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    Pourquoi ne cesse-t-on pas

    de s’en prendre à la Russie ?


    Il suffit de suivre un minimum ce que nous disent les grands médias pour « comprendre » que, même s’il n’est plus soviétique et s’il ne se réclame plus de la dictature du prolétariat, l’ours russe reste toujours presque aussi méchant et dangereux qu’aux temps de l’Urss. Est-ce le reflet de la réalité ou une image qu’on tente d’ancrer dans nos esprits ? Dans l’article que nous reproduisons aujourd’hui, Karl Müller se interroge sur le pourquoi de cette campagne.

    | Zurich (Suisse) | 23 décembre 2013
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    Certains prétendent que la situation internationale s’est détendue au cours des mois passés. On a évité une guerre entre les Etats-Unis et leurs alliés et la Syrie. Il y a eu également un accord passé avec l’Iran. D’ailleurs, les Etats-Unis, qui ont mené au cours des 20 dernières années avec « l’Occident » une série de guerres allant à l’encontre du droit international, seraient entre-temps si affaiblis qu’ils ne seraient plus en mesure de mener d’autres guerres importantes. En outre, les alliés des Etats-Unis, en premier lieu les autres Etats membres de l’OTAN, qui pour la plupart sont également membres de l’Union européenne, ne seraient pas capables de s’engager dans des guerres sans les Etats-Unis.


    On perd facilement de vue que Washington a déplacé ses visées agressives vers les contrées du Pacifique et que les Etats membres de l’Union européenne (sous la direction de l’Allemagne ?) – sous le couvert de l’affaire de la NSA – devront jouer le rôle de suppléants des Etats-Unis au Proche-Orient et en Afrique.


    Les nombreux rapports concernant la situation « tendue » en Asie, actuellement entre la Chine et le Japon, jouent des rôles différents. D’une part, ils peuvent servir de propagande contre la Chine et d’autre part ils vont constituer une sorte de sonnette d’alarme pour « prouver » aux Européens l’importance de la présence états-unienne dans le Pacifique mais aussi, c’est leur objectif ultime, la préparation d’une guerre contre la Chine.

    On ne parle pas, du moins publiquement, de la politique de l’Union européenne, notamment de l’Allemagne, vis-à-vis de l’Europe de l’Est et de la Russie. Et ce alors que les Etats de l’OTAN et l’Union européenne se sont fixés comme objectif – depuis 1990-1991, c’est-à-dire depuis la disparition du Pacte de Varsovie et de l’Union soviétique et malgré leurs promesses au gouvernement soviétique de l’époque – de « s’approprier » l’Est à partir de l’Ouest en incorporant toujours plus d’Etats de l’Europe de l’Est à l’alliance atlantique ainsi qu’à l’Union européenne pour affaiblir la Russie et l’asservir petit à petit. On trouve la preuve de toutes ces manœuvres dans le livre Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde, paru en 1997 et dont l’auteur est Zbigniev Brzezinski, conseiller personnel de divers présidents états-uniens.


    Dans les années 1990, il semblait que tout se passait comme prévu avec le président russe Boris Eltsine. La Russie s’enfonçait progressivement dans un chaos, qui s’étendait sur tous les aspects de la vie du pays, et se trouvait au bord de la banqueroute, aussi bien sur le plan politique et économique que sur le plan social.

     

    Dans son livre La stratégie de choc. L’émergence du capitalisme de catastrophe, paru en 2007, Naomi Klein a démontré avec force détails comment on a cherché à soumettre l’économie russe pour mettre le pays au pas, notamment pour s’emparer de ses matières premières, au moyen de « conseils » états-uniens et de la fausse théorie des bienfaits d’un capitalisme débridé, contrôlé par les intérêts financiers de Etats-Unis.

    La guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 marqua un tournant. Il devint alors impossible de ne plus percevoir le fait que la conception états-unienne « d’un nouvel ordre mondial » avait tous les traits de l’impérialisme dont le but était de soumettre le monde à « l’unique puissance mondiale ».


    En 2000, et avec l’arrivée d’un nouveau président, le nouveau gouvernement russe s’efforça de changer de cap en desserrant l’emprise états-unienne sur l’économie et les richesses de la Russie, mais aussi sur la société et la politique du pays – un projet très délicat et difficile du fait des nombreuses difficultés qui se présentaient.


    Comparé à la situation de l’an 2000, les progrès réalisés par la Russie jusqu’en 2010 sont remarquables : le produit social a doublé, le commerce extérieur a quadruplé, les dettes envers l’étranger sont réduites à un sixième de leur valeur initiale, les salaires ont augmenté de 2,5 fois en décomptant l’inflation, les rentes ont augmenté de 3 fois, le taux de pauvreté a diminué de plus de moitié, le chômage est passé de 10% à 7%, le nombre de naissances a augmenté de 40%, les décès ont diminué de 10%, les décès de nourrissons ont baissé de 30%, la durée de vie a augmenté de 5 ans, les actes criminels ont diminué de 10%, les assassinats ont baissé de 50% et les suicides de 40%, les intoxications alcooliques ont chuté de plus de 60%.


    L’« Occident » ne s’est pas empressé d’y apporter une aide. Bien au contraire, les moyens utilisés pour tenter de désagréger la Russie devinrent moins voyants mais d’autant plus perfides. Et qui osait contester ouvertement à ces tentatives en prônant des contremesures, comme c’est le cas du gouvernement russe depuis de nombreuses années, était très mal vu en Occident.


    Les principaux médias occidentaux ont joué et jouent encore un rôle de plus en plus douteux dans cette campagne menée contre la Russie. Alors que la politique de l’Union européenne, et particulièrement de l’Allemagne, glisse sur deux voies parallèles, du fait des nécessités économiques, et tente de conjuguer la rhétorique antirusse avec des relations économiques payantes, il n’en va pas de même des médias auxquels « on a lâché les rênes ».


    Contrairement à ce qu’ils font dans le cas de la Chine, pays que l’on courtise en raison de ses performances économiques (et de l’ampleur de son marché), les médias occidentaux divulguent, uniquement et en permanence, des propos négatifs au sujet de la Russie. Cette campagne atteint une intensité telle que le consommateur de médias non averti ne peut que penser du mal de ce pays. Les aspects négatifs couvrent tous les domaines de la vie et ont pour but de faire ressurgir la plupart des anciens préjugés contre la Russie.


    Et cela en dépit de l’action continue du gouvernement russe qui, au cours des 13 dernières années et jusqu’à aujourd’hui, n’a eu de cesse de proposer une coopération avec tous les pays et au bénéfice de toutes les parties.


    Ce n’est pas par amour du peuple ukrainien, mais en raison d’un dessein géostratégique, que l’Union européenne tente depuis plusieurs années d’éloigner l’Ukraine de la Russie pour la ramener vers l’UE elle-même. Nous savons aujourd’hui que la « révolution orange » de 2004 fut en fait une opération de ce qu’il est actuellement convenu d’appeler « Smart Power », opération menée en coordination avec l’Union européenne et contre la Russie. Cette tentative de coup d’Etat resta sans succès et aujourd’hui les projets de l’Union européenne n’ont toujours pas abouti au résultat escompté. Donc, il fallait s’y attendre, on s’empresse maintenant de cacher ce nouvel échec en prétendant que Moscou exerce sur Kiev des menaces et un chantage.

     

    On se garde bien d’évoquer le fait que le gouvernement russe avait avancé une proposition d’accord qui aurait profité tant à l’Ukraine qu’à l’Union européenne et à la Russie, proposition qui fut rejetée par l’Union européenne.

    Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine, s’est entretenu pendant 35 minutes avec le pape François à Rome. Contrairement aux affirmations des principaux médias, les organes du Vatican ont estimé que l’entretien s’était déroulé dans une atmosphère « cordiale ». Le président russe n’a pas rendu visite au pape en tant que dirigeant religieux de l’église orthodoxe russe mais en sa qualité de chef d’Etat. Il est vrai qu’en tant que tel il a toujours souligné l’importance des valeurs pour promouvoir un progrès dans le développement de son pays, mais aussi dans le domaine de la politique internationale.


    Contrairement à l’Occident, où l’on met l’accent sur un modèle de politique utilitariste et matérialiste, le gouvernement russe semble s’appuyer sur une conception orientée sur les fondements de l’église chrétienne, c’est-à-dire en mettant l’homme et le monde au centre de son action. Où trouve-t-on encore cela en Occident ? Quel gouvernement occidental se réclame encore de cette conception au profit de la famille, de la religion et de la nation pour le grand bien des peuples et du progrès ? Qui, en Occident, se préoccupe du fait que, sans liens stables avec « l’autre », l’épanouissement de la personnalité se délite dans la superficialité et l’indifférence lorsqu’il y a absence de soutien et perte d’identité ? On peut supposer que le pape et le président russe se sont parfaitement compris dans le diagnostic concernant l’état d’esprit de l’Occident et ses fausses théories ainsi que sur la voie à suivre pour surmonter ces erreurs.


    Nous n’allons pas prétendre qu’en Russie les familles soient intactes, que les gens vivent selon les préceptes de la religion et que la nation offre à la population tout le soutien nécessaire. Mais dans la mesure où l’on reconnaît qu’il reste encore un long chemin à parcourir, on reste bienveillant en tendant une main secourable, dans la mesure où c’est souhaité. Quant à ceux qui veulent détruire la famille, la religion et la nation, ils feront exactement le contraire.


    On doit être toutefois conscient du fait que ce n’est pas de cette manière d’agir qui apportera davantage de paix au monde. Bien au contraire, la politique de délitement provoque des conflits. Serions-nous prêts à en payer le prix ? Est-ce la volonté des peuples ?


    Nous avions pu constater à quel point les esprits se sont échauffés en Allemagne lors d’une réunion, le 23 novembre à Leipzig, dont le thème était « Pour l’avenir de la famille – va-t-on supprimer les peuples d’Europe ? ». Un groupe de manifestants violents s’en est pris brutalement à cette conférence, particulièrement aux participants qui faisaient partie du Parlement russe. Les forces de police présentes ont laissé faire pendant un bon bout de temps.


    Il fut un temps où nous étions accueillants et respectueux des autres et des opinions divergentes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Source
    Horizons et débats (Suisse)

     

    http://www.voltairenet.org/article181601.html

     

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    Sur ce site,

     

    Mandela et Israël
    par Thierry Meyssan
    « L’art de la guerre »
    Missiles et « bouclier » sur l’Europe
     

    mondiallisation-1.jpg

    Sos-crise, le blog d'eva R-sistons (Chantal Dupille), dernières nouvelles

     

    extraits :

     

    (..) Là je commente l'actualité, et la désinformation, à chaud, tous les jours depuis mars 2013 : 

     

    https://twitter.com/rsistons

     

     

     

    Et certains tweets sont si novateurs, et essentiels à la compréhension du monde, que je finis par en publier des extraits. Ainsi sous peu, vous aurez sur mon blog officiel, 

     

    http://chantaldupille.over-blog.com

     

    des analyses très originales sur ce qui nous attend avec le Nouvel Ordre Mondial : Tout doit être bouleversé de fond en comble ! Je publie sur ce site des infos que je n'ose pas mettre sur mon blog "pour les seniors", afin de ne pas trop les traumatiser ! Le NWO est dévastateur...


     

     

    Le site qui REGROUPE TOUT (qui suis-je, blogs, vidéos, livres...) est ici : 

     

    http://chantaldupille.fr/

     

     

     

    Je vous recommande aussi MES VIDEOS, celle qui est la plus populaire est : 

     

    Le drame français: C'est aujourd'hui un pays colonisé par les sionistes - R-sistons vidéo 16 

     

     

    Par ailleurs, voici le lien d'UN BLOG qui ose révéler ce que les médias cachent, à ce titre il a été supprimé d'office de ma "Communauté Journalistes et Clubs de Presse", sans doute est-il trop audacieux ! Du coup, je le relaie... Et tout a été fait pour que ma Communauté Journalistes ne fonctionne plus normalement, plus aucun nouveau venu, plus d'articles publiés, sauf exceptions, en dehors des miens... Nous ne sommes évidemment plus en démocratie, déjà !

     

    http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com

     

    On fait tout pour cacher ce site, donc je fais tout pour le mettre en avant ! Voilà ! R-sistons à la censure, R-sistons à l'intolérable ! Encore et toujours !

     

     

     

    Pour une POLITIQUE novatrice, non-alignée mais sérieuse,vous pouvez visiter le site de l'UPR, http://www.upr.fr/

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    L'Europe : Son vrai visage

     

     

    UE-aide-alimentaire-non.jpg

     

     

     

     

    Pour la REINFORMATION, vous pouvez voir ou écouter:

     

     

     

    Pour les fêtes, je vous conseille :

     

    2 livres à lire pour comprendre le monde actuel
    Tout ce qu'on ne vous dit pas (cliquer sur l'image)

    CSC+EP

     

    eva R-sistons (pseudo de Chantal Dupille)

     

     

    Noël en Palestine occupée : 

     

     

     

     

     

    Permalien de l'image intégrée

     
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  • http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

    http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

     

     

    Journalistes agitateurs ?

     

    Par eva R-sistons

     

     

     

    Les Médias servent-ils à informer ?

     

    Pas du tout.


    Aux mains des Industriels de l'Armement, ils sont utilisés pour faire de la propagande de guerre (Reportages des Benoît Duquesne, Marie Drucker, etc,  sans parler, quotidiennement, du lavage de cerveau des Arte ou France24, pour ne citer qu'eux).

     

    Outre que la Presse sert, dans la France de Sarkozy colonisée par les Sionistes fervents supporters d'Israël, à désinformer, à conditionner et à faire de la propagande, sa principale mission, alors que la Syrie est attaquée et que l'Occident fait tout pour déstabiliser les pays non-alignés comme la Russie, la Chine (via le turbulent Tibet), la Biélorussie, le Vénézuela, l'Iran, le Mali, le Soudan, l'Algérie, etc etc, sa principale mission est de faire de l'agitation politique.

     

    Sans les médias, les prédateurs de l'Occident ne parviendraient pas à leurs fins. Avec de grands médias comme Arte, France24, FR2, TF1, BFMTV etc et en particulier une émission comme les Observateurs (au service de la propagande de la CIA etc, donnant la parole, exclusivement, aux opposants aux Etats non alignés sur Washington), tout est fait pour encourager, sur place, l'agitation  orchestrée par les Services secrets américain, israélien, français. Jamais un défenseur du Régime en place ne peut s'exprimer, tout, absolument tout, est fait pour manipuler l'Opinion en faveur des criminelles guerres économiques de l'OTAN.

     

    Alors, les journalistes condamnés à devenir de simples agitateurs, relais des intérêts de l'Occident ? Bien évidemment, quotidiennement, et abusivement.

     

    Qu'attend-on pour conduire les journaleux français à la seule place qui devrait être la leur : Devant un tribunal pour haute trahison de leur fonction et de la France ?

     

    Eva R-sistons.

     


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  • http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/12/fourest.jpg

    http://www.mecanopolis.org/?tag=caroline-fourest

     

    Nouveau sur Investig'Action -www.michelcollon.info

    Les manipulations dangereuses de Caroline Fourest

    Pour avoir spectaculairement contesté Caroline Fourest à l'Université Libre de Bruxelles, le chercheur Souhail Chichah va-t-il être bientôt exclu de cette université ? Avant de se faire une opinion, il nous semble indispensable de vérifier les quatre questions posées dans ce dossier spécial : 1. Les médias ont-ils rapporté les faits correctement ? 2. En arrêtant subitement la conférence, certaines forces politiques cherchaient-elles à jouer les victimes ? 3. Fourest est-elle une chercheuse objective ou une serial menteuse, comme l'en accusent Pascal Boniface ("Les intellectuels faussaires") et d'autres analystes ? 4. L'université en général dérive-t-elle vers la dictature du marché et de la pensée unique ?
    Grégoire Lalieu et Michel Collon

    Burqa Pride à l'ULB
    Fourest chahutée à Bruxelles : atteinte à la démocratie, oui mais par qui ? - Grégoire Lalieu
    Au nom de la démocratie, il faut exclure le chahuteur qui demandait plus de démocratie...

    Clash Chichah/Fourest, l'ULB : Alma Mater ou Matamore ? - Bahar Kimyongür
    Un petit fichu agité devant Fourest et c'est le péril vert qui se répand dans nos chaumières.

    La méthode Fourest
    Oui, certes... mais les Grecs sont quand même des salauds ! - CPPN
    La méthode Fourest pour les Nuls...

    A propos de « Frère Tariq », de Caroline Fourest - Alain Gérard
    L'ouvrage qui a propulsé la carrière de Fourest passé au détecteur de mensonges.

    A l'école de la pensée unique ?
    Pourquoi je démissionne de l'université après dix ans d'enseignement - Annick Stevens
    « Il n'y a plus de temps à perdre à lutter contre une institution qui se trompe d'excellence ».

    La pensée critique dans l'enclos universitaire - Pierre Rimbert
    « Les intellectuels critiques n'ont pourtant pas disparu. Que font-ils ? »

    Investig'Action - www.michelcollon.info ne peut exister que grâce à vos dons et commandes de livres
     

     

     

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    Déc. 19 2009

    Caroline Fourest, l’obscurantisme sous couvert de la défense de la laïcité (vidéo)

    En France, les frères Ramadan sont ostracisés par le puissant lobby islamophobe et ses beni oui-oui d’origine libanaise ou maghrébine. Tout simplement, parce qu’ils n’acceptent pas la diabolisation de l’Islam. Comme tout clous qui dépassent, ils ont donc droit aux coups de marteau des tenants de notre glorieux héritage colonial. Les « inférieurs » doivent « s’écraser » et demander la permission d’exister.


    fourest

    C. Fourest, l’obscurantisme, l’intolérance et le fanatisme, sous couvert de la défense de la laïcité.

    Dans un activisme vibrionnant, Caroline Fourest anime cette mouvance. Tous les médias officiels, presse, radios, TV, lui sont ouverts. Passant pour une spécialiste de l’Islam. Alors qu’elle n’est que l’archétype de l’intolérance islamophobe. Si bien décrite, démontée, dénoncée, dans les livres d’Edward Saïd.

    Les USA ont Daniel Pipes. Nous en France, en Europe, nous avons notre grande inquisitrice : Caroline Fourest. Au culot inébranlable. Transbahutant son fonds de commerce islamophobe, baluchon, bric-à-brac d’intolérance, de suspicions paranoïaques, de réquisitoires en sorcellerie.

    Elle m’avait amusée, dans une émission de TV britannique vue à Londres, lors du lancement médiatique de la guerre en Irak. Y avaient été invités des “journalistes” de différents pays européens pour justifier l’innommable : détruire un pays, plus d’un million de morts, sur fondement de mensonges. Tout le monde le savait.

    Car une guerre se lance comme un nouveau dentifrice sur le marché, par un matraquage publicitaire préalable ou en accompagnement. La propagande, en pleine effervescence, roulait du tambour sur l’hystérie du choc des civilisations : l’Islam une menace pour l’Occident !

    Dans sa diatribe anglicisante, Caroline Fourest venait confirmer combien la France était en danger avec des banlieues, des mosquées, des imams propagateurs de la haine de l’Occident…

    Elle ne voit l’Islam qu’à travers les stéréotypes des néoconservateurs US. Dans un laborieux copié-collé des argumentaires de propagande, élaborés par les officines de la désinformation des Think Tanks. Même pas retraités. Encore moins repensés. Régurgités, simplement.

    Le comble du ridicule : quand elle aborde cette immense mosaïque désignée sous l’appellation de Frères Musulmans ! Variant, évoluant, dans sa composition et ses orientations, d’un pays à l’autre, d’un courant à l’autre, d’une époque à l’autre. Avec ses bons et ses méchants, ses héros et ses dissidents, ses martyrs et ses collabos.

    Visiblement, sur L’islamisme et les Frères Musulmans, elle ne s’est même pas donnée la peine de lire l’ouvrage fondamental de François Burgat. Le meilleur spécialiste international sur la question.

    Alors, dans ce fourre-tout relooké en Chaudron de l’Enfer, Caroline Fourest vient puiser à la louche tous les amalgames, toutes les thèses et condamnations, contre l’Islam. Hypnotisant un public désinformé. Bien sûr, à l’abri des “appellations-alibis”, boucliers de la rhétorique islamophobe : islam radical, laïcité…

    Incapable de lucidité, de courage, d’honnêteté, pour constater, toucher du doigt, dire, que ce ne sont pas des musulmans qui occupent militairement, bombardent, rasent des villages, villes, régions, pays, en Europe ou en Amérique du nord. Dans l’hyperviolence. Depuis des décennies. Mais, le contraire. En Terre d’Islam, ce sont des occidentaux, chrétiens ou pas, laïcs ou pas. Semant quotidiennement la mort, la désolation, la souffrance, le désespoir. Dans la bonne conscience.

    Refusant d’admettre que l’Islam est une des grandes religions de l’Humanité et donc de l’Europe, elle et ses sponsors la voudraient invisible. Dans son délire inquisitorial, traquant inlassablement le “double langage”, sur fond de procès d’intention. Ce n’est plus la chasse à la taupe moscovite, mais à la taupe iranienne, « islamofasciste », alqaïdesque…

    Multipliant, livres, articles, déclarations, présences médiatiques. Cette “journaliste de gauche” pratiquant avec cynisme le « double langage » qu’elle prétend dénoncer.

    L’obscurantisme, l’intolérance, le radicalisme du racisme, le fanatisme, sous couvert de la défense de la laïcité.


    Georges STANECHY

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    22 2010

    Mohamed Sifaoui, l’imposteur (vidéo)

    Voir vidéo sur le site

     

    D’après la légende, Mohamed Sifaoui (qui s’appelle en réalité Djamel Schifouna) est un opposant algérien qui a fuit son pays à la fin des années 1990. Mais, quelques mois seulement après avoir débarqué en France, « l’opposant » est bizarrement devenu l’ami de certains haut-gradés algériens, au point de venir soutenir le très sympathique général Khaled Nezzar lors d’un procès qui s’est tenu à Paris en 2002.


    sifaoui

     

     

    Transformé en pourfendeur de « l’islamisme », le dynamique Mohamed est devenu le fournisseur officiel de barbus aux chaînes de télévision françaises qui louent ses services comme on loue ceux d’un traiteur pour une soirée d’anniversaire. C’est ainsi que, dès 2003, son inséparable caméra cachée lui a permis de démasquer, pour France 2 et M6, une prétendue « cellule d’Al Qaida à Paris ». Une étrange affaire qui s’est soldée par « la fuite » du principal protagoniste du « reportage » – un soi-disant militant algérien du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) – en… Algérie, pays où le « jihadiste » coule, d’après nos informations, des jours assez tranquilles. Il se passe des choses étranges en Algérie.

    Mais l’Algérie est un trop petit pays pour satisfaire les appétits de Mohamed Sifaoui qui, auréolé de ce premier succès télévisuel, s’est rapidement lancé « sur les traces de Ben Laden » au Pakistan, pour M6, manquant le chef d’Al Qaida d’un poil de barbe (2003), avant de traquer Abou Moussab Al Zarkaoui en Jordanie, pour la même chaîne, sans plus de succès (2005). Ces derniers temps, c’est principalement pour l’émission du service public Envoyé Spécial que le journaliste en rangers fait chauffer sa caméra cachée, avec des « enquêtes » au bazooka contre les mosquées de banlieues (2004), contre Tariq Ramadan (2004), contre les « émeutiers » de banlieues (2005), contre les « islamistes » danois (2006), etc. Chefs d’œuvre de manipulation, comme cela a été prouvé dans une édition d’Arrêt sur images sur France 5 en 2006, les reportages de Mohamed Sifaoui font exploser l’Audimat, et ont l’odeur âcre de la terre brûlée.

    Ceux qui veulent comprendre ce qui s’est tramé lors de la trop fameuse « affaire des caricatures de Mahomet » [1] qui a défrayé la chronique en février dernier perdront leur temps à lire le nouveau livre de Mohamed Sifaoui, sobrement intitulé L’affaire des caricatures. On n’y apprend rien sur cette affaire qu’on ait déjà lu dans les journaux. Les lecteurs qui, par contre, aiment qu’on leur fasse peur – et qu’on les prenne au passage pour des imbéciles – y trouveront sans doute leur compte (18 euros).

    Car l’affaire des caricatures danoises n’est pour Sifaoui qu’un prétexte pour seriner, une fois de plus, ses théories farfelues sur le danger qui menace la planète : l’islamisation du monde. C’est en tout cas ce que l’on comprend quand le grand journaliste nous explique que l’affaire des caricatures n’est que la partie immergée d’une offensive généralisée contre « le monde occidental ». Bientôt, prévient-il à demi mot, les athées ne pourront plus blasphémer, les chrétiens seront privés de porc et le prêt à intérêt sera banni des banques occidentales (p 164-165). Mince !

    Ceux qui mènent cette offensive sont, bien sûr, très méchants. La preuve : ce sont des « islamistes », décrète Mohamed Sifaoui qui utilise ce concept creux à 225 reprises (sur 178 pages en gros caractères)… sans jamais l’expliquer autrement que par analogie avec « le totalitarisme », « le fascisme » et « le nazisme ». Un amalgame d’une confondante banalité qui évite d’avoir à trop réfléchir (George Bush, qu’on sait être un fin intellectuel, l’utilise régulièrement pour justifier sa « guerre contre le terrorisme ») et qui permet à Sifaoui de cracher impunément sur tous ceux dont la tête ne lui revient pas. Les imams danois qui contestèrent la publication des caricatures ? Nazis ! Les manifestants qui protestèrent contre les dessins dans de nombreux pays ? Les Frères musulmans ? Tariq Ramadan ? Nazis ! Nazis ! Nazis !…

    Sifaoui confronté par Sirât Alizza
     

    Par ce subtil jeu d’écriture qui transforme à peu près n’importe qui en représentant du mal absolu [2], Sifaoui peut filer la métaphore ad nauseum. Il radote, c’est la tarte à la crème, sur « l’esprit munichois ». Il parle du « fascisme vert [prêt à] défiler sur les Champs-Élysées » (p 19). Et il rappelle aux « esprit libres » d’aujourd’hui l’« exode d’Européens dans les années 1930, quand d’autres esprits libres ont été contraints de quitter l’Allemagne » (p 172)… Il y a évidemment, dans cette guerre contre « l’islamo-fascisme », des « collabo » et des « résistants ». Sachant qu’« être opposé à la publication des caricatures » vous place mécaniquement « du côté des islamistes » (p 116), on distingue facilement les deux camps.

    Et on comprend aisément pourquoi les « munichois » sont si nombreux : tous les journaux qui estimèrent inutiles de jeter de l’huile sur le feu, tous les gouvernements occidentaux qui cherchèrent à calmer le psychodrame et même les services de sécurité européens qui, nous explique Sifaoui, brossèrent les « islamistes » dans le sens du poil (la police, c’est bien connu, adore les barbus)… Face à ce collaborationnisme généralisé, les « résistants » ne peuvent qu’être des héros dont le bon Mohamed, c’est la moindre des choses, salue les noms : Daniel Leconte, Bernard-Henri Lévy, Taslima Nassreen, Salman Rushdie, Caroline Fourest, Ayan Hirsi Ali, Philippe Val, Antoine Sfeir [3] … Autant de personnalités anonymes et méprisés des grands médias auxquels il faut ajouter Guilaine Chenu et Françoise Joly, responsables de l’émission Envoyé Spécial (France 2), qui eurent le courage de diffuser, le 23 mars 2006, une « enquête » sur les caricatures réalisée par… Mohamed Sifaoui.

    Car la pénible démonstration de Mohamed Sifaoui n’est en réalité qu’un pathétique plaidoyer en faveur de Mohamed Sifaoui himself. Vivement critiqué au Danemark après la diffusion du « reportage » d’Envoyé Spécial par une chaîne locale – au point qu’il a dû « cacher [ses] rushes en lieu sûr » pour éviter la saisie de la police danoise… (p 149), notre Jean Moulin des temps modernes se dépeint en véritable martyr de la cause « anti-islamiste ». Une posture qu’il affectionne particulièrement, et qui lui servira sans doute d’argument marketing pour continuer à vendre à bon prix ses reportages et ses théories à l’emporte-pièce aux mastodontes de l’audiovisuel hexagonal. Et comme le XXIe siècle « sera celui de la connerie », prophétise Sifaoui, qui est aussi poète (p 20), on ne peut que lui prédire une bonne fortune.


    Souleyman al-Arabi


     

    [1] L’affaire des caricatures, dessins et manipulations, Editions Privé, Paris 2006

    [2] C’est ainsi que les « vingt-sept associations musulmanes » reconnues au Danemark (p 78) deviennent comme par magie, quelques pages plus loin, « vingt-sept associations islamistes » (p 158).

    [3] Les sept derniers cités ont sauté sur l’occasion des caricatures pour signer, le 28 février 2006, un énième « appel » assimilant « l’islamisme » au « totalitarisme » : Ensemble contre le nouveau totalitarisme, l’islamisme.


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    Média misérable au service d'un pauvre type..

    Sarkozy sur Arte, 21 décembre 2012

    Par eva R-sistons

     

     

     

    Sarkozy vu par les journalistes étrangers, documentaire de William Karel sur Arte ! Que pouvions-nous en attendre, sur ce vecteur de totale désinformation, et de criminelle propagande pour les guerres impérialistes au profit des Anglo-Saxons, des Israéliens et du caniche français ? Pas de l'information, évidemment. Au plus, une aimable pochade montrant le personnage tel qu'il est, tout simplement misérable et répugnant. Petit, complexé, ridicule, enfantin, maladroit, paumé... et voulant jouer dans la cour des grands. Pathétique !

     

    Bref, on a bien ri de le voir aussi grotesque. Document caustique, à souhait. De quoi nous faire détester un peu plus le triste sieur ! Mais tout ça reste futile, si futile, si petit... comme le personnage ! Pensée Unique oblige... On distrait un peu le téléspectateur, et surtout, surtout, on laisse de côté l'essentiel. On ne le fait pas penser. Penser, c'est dangereux !

     

    La Pensée Unique, militaro-financière, culmine au moment où un journaliste de langue anglaise célèbre les prouesses de Sarkozy en Libye, guerre qui est "une réussite totale" ! Là, le masque tombe définitivement... Oyez, bonnes gens, vive les guerres humanitaires qui tuent 80.000 civils et ruinent un pays prospère, pour "sauver quelques opposants" ! Le scénario se renouvelle en Syrie, les Médias aux mains des marchands d'armes chantent les louanges des guerriers modernes... et Melle Marie Drucker célèbre les guerres pour la patrie ! En Libye, en Syrie, en Afghanistan ? Nous défendons notre patrie ? Vraiment ? Ou celle des multinationales apatrides ?

     

    Quoi encore ? Mais voyons, comme l'émission de faux débats C dans l'Air, aussi sioniste que son compère d'Arte, on critique le style de l'Occupant de l'Elysée. OK pour égratigner la forme, mais pas touche le fond, surtout !

     

    On n'apprendra pas que Sarkozy, l'homme du CRIF et de la CIA (mère remariée à un agent de la CIA, et Sarkozy formé à la bonne école), a été imposé aux Français via les médias collabos des Puissances contraires aux intérêts des citoyens, pour soumettre notre pays aux diktats de la City, de Washington, du CRIF, du MEDEF, du Nouvel Ordre Mondial, ou si vous préférez, afin de l'aligner sur le modèle américain, sauvage, brutal, communautariste, ultra-libéral, va-t-en guerres impérialistes, permanentes et meurtrières.  Et c'est ainsi que tout ce qui caractérise la France est méthodiquement détruit, Droits de l'Homme, liberté de la presse, modèle social, services publics, indépendance nationale, laïcité, Droit du Travail... Et non seulement la France est pleinement de retour dans l'OTAN, mais totalement engagée aux côtés des criminels qui veulent dessiner le Grand Israël ou dominer toute la planète pour la ruiner, la piller, l'asservir... Sarkozy, laquais du Nouvel Ordre Mondial, comme son pote texan Bush, est prêt à affronter le monde entier, mais pour faire parler de lui, pour se présenter en sauveur devant des figurants de l'UMP ou du Qatar, et glaner quelques voix de plus en 2012 !

     

    En présentant des documents comme ceux-là, Arte champion de la pensée militaro-financière au service du Cartel bancaire qui dévaste la planète, au service des intérêts anglo-saxons et israéliens, Arte, donc, distrait les veaux, désamorce leur colère sociale en la transférant sur le dos du style du bonhomme, seule cible. Alors, on rit bien, mais on reste sur sa faim... Un os à ronger ne remplace pas un plat de subsistance !

     

    On a vu dans ce plaisant document les LIMITES de la Presse aujourd'hui: Pas touche le fond des problèmes; On détourne la colère des floués sur le style... seulement !

     

    Pouvait-on attendre autre chose d'une des principales chaînes staliniennes de la planète ? Riez, bonnes gens, amusez-vous, et oubliez le reste...

     

    Mais le reste vous rattrape un jour. Et là, Arte apparaîtra comme elle est : Misérable, comme l'occupant de l'Elysée ! Les deux font la paire, finalement...

     

    Arte est un leurre, pour nous faire croire qu'elle est plurielle, diverse, au service de l'information, ouverte aux  Révolutions arabes, alors que comme la Presse de Gôche (Nouvelobs, Libé, Marianne...), elle est seulement au service de la Pensée Unique mondialiste.  Non un instrument d'information, mais de propagande pour nous amener à accepter l'ultra-libéralisme "incontournable", les guerres prédatrices impérialistes, les lois liberticides, etc.

     

    Boycottons ces organes sionistes de désinformation, et lisons les médias alternatifs !

     

    Eva R-sistons aux Médias menteurs et trompeurs, au seul service de l'Oligarchie de psychopathes qui ruine la planète

     

     

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    Le bilan de Sarkozy en 15 chiffres

     

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    Les médias occidentaux :

    Un pouvoir diabolique pour tromper les peuples

     

    par Pr Chems Eddine Chitour
    1 mai 2011

     

     

    « À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion »

     Harold Laswell, spécialiste des médias
    .

    L’actualité internationale est plus que jamais verrouillée par les médias occidentaux et même ceux qui sont à leur ordre notamment celle la chaine Al Djazira qui a montré son vrai visage celui d’un média aux ordres d’un roitelet immoral avachi, sur une montagne de dollars lui-même aux ordres d’un Occident qui lui permet de  faire dans « la diplomatie du dollar » et ceci contre l’accaparement  irréversible des réserves de gaz de ce pays  par les occidentaux. Pire encore les journalistes de cette chaine de caniveau se permettent elles et eux aussi de dicter la norme aux arabes en terme de professionnalisme. Et de  liberté .N’as-t-on pas vue en effet des paléo-algériens et algériennes se permettre d’admonester l’Algérie  qu’ils ont abandonnés au plus fort de sa détresse. Je n’ai pas de sympathie particulière pour le gouvernement actuel, mais j’invite ces donneurs de leçons à plus d’humilité et à faire leur introspection éthique s’agissant de l’honnêteté journalistique en  imitant un de leur collège qui vient de démissionner pour des informations fausses.  

     

    Justement à propos d’information honnête et devant l’addiction des peuples à l’information made in Occident supposée être fiable professionnelle et donc indiscutable, je veux à travers cette contribution donner des exemples sur la manipulation permanente des médias. « La presse libre  déclare  John Waiton, éditeur du New York Times, lors de son discours d'adieu. n'existe pas. Aucun de vous n'oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d'autre que des intellectuels prostitués. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses ».  

     

    Il est bien connu que le quatrième pouvoir, celui des médias est une force importante qui permet, en principe , dans les démocraties de tenir le peuple informé du fonctionnement des institutions. Cette force peut, cependant, être au service d’une cause et de ce fait s’avérer dangereuse en temps de paix qu’en temps de guerre. (1)

     

    Parlant de la manipulation de plus en plus évidente de l’information  Ignacio Ramonet ancien directeur du Monde Diplomatique pointe du doigts les grands protagonistes que sont les acteurs d’une mondialisation dimensionnée à la taille des plus riche. Ecoutons le :  « Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels - législatif, exécutif et judiciaire - peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs. Mais, dans les pays démocratiques aussi, de graves abus peuvent être commis, ce fut le cas aux Etats-Unis, durant plus d’un siècle, à l’encontre des Afro-Américains, et cela l’est aujourd’hui contre les ressortissants des pays musulmans en vertu du « Patriot Act ») » (2)

     

    « Depuis une quinzaine d’années, à mesure que s’accélérait la mondialisation libérale, ce « quatrième pouvoir » a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir. Cette choquante évidence s’impose en étudiant de près le fonctionnement de la globalisation, Le pouvoir véritable est désormais détenu par un faisceau de groupes économiques planétaires et d’entreprises globales dont le poids dans les affaires du monde apparaît parfois plus important que celui des gouvernements et des Etats (…)« Dans la nouvelle guerre idéologique qu’impose la mondialisation, les médias sont utilisés comme une arme de combat. L’information, en raison de son explosion, de sa multiplication, de sa surabondance, se trouve littéralement contaminée, empoisonnée par toute sorte de mensonges, polluée par les rumeurs, par les déformations, les distorsions, les manipulations .Elle nous empoisonne l’esprit, nous pollue le cerveau, nous manipule, nous intoxique, elle tente d’instiller dans notre inconscient des idées qui ne sont pas les nôtres . C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer ce qu’on pourrait appeler une « écologie de l’information ». (3)

     

    La diabolisation d’Ahmadinjad : Ce qu’il a réellement dit  à propos d’Israël

     

    Un coup fumant réalisé par Israël !  Celui de graver dans l’imaginaire des occidentaux qu’Ahmadinjad veut la morts des Juifs. En fait il n’en n’est rien. Les juifs iraniens vivent leur spiritualité sans problème majeur. Qu’a réellement dit Ahmadinjad ? Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » Cette citation attribuée au président iranien , largement reprise par la presse et les politiques, est fausse. Arash Norouzi, un iranien opposant au régime, a démonté pièce par pièce les éléments du dossier de cette fabrication médiatique irresponsable sinon malveillante.   Si l’on en croit la légende, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a menacé de détruire Israël, ou, pour reprendre la citation erronée : « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à une certitude très répandue, une telle déclaration n’a jamais été faite , et c’est ce qui sera démontré dans cet article. (4)

    Le mardi 25 octobre 2005, écrit Arash Norouzi  Mahmoud Ahmadinejad prononça un discours à l’occasion d’une conférence intitulée « Le monde sans le sionisme ».  De grandes affiches l’entouraient, qui affichaient ostensiblement ce titre en anglais - « The World Without Zionism », à destination évidente des médias internationaux.  « Avant d’en venir à la formule tristement célèbre en elle-même, il est important de noter que la « citation » en question était elle-même une citation - ce sont les mots du défunt Ayatollah Khomeiny, le père de la Révolution Islamique . Commençons par citer ses mots exacts en persan: « Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shavad. » Ce passage ne signifiera rien pour la plupart des gens, mais un mot cependant devrait faire dresser l’oreille : « rezhim-e ». C’est le mot « régime », prononcé comme le mot anglais [« regime », NdT] avec un son supplémentaire - « eh » - à la fin. Ahmadinejad ne se référait pas au pays-Israël ou au territoire-Israël, mais au régime israélien. Il s’agit là d’une distinction cruciale, puisqu’il est impossible de rayer un régime de la carte . Ahmadinejad ne se réfère même pas à Israël par son nom ; à la place, il utilise la périphrase « rezhim-e ishghalgar-e qods » (c’est-à-dire littéralement « régime occupant Jérusalem ») ».(5) 

    Alors que la fausse citation « rayé de la carte » a été répétée à l’infini sans vérification, le discours réel fait par Ahmadinejad a été en lui-même presque entièrement ignoré.  Pour les faucons bellicistes, c’était un cadeau du ciel. Traduite de travers et attribuée au Président iranien , la citation « wiped off the map » (« rayé de la carte ») a été propagée partout dans le monde, répétée des milliers de fois dans les médias internationaux, et nombre de dirigeants internationaux ont tenu à la dénoncer. De grandes agences de presse, comme Associated Press et Reuters, se réfèrent à la citation erronée, mot à mot, et quasi quotidiennement. Le Président George W. Bush, a dit que les commentaires d’Ahmadinejad représentaient une « menace explicite » de détruire Israël. (…)Ce qui vient d’être exposé constitue la preuve irréfutable d’une manipulation médiatique et d’une propagande en action. Associated Press déforme délibérément une citation de l’IRNA pour la faire rendre plus menaçante » (6)

     

    Dans le même ordre de la manipulation  le philosophe italien Dominique Lesurdo écrit :

     

    « Depuis quelques jours, des groupes mystérieux tirent sur les manifestants en Syrie et, surtout, sur les participants aux funérailles qui ont suivi les événements sanglants. De qui sont composés ces groupes ? Les autorités syriennes soutiennent qu’il s’agit de provocateurs, essentiellement liés aux services secrets étrangers. En Occident, par contre, même à gauche on avalise sans aucun doute la thèse proclamée en premier lieu par la Maison Blanche : ceux qui tirent sont toujours et seulement des agents syriens en civil. Obama est-il la bouche de la vérité ? (…)    Ces derniers temps, par les interventions surtout de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, l’administration Obama ne rate pas une occasion de célébrer Internet, Facebook, Twitter comme instruments de diffusion de la vérité et de promotion, indirectement, de la paix. Des sommes considérables ont été attribuées par Washington pour potentialiser ces instruments et les rendre invulnérables aux censures et attaques des « tyrans ». En réalité, pour les nouveaux media comme pour les plus traditionnels, la même règle est de mise : ils peuvent aussi être des instruments de manipulation et d’attisement de la haine et même de la guerre. La radio a été savamment utilisée en ce sens par Goebbels et par le régime nazi ».(7)

     

    Le philosophe cite ensuite  des exemples de manipulation de l’information dans le but est de stabiliser uen situation présente au profit d’un ordre nouveau  un « reshaping » en conformité avec les désirs de l’empire. Nous l’écoutons : « A la fin de 1989, bien que fortement discrédité, Nicolae Ceausescu est encore au pouvoir en Roumaine. Comment le renverser ? Les mass media occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » perpétré à Timisoara par la police de Ceausescu. Qu’était-il arrivé en réalité ? Laissons la parole à un prestigieux philosophe (Giorgio Agamben) : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des cadavres à peine enterrés ou alignés sur les tables des morgues ont été déterrés en hâte et torturés pour simuler devant les caméras le génocide qui devait légitimer le nouveau régime. Ce que le monde entier avait sous les yeux en direct comme vérité sur les écrans de télévision, était l’absolue non-vérité ; et bien que la falsification fût parfois évidente, elle était de toutes façons authentifiée comme vraie par le système mondial des media, pour qu'il fût clair que le vrai n’était désormais qu’un moment du mouvement nécessaire du faux »(8)

     

      «(…)  Posons-nous alors une question : l’excitation et l’attisement des masses ne peuvent-ils être produits que par voie pharmacologique ? Avec l’avènement et la généralisation d’Internet, Facebook, Twitter, une nouvelle arme a émergé, susceptible de modifier profondément les rapports de force sur le plan international. Ceci n’est plus un secret, pour personne. De nos jours, aux USA, un roi de la satire télévisée comme Jon Stewart s’exclame : « Mais pourquoi envoyons-nous des armées s’il est aussi facile d’abattre les dictatures via Internet que d’acheter une paire de chaussures ? » (…) Désormais -affirment encore sur Die Zeit deux journalistes allemands- cela ne fait aucun doute : « Les grands groupes Internet sont devenus un outil de la géopolitique Usa. Avant, on avait besoin de laborieuses opérations secrètes pour appuyer des mouvements politiques dans des pays lointains. Aujourd’hui il suffit souvent d’un peu de technique de la communication, opérée à partir de l’Occident […] (…) On comprend alors les financements par Hillary Clinton et par l’administration Obama destinés aux nouveaux media. Nous avons vu que la réalité des « guerres sur Internet » est désormais reconnue même par de réputés organes de presse occidentaux ; sauf que dans le langage de l’Empire et dans la novlangue la promotion des « guerres sur Internet » devient la promotion de la liberté, de la démocratie et de la paix.(9)

     

    Souvenons nous  aussi de l’affaire  Sakineh qui est une «manipulation à grande échelle» par BHL[Bernard Henry Lévy]  et qui rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004): Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran.  le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi. «Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade …Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti.. » (10).

     

    On savait, pourtant ,début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette «noble cause». L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale; deux exemples célèbres: l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe; et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité; elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA.

     

    Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant «délivrée» par les GIs selon un scénario digne du film «la chute du Faucon noir». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang «O» mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe.  Le 20 février 2002, le New York Times dévoilait le plus pharamineux projet de manipulation des esprits. Pour conduire la « guerre de l’information », le Pentagone, créa l’Office de l’influence stratégique (OIS), avec pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis.    

     

    Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la récente guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch. Jessica Lynch faisait partie des dix soldats américains capturés par les forces irakiennes. Là, elle fut battue et maltraitée par un officier irakien. Une semaine plus tard, des unités d’élite américaines parvenaient à la libérer au cours d’une opération surprise. Le soir même, le président Bush annonça à la nation, depuis la Maison Blanche, la libération de Jessica Lynch. (…)[Voilà pour la version officielle].  Mais le conflit d’Irak s’acheva le 9 avril, et un certain nombre de journalistes - en particulier ceux du Los Angeles Times, du Toronto Star, d’El País et de la chaîne BBC World - se rendirent à Nassiriya pour vérifier la version du Pentagone sur la libération de Jessica. Selon leur enquête auprès des médecins irakiens qui avaient soigné la jeune fille - et confirmée par les docteurs américains l’ayant auscultée après sa délivrance -, les blessures de Jessica (une jambe et un bras fracturés, une cheville déboîtée) n’étaient pas dues à des tirs d’armes à feu, mais simplement provoquées par l’accident du camion dans lequel elle voyageait... Elle n’avait pas non plus été maltraitée. Au contraire, les médecins avaient tout fait pour bien la soigner : « Elle avait perdu beaucoup de sang, a raconté le docteur Saad Abdul Razak, et nous avons dû lui faire une transfusion. Heureusement des membres de ma famille ont le même groupe sanguin qu’elle : O positif. Et nous avons pu obtenir du sang en quantité suffisante. Son pouls battait à 140 quand elle est arrivée ici. Je pense que nous lui avons sauvé la vie»

    En assumant des risques insensés, ces médecins tentèrent de prendre contact avec l’armée américaine pour lui restituer Jessica. (…) L’arrivée avant le lever du jour, le 2 avril, des commandos spéciaux équipés d’une impressionnante panoplie d’armes sophistiquées surprit le personnel de l’hôpital. Depuis deux jours, les médecins avaient informé les forces américaines que l’armée irakienne s’était retirée et que Jessica les attendait... Le docteur Anmar Ouday a raconté la scène à John Kampfner de la BBC :« C’était comme dans un film de Hollywood. Il n’y avait aucun soldat irakien, mais les forces spéciales américaines faisaient usage de leurs armes. Les scènes furent enregistrées avec une caméra à vision nocturne par un ancien assistant de Ridley Scott dans le film La Chute du faucon noir (2001). Selon Robert Scheer, du Los Angeles Times, ces images furent ensuite envoyées, pour montage, au commandement central de l’armée américaine, au Qatar, et une fois supervisées par le Pentagone, diffusées dans le monde entier. (…) Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate ».

    Pour rappel, une guerre fut déclenchée à partir d’une fausse information. Une rumeur va plus vite qu'une information vérifiée, en 1964, deux destroyers déclarent avoir été attaqués dans le golfe du Tonkin par des torpilles nord-vietnamiennes. Aussitôt, la télévision, la presse en font une affaire nationale. Crient à l’humiliation. Réclament des représailles. Le président Lyndon B. Johnson prend prétexte de ces attaques pour lancer des bombardements de représailles contre le Nord-Vietnam. La guerre du Vietnam commençait ainsi, qui ne devait s’achever - par une défaite - qu’en 1975. On apprendra plus tard, de la bouche même des équipages des deux destroyers, que l’attaque dans le golfe du Tonkin était une pure invention..(11). 

     

    Les médias occidentaux et l’avilissement des Autres

     

     Pour nous rendre compte de l’autre dimension diabolique des médias occidentaux aux mains des grands lobbys et des puissants Etats occidentaux, il n’est que de souvenir du traitement médiatique des guerres du golfe (depuis vingt ans) . C’est le Pentagone qui décide de ce qui doit être diffusé ou non.L’armée française a utilisé les mêmes méthodes en Algérie, et il y avait un Service Spécial de l’information des Armées… Israël en a fait de même lors des massacres de Jénine où le courageux Jean Génet a pu restituer des morceaux de vérité sur l’atrocité de la pacification israélienne 

     

    Souvenons-nous justement, de ce matraquage des médias et plus précisément du cinéma. Cela a commencé dès les années 60: il fallait donner une assise au niveau des médias, la légitimité de l’Israël biblique. Ce fut, on s’en souvient d’abord, les Dix commandements de Cecil B. de Mille et de la Metro Golwyn Meyer dont les producteurs et réalisateurs sont sionistes.  . Avec le temps nous nous apercevons que rien n’était fait par hasard. La machine sioniste était en marche. En fait, l’histoire du racisme latent européen ne date pas d’hier. Souvenons-nous, à titre d’exemple, comment Lawrence d’Arabie interprété magistralement par Peter O Toole, le racé, le civilisé, le blanc aux yeux bleus, avait une aura tandis qu’Antony Queen dans le rôle d’un chef bédouin qui avait un comportement qui frisait celui de la bête avide de rapines, de bonnes chères  et de luxure et qui, naturellement, ne connaissait rien à la politique.(12)   

        

    Dans le même ordre, le professeur Jack Shaheen (Université Sud-Illinois) analyse dans un documentaire comment Hollywood fait preuve d’imagination pour avilir l’image de l’Arabe. Le projet de société pensé et planifié par les «maîtres du monde» passe par un conditionnement sournois qui utilise l’industrie cinématographique, de longue date, comme arme de propagande. Ce documentaire, totalement inédit, passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contester depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheikhs sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui.(13) 


    Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe. «Depuis des décennies, Hollywood, c’est-à-dire le cinéma et la télévision américains, avilit et déshumanise les Arabes et les musulmans. Voilà pourquoi le drame palestinien reste entier depuis 60 ans, et pourquoi le public a consenti à l’invasion de l’Irak en 2003. Les préjugés contre eux sont antérieurs aux attentats du 11 septembre, bien que ceux-ci aient contribué à les diaboliser encore davantage.» Jack Valenti, longtemps président de la Motion Picture Association of America, disait que Hollywood et Washington ont les mêmes gènes. «Sur le Moyen-Orient, Hollywood a toujours collé aux choix politiques de Washington.» «Mais s’il est si facile de tuer, de torturer, de terroriser les Arabes, c’est que 1200 films recensés par moi les présentent soit comme des monarques lubriques, soit des voleurs, des tueurs et des menteurs, soit des terroristes sans foi ni loi, et souvent sans compétence.»(14)

       
    Que Hollywood soit une arme de propagande massive, ce n’est pas nouveau ; Combien de westerns ont décrit les Amérindiens comme des êtres vils, impitoyables, tueurs et sans morale de gentils pionniers blancs, aucun doute la dessus, et aucun doute sur le fait que «l’Arabe» c’est le nouvel Indien.  L’écrivain Alain Soral expliquait, lors d’une émission pourquoi le peuple américain était si profondément pro-israélien, et ressentait si peu de compassion pour les souffrances du peuple palestinien. Des colons fanatisés, des terres confisquées, des peuplades affamées et assoiffées, c’est le nouveau Far West...le Palestinien est juste le nouvel Amérindien avec un  keffieh: à éliminer, comme dans les bons vieux westerns de John Wayne! Il n’est pas étonnant d’entendre des jeunes dire: «Je suis arabe et quand je regarde les films américains où il  y a des Arabes, je me déteste!!!» (15)  

     

    « Comme d’habitude, des acteurs pro-Israël font leur cinéma d’horreur, mais inexorablement la vérité finit par jaillir  Ils soutiennent de manière abjecte le massacre et appellent même à l’extermination des Arabes. Tom Cruise ravit la palme du déshonneur. En effet, le play-boy de Hollywood considère, ni plus ni moins, que les Arabes «sont la source du terrorisme et n’épargnent personne». Il souhaite, sauvagement, qu’Israël «les extermine tous». Richard Gere soutient que les Arabes «sont un fardeau pour le monde». Que propose-t-il? A l’image de ses compères, il décrète «qu’il faut les exterminer!». Harrison Ford ne fait pas exception à cette faune d’acteurs au verbe terrifiant. Pour lui, «les Arabes sont plus vils que les animaux», a-t-il affirmé toute honte bue. Et de fanfaronner que «nous les juifs sommes le peuple élu de Dieu» ».

     

    « Heureusement que ces propos partiaux ne sont pas partagés par le Tout-Hollywood. Loin s’en faut. L’élégant Mel Gibson, qui passe pour être la bête noire des Juifs et des sionistes, avec son film sur Jésus, déclare: «Les Sionistes sont la source de la destruction. Je souhaite les combattre.» L’inégalable Al Pacino a liquidé Israël par cette petite phrase: «Si tu vois l’histoire d’Israël, tu sauras qui est terroriste!», assène-t-il, sec. Dustin Hoffmann, quant à lui, a prononcé une sentence sans appel contre Israël. «L’humanité a cessé d’exister à la naissance d’Israël», devait-il lâcher. George Clooney, qui n’a jamais caché son aversion pour Bush, et qui a bruyamment soutenu Obama, estime que  «Bush, Sharon, Blair et Rice sont des noms que l’histoire maudira».(16)    

     

    « Notre république  écrivait  Jospeh Pullitzer , et sa presse prendront de l’essor ou s’effondreront ensemble, écrivait Pulitzer. Une presse compétente, désintéressée, dévouée à la chose publique, intelligente, exercée à discerner le bien et ayant le courage de le faire peut préserver la morale publique sans laquelle un gouvernement populaire est une imposture et une parodie. Une presse cynique, mercenaire et démagogue finira par produire une population aussi vile qu’elle-même. Le pouvoir de façonner l’avenir de la République sera entre les mains des journalistes des générations à venir. » 

     

    Pour Ignacio Ramonet, si l’on veut une presse libre objective, il faut s’organiser : "Il faut, tout simplement, créer un « cinquième pouvoir ». Un « cinquième pouvoir » qui nous permette d’opposer une force civique citoyenne à la nouvelle coalition des dominants. Un « cinquième pouvoir » dont la fonction serait de dénoncer le superpouvoir des médias, des grands groupes médiatiques, complices et diffuseurs de la globalisation libérale. Les grands groupes ne s’assument pas seulement comme pouvoir médiatique, ils constituent surtout le bras idéologique de la mondialisation, et leur fonction est de contenir les revendications populaires tout en essayant de s’emparer du pouvoir politique » (17)

     

    Le torrent de la mondialisation est en train de tout laminer, les identités, les cultures vulnérables et naturellement les religions de pays qui n’ont pas su développer les anti-corps à même de résister à ce tsunami autrement plus dévastateur. De même l’information tronquée aux antipodes de la déontologie dont parle si bien Pullitzer structure de plus en plus le champ médiatique, il faut beaucoup de discernement et une veille de tous les instants pour déjouer les pièges de la manipulation qui, certaines fois se cachent derrière un vocabulaire anodin. Il faut prendre son parti : l’information donnée ne sera jamais objective, à nous de séparer le bon grain de l’ivraie.   

     


    Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz


    Notes/Références

    1. Chems Eddine Chitour, La désinformation des médias occidentaux : une arme d’intoxication massive, 4 aout 2006 

     

    2.Ignacio Ramonet : « Le cinquième pouvoir », Le Monde Diplomatique, Octobre 2003

     

    3. Ibid.

     

    4. Arash Norouzi, Ahmadinejad n’a jamais dit « Israël doit être rayé de la carte » The Mossadegh Project, janvier 2007 Contre Info 4 octobre 2007

     

    5. Ibid.

     

    6. Ibid. 

     

    7. Domenico Losurdo : Que se passe-t-il en Syrie ? Les événements en Syrie et la désinformation médiatique, Mondialisation.ca, 27 avril 2011

     

    8. Ibid.

     

    9. Ibid.

     

    10. Chems Eddine Chitour :  http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Chems-Eddine_Chitour.270910.htm  


    11.
    http://mejliss.com/2011/04/07/lhistoire-des-medias-et-ses-dangers

     

    12. Chems Eddine Chitour, op.cit.

     

    13. Jack Shaheen: Comment Hollywood villifie l’image des Arabes, 30 octobre 2009  

    14. Ibid.

     

    15. La guerre contre Gaza vue d’Hollywood, http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-45407.html

    17. Ignacio Ramonet, op.cit.

     

     

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24572


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