90 % des médias. Ils étaient une cinquantaine de « compagnies » en 1983.

    En France aussi, selon ce rapport, une poignée de milliardaires contrôle 90 % des médias. De nouveaux acteurs, aux stratégies d’acquisition très agressives, ont fait leur apparition comme Vincent Bolloré, Xavier Niel ou Patrick Drahi. 57e fortune mondiale, 3e française, Drahi pèse plus de 20 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du groupe Altice, qu’il a fondé, représentait, en 2014, 13,5 milliards d’euros. À la tête du câblo-opérateur Numericable, l’homme d’affaires a acquis l’opérateur SFR, mis sur le marché par Vivendi, multiplié les rachats dans le câble, la téléphonie mobile et l’Internet. Et le groupe, par l’intermédiaire de sa filiale Altice Media Group, est devenu l’un des principaux acteurs financiers du marché de la presse et des médias. L’Express, l’Expansion, Libération… une vingtaine de magazines sont passés sous sa coupe. BFMTV, RMC, du groupe NextRadio, suivent le chemin qui mène à Drahi, lequel poursuit ses emplettes à coups de réduction des coûts et de plans sociaux, tout en s’endettant (40 à 45 milliards d’euros). Le résident suisse possède la chaîne d’information israélienne i24news, basée à Tel-Aviv, dont le patron des rédactions est aujourd’hui Paul Amar, ancien journaliste de la télé française.

    « Aujourd’hui, en France, avance Michel Diard, journaliste, docteur en sciences de l’information et de la communication, cinq des sept quotidiens nationaux sont la propriété de quatre des dix plus grandes fortunes du pays : la première (Bernard Arnault) contrôle les Échos et le Parisien, la cinquième (Serge Dassault), le Figaro, la sixième (Patrick Drahi), Libération, la dixième (Didier Niel), le Monde ; seuls la Croix et l’Humanité sont indépendants des milieux industriels et financiers. Le constat ne s’arrête pas aux quotidiens nationaux ; l’audiovisuel privé (chaînes de télévision et de radio), la presse magazine et la presse spécialisée sont contrôlés par des conglomérats industriels ; la presse régionale est, elle, sous l’étroite dépendance des banques, le Crédit mutuel et le Crédit agricole essentiellement. »

    Les faits de censure et d’autocensure se multiplient
    Depuis le rachat du Figaro par l’avionneur Serge Dassault en 2004, puis, en 2007, des Échos par le leader du luxe Bernard Arnault, on a changé d’époque. Arnault rachète Investir, le Monde de la musique, Radio Classique, puis, plus récemment, le Parisien-Aujourd’hui en France au groupe Amaury. Un trio d’actionnaires – Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse – va, lui aussi, faire parler de lui en investissant 110 millions d’euros dans le rachat du Monde. Niel, le fondateur de Free, et Pigasse, codirecteur de la banque Lazard et propriétaire des Inrockuptibles, se joignent au milliardaire Pierre Bergé pour acquérir le Monde, qui a déjà mis la main sur les publications de la Vie catholique (Télérama, la Vie). Le Monde acquiert avec sa nouvelle équipe le Nouvel Observateur, devenu depuis l’Obs, ainsi que Rue89.

    Les plus grands magazines français, l’Express, l’Obs, le Point, Paris Match, appartiennent tous à des milliardaires, dont certains vivent de commandes de l’État et sont proches des pouvoirs. Parmi eux, Vincent Bolloré, l’homme qui a prêté son yacht, le Paloma, à Nicolas Sarkozy juste après l’élection présidentielle de 2007. Bolloré est aujourd’hui à la tête d’un groupe diversifié qui fait aussi bien dans la voiture électrique, le commerce en Afrique ou dans les médias. Vincent Bolloré est devenu le premier actionnaire de Vivendi, en a pris la présidence du conseil de surveillance, avec elle celle de Canal Plus. Dès sont arrivée, il ne s’est pas privé de mettre son nez dans les programmes et a renouvelé quasiment toutes les directions. Les Guignols sont passés en crypté, avant une mort prochaine. Des têtes tombent ou vont tomber, comme celle de Patrick Menais, le M. Zapping, coupable d’avoir passé des extraits d’une enquête sur l’évasion fiscale du Crédit mutuel, diffusée sur France3 après avoir été interdite sur Canal Plus. Le magazine Spécial Investigation voit également nombre de ses sujets retoqués. Aujourd’hui, comme le dit Michel Diard, ex-secrétaire général du SNJ-CGT, ce sont « les milliardaires (qui) vous informent ».

    D’une petite cour de vedettes vendues aux actionnaires, qui s’agitent sur les plateaux télévisés ou dînent au « Siècle ».

    Au début des années 2000, les cadres du journalisme lisaient parfois encore Faulkner, tandis que depuis 2010, ils regardent The Voice – insistant par là sur la chute vertigineuse de l’exigence intellectuelle dans les rédactions.

    Ces dernières années, avec l’arrivée d’un nouveau type d’actionnaires dans les médias, cette dégradation s’est accélérée. Je ne parle évidemment pas seulement des actionnaires du « Monde Libre », Xavier Niel en premier lieu, mais également de Patrick Drahi ou Vincent Bolloré, entre autres.

    Il est impressionnant de constater à quel point le profil des cadres promus dans leurs titres a changé, ce qui montre au passage que la soi-disant étanchéité entre actionnariat et contenu éditorial y est largement bidon. Ceci est lié à plusieurs facteurs. Ces groupes industriels, dont le cœur de métier n’est pas la presse, privilégient l’idéologie managériale aux contenus, et les fondés de pouvoir qu’ils nomment, animés par le souci de « plaire au maître », adoptent les mêmes tics mentaux qu’eux.

    On est passé du grand patron de presse à l’idéologie bien affirmée à des actionnaires voraces, en fait. Des mecs fascinés par « le progrès » et tout ce qui dissimule le néolibéralisme le plus classique.

    Au sens large, il s’agit en effet d’imposer une vision libérale du monde, où la casse sociale la plus sordide se voit réenchantée en modernité ubérisée, de promouvoir un monde fluide, pseudo-innovant, sans alternative. Il s’agit également d’infuser dans le milieu du journalisme de nouvelles méthodes de « management », importées d’autres univers, comme celui de la banque.
    Cette « vision libérale du monde », comme vous dites, est quelque chose de pernicieux, de dépolitisé, qui ne s’assume jamais en tant que tel.
    la grande limite de ce système de prédation, c’est que dès que ce genre d’actionnaires s’empare d’un média, il est détruit en quelques années.

    Pour Le Monde, ça ne se voit pas encore, parce que pour ses actionnaires il est le « joyau de la couronne », au détriment des autres titres du groupe qu’ils laissent péricliter (L’Obs), ou dont ils siphonnent les caisses (Télérama)
    Que vous preniez la presse de Drahi ou le groupe Le Monde Libre, on tombe à chaque fois sur des catastrophes industrielles : la base d’abonnés de L’Obs s’est effondrée depuis son rachat en 2014, une vraie chute libre désormais. Ne parlons pas de Canal+ : avec plus 500 000 abonnés en moins depuis l’arrivée de Bolloré, on est dans la dinguerie, là.
    À terme, je ne pense pas que Le Monde puisse être une réussite économique, même si pour le moment, jouer la carte « quotidien de référence » s’avère bien sûr un recours efficace. À cet égard, sa dernière innovation, Le Décodex…

    Comment les journalistes d’un groupe appartenant à deux milliardaires issus du luxe et des télécoms et un banquier d’affaires peuvent-ils se penser bien placés pour décerner des points de bonne conduite intellectuelle à qui que ce soit ? Comment peut-on notamment attendre d’un tel titre qu’il promeuve des idées dérangeantes ?

    Le cas des Crises, l’un des rares sites alternatifs en ce qui concerne les affaires internationales, est particulièrement évocateur. Son approche de la crise ukrainienne, à rebours de celle du Monde qui est plus ou moins réglée sur celle d’un Bernard-Henri Lévy, lui a sans doute valu cette mise à l’index. Ne peut-on pourtant dire que ce dernier, BHL, est l’un des principaux propagateurs de fake news des vingt dernières années en France ? Souvenez-vous du nombre d’erreurs factuelles relevées par la presse américaine dans Qui a tué Daniel Pearl ?, souvenez-vous des contrevérités brandies par ce personnage pour justifier une intervention guerrière en Libye.

    Dans une telle presse, il y a une pensée autorisée, et une pensée interdite.

    Les journalistes chargés de mettre en place le Décodex ont-ils le cadre intellectuel suffisant pour déterminer ce qu’on a le droit ou non de penser sur des situations aussi mouvantes et complexes que celle qui règne aujourd’hui en Syrie ? Qu’un groupe comme Le Monde demande à des journalistes de desk, pour certains issus de sites d’infotainment, de dire la messe sur des affaires aussi importantes est en soi un symptôme. Je plaide à leur égard l’indulgence, ce n’est décidément pas de leur faute… Compte tenu de l’énormité de ce qu’on leur demande, que peuvent-ils faire sinon reprendre la doxa officielle ?

    Un phénomène politique comme Emmanuel Macron est l’émanation politique directe de cette presse-là, prétendument neutre et « objective », ni-de-droite-ni-de-gauche, mais qui mène en réalité des opérations idéologiques très agressives. Imaginez : on a tout de même là un ancien banquier d’affaires chez Rothschild, hier encore secrétaire général adjoint de l’Élysée, et qui s’érige désormais en candidat antisystème. Hormis sur les réseaux sociaux, qui dans les grands médias est là pour dénoncer sérieusement la profondeur de cette imposture ?

    Sur tous ces points, des philosophes comme Jacques Rancière sont perçus comme de vrais dangers publics, car ils dévoilent le mensonge constitutif de notre système démocratique. Pour Rancière, le summum de la dépossession du citoyen aujourd’hui, c’est la présidentielle, alors qu’on nous rebat les oreilles en permanence dans les médias avec ce soi-disant « point culminant » de notre démocratie, et qu’on culpabilise sempiternellement les abstentionnistes.

    On peut espérer que les lecteurs soient les juges de paix, au final. Nous approchons du moment de rupture, tout peut s’effondrer très vite. Comme je vous l’ai dit, économiquement parlant, ça ne marche pas ! Le système entier s’est enrayé : le business de ces tycoons obsédés par le business est un désastre, avouez que c’est assez ironique

    On observe une grande homogénéité idéologique dans le milieu journalistique, où les gens passent d’un titre fièrement néolibéral à un titre dit « de gauche » sans ciller.

    On peut avoir à assister à de « faux débats », à des semblants d’adversité entre gens qui partagent en réalité le même flux de convictions. Dans la mesure où les vrais opposants n’ont en réalité que très peu droit à la parole, ou même pas du tout, le système sécrète de faux rebelles. Ce n’est pas nouveau.

    Le succès de ce qu’on a appelé les « nouveaux philosophes », à partir de la fin des années 1970, vient de là. Un tel logiciel de pensée a permis pendant quarante ans de prendre des postures engagées, de recycler l’esprit soixante-huitard, tout en adoptant des positions en réalité totalement conformes à l’ordre établi – en tenant le plus possible à distance la question de l’injustice sociale par exemple.

    Bon, aujourd’hui ils sont largement discrédités, mais on essaie toujours de renflouer cette vieille affaire avec des figures plus fraîches comme Raphaël Glucksmann. Là, la ficelle est d’autant plus grosse qu’il s’agit du fils même de l’un desdits « nouveaux philosophes ». Mais au-delà de ce lien familial, c’est troublant de voir à quel point ce dernier pioche dans le même sac de farces et attrapes que ses aînés : l’indignation permanente, le chantage sentimental, le cri de révolte à échéance fixe.

    Une indignation à géométrie tout à fait variable qui plus est, car on l’entend beaucoup moins sur Florange que sur l’Ukraine ou la Syrie par exemple. Quand je l’ai aperçu en une de M Le magazine Le Monde, je me suis dit qu’une opération de renflouage de ce genre était en cours. Ce n’est pas réjouissant.

    Mais j’ai une mauvaise nouvelle pour tous ces gens qui font aujourd’hui encore le pari du boniment humaniste : ça ne marchera pas. La dégradation du pays est telle que rien n’arrêtera désormais le tsunami de merde qui pointe à l’horizon. La symétrie avec la situation américaine est d’ailleurs assez frappante.

    Quand on observe les violentes diatribes dispensées des mois durant par le New Yorker ou le New York Times au sujet de Trump… Tout cela n’a eu aucune prise sur l’élection, bien au contraire. Je crains qu’il n’en aille exactement de même en France. Et le jour où la catastrophe électorale se produira, les médias mainstream en porteront largement la responsabilité.

    http://lecolonel.net/les-voix-de-leurs-maitres-ou-dis-moi-la-main-qui-te-nourrit-et-je-saurai-pour-qui-tu-aboies/

     


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