• ,

    Celui qui contrôle la manière dont les évènements sont racontés contrôle le monde.

    Celui qui contrôle la manière

    dont les évènements sont racontés

    contrôle le monde.

     

    Par Caitlin Johnstone via Steemit.com

    L’animatrice de MSNBC Joy Reid, a toujours un emploi. Malgré le mensonge éhonté sur les hackers voyageant dans le temps, répandant, il y a dix ans, des bigoteries dans son blog alors à peine connu, malgré le fait qu’elle ait déclenché une enquête du FBI sur de faux prétextes, malgré le fait que ses collègues de MSNBC en aient assez de la façon dont le réseau gère la controverse qui l’entoure, sa carrière continue de progresser comme un zombie criblé de balles.

    Pour être clair, je ne me soucie pas particulièrement que Joy Reid ait fait l’une ou l’autre de ces choses. J’écris sur la guerre, les escalades nucléaires et la sociopathie des agences gouvernementales américaines qui tuent des millions de personnes ; je me moque que Joy Reid soit ou ait été homophobe, et je me moque qu’elle ait menti pour le dissimuler. Les programmes de guerre que MSNBC lui-même diffuse quotidiennement sont infiniment pires que l’une ou l’autre de ces choses, et si ce n’est pas évident pour vous, c’est parce que la propagande militaire vous a poussé à vous cloisonner en dehors d’une compréhension intellectuellement honnête de ce qu’est la guerre.

    Par contre ce qui m’intéresse, c’est le fait que les patrons de Reid protègent sa carrière avec tant d’acharnement. En refusant de la licencier et en centrant les débats sur ses articles de blog controversés plutôt que sur son spectaculaire mensonge pour tenter de les dissimuler, Reid est soutenue malgré cette histoire qui refait constamment surface et fait les gros titres avec de nouveaux détails embarrassants, et ce malgré son manque de talent apparent ou de qualités personnelles rédemptrices. Cela nous apprend quelque chose d’important sur ce qui se passe dans le monde.

    Joy Reid 20180606

    Il n’est pas difficile de trouver quelqu’un qui lit un téléprompteur pour beaucoup d’argent. Ce qui est vraiment difficile, c’est de trouver quelqu’un qui est prêt à tromper et à manipuler pour promouvoir jour après jour les programmes de quelques personnes privilégiées. Qui d’autre serait prêt à passer la journée sur Twitter à dénigrer toutes les personnes à gauche d’Hillary Clinton, tout en se prétendant de la gauche politique ? Qui d’autre soutiendrait le mensonge sur les « 17 agences de renseignement » ayant déclaré la Russie coupable de s’immiscer dans les élections américaines des mois après que cette affirmation ait été notoirement démentie de manière virale ? Qui d’autre prétendrait publiquement que les divulgations d’Edward Snowden de la NSA n’ont profité à personne d’autre qu’à la Russie ? Sur qui d’autre pourraient compter des oligarques tels que Brian L. Roberts, PDG de Comcast, dont l’entreprise contrôle MSNBC, pour promouvoir ses programmes ?

    Bien qu’il soit facile de trouver quelqu’un sur qui compter pour répandre un mensonge particulier à un moment donné, il est difficile de trouver quelqu’un dont vous pouvez être absolument certain qu’il mentira pour vous jour après jour, année après année, tout au long des cycles électoraux et des changements administratifs, des nouveaux programmes de guerre et des changements de climat politique. Beaucoup de gens qui avaient l’habitude de défendre des perspectives qui allaient à l’encontre de l’orthodoxie politique de MSNBC comme Phil Donahue , Ed Schultz et Dylan Ratigan ont disparu des ondes pour ne jamais revenir, tandis que les journalistes qui courbent constamment la tête et suivent la ligne de l’establishment démocratique comme Chris Hayes, Rachel Maddow et Joy Reid sont généreusement récompensés et encouragés à rester.

    L’opposition veut du changement ; ceux qui sont au pouvoir veulent de la prévisibilité et de la stabilité. Plus vous pouvez garantir la prévisibilité et la cohérence à ceux qui sont au pouvoir, plus ceux qui sont au pouvoir vous récompenseront.

    Ceux qui rapportent les nouvelles et façonnent les discours publics présentent un grand intérêt pour les oligarques américains, qui ont acheté les anciens médias depuis longtemps et font tout ce qui est en leur pouvoir pour assoir leur influence sur les nouveaux. Les commentateurs comme Joy Reid font partie de leurs atouts les plus précieux, et ils protègent leurs atouts en conséquence. Parce que celui qui contrôle le narratif contrôle le monde.

    Joy Reid 2 20180606

    Le Council on Foreign Relations est un groupe de réflexion très influent dont les membres sont à la tête de presque tous les grands médias américains. Fin avril, il a organisé une conférence intitulée « Bouleversements politiques : Combattre la désinformation et les Fake News » dans laquelle un homme appelé Richard Stengel a dit au public qu’il est nécessaire que le gouvernement américain fasse de la propagande auprès de ses citoyens. Stengel est l’ancien rédacteur en chef de Time Magazine, un poste qu’il a quitté pour aller travailler pour le Département d’État américain. Oui, vous avez bien lu.

    « En gros, chaque pays crée sa propre histoire et, vous savez, mon ancien travail au département d’État était ce que les gens appelaient pour plaisanter le métier de  » chef propagandiste « , a dit M. Stengel à l’auditoire du CFR.

    « Nous n’avons pas parlé de propagande… Je ne suis pas contre la propagande. Tous les pays le font, et ils doivent le faire à leur propre peuple, et je ne pense pas nécessairement que ce soit si terrible. ».

    Vous pouvez grincer des dents tant que vous voulez, mais il a raison. Non pas que la propagande soit une arme légitime imposée aux citoyens pour une démocratie ostensiblement libre ; il est évident que la manipulation de la façon dont vos citoyens pensent, et par conséquent la manipulation de la façon dont ils votent et s’organisent et aussi leur consentement, est tout simplement sociopathe. Mais il a raison de dire que toutes les hurlements des États-Unis au sujet de la propagande russe s’appliquent pleinement à leur propre comportement.

    Comme nous l’avons déjà dit, le seul réel pouvoir dans ce monde est le pouvoir de contrôler le discours public sur ce qui se passe. La seule raison pour laquelle les gouvernements agissent comme ils le font, la seule raison pour laquelle l’argent fonctionne comme il fonctionne, la seule raison pour laquelle le pouvoir existe là où il existe, c’est que nous avons tous accepté de jouer le jeu avec des fabrications mentales sur toutes ces choses et de prétendre qu’elles sont vraies et réelles. La seule chose qui empêche la population de décider collectivement de changer la façon dont l’argent fonctionne, de décider que les trous du cul au Capitole ne sont plus aux commandes, ou de décider que chaque milliardaire en Amérique devrait être massacré comme un porc et transformé en Slim Jims, c’est le fait que ces idées ne sont pas devenues le discours dominant. Si vous pouvez contrôler les histoires que les gens se racontent à propos de ce qui est dans leur intérêt, vous contrôlez tout.

    Joy Reid 3 20180606

    C’est pourquoi l’alliance entre Silicon Valley et les agences de renseignement américaines devient de plus en plus insolente. C’est pourquoi Facebook et la société de propagande de l’OTAN Atlantic Council ont annoncé qu’ils ont formé un partenariat quelques semaines après que le Conseil de l’Atlantique ait publié un article expliquant pourquoi les Occidentaux ont besoin de propagande pour leur propre bien. C’est pourquoi les sociétés de médias sociaux sont chargées par le Sénat de prendre des mesures pour réduire au silence les sources de révoltes. C’est pourquoi Julian Assange est réduit au silence par l’empire occidental. Et c’est pourquoi Joy Reid a toujours un travail.

    La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que nous savons exactement quelles sont nos entraves. Nos chaînes viennent de la capacité des oligarques à contrôler le discours. Un mouvement populiste visant à perturber les récits de l’establishment et à éveiller les gens à ce qui se passe est tout ce qu’il faudra pour briser la capacité de nos dirigeants à contrôler la façon dont les citoyens du monde pensent et votent. A partir de là, nous pouvons élaborer nos propres récits et créer un monde profitable à tous et pas seulement à quelques élites dirigeantes. À l’heure actuelle, ces mêmes élites se précipitent pour restreindre notre capacité de réseautage et de partage de l’information par le biais des nouveaux médias, de sorte que l’une des choses les plus révolutionnaires que nous puissions faire à l’heure actuelle est de les empêcher de le faire et de les devancer dans cette course.

    Ce n’est pas l’Ouest contre la Russie. Ce n’est pas gauche contre droite. À l’heure actuelle, le véritable conflit dans notre société, ce sont quelques élites dirigeantes et leurs complices contre l’impulsion naturelle de l’humanité à agir d’une manière bénéfique pour l’humanité. Tout ce que nous avons à faire est d’aider cette impulsion à s’épanouir, à sortir du formatage imposé par l’oligarchie et à construire un nouveau monde.

    Source:http://www.middleeasteye.net/news/saudi-government-gave-obama-aides-suitcases-full-jewels-says-ex-official-816843061

    Traduit par Pascal pour Réseau International

    https://reseauinternational.net/celui-qui-controle-la-maniere-dont-les-evenements-sont-racontes-controle-le-monde/

     

    .

    Europe :

    Vers la fin officielle de la liberté de la presse?

     
     
     
    L'on a tous entendu parler du 4e pouvoir, celui des médias. A bien y réfléchir, il s'agit d'un abus de langage, car l'existence d'un pouvoir suppose un minimum d'autonomie. Or, le phénomène de concentration des médias que l'on observe en France dépasse largement nos frontières et se révèle être un phénomène global, relevant de la collusion entre le business et le politique. Plus qu'un "pouvoir", les médias, sous leurs différentes formes, sont devenus un instrument du pouvoir. Ce qui est institutionnalisé en Grande-Bretagne avec le reporting restriction, ce que tente d'affirmer en France F. Nyssen avec une maladresse salvatrice.
     


    En Grande-Bretagne, les juges ont le droit, en application du reporting restriction, d'imposer un silence médiatique total, aux journalistes, aux bloguers, sur les médias traditionnels, dans les réseaux sociaux, sur les blogs, concernant des affaires concrètes pour éviter un risque ou un préjudice substantiel à l'exercice de la justice pour le temps que le juge décide lui-même être nécessaire.
     
    Les critères sont spécialement très larges et laissés à l'appréciation du magistrat qui impose un block out total sur certaines affaires, sous peine d'incarcération immédiate pour ceux qui enfreindraient ces restrictions. C'est ce qui s'est passé avec Tommy Robinson, qui s'est placé devant l'entrée du tribunal au moment où une affaire de viols commis par une communauté indo-pakistanaise était exéminée par la justice dans un silence médiatique total. Il filmait et interviewait les gens qui entraient dans le tribunal et diffusait ces informations sur Facebook. Ce n'est pas un journaliste, mais un simple citoyen, un activiste, mais un citoyen. Immédiatement qualifié d'extrême droite, d'identitaire. Il ose se prononcer contre des crimes commis par des étrangers. En effet, c'est sensible, mais pourquoi interdire une discussion de la société sur des sujets qui justement sont sensibles, sensibles car ils la concernent directement? Jugé, condamné et incarcéré en quelques heures, lui-même tombé sous le coup du reporting restriction, à l'heure d'internet il est difficile de mettre quelqu'un au secret, la lettre de cachet est divulguée, une réaction sociale explose. Et les médias, dociles mais vaincus, finissent pas en parler. 13 mois de prison pour avoir parlé d'un scandale, que la presse acceptait de taire.
     
    Les indo-pakistanais. En Grande-Bretange, c'est sensible, ils sont nombreux. L'immigration en général est un sujet sacré. Il faut redorer l'image des immigrés, lancer des Mamoudou, mais modifier les noms et taire les origines lors des crimes - pour ici ne pas "stigmatiser". Idéologie oblige. C'est la ligne politique, la presse doit suivre. Les médias suivent. Une partie de la société réagit.
     
     
    Ces mesures extrêmes, liberticides, sont toujours le signe d'une rupture entre la société et le pouvoir, de la difficulté pour celui-ci de faire passer ses préceptes, le signe d'un grincement idéologique, le grain de sable. En France aussi, la mécanique peine à entraîner, pourtant ce n'est pas faute d'y recourir. Mais elle ne convainc plus. Ils ont déjà trop souvent retourné leurs pantalons.
     
    Face à ce constat d'échec, il y a deux attitudes possibles. La première consiste à se remettre en cause et à comprendre que la politique menée n'est pas soutenue par la majorité de la population. Démocratie obligeant, le pouvoir réoriente alors le cours politique du pays. La seconde consiste en une reprise en main du discours social et à son reformatage par une pression plus importante des médias de tous genres. La France, avec la loi sur les Fakes news, dont la définition est tellement large qu'elle permettra de toucher toute publication indésirable, a fait le second choix. Ce choix oblige à une reprise en main de l'espace médiatique, ce que la ministre de la Culture a annoncé. Franco. Sans nuances, ni ambages. Dans une parfaite novlangue. Je vous passe les médias qui sont "en même temps" universels et doivent "faire terroir". Donc, niant toute différenciation régionale? Et en transférant les efforts sur le numérique pour toucher "les jeunes". Et tuer le service public de la télévision au passage. Bref, le PAF, c'est dépassé et arrêtez de me parler d'une grille de programmation. Les buts sont, il est vrai, ... magnifiques: 
    "Anticiper", "oser", "s'engager" : ce sont les dimensions essentielles qui ressortent du "scénario d'anticipation" pour la réforme de l'audiovisuel public (...). "Les synergies entre sociétés devront être développées, pour permettre à l’audiovisuel public d’innover, de gagner en performance et en visibilité. Il faudra également qu’elles dégagent des gains d’efficience et des économies pour financer les priorités
    J'adore la langue creuse et prétentieuse. Des mots pour ne rien dire ou plutôt pour ne pas dire ce qui sera fait. Finalement le triptique est totalement autre: il faut des médias engagés + qui doivent changer les mentalités + en présentant moins de mâles blancs, donc des médias communautarisés. Magnifique! Donc, le Gouvernement reconnaît que les médias publics français ne feront officiellement plus de l'information, mais de la propagande. Et non seulement il le reconnaît, mais il le revendique. 
     
    Evidemment, il faut réduire le financement public, sur un service déjà largement sous-financé par rapport à la Grande-Bretagne ou à l'Allemagne. Et c'est là toute l'ambiguïté de la situation: si le Gouvernement veut reformater la société avec le service public de la télévision, qui reste quand même très regardée quoi que l'on en dise, il faudrait donner les moyens aux journalistes de travailler. Mais l'idéologie dominante impose un retrait de l'Etat, donc il ne peut pas financer ses ambitions idéologiques. Ce qui par ailleurs permettra à terme de dire que le service public de la télévision ne sert plus à rien et de tout transférer vers le privé. Idéologie oblige. Le pouvoir sera alors définitivement passé des mains de l'Etat entre celles d'entreprises, elles aussi, de plus en plus globalisées.
     
    Voici l'universalité dont F. Nyssen nous parle. C'est celle de la négation de la pluralité.
     
    blogspot
     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

    Pourquoi ne cesse-t-on pas

    de s’en prendre à la Russie ?


    Il suffit de suivre un minimum ce que nous disent les grands médias pour « comprendre » que, même s’il n’est plus soviétique et s’il ne se réclame plus de la dictature du prolétariat, l’ours russe reste toujours presque aussi méchant et dangereux qu’aux temps de l’Urss. Est-ce le reflet de la réalité ou une image qu’on tente d’ancrer dans nos esprits ? Dans l’article que nous reproduisons aujourd’hui, Karl Müller se interroge sur le pourquoi de cette campagne.

    | Zurich (Suisse) | 23 décembre 2013
    +
    JPEG - 78.9 ko

    Certains prétendent que la situation internationale s’est détendue au cours des mois passés. On a évité une guerre entre les Etats-Unis et leurs alliés et la Syrie. Il y a eu également un accord passé avec l’Iran. D’ailleurs, les Etats-Unis, qui ont mené au cours des 20 dernières années avec « l’Occident » une série de guerres allant à l’encontre du droit international, seraient entre-temps si affaiblis qu’ils ne seraient plus en mesure de mener d’autres guerres importantes. En outre, les alliés des Etats-Unis, en premier lieu les autres Etats membres de l’OTAN, qui pour la plupart sont également membres de l’Union européenne, ne seraient pas capables de s’engager dans des guerres sans les Etats-Unis.


    On perd facilement de vue que Washington a déplacé ses visées agressives vers les contrées du Pacifique et que les Etats membres de l’Union européenne (sous la direction de l’Allemagne ?) – sous le couvert de l’affaire de la NSA – devront jouer le rôle de suppléants des Etats-Unis au Proche-Orient et en Afrique.


    Les nombreux rapports concernant la situation « tendue » en Asie, actuellement entre la Chine et le Japon, jouent des rôles différents. D’une part, ils peuvent servir de propagande contre la Chine et d’autre part ils vont constituer une sorte de sonnette d’alarme pour « prouver » aux Européens l’importance de la présence états-unienne dans le Pacifique mais aussi, c’est leur objectif ultime, la préparation d’une guerre contre la Chine.

    On ne parle pas, du moins publiquement, de la politique de l’Union européenne, notamment de l’Allemagne, vis-à-vis de l’Europe de l’Est et de la Russie. Et ce alors que les Etats de l’OTAN et l’Union européenne se sont fixés comme objectif – depuis 1990-1991, c’est-à-dire depuis la disparition du Pacte de Varsovie et de l’Union soviétique et malgré leurs promesses au gouvernement soviétique de l’époque – de « s’approprier » l’Est à partir de l’Ouest en incorporant toujours plus d’Etats de l’Europe de l’Est à l’alliance atlantique ainsi qu’à l’Union européenne pour affaiblir la Russie et l’asservir petit à petit. On trouve la preuve de toutes ces manœuvres dans le livre Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde, paru en 1997 et dont l’auteur est Zbigniev Brzezinski, conseiller personnel de divers présidents états-uniens.


    Dans les années 1990, il semblait que tout se passait comme prévu avec le président russe Boris Eltsine. La Russie s’enfonçait progressivement dans un chaos, qui s’étendait sur tous les aspects de la vie du pays, et se trouvait au bord de la banqueroute, aussi bien sur le plan politique et économique que sur le plan social.

     

    Dans son livre La stratégie de choc. L’émergence du capitalisme de catastrophe, paru en 2007, Naomi Klein a démontré avec force détails comment on a cherché à soumettre l’économie russe pour mettre le pays au pas, notamment pour s’emparer de ses matières premières, au moyen de « conseils » états-uniens et de la fausse théorie des bienfaits d’un capitalisme débridé, contrôlé par les intérêts financiers de Etats-Unis.

    La guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 marqua un tournant. Il devint alors impossible de ne plus percevoir le fait que la conception états-unienne « d’un nouvel ordre mondial » avait tous les traits de l’impérialisme dont le but était de soumettre le monde à « l’unique puissance mondiale ».


    En 2000, et avec l’arrivée d’un nouveau président, le nouveau gouvernement russe s’efforça de changer de cap en desserrant l’emprise états-unienne sur l’économie et les richesses de la Russie, mais aussi sur la société et la politique du pays – un projet très délicat et difficile du fait des nombreuses difficultés qui se présentaient.


    Comparé à la situation de l’an 2000, les progrès réalisés par la Russie jusqu’en 2010 sont remarquables : le produit social a doublé, le commerce extérieur a quadruplé, les dettes envers l’étranger sont réduites à un sixième de leur valeur initiale, les salaires ont augmenté de 2,5 fois en décomptant l’inflation, les rentes ont augmenté de 3 fois, le taux de pauvreté a diminué de plus de moitié, le chômage est passé de 10% à 7%, le nombre de naissances a augmenté de 40%, les décès ont diminué de 10%, les décès de nourrissons ont baissé de 30%, la durée de vie a augmenté de 5 ans, les actes criminels ont diminué de 10%, les assassinats ont baissé de 50% et les suicides de 40%, les intoxications alcooliques ont chuté de plus de 60%.


    L’« Occident » ne s’est pas empressé d’y apporter une aide. Bien au contraire, les moyens utilisés pour tenter de désagréger la Russie devinrent moins voyants mais d’autant plus perfides. Et qui osait contester ouvertement à ces tentatives en prônant des contremesures, comme c’est le cas du gouvernement russe depuis de nombreuses années, était très mal vu en Occident.


    Les principaux médias occidentaux ont joué et jouent encore un rôle de plus en plus douteux dans cette campagne menée contre la Russie. Alors que la politique de l’Union européenne, et particulièrement de l’Allemagne, glisse sur deux voies parallèles, du fait des nécessités économiques, et tente de conjuguer la rhétorique antirusse avec des relations économiques payantes, il n’en va pas de même des médias auxquels « on a lâché les rênes ».


    Contrairement à ce qu’ils font dans le cas de la Chine, pays que l’on courtise en raison de ses performances économiques (et de l’ampleur de son marché), les médias occidentaux divulguent, uniquement et en permanence, des propos négatifs au sujet de la Russie. Cette campagne atteint une intensité telle que le consommateur de médias non averti ne peut que penser du mal de ce pays. Les aspects négatifs couvrent tous les domaines de la vie et ont pour but de faire ressurgir la plupart des anciens préjugés contre la Russie.


    Et cela en dépit de l’action continue du gouvernement russe qui, au cours des 13 dernières années et jusqu’à aujourd’hui, n’a eu de cesse de proposer une coopération avec tous les pays et au bénéfice de toutes les parties.


    Ce n’est pas par amour du peuple ukrainien, mais en raison d’un dessein géostratégique, que l’Union européenne tente depuis plusieurs années d’éloigner l’Ukraine de la Russie pour la ramener vers l’UE elle-même. Nous savons aujourd’hui que la « révolution orange » de 2004 fut en fait une opération de ce qu’il est actuellement convenu d’appeler « Smart Power », opération menée en coordination avec l’Union européenne et contre la Russie. Cette tentative de coup d’Etat resta sans succès et aujourd’hui les projets de l’Union européenne n’ont toujours pas abouti au résultat escompté. Donc, il fallait s’y attendre, on s’empresse maintenant de cacher ce nouvel échec en prétendant que Moscou exerce sur Kiev des menaces et un chantage.

     

    On se garde bien d’évoquer le fait que le gouvernement russe avait avancé une proposition d’accord qui aurait profité tant à l’Ukraine qu’à l’Union européenne et à la Russie, proposition qui fut rejetée par l’Union européenne.

    Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine, s’est entretenu pendant 35 minutes avec le pape François à Rome. Contrairement aux affirmations des principaux médias, les organes du Vatican ont estimé que l’entretien s’était déroulé dans une atmosphère « cordiale ». Le président russe n’a pas rendu visite au pape en tant que dirigeant religieux de l’église orthodoxe russe mais en sa qualité de chef d’Etat. Il est vrai qu’en tant que tel il a toujours souligné l’importance des valeurs pour promouvoir un progrès dans le développement de son pays, mais aussi dans le domaine de la politique internationale.


    Contrairement à l’Occident, où l’on met l’accent sur un modèle de politique utilitariste et matérialiste, le gouvernement russe semble s’appuyer sur une conception orientée sur les fondements de l’église chrétienne, c’est-à-dire en mettant l’homme et le monde au centre de son action. Où trouve-t-on encore cela en Occident ? Quel gouvernement occidental se réclame encore de cette conception au profit de la famille, de la religion et de la nation pour le grand bien des peuples et du progrès ? Qui, en Occident, se préoccupe du fait que, sans liens stables avec « l’autre », l’épanouissement de la personnalité se délite dans la superficialité et l’indifférence lorsqu’il y a absence de soutien et perte d’identité ? On peut supposer que le pape et le président russe se sont parfaitement compris dans le diagnostic concernant l’état d’esprit de l’Occident et ses fausses théories ainsi que sur la voie à suivre pour surmonter ces erreurs.


    Nous n’allons pas prétendre qu’en Russie les familles soient intactes, que les gens vivent selon les préceptes de la religion et que la nation offre à la population tout le soutien nécessaire. Mais dans la mesure où l’on reconnaît qu’il reste encore un long chemin à parcourir, on reste bienveillant en tendant une main secourable, dans la mesure où c’est souhaité. Quant à ceux qui veulent détruire la famille, la religion et la nation, ils feront exactement le contraire.


    On doit être toutefois conscient du fait que ce n’est pas de cette manière d’agir qui apportera davantage de paix au monde. Bien au contraire, la politique de délitement provoque des conflits. Serions-nous prêts à en payer le prix ? Est-ce la volonté des peuples ?


    Nous avions pu constater à quel point les esprits se sont échauffés en Allemagne lors d’une réunion, le 23 novembre à Leipzig, dont le thème était « Pour l’avenir de la famille – va-t-on supprimer les peuples d’Europe ? ». Un groupe de manifestants violents s’en est pris brutalement à cette conférence, particulièrement aux participants qui faisaient partie du Parlement russe. Les forces de police présentes ont laissé faire pendant un bon bout de temps.


    Il fut un temps où nous étions accueillants et respectueux des autres et des opinions divergentes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Source
    Horizons et débats (Suisse)

     

    http://www.voltairenet.org/article181601.html

     

    .

    .

    Sur ce site,

     

    Mandela et Israël
    par Thierry Meyssan
    « L’art de la guerre »
    Missiles et « bouclier » sur l’Europe
     

    mondiallisation-1.jpg

    Sos-crise, le blog d'eva R-sistons (Chantal Dupille), dernières nouvelles

     

    extraits :

     

    (..) Là je commente l'actualité, et la désinformation, à chaud, tous les jours depuis mars 2013 : 

     

    https://twitter.com/rsistons

     

     

     

    Et certains tweets sont si novateurs, et essentiels à la compréhension du monde, que je finis par en publier des extraits. Ainsi sous peu, vous aurez sur mon blog officiel, 

     

    http://chantaldupille.over-blog.com

     

    des analyses très originales sur ce qui nous attend avec le Nouvel Ordre Mondial : Tout doit être bouleversé de fond en comble ! Je publie sur ce site des infos que je n'ose pas mettre sur mon blog "pour les seniors", afin de ne pas trop les traumatiser ! Le NWO est dévastateur...


     

     

    Le site qui REGROUPE TOUT (qui suis-je, blogs, vidéos, livres...) est ici : 

     

    http://chantaldupille.fr/

     

     

     

    Je vous recommande aussi MES VIDEOS, celle qui est la plus populaire est : 

     

    Le drame français: C'est aujourd'hui un pays colonisé par les sionistes - R-sistons vidéo 16 

     

     

    Par ailleurs, voici le lien d'UN BLOG qui ose révéler ce que les médias cachent, à ce titre il a été supprimé d'office de ma "Communauté Journalistes et Clubs de Presse", sans doute est-il trop audacieux ! Du coup, je le relaie... Et tout a été fait pour que ma Communauté Journalistes ne fonctionne plus normalement, plus aucun nouveau venu, plus d'articles publiés, sauf exceptions, en dehors des miens... Nous ne sommes évidemment plus en démocratie, déjà !

     

    http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com

     

    On fait tout pour cacher ce site, donc je fais tout pour le mettre en avant ! Voilà ! R-sistons à la censure, R-sistons à l'intolérable ! Encore et toujours !

     

     

     

    Pour une POLITIQUE novatrice, non-alignée mais sérieuse,vous pouvez visiter le site de l'UPR, http://www.upr.fr/

    .

     

     

    L'Europe : Son vrai visage

     

     

    UE-aide-alimentaire-non.jpg

     

     

     

     

    Pour la REINFORMATION, vous pouvez voir ou écouter:

     

     

     

    Pour les fêtes, je vous conseille :

     

    2 livres à lire pour comprendre le monde actuel
    Tout ce qu'on ne vous dit pas (cliquer sur l'image)

    CSC+EP

     

    eva R-sistons (pseudo de Chantal Dupille)

     

     

    Noël en Palestine occupée : 

     

     

     

     

     

    Permalien de l'image intégrée

     
    .

     

     

     

     


    votre commentaire
  • http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

    http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

     

     

    Journalistes agitateurs ?

     

    Par eva R-sistons

     

     

     

    Les Médias servent-ils à informer ?

     

    Pas du tout.


    Aux mains des Industriels de l'Armement, ils sont utilisés pour faire de la propagande de guerre (Reportages des Benoît Duquesne, Marie Drucker, etc,  sans parler, quotidiennement, du lavage de cerveau des Arte ou France24, pour ne citer qu'eux).

     

    Outre que la Presse sert, dans la France de Sarkozy colonisée par les Sionistes fervents supporters d'Israël, à désinformer, à conditionner et à faire de la propagande, sa principale mission, alors que la Syrie est attaquée et que l'Occident fait tout pour déstabiliser les pays non-alignés comme la Russie, la Chine (via le turbulent Tibet), la Biélorussie, le Vénézuela, l'Iran, le Mali, le Soudan, l'Algérie, etc etc, sa principale mission est de faire de l'agitation politique.

     

    Sans les médias, les prédateurs de l'Occident ne parviendraient pas à leurs fins. Avec de grands médias comme Arte, France24, FR2, TF1, BFMTV etc et en particulier une émission comme les Observateurs (au service de la propagande de la CIA etc, donnant la parole, exclusivement, aux opposants aux Etats non alignés sur Washington), tout est fait pour encourager, sur place, l'agitation  orchestrée par les Services secrets américain, israélien, français. Jamais un défenseur du Régime en place ne peut s'exprimer, tout, absolument tout, est fait pour manipuler l'Opinion en faveur des criminelles guerres économiques de l'OTAN.

     

    Alors, les journalistes condamnés à devenir de simples agitateurs, relais des intérêts de l'Occident ? Bien évidemment, quotidiennement, et abusivement.

     

    Qu'attend-on pour conduire les journaleux français à la seule place qui devrait être la leur : Devant un tribunal pour haute trahison de leur fonction et de la France ?

     

    Eva R-sistons.

     


    votre commentaire
  • http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/12/fourest.jpg

    http://www.mecanopolis.org/?tag=caroline-fourest

     

    Nouveau sur Investig'Action -www.michelcollon.info

    Les manipulations dangereuses de Caroline Fourest

    Pour avoir spectaculairement contesté Caroline Fourest à l'Université Libre de Bruxelles, le chercheur Souhail Chichah va-t-il être bientôt exclu de cette université ? Avant de se faire une opinion, il nous semble indispensable de vérifier les quatre questions posées dans ce dossier spécial : 1. Les médias ont-ils rapporté les faits correctement ? 2. En arrêtant subitement la conférence, certaines forces politiques cherchaient-elles à jouer les victimes ? 3. Fourest est-elle une chercheuse objective ou une serial menteuse, comme l'en accusent Pascal Boniface ("Les intellectuels faussaires") et d'autres analystes ? 4. L'université en général dérive-t-elle vers la dictature du marché et de la pensée unique ?
    Grégoire Lalieu et Michel Collon

    Burqa Pride à l'ULB
    Fourest chahutée à Bruxelles : atteinte à la démocratie, oui mais par qui ? - Grégoire Lalieu
    Au nom de la démocratie, il faut exclure le chahuteur qui demandait plus de démocratie...

    Clash Chichah/Fourest, l'ULB : Alma Mater ou Matamore ? - Bahar Kimyongür
    Un petit fichu agité devant Fourest et c'est le péril vert qui se répand dans nos chaumières.

    La méthode Fourest
    Oui, certes... mais les Grecs sont quand même des salauds ! - CPPN
    La méthode Fourest pour les Nuls...

    A propos de « Frère Tariq », de Caroline Fourest - Alain Gérard
    L'ouvrage qui a propulsé la carrière de Fourest passé au détecteur de mensonges.

    A l'école de la pensée unique ?
    Pourquoi je démissionne de l'université après dix ans d'enseignement - Annick Stevens
    « Il n'y a plus de temps à perdre à lutter contre une institution qui se trompe d'excellence ».

    La pensée critique dans l'enclos universitaire - Pierre Rimbert
    « Les intellectuels critiques n'ont pourtant pas disparu. Que font-ils ? »

    Investig'Action - www.michelcollon.info ne peut exister que grâce à vos dons et commandes de livres
     

     

     

    __________________________________________________________________________________________________

     

     

    .

    Déc. 19 2009

    Caroline Fourest, l’obscurantisme sous couvert de la défense de la laïcité (vidéo)

    En France, les frères Ramadan sont ostracisés par le puissant lobby islamophobe et ses beni oui-oui d’origine libanaise ou maghrébine. Tout simplement, parce qu’ils n’acceptent pas la diabolisation de l’Islam. Comme tout clous qui dépassent, ils ont donc droit aux coups de marteau des tenants de notre glorieux héritage colonial. Les « inférieurs » doivent « s’écraser » et demander la permission d’exister.


    fourest

    C. Fourest, l’obscurantisme, l’intolérance et le fanatisme, sous couvert de la défense de la laïcité.

    Dans un activisme vibrionnant, Caroline Fourest anime cette mouvance. Tous les médias officiels, presse, radios, TV, lui sont ouverts. Passant pour une spécialiste de l’Islam. Alors qu’elle n’est que l’archétype de l’intolérance islamophobe. Si bien décrite, démontée, dénoncée, dans les livres d’Edward Saïd.

    Les USA ont Daniel Pipes. Nous en France, en Europe, nous avons notre grande inquisitrice : Caroline Fourest. Au culot inébranlable. Transbahutant son fonds de commerce islamophobe, baluchon, bric-à-brac d’intolérance, de suspicions paranoïaques, de réquisitoires en sorcellerie.

    Elle m’avait amusée, dans une émission de TV britannique vue à Londres, lors du lancement médiatique de la guerre en Irak. Y avaient été invités des “journalistes” de différents pays européens pour justifier l’innommable : détruire un pays, plus d’un million de morts, sur fondement de mensonges. Tout le monde le savait.

    Car une guerre se lance comme un nouveau dentifrice sur le marché, par un matraquage publicitaire préalable ou en accompagnement. La propagande, en pleine effervescence, roulait du tambour sur l’hystérie du choc des civilisations : l’Islam une menace pour l’Occident !

    Dans sa diatribe anglicisante, Caroline Fourest venait confirmer combien la France était en danger avec des banlieues, des mosquées, des imams propagateurs de la haine de l’Occident…

    Elle ne voit l’Islam qu’à travers les stéréotypes des néoconservateurs US. Dans un laborieux copié-collé des argumentaires de propagande, élaborés par les officines de la désinformation des Think Tanks. Même pas retraités. Encore moins repensés. Régurgités, simplement.

    Le comble du ridicule : quand elle aborde cette immense mosaïque désignée sous l’appellation de Frères Musulmans ! Variant, évoluant, dans sa composition et ses orientations, d’un pays à l’autre, d’un courant à l’autre, d’une époque à l’autre. Avec ses bons et ses méchants, ses héros et ses dissidents, ses martyrs et ses collabos.

    Visiblement, sur L’islamisme et les Frères Musulmans, elle ne s’est même pas donnée la peine de lire l’ouvrage fondamental de François Burgat. Le meilleur spécialiste international sur la question.

    Alors, dans ce fourre-tout relooké en Chaudron de l’Enfer, Caroline Fourest vient puiser à la louche tous les amalgames, toutes les thèses et condamnations, contre l’Islam. Hypnotisant un public désinformé. Bien sûr, à l’abri des “appellations-alibis”, boucliers de la rhétorique islamophobe : islam radical, laïcité…

    Incapable de lucidité, de courage, d’honnêteté, pour constater, toucher du doigt, dire, que ce ne sont pas des musulmans qui occupent militairement, bombardent, rasent des villages, villes, régions, pays, en Europe ou en Amérique du nord. Dans l’hyperviolence. Depuis des décennies. Mais, le contraire. En Terre d’Islam, ce sont des occidentaux, chrétiens ou pas, laïcs ou pas. Semant quotidiennement la mort, la désolation, la souffrance, le désespoir. Dans la bonne conscience.

    Refusant d’admettre que l’Islam est une des grandes religions de l’Humanité et donc de l’Europe, elle et ses sponsors la voudraient invisible. Dans son délire inquisitorial, traquant inlassablement le “double langage”, sur fond de procès d’intention. Ce n’est plus la chasse à la taupe moscovite, mais à la taupe iranienne, « islamofasciste », alqaïdesque…

    Multipliant, livres, articles, déclarations, présences médiatiques. Cette “journaliste de gauche” pratiquant avec cynisme le « double langage » qu’elle prétend dénoncer.

    L’obscurantisme, l’intolérance, le radicalisme du racisme, le fanatisme, sous couvert de la défense de la laïcité.


    Georges STANECHY

    .
    .
    _______________________________________________________________________________
    .
    22 2010

    Mohamed Sifaoui, l’imposteur (vidéo)

    Voir vidéo sur le site

     

    D’après la légende, Mohamed Sifaoui (qui s’appelle en réalité Djamel Schifouna) est un opposant algérien qui a fuit son pays à la fin des années 1990. Mais, quelques mois seulement après avoir débarqué en France, « l’opposant » est bizarrement devenu l’ami de certains haut-gradés algériens, au point de venir soutenir le très sympathique général Khaled Nezzar lors d’un procès qui s’est tenu à Paris en 2002.


    sifaoui

     

     

    Transformé en pourfendeur de « l’islamisme », le dynamique Mohamed est devenu le fournisseur officiel de barbus aux chaînes de télévision françaises qui louent ses services comme on loue ceux d’un traiteur pour une soirée d’anniversaire. C’est ainsi que, dès 2003, son inséparable caméra cachée lui a permis de démasquer, pour France 2 et M6, une prétendue « cellule d’Al Qaida à Paris ». Une étrange affaire qui s’est soldée par « la fuite » du principal protagoniste du « reportage » – un soi-disant militant algérien du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) – en… Algérie, pays où le « jihadiste » coule, d’après nos informations, des jours assez tranquilles. Il se passe des choses étranges en Algérie.

    Mais l’Algérie est un trop petit pays pour satisfaire les appétits de Mohamed Sifaoui qui, auréolé de ce premier succès télévisuel, s’est rapidement lancé « sur les traces de Ben Laden » au Pakistan, pour M6, manquant le chef d’Al Qaida d’un poil de barbe (2003), avant de traquer Abou Moussab Al Zarkaoui en Jordanie, pour la même chaîne, sans plus de succès (2005). Ces derniers temps, c’est principalement pour l’émission du service public Envoyé Spécial que le journaliste en rangers fait chauffer sa caméra cachée, avec des « enquêtes » au bazooka contre les mosquées de banlieues (2004), contre Tariq Ramadan (2004), contre les « émeutiers » de banlieues (2005), contre les « islamistes » danois (2006), etc. Chefs d’œuvre de manipulation, comme cela a été prouvé dans une édition d’Arrêt sur images sur France 5 en 2006, les reportages de Mohamed Sifaoui font exploser l’Audimat, et ont l’odeur âcre de la terre brûlée.

    Ceux qui veulent comprendre ce qui s’est tramé lors de la trop fameuse « affaire des caricatures de Mahomet » [1] qui a défrayé la chronique en février dernier perdront leur temps à lire le nouveau livre de Mohamed Sifaoui, sobrement intitulé L’affaire des caricatures. On n’y apprend rien sur cette affaire qu’on ait déjà lu dans les journaux. Les lecteurs qui, par contre, aiment qu’on leur fasse peur – et qu’on les prenne au passage pour des imbéciles – y trouveront sans doute leur compte (18 euros).

    Car l’affaire des caricatures danoises n’est pour Sifaoui qu’un prétexte pour seriner, une fois de plus, ses théories farfelues sur le danger qui menace la planète : l’islamisation du monde. C’est en tout cas ce que l’on comprend quand le grand journaliste nous explique que l’affaire des caricatures n’est que la partie immergée d’une offensive généralisée contre « le monde occidental ». Bientôt, prévient-il à demi mot, les athées ne pourront plus blasphémer, les chrétiens seront privés de porc et le prêt à intérêt sera banni des banques occidentales (p 164-165). Mince !

    Ceux qui mènent cette offensive sont, bien sûr, très méchants. La preuve : ce sont des « islamistes », décrète Mohamed Sifaoui qui utilise ce concept creux à 225 reprises (sur 178 pages en gros caractères)… sans jamais l’expliquer autrement que par analogie avec « le totalitarisme », « le fascisme » et « le nazisme ». Un amalgame d’une confondante banalité qui évite d’avoir à trop réfléchir (George Bush, qu’on sait être un fin intellectuel, l’utilise régulièrement pour justifier sa « guerre contre le terrorisme ») et qui permet à Sifaoui de cracher impunément sur tous ceux dont la tête ne lui revient pas. Les imams danois qui contestèrent la publication des caricatures ? Nazis ! Les manifestants qui protestèrent contre les dessins dans de nombreux pays ? Les Frères musulmans ? Tariq Ramadan ? Nazis ! Nazis ! Nazis !…

    Sifaoui confronté par Sirât Alizza
     

    Par ce subtil jeu d’écriture qui transforme à peu près n’importe qui en représentant du mal absolu [2], Sifaoui peut filer la métaphore ad nauseum. Il radote, c’est la tarte à la crème, sur « l’esprit munichois ». Il parle du « fascisme vert [prêt à] défiler sur les Champs-Élysées » (p 19). Et il rappelle aux « esprit libres » d’aujourd’hui l’« exode d’Européens dans les années 1930, quand d’autres esprits libres ont été contraints de quitter l’Allemagne » (p 172)… Il y a évidemment, dans cette guerre contre « l’islamo-fascisme », des « collabo » et des « résistants ». Sachant qu’« être opposé à la publication des caricatures » vous place mécaniquement « du côté des islamistes » (p 116), on distingue facilement les deux camps.

    Et on comprend aisément pourquoi les « munichois » sont si nombreux : tous les journaux qui estimèrent inutiles de jeter de l’huile sur le feu, tous les gouvernements occidentaux qui cherchèrent à calmer le psychodrame et même les services de sécurité européens qui, nous explique Sifaoui, brossèrent les « islamistes » dans le sens du poil (la police, c’est bien connu, adore les barbus)… Face à ce collaborationnisme généralisé, les « résistants » ne peuvent qu’être des héros dont le bon Mohamed, c’est la moindre des choses, salue les noms : Daniel Leconte, Bernard-Henri Lévy, Taslima Nassreen, Salman Rushdie, Caroline Fourest, Ayan Hirsi Ali, Philippe Val, Antoine Sfeir [3] … Autant de personnalités anonymes et méprisés des grands médias auxquels il faut ajouter Guilaine Chenu et Françoise Joly, responsables de l’émission Envoyé Spécial (France 2), qui eurent le courage de diffuser, le 23 mars 2006, une « enquête » sur les caricatures réalisée par… Mohamed Sifaoui.

    Car la pénible démonstration de Mohamed Sifaoui n’est en réalité qu’un pathétique plaidoyer en faveur de Mohamed Sifaoui himself. Vivement critiqué au Danemark après la diffusion du « reportage » d’Envoyé Spécial par une chaîne locale – au point qu’il a dû « cacher [ses] rushes en lieu sûr » pour éviter la saisie de la police danoise… (p 149), notre Jean Moulin des temps modernes se dépeint en véritable martyr de la cause « anti-islamiste ». Une posture qu’il affectionne particulièrement, et qui lui servira sans doute d’argument marketing pour continuer à vendre à bon prix ses reportages et ses théories à l’emporte-pièce aux mastodontes de l’audiovisuel hexagonal. Et comme le XXIe siècle « sera celui de la connerie », prophétise Sifaoui, qui est aussi poète (p 20), on ne peut que lui prédire une bonne fortune.


    Souleyman al-Arabi


     

    [1] L’affaire des caricatures, dessins et manipulations, Editions Privé, Paris 2006

    [2] C’est ainsi que les « vingt-sept associations musulmanes » reconnues au Danemark (p 78) deviennent comme par magie, quelques pages plus loin, « vingt-sept associations islamistes » (p 158).

    [3] Les sept derniers cités ont sauté sur l’occasion des caricatures pour signer, le 28 février 2006, un énième « appel » assimilant « l’islamisme » au « totalitarisme » : Ensemble contre le nouveau totalitarisme, l’islamisme.


    votre commentaire
  • NS-escalier.jpg

     

     

    Média misérable au service d'un pauvre type..

    Sarkozy sur Arte, 21 décembre 2012

    Par eva R-sistons

     

     

     

    Sarkozy vu par les journalistes étrangers, documentaire de William Karel sur Arte ! Que pouvions-nous en attendre, sur ce vecteur de totale désinformation, et de criminelle propagande pour les guerres impérialistes au profit des Anglo-Saxons, des Israéliens et du caniche français ? Pas de l'information, évidemment. Au plus, une aimable pochade montrant le personnage tel qu'il est, tout simplement misérable et répugnant. Petit, complexé, ridicule, enfantin, maladroit, paumé... et voulant jouer dans la cour des grands. Pathétique !

     

    Bref, on a bien ri de le voir aussi grotesque. Document caustique, à souhait. De quoi nous faire détester un peu plus le triste sieur ! Mais tout ça reste futile, si futile, si petit... comme le personnage ! Pensée Unique oblige... On distrait un peu le téléspectateur, et surtout, surtout, on laisse de côté l'essentiel. On ne le fait pas penser. Penser, c'est dangereux !

     

    La Pensée Unique, militaro-financière, culmine au moment où un journaliste de langue anglaise célèbre les prouesses de Sarkozy en Libye, guerre qui est "une réussite totale" ! Là, le masque tombe définitivement... Oyez, bonnes gens, vive les guerres humanitaires qui tuent 80.000 civils et ruinent un pays prospère, pour "sauver quelques opposants" ! Le scénario se renouvelle en Syrie, les Médias aux mains des marchands d'armes chantent les louanges des guerriers modernes... et Melle Marie Drucker célèbre les guerres pour la patrie ! En Libye, en Syrie, en Afghanistan ? Nous défendons notre patrie ? Vraiment ? Ou celle des multinationales apatrides ?

     

    Quoi encore ? Mais voyons, comme l'émission de faux débats C dans l'Air, aussi sioniste que son compère d'Arte, on critique le style de l'Occupant de l'Elysée. OK pour égratigner la forme, mais pas touche le fond, surtout !

     

    On n'apprendra pas que Sarkozy, l'homme du CRIF et de la CIA (mère remariée à un agent de la CIA, et Sarkozy formé à la bonne école), a été imposé aux Français via les médias collabos des Puissances contraires aux intérêts des citoyens, pour soumettre notre pays aux diktats de la City, de Washington, du CRIF, du MEDEF, du Nouvel Ordre Mondial, ou si vous préférez, afin de l'aligner sur le modèle américain, sauvage, brutal, communautariste, ultra-libéral, va-t-en guerres impérialistes, permanentes et meurtrières.  Et c'est ainsi que tout ce qui caractérise la France est méthodiquement détruit, Droits de l'Homme, liberté de la presse, modèle social, services publics, indépendance nationale, laïcité, Droit du Travail... Et non seulement la France est pleinement de retour dans l'OTAN, mais totalement engagée aux côtés des criminels qui veulent dessiner le Grand Israël ou dominer toute la planète pour la ruiner, la piller, l'asservir... Sarkozy, laquais du Nouvel Ordre Mondial, comme son pote texan Bush, est prêt à affronter le monde entier, mais pour faire parler de lui, pour se présenter en sauveur devant des figurants de l'UMP ou du Qatar, et glaner quelques voix de plus en 2012 !

     

    En présentant des documents comme ceux-là, Arte champion de la pensée militaro-financière au service du Cartel bancaire qui dévaste la planète, au service des intérêts anglo-saxons et israéliens, Arte, donc, distrait les veaux, désamorce leur colère sociale en la transférant sur le dos du style du bonhomme, seule cible. Alors, on rit bien, mais on reste sur sa faim... Un os à ronger ne remplace pas un plat de subsistance !

     

    On a vu dans ce plaisant document les LIMITES de la Presse aujourd'hui: Pas touche le fond des problèmes; On détourne la colère des floués sur le style... seulement !

     

    Pouvait-on attendre autre chose d'une des principales chaînes staliniennes de la planète ? Riez, bonnes gens, amusez-vous, et oubliez le reste...

     

    Mais le reste vous rattrape un jour. Et là, Arte apparaîtra comme elle est : Misérable, comme l'occupant de l'Elysée ! Les deux font la paire, finalement...

     

    Arte est un leurre, pour nous faire croire qu'elle est plurielle, diverse, au service de l'information, ouverte aux  Révolutions arabes, alors que comme la Presse de Gôche (Nouvelobs, Libé, Marianne...), elle est seulement au service de la Pensée Unique mondialiste.  Non un instrument d'information, mais de propagande pour nous amener à accepter l'ultra-libéralisme "incontournable", les guerres prédatrices impérialistes, les lois liberticides, etc.

     

    Boycottons ces organes sionistes de désinformation, et lisons les médias alternatifs !

     

    Eva R-sistons aux Médias menteurs et trompeurs, au seul service de l'Oligarchie de psychopathes qui ruine la planète

     

     

    _______________

     

    Le bilan de Sarkozy en 15 chiffres

     

    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/media/00/02/73ac50dc1b92e33f1b67b6ed0a3d1fcc.jpg

    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/media/00/02/73ac50dc1b92e33f1b67b6ed0a3d1fcc.jpg

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique