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    Les victimes civiles des bombardements français, il faut en parler…

    Publié par Gilles Munier sur 3 Décembre 2015, 17:24pm

    Catégories : #Etat islamique

    Les victimes civiles des bombardements français, il faut en parler…

    Par Gilles Munier/

    Du sang sur les ailes des chasseurs occidentaux… Cette fois, ce sont 12 civils dont 5 enfants qui ont été tués à Raqqa. Faut-il se taire?

    L’information selon laquelle un Rafale français a bombardé l’école Fatima al-Zahra à Mossoul, le 24 novembre dernier, – tuant 28 écoliers - est difficilement vérifiable car aucune ONG indépendante ne peut se rendre sur place, mais aussi parce que le ministère français de la Défense refuse de parler des victimes civiles de l’Opération Chammal.

    La France frappe Mossoul et Raqqa

    Quelques jours avant la nouvelle du bombardement de l’école irakienne, le 22 novembre, Jean-Yves Le Drian – ministre de la Défense – avait déclaré au Grand rendez-vous - Europe1-i-Télé-Le Monde que la France frapperait « Mossoul [en Irak] où se trouvent les lieux de décision politique [de l’EI] et Rakka [en Syrie] où se trouvent les centres de formation des “foreign fighters”, c’est-à-dire les combattants destinés à agir à l’extérieur ».

    Le 25 novembre, le site du ministère l’a confirmé à sa manière : « Le mardi 24 novembre 2015 à 19h30 (heure française), les chasseurs français ont été engagés au-dessus de l’Irak depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle. Avec des aéronefs de l’US air force, les quatre Rafale Marine ont frappé des capacités de commandement et de formation de Daech. Le raid conjoint a détruit les cibles visées à Tall Afar » et, le lendemain, le quotidien Le Parisien a pu titrer: « Irak : des avions français ont bombardé Daech près de Mossoul».

    Dans le communiqué, il n’était nulle part fait la mention d’objectifs visant la ville de Mossoul, encore moins de victimes civiles. Et dans la ville turkmène de Tall Afar ?

    Alors, encore un Hoax ?

    La nouvelle du bombardement de l’école irakienne a pour origine le quotidien londonien en langue arabe Al-Quds al-Arabi qui citait une dépêche de l’agence Deutsche Presse-Agentur (dpa), reprise aussitôt en anglais par le parlementaire britannique George Gallloway sur son compte Twitter.

    Selon Middle East Eyes (MEE), l’agence dpa a démenti avoir diffusé la nouvelle. Son origine serait la radio Deustche Welle en arabe (la RFI allemande). MEE ajoute pour finir qu’un habitant de Mossoul - refusant de donner son identité (pour des raisons de sécurité) - l’a également démentie.

    Le 26 novembre, cette fois à Raqqa : 12 civils tués dont cinq enfants…

    Le 26 novembre, Raqqa a été touchée par des raids aériens et là encore des enfants ont été tués. C’est du moins ce qu’a affirmé Le Figaro.fr sur la base d’informations transmises cette fois par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ONG syro-londonienne anti-Bachar al-Assad. Rami Abdel Rahmane, son directeur, a signalé que les environs d’une école avait été visés, tout en précisant ne pas être en mesure d’indiquer la nationalité des bombardiers. Alors, encore d’un Hoax ?

    Qui tue qui ?

    Rendant compte des activités de Chammal le 26 novembre, le site du ministère de la Défense français n’est pas entré dans le détail des bombardements sur Raqqa. Tout ce qu’on a eu le droit d’apprendre, c’est : « la coalition continue d’affaiblir les structures de commandement, de formation et de financement de Daech».

    Les avions de la coalition anti-Etat islamique chassant en bande organisée, il est quasi impossible de savoir « qui tue qui ? » lorsque des civils sont tués, notamment des enfants. Est-ce une raison pour se taire ?

    Si la mort des 28 écoliers irakiens est une fausse nouvelle : tant mieux ! Mais qu’en est-il des civils morts à Raqqa ?

    Qu’on ne nous fasse pas croire que les bombardements ne tuent que des djihadistes. En Grande-Bretagne, les Britanniques manifestent contre les bombardements occidentaux en Irak et en Syrie, contre-productifs et criminels. En France, il serait peut-être temps d’y penser.

    Photo : Raqqa bombardée

    http://www.france-irak-actualite.com/2015/12/les-victimes-civiles-des-bombardements-francais-il-faut-en-parler.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

    Plus de civils tués que de djihadistes. On ne parle pas des morts de la France, seulement de ceux de l'armée d'Assad qualifié, lui, de "boucher" !!! (eva)

     


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    Paul Craig Roberts : qui profite des attentats de Paris ?

    vendredi 20 novembre 2015, par Comité Valmy

     

    Répétez après moi : les grands médias disent toute la vérité et rien que la vérité…

     

    Paul Craig Roberts : qui profite des attentats de Paris ? 
    Washington affine ses opérations sous fausse bannière

    Washington et ses vassaux français ont affiné la façon dont ils mènent leurs opérations sous fausse bannière (false flags). Avec l’opération Charlie Hebdo, ils ont su couler immédiatement le scénario dans le béton afin d’éviter les questions de la presse écrite et télévisuelle, et pour faire en sorte que le discours officiel tienne lieu d’enquête.

    Le scénario établi a fait qu’il s’est avéré inutile d’expliquer le mystérieux « suicide » de l’un des principaux enquêteurs de la police qui collaborait à l’enquête sur l’événement. Le scénario établi a également fait en sorte qu’il s’est avéré inutile d’expliquer pourquoi il était nécessaire d’abattre les auteurs présumés, plutôt que de les capturer, ou d’expliquer comment les autorités françaises pouvaient être si mal informées sur le présumé conducteur du véhicule ayant servi à prendre la fuite, mais pas sur les deux hommes armés. Aucune explication n’a été fournie pour expliquer pourquoi les autorités croyaient à l’existence de ce conducteur, et celui-ci n’a été ni capturé ni abattu. En effet, il reste beaucoup de questions sans réponse qui sont sans intérêt pour l’ensemble des médias, sauf les médias alternatifs sur Internet.

    Ce que les États-Unis et la France ont appris du scepticisme circulant sur Internet concernant Charlie Hebdo, c’est de faire en sorte que le scénario demeure fluide. Charlie Hebdo a impliqué deux scènes de violence, et la connexion entre les deux actes de terrorisme était vague. Cette fois-ci, il y a eu plusieurs scènes de violence, et elles ont été mieux intégrées dans le scénario.

    Ce qui est encore plus significatif, c’est que les événements ont été rapidement suivis par encore plus d’épisodes dramatiques, comme la poursuite d’un terroriste présumé en Belgique, un bombardement français sur l’État islamique, l’envoi d’un porte-avions français au Moyen-Orient, une déclaration de guerre contre Daech par le président français, et des spéculations indiquant que Hollande, sous la pression de Washington, va invoquer l’article V de l’OTAN, ce qui conduira l’OTAN à intervenir contre l’État islamique. En faisant suivre chaque événement par un autre encore plus percutant, le public est distrait de l’attaque elle-même et des intérêts servis par cette attaque. Déjà, l’attaque elle-même est de l’histoire ancienne. L’attention du public a été dirigée ailleurs. À quel moment l’OTAN enverra-t-elle des soldats sur le terrain ?

    Les médias occidentaux ont ignoré de nombreux aspects significatifs des attentats de Paris. Par exemple, de quoi ont bien pu discuter les directeurs de la CIA et des services de renseignements français lors de leur réunion quelques jours à peine avant les attentats de Paris ? Pourquoi est-ce que de faux passeports ont été utilisés pour identifier les assaillants ? Pourquoi les attaques se sont-elles produites le jour même où se tenaient des simulations d’attaques terroristes simultanées sur plusieurs sites, avec la participation des premiers intervenants, de la police, des services d’urgence et de personnel médical ? Pour quelles raisons les médias n’ont-ils pas enquêté sur les révélations indiquant que la police française a été aveuglée par une cyberattaque sophistiquée contre son système de suivi des données mobiles ? Y a-t-il des gens qui croient Daech capable d’une telle prouesse ?

    Les médias occidentaux servent simplement d’amplificateur pour la propagande gouvernementale. Même les médias non occidentaux suivent ce modèle en raison de l’effet émoustillant. C’est une histoire fascinante pour les médias, et elle ne nécessite aucun effort.

    Initialement, même les médias russes se sont contentés de clamer le scénario établi qui sauve l’establishment politique occidental d’une défaite politique sur le plan domestique et la Russie d’une défaite en Syrie. Mais ça n’a pas été trop long avant que certains médias russes se souviennent des nombreuses fausses allégations concernant une invasion de la Russie en Ukraine, l’emploi d’armes chimiques par Assad, le positionnement de missiles américains près des frontières de la Russie pour protéger l’Europe contre d’inexistants missiles balistiques intercontinentaux nucléaires iraniens. Et ainsi de suite.

    Les médias russes ont commencé à poser des questions et ont reçu de bonnes réponses de Gearóid Ó Colmáin.

    Pour comprendre les attentats de Paris, il convient de commencer par cette question : « Qui est Daech ? » Apparemment, Daech est une création de la CIA ou d’un organisme de l’État clandestin protégé par le service des opérations de la CIA. Daech semble avoir été utilisé pour renverser Kadhafi en Libye, avant d’être envoyé en Syrie pour renverser Assad. On pourrait croire que Daech est entièrement infiltré par la CIA, le Mossad, et les services de renseignements britanniques et français. Il est possible que Daech soit en train de réaliser qu’il constitue une force indépendante et qu’il s’efforce de remplacer l’ordre du jour de Washington par le sien propre. Quoi qu’il en soit, Daech semble toujours être au moins partiellement dépendant de l’aide, active ou passive, de Washington.

    Daech est un nouveau groupe qui est apparu soudainement. Daech est dépeint comme un groupe de barbares fanatiques armés de couteaux et issus tout droit de l’époque médiévale. Comment un tel groupe a-t-il pu acquérir si rapidement des capacités d’intervention internationales lui permettant de souffler un avion de ligne russe du ciel égyptien, d’effectuer des bombardements au Liban et en Turquie, de déjouer les services de renseignements français, et de mener plusieurs attaques simultanées à Paris ? Comment se fait-il que Daech n’attaque jamais Israël ?

    La question suivante est celle-ci : « En quoi les attentats de Paris sont-ils avantageux pour Daech ? » Est-ce un avantage pour Daech que les frontières de l’Europe soient fermées, ce qui l’empêchera d’infiltrer l’Europe sous guise de réfugiés ? Est-il utile pour Daech de provoquer le gouvernement français à bombarder ses positions au Moyen-Orient, et de susciter une invasion de l’OTAN ?

    Qui bénéficie [de ces attaques] ? De toute évidence, l’establishment politique européen et américain, à bien des égards. L’establishment politique en France, en Allemagne et au Royaume-Uni est en difficulté, car ils ont facilité les guerres de Washington au Moyen-Orient qui apportent des flots de réfugiés en Europe. Pegida gagne en popularité en Allemagne, comme le Parti de l’indépendance de Farage au Royaume-Uni et le Front national de Marine Le Pen en France. En effet, un récent sondage a indiqué que Marine Le Pen arrivait en tête comme favorite aux prochaines élections présidentielles en France.

    L’attaque de Paris écarte ces partis politiques dissidents et leur dérobe l’initiative. Parmi les premiers mots qu’il a prononcés en réponse à l’attaque, le président français a déclaré que les frontières de la France étaient fermées. Les alliés politiques d’Angela Merkel en Allemagne poussent déjà son gouvernement dans cette direction. « Paris change tout », déclarent-ils. Cela a certainement sauvé l’establishment politique européen de la défaite et de l’érosion de son pouvoir.

    Le même résultat s’est produit aux États-Unis. Les outsiders Donald Trump et Bernie Sanders massacraient les autres candidats de l’establishment à la présidence. Trump et Sanders avaient l’élan. Mais « Paris change tout ». Trump et Sanders sont maintenant mis à l’écart, ils ne font plus les nouvelles. L’élan est perdu. Le scénario a changé. « Les attaques de Paris prennent le devant de la campagne de 2016, » déclare CNN.

    Parmi les autres paroles qu’il a immédiatement prononcées, sans aucune preuve à l’appui, le président Hollande a déclaré que l’État islamique avait attaqué la nation française. De toute évidence, cela permettra à Hollande d’invoquer l’article V de l’OTAN, qui enverrait une force d’intervention en Syrie. Ce serait la façon pour Washington de contrer l’initiative de la Russie qui a sauvé le gouvernement Assad de la défaite par l’État islamique. L’invasion de l’OTAN permettrait de renverser Assad dans le cadre de la guerre contre l’État islamique.

    Le gouvernement russe n’a pas reconnu immédiatement cette menace. Le gouvernement russe a vu dans l’attaque de Paris la possibilité d’obtenir la coopération de l’Ouest dans la lutte contre Daech. La ligne russe était que nous devions tous combattre Daech ensemble.

    La présence russe, bien que très efficace, demeure minime en Syrie. Que fera le gouvernement russe lorsque sa politique en Syrie sera contrainte par une invasion de l’OTAN ?

    Le seul bénéficiaire de l’attaque de Paris, c’est l’objectif de l’establishment politique occidental et de Washington qui consiste à détrôner Assad en Syrie. L’attaque de Paris a supprimé la menace pour les establishments politiques français, allemands et britanniques provenant du Front national, de Pegida, et du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni. L’attaque de Paris a supprimé la menace pour l’establishment politique américain de la part de Trump et Sanders. L’attaque de Paris a fait avancer l’objectif de Washington d’éliminer Assad du pouvoir.

    La réponse à la question latine, « Cui Bono » (à qui cela profite-t-il ?), est claire.

    Mais ne vous attendez pas à l’entendre dans les médias occidentaux.

    Paul Craig Roberts
    (cliquez ici pour lire l’original en anglais)

    Traduit par Henri Thibodeau avec la permission de l’auteur
    19 novembre 2015

    Henri’s Web Space

    Paul Craig Roberts est un personnage très connu aux États-Unis. Il a été secrétaire adjoint au Trésor américain sous Ronald Reagan, et il a écrit plusieurs livres, les plus récents étant The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West (L’échec du libéralisme capitaliste et la dissolution économique de l’Occident) et How America Was Lost (Comment l’Amérique a été perdue). Malheureusement, aucun de ses ouvrages n’a encore été traduit en français.
    Dans un article publié dans la foulée des attentats de Paris et de la réaction du gouvernement français, Monsieur Roberts a publié une analyse où il explique comment Washington et son état vassal qu’est la France ont raffiné leurs tactiques à la suite des attentats contre Charlie Hebdo au mois de janvier dernier. J’ai traduit cet article au bénéfice de mes lecteurs français qui n’ont pas nécessairement facilement accès à ce genre de point de vue qui va à contre-courant du discours officiel.
    Henri Thibodeau.

    http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2015/11/21/32961623.html

     

    De l’information à la série-télé-réalité

    http://www.gaullistelibre.com/2015/11/de-linformation-la-serie-tele-realite.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29

     

    Bien sûr, la violence et le traumatisme des attentats de vendredi est et restera encore pendant encore assez longtemps le sujet dont tous les médias parlent, du matin jusqu’au soir. Mais de plus en plus, on peut se poser la question de la pertinence et de la qualité de ce déluge.


    Quantité et rapidité ou qualité ?

     

    Il faut bien reconnaître que les les dernières années ne facilitent pas le travail des journalistes, entre une activité dont les équilibres économiques ont été bouleversés par l’apparition d’internet, et une accélération incroyable du temps, où les différents médias se livrent à une course permanente à l’information pour être les premiers à diffuser la dernière nouvelle nouvelle, pouvoir buzzer et être ensuite repris. Mais à force de privilégier le buzz, c’est rarement la qualité qui gagne. Depuis quelques jours, nous sommes abreuvés par un déluge de faits ou témoignages plus ou moins intéressants et rarement remises en perspective. Bien sûr, il est sans doute important de se souvenir de cette horreur, mais on peut se demander si nous ne cédons pas un peu à une forme de voyeurisme un peu malsain.

     

    En réalité, les journaux télévisés finissent par ressembler à un croisement improbable entre séries télévisées et télé-réalité. Des premiers, on retrouve le côté spectaculaire, les rebondissements fréquents et montés en épingle pour s’assurer que le téléspectateur continue à regarder, le passage d’un endroit à un autre, parfois sans véritable transition. Des seconds, on retrouve les témoignages de plus en plus fréquents des individus, les reportages sur les proches, la valorisation des réactions individuelles sur les réseaux sociaux. Ce faisant, nous avons perdu les reportages de fond (qui ont le défaut de coûter cher) ou alors les débats plus ou moins contradictoires, où l’on donne véritablement du temps aux différents protagonistes, ce qui est devenu une exception, à part quand on parvient à créer le buzz…

     

    Victoire du fait divers, défaite du collectif

     

    Où l’on arrive à la situation où les informations se réduisent de plus en plus à une collection de faits divers, ce qui explique malheureusement la façon de traiter les attentats récents, alors qu’il aurait été possible de se poser davantage de questions de fond plutôt que d’aller interviewer les proches des victimes ou de rendre compte pour une énième fois de la chronologie des évènements de vendredi. Bien sûr, certains médias ont consacré des débats intéressants aux questions qui se posent, ou ouvert leurs colonnes ou leurs plateaux à des intervenants qui apportent de la perspective à ces attentats, mais l’essentiel de ce qui nous parvient n’est plus de l’information. A force de vouloir être branché en direct avec absolument tout ce qui se passe, s’est installé le règne du fait divers ou d’avis anodins.

     

    L’autre effet que ce flux continu d’information a, c’est de provoquer une course aux réactions de la part de tous ceux qui recherchent la lumière des médias, et donc une concentration sur la communication et non la réflexion. Après tout, pourquoi faire du travail sérieux, qui prend du temps, quand il n’attire pas la moindre caméra ou le moindre micro, alors qu’un bon mot, ou une déclaration bien polémique assure une reprise dans les réseaux sociaux et des dépêches qui démultiplieront. Encore pire, les médias relaient sans doute avec insuffisamment de recul les photos ou les vidéos des djihadistes, qui sont pourtant conçues pour faire la publicité de Daech, sans se demander s’ils ne servent pas malgré eux les intérêts des terroristes, dont certains y voient une forme de starisation valorisante.

     

     

    Je pense que les journalistes préfèreraient sans doute pouvoir traiter l’information d’une autre manière. Mais leur profession est soumise à une grave crise de leur modèle économique, et une accélération du temps qui fait trop souvent du buzz la priorité, quelqu’en soit le sujet.

     

    Sur ce site,

    Lettre ouverte aux journalistes : à quand la fin de la Djihad Académie ?

    Les média, pointe avancée du néolibéralisme

     

     

     


    2 commentaires
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    30 octobre 2015

     

    " Il ne suffit pas de respecter les croyances des autres, il faut essayer de devenir digne de leur respect
    Nous qui nous enorgueillissons si facilement d’être « tolérants », aspirons-nous à la position d’être à notre tour « tolérés » ? ".
    Isabelle Stengers  (1)

     

     

     

    Siddhārtha Gautama…

     

    Comblé, par le Destin, de tous les bienfaits.

     

    Tout ce dont rêve le commun des mortels : Amour, Beauté, Force, Intelligence, Pouvoir, Richesse, Savoir …

    Il était prince. Il allait devenir roi.

     

    Dans les années 623 – 543, avant notre ère, dans le nord-est de l’Inde. Plus précisément dans la région dite du Terraï, qui est la plaine du Népal. Riche région agricole au pied de la chaîne de l’Himalaya.

    Un siècle et demi avant Socrate (470 – 400), disent les uns. Ce qui est fâcheux pour les "européocentristes", chatouilleux du nombril, indécrottablement persuadés que la Pensée, la Philosophie au sens de Sagesse (et non pas du "prêt-à-penser idéologique" actuel), la Théorie des Idées sur le Bien et le Beau, seraient exclusivement nées en Grèce…

    Alors on s’arrange un peu avec l’Histoire, comme toujours.

     

    Les plus récents spécialistes situent, à présent, sa mort entre 411 et 400 avant notre ère… Ainsi, après une vie de 80 ans, approximativement la même année, ou période, que Socrate. Ouf, pas d’antériorité : l’honneur est sauf !... Platon (428 – 348) n’étant encore qu’un ado en sac à dos et rollers de l’époque, joint au bec, tirant les nattes de ses copines…

     

    Car, Siddhārtha Gautama est à l’origine  d’une des grandes religions ou philosophies de notre planète : le Bouddhisme.

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Marié à seize ans à une des filles du monarque d'un royaume voisin, la magnifique princesse Yashodhara, qui lui donna un fils Rahula. Une vie de luxe, de volupté, d’initiation à son métier de roi et de chef de guerre ; pratiquant les arts martiaux, il était réputé pour son adresse au tir à l’arc.

     

    Subitement à 29 ans, il quitte tout. S’enfuyant de son palais sur son cheval après avoir découvert "La Souffrance". Celle de son peuple, en premier lieu. Mais aussi la finitude, comme disent les "psys", de l’être humain ; souvent dans la décrépitude avant de trouver la mort.

    Ce fut « La Grande Renonciation ».

     

    Il devint un ascète, étudiant avec des maîtres. A 35 ans, il atteint l’éveil ou l’illumination, devenant ainsi "l’éveillé" : le Bouddha.

     

    Commença alors une quarantaine d’années de prédication, d’incessantes pérégrinations, avec la mise en forme progressive de son enseignement fondé sur la pratique de la méditation. Créant des communautés de moines et de nonnes, son épouse l’ayant rejoint pour devenir, dit-on, une de ses plus ferventes disciples dans l’ascèse.

     

    La suite est connue. Son expansion en Asie, se greffant sur des pratiques locales, pour parvenir à des identités multiples : le Bouddhisme Zen, au Japon, par exemple.

     

     

    Un radicalisme sauvage

     

    Personnage fascinant que ce "prince-ascète", au courage éthique « exceptionnel ». Son message limpide au départ est difficile à retrouver sous les foisonnants rites, interprétations des différentes écoles avec leurs branches et sous-branches, légendes et folklores, accumulés au fil des siècles, tels un mille-feuille. Jusqu’à la représentation du Bouddha sous forme d’un personnage obèse et béat, dans certains pays ou temples. Lui, sportif de haut niveau, rompu aux arts martiaux, méditant émacié adepte du jeûne…
     

    Evolution, distorsion, parasitage, inévitables, sous la patine ou la corrosion du Temps…

     

    Pas de quoi s’étonner, alors, du caricatural Dalaï-lama. Flanqué de son bondissant chargé de communication en France, Matthieu Ricard, courant d’un plateau TV à un autre, entre deux mondanités (2), jaillissant des BMW de luxe en tongs et toge safranée. Pour nous vendre, à demi-mot, de "l’antichinoiserie primaire" concoctée par nos officines de propagande.

     

    Notre industrie de la désinformation s’acharnant, sans répit, à travestir le Dalaï-lama en pape du bouddhisme mondial. Alors que son autorité ne s’étend pas au-delà d’une infime partie de la communauté Tibétaine, qui reconnaît d’autres chefs ou responsables religieux. Oubliant de dire que les grandes communautés bouddhistes d’Inde, du Sri Lanka, de Thaïlande ou de Birmanie, notamment, le considèrent, tout au plus, en pathétique polichinelle manipulé par l’Occident. (3)

     

    Une fois évacués poussières, colifichets, chapeaux, trompettes et breloques, se superposant de siècle en siècle, l’enseignement originel du bouddhisme paraît étonnamment contemporain. Particulièrement, le volet saisissant de sa dénonciation des « poisons pour l'esprit », rongeant, gangrénant, les individus autant que les sociétés. Qui, à l'exemple des poissons, pourrissent en premier de la tête : "élites" achetées, oligarchies vendues... Trois poisons mortels "pour l'esprit" et, en conséquence, pour les "corps sociaux" :

    =>   L'avidité ou la rapacité, insatiables (Tṛṣna)

    =>   L'aversion ou la haine, dans le mépris (Dveṣa)

    =>   L'ignorance ou l’égarement, incarné dans le fanatisme (Moha)

     

    Mais, comment se peut-il que les plus beaux enseignements adressés à la communauté des Hommes, de plus confortés par l’exemple et le Bouddha en est un des plus splendides, prônant l’élévation de l’esprit, le retour à des valeurs humaines fondamentales, à l’opposé de la sauvagerie, soient détournés ?...

     

    Instrumentalisés par des idéologies forgées par des intérêts aux antipodes des préceptes de base, caricaturés dans ce qu’on appelle aujourd’hui les « radicalismes ». Radicalismes infligeant les plus atroces souffrances à des millions d’êtres humains au nom de leur édification, de leur bonheur… Ou, plus primairement, ou primatement, pour son confort personnel, dans le rejet viscéral, voire l'éradication, de l'Autre...

     

    Le Bouddhisme, malgré son puissant, formidable, appel à la sérénité, la quiétude, la paix intérieure partagée avec l’Autre ou le Prochain, n’échappe pas à cette lèpre qui a infesté, et infeste encore, d’autres religions ou croyances…

     

    « L’Islamisme Radical » occupe la une des médias de notre propagande, comme s'il s'agissait de l'unique "radicalisme" religieux que la courte Histoire de l'Humanité aurait connu. Oubliant les ravages du « Christianisme Radical » dans l’Inquisition, les Croisades. Plus tard avec, indistinctement, la bénédiction catholique ou protestante, la violente colonisation de peuples, nations et continents durant des siècles.

     

    « L’Athéisme Radical », l’athéisme étant une croyance et un système philosophique à l'égal d'un autre, a perpétré parmi les plus abjectes barbaries à l’encontre de la Dignité Humaine, sous l’emprise du nazisme et du stalinisme, tout particulièrement.

     

    Dans son émanation actuelle "new look" dite du « Libéralisme Radical », il provoque implacablement sous une rhétorique séculière, pour ne pas dire sous un "laïcardisme" affligeant d'hypocrisie imbécile, prétendant apporter la "démocratie" et les "droits de l’homme" au genre humain, des millions de morts, d’immenses dévastations, détruisant des pays entiers ; comme on le constate en Afghanistan, en Libye et dans les pays du Moyen-Orient. Sans compter la mise en servage cynique de ses propres populations, dans la précarité et le chômage massif... Jusqu’à prostituer ses propres enfants

     

    Le judaïsme, composante de la sphère judéo-chrétienne, souffre tout autant de son propre radicalisme. Ce « Judaïsme Radical », prenant la forme d’une idéologie coloniale dont la férocité ne cesse de s’accentuer, de se "radicaliser", avec le temps : "le sionisme", aussi sanguinaire que prédateur. (4)

     

    Le Bouddhisme, emporté lui aussi dans ces dérives délirantes, sévit actuellement, dans l’horreur, caricaturé par un « Bouddhisme Radical », en Birmanie. Dans le silence de la Communauté Internationale. Ce qui n’a rien de surprenant. Par contre, dans le silence inadmissible, de lâcheté et de bigoterie, de La Sereine Conscience des responsables et animateurs de la communauté bouddhiste, tant en France qu’à l’étranger…

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Cruelle Imposture ou Imposture de la Cruauté ?...

     

    La population de la Birmanie (52 millions d’habitants), qui s’est renommée Myanmar récemment, est à majorité bouddhiste (80% d’après des statistiques officielles). Gouvernement et clergé bouddhiste ne cessent de s’acharner sur la minorité musulmane qui ne représente que 3% à 4% de la population, suivant les recensements. Déniant même la nationalité du pays aux membres birmans de cette confession.

     

    Si ce n’était que de la "discrimination religieuse", ce ne serait pas grave dirions-nous ; nous, qui avons vécu d’atroces guerres de religion dans notre Europe... Le Temps arrangera les choses…

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Sauf que se multiplient, dans l’impunité, nationale et internationale, des massacres épouvantables (exercice favori des bouddhistes birmans : brûler vifs les musulmans dans leurs habitations), viols, tortures à mort... Et, autres variantes sadiques…

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Les obligeant à fuir dans les pays limitrophes. A pied ou en barque, si on leur laisse le temps de migrer, en Thaïlande proche, pour beaucoup d’entre eux. Dans ces pays d’accueil, les sévices étant relayés par des trafiquants d’êtres humains, et souvent par les armées « nationales » en cheville avec eux.

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Une des pratiques privilégiées de ces "glorieuses" forces armées : remorquer les barques surchargées de réfugiés, après viol préalable des femmes et jeunes filles dûment sélectionnées, et les lâcher en plein océan, sans vivres ni eau potable ; prenant soin d’enlever rames, voiles ou moteurs, suivant les cas. Condamnés à une mort lente. Très lente. A moins de choisir le suicide, et de plonger dans la houle...

    Leur tort : être musulmans.

     

    Le Bouddha en aurait été horrifié. Même le "faux-pape du bouddhisme mondialisé", le Dalaï-lama ne cesse de le marteler :
    "Nous avons le devoir de prendre soin de tous les êtres vivants et de notre planète", avec "compassion" et dans "l'harmonie entre les différentes traditions religieuses et philosophiques". (5)

     

    Cette minorité est dénommée "Rohingya". Musulmans, mais birmans depuis au moins le 16° siècle pour la plupart. Les autorités du pays en ont, apparemment, planifié l’exclusion, le déplacement, la disparition. Les poussant à l’exil, dans le meilleur des cas, dans une orgie de terreur. Ainsi, dans leur propre pays, plus de 100.000 d’entre eux ont été enfermés dans des camps de réfugiés. L’aide internationale qui commence à leur être adressée, notamment par des pays musulmans, étant ponctionnée au passage, dans la corruption la plus effrénée par les organisateurs de ces chasses à l’Homme…

     

    Pour déclencher et entretenir ce "nettoyage ethnique" ou "religieux", la population de confession bouddhiste est fanatisée par un prêcheur halluciné, Ashin Wirathu. Par son hystérique culte de la violence, il rappelle le "frère dominicain" Savonarole qui instaura une dictature théocratique à Florence, au 15° siècle.

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Ses discours de haine sont relayés par le puissant clergé du pays, moines et nonnes, et leur diffusion démultipliée par les "réseaux sociaux" dans les villes… Véritable star dans son pays, bénéficiant d’une impunité absolue, disposant de moyens financiers et médiatiques considérables ; avec, évidemment, l’appui, la complicité du gouvernement local. Le silence de l’ONU, des pays occidentaux, toujours prêts à défendre la veuve et l’orphelin partout dans le monde, est bizarrement : sidéral…

    Rien de nouveau. Nous savons tous ce qu’il en est de "La Communauté Internationale"…

    Birmanie : Le Bouddhisme Radical…

    Beaucoup plus révélateur : l’attitude de la grande icône birmane des Droits de l’Homme, de la Non Violence, se réclamant de Gandhi, de la Démocratie, chouchou de nos médias et politiciens en Occident ; croulant sous les récompenses et labels de "bonne élève" de l'idéologie mondialiste, prix Nobel de la Paix 1991, Prix Sakharov décerné en grande pompe, en 2013, par le Parlement européen, etc. : Aung San Suu Kyi.

    Non seulement, elle reste de marbre, au nom de la Raison d’Etat. Mais, pire : elle nie les évidences. Alors qu'elle est membre du Parlement de son pays, depuis le 9 juillet 2012...
    Son indifférence devant cet atroce "nettoyage religieux", dans une barbarie indescriptible, démontre un niveau d’insensibilité, de cruauté, implacable.

    Le masque est tombé. L’imposture, dévoilée.

     

    Amusant, si le contexte n’était pas aussi tragique, de voir certains de nos médias, surtout dans la sphère anglo-saxonne, atterrés par l’impassibilité méprisante de cette cantatrice des "Droits de l’Homme" face aux sadiques persécutions infligées à une minorité de ses concitoyens. En France, nos médias, dans un obséquieux respect de l'icône tant célébrée par eux, préférant ne rien savoir : le confort de l’analphabétisme "informationnel"… (6)

    Pourtant, tout observateur un tant soit peu lucide avait, depuis longtemps, déconstruit l’arnaque de la désinformation.

     

    Pour ma part, j’ai toujours considéré Aung San Suu Kyi comme l’alter ego, le clone, de la pakistanaise Benazir Bhutto. (7) Seule différence : elle n’a pas encore réellement exercé tous les pouvoirs régaliens de sa défunte consœur. De la même trempe : grandes féodales, milliardaires, uniquement attachées à leur statut, à la richesse de leur clan et aux privilèges de leur caste. Dont le premier est celui de la prédation perpétuelle et impunie de leur nation.

     

    Notre industrie de la désinformation occulte minutieusement que nous sommes en présence de la fille d’un des généraux, Aung San, se disputant le pouvoir dès la fin de l’occupation japonaise de la deuxième guerre mondiale, et la préparation de l’indépendance avec le colonisateur britannique, en deux clans antagonistes.

     

    Effet collatéral du démarrage de La Guerre Froide : ceux en faveur du clan occidental et ceux proches de la sphère soviétique de l’époque. Transitait, alors, par la Birmanie toute l’aide occidentale en faveur du chef de guerre chinois, le "généralissime" Tchang Kaï-chek, connu pour sa corruption et sa mégalomanie. Il convenait, en effet, d’entraver le succès grandissant des communistes Chinois regroupés autour de Mao. Tout, ou n’importe quoi, sauf "Les Rouges" !...

     

    Le clan pro-occidental perdit cette manche. Son père, favorable au clan occidental, fut assassiné dans un règlement de compte entre bandes rivales de la haute hiérarchie militaire, le 19 juillet 1947. Mais sa famille fut épargnée, physiquement et "patrimonialement"…

    Car, " … chez ces gens-là, Monsieur… ", on est toujours le cousin du beau-frère ou la grand-mère de l’oncle, tellement attachements, solidarités et obligations, par mariage sont entremêlés. La Birmanie est un Etat féodal où tout ce beau monde, au sein de l’oligarchie, entretient une filiation, même avec son rival ou son ennemi. Tous ces généraux partageant de solides liens familiaux entre eux et avec les grands propriétaires terriens et fortunes commerçantes, immensément riches de la misère du peuple.

     

    Aung San Suu Kyi put ainsi accomplir toutes les études et voyages qu’elle souhaitait. Ceux d’une fille de milliardaire, choyée par la classe dirigeante de son pays : Inde, Grande-Bretagne, Etats-Unis, etc.

     

    Son premier emploi, en 1967, fut d’être recrutée en tant que "secrétaire-assistante" du "Comité des questions administratives et budgétaires" de la gigantesque usine à gaz bureaucratique qu’est l’ONU. Vous en connaissez beaucoup qui peuvent entrer dans ce type d’organisation internationale, à New York, sans expérience professionnelle, les deux doigts dans le nez ?...

     

    Partenariat "Bouddhisme Radical" et "Evangélisme Radical"

     

    Les généraux au pouvoir instaurèrent une dictature inflexible et corrompue au dernier degré, se répartissant les richesses colossales du pays entre chefs de clans. Pillées par ces rapaces, elles ne figurent pas, pour leur plus grande partie, dans les statistiques économiques officielles. Donnant ainsi un PIB ridiculement faible. Transitant, en contrebande sous la protection de l’armée, par les voisins Bengladesh et surtout Thaïlande ; en étroite collaboration avec les généraux de ces pays.  

     

    Citons les ressources agricoles, cultivées sur les terres fertiles détenues en quasi-totalité par l’oligarchie, les paysans étant considérés en simples serfs : riz, canne à sucre, arachide, maïs, tabac, coton, blé, millet. Sans oublier les 75% de la production mondiale du bois précieux qu’est le teck.

     

    C‘est aussi, le "cinéma d’action" hollywoodien n’a cessé de l’évoquer, un des plus grands producteurs de drogue de la planète, avec l’Afghanistan, aux incommensurables revenus : opium, héroïne, amphétamines, etc.

     

    Un des plus importants producteurs de pétrole et de gaz de la région, y compris en mer. Là encore, production vendue pour l’essentiel en contrebande aux pays voisins. Même l’énergie électrique est l’objet d’une prospère contrebande, issue des inépuisables ressources hydrauliques de ce pays tropical-montagneux (le Hkakabo Razi est le plus haut sommet d’Asie du sud-est : 5881 mètres), hors plaines côtières et fluviales.

     

    Plus encore, un patrimoine minier d’une qualité exceptionnelle. En tête de liste : une des plus belles extractions de pierres précieuses, par leur degré de pureté : jade, saphir et rubis (90 % de la production mondiale).

     

    Cette oligarchie de tous les trafics aurait été laissée tranquille, par "La Communauté Internationale", si elle n’avait présenté deux défauts impardonnables :

    =>  Refuser de partager plus généreusement le gâteau avec les prédateurs occidentaux, en cédant l’administration directe du pays à la mafia mondialiste et, en conséquence, en acceptant la fonction de "fondé de pouvoir" de ses intérêts selon les modèles saoudien ou colombien 
    =>  Fait aggravant : refuser de s’engager avec les occidentaux dans des opérations antichinoises d’envergure (implantations de stations d’écoutes et d’espionnage, de base militaires avec stockage de matériel et munitions, etc.). En application de la stratégie belliciste occidentale d’encerclement de la Chine, avec qui la Birmanie partage une longue frontière.

     

    Sa mise au ban de "La Communauté Internationale" fur alors organisée : sanctions, entraves dans ses trafics (jusqu’aux ventes de rubis…), etc. Tout cela, évidemment, sous couvert de la "Démocratie" et des "Droits de l’Homme".

     

    Pour lâcher du lest, les généraux, amateurs en la matière, voulurent organiser des élections générales. Face à leur parti politique bidon, ils trouvèrent qui ?... Aung San Suu Kyi, à la tête d’un groupement de partis, solidement financé et encadré par les occidentaux : "Ligue Nationale pour La Démocratie"…

    Le 27 mai 1990, les généraux se réveillèrent sous l’effet de la claque : ne réunissant que 21 % des voix, contre 59 % à la Ligue… Annulant les élections, à la fureur des occidentaux. Manière, pour ces généraux mafieux, de vouloir faire monter les enchères et baisser les prétentions de la mafia mondialiste. Les occidentaux redoublèrent leurs rugissements pro-démocratiques…

     

    Notons au passage que deux ans plus tard, le 11 janvier 1992,  lorsque les généraux algériens ont annulé les premières élections libres qu’ils perdirent, inaugurant une longue et sanglante guerre civile, "La Communauté Internationale" est restée paisiblement silencieuse… Mieux, elle les couvrit de sa propagande.

     

    Comme pour les "terroristes" : les "bons" généraux ne sont pas à confondre avec les "méchants"…

    Tapant du poing sur la table de leur coup d’Etat, nos généraux birmans jugèrent qu’Aung San Suu Kyi devenait un peu trop turbulente, en cheval de Troie des intérêts occidentaux et de son clan. Ils la placèrent en résidence surveillée dans une de ses confortables villas familiales, entourée de sa domesticité et de ses proches. En attendant des jours meilleurs. La traitant toujours avec les plus grands égards.

     

    Evidence de cette collusion de classe (les leaders opposants trop "remuants", issus du peuple, étant liquidés sans hésitation) ou de caste. Cette bouddhiste au grand cœur "non violent" n’a-t-elle pas déclaré, récemment, à la BBC :

    « J’aime beaucoup l’armée »… (8)

    Cette grande dame de "La Démocratie" est au moins porteuse d’une Valeur : la reconnaissance du ventre.

     

    Une dizaine d’années plus tard, tout s’est arrangé en famille. Les généraux ont compris que "La Démocratie" c’est avant tout exécuter les consignes de l’Occident, en les légalisant par des simulacres d’élections où seuls ne peuvent se présenter que ceux cooptés par l’oligarchie.

     

    Ils firent une place autour du gâteau birman à Aung San Suu Kyi (membre du parlement depuis 2012) et ses affidés. Devenue, entretemps, hyperactive dans le business des mines de cuivre, fermant les yeux sur l'écrasement et le "déplacement"  manu militari des membres de l’ethnie Kachin, spoliés et outragés du saccage environnemental sur leurs terres de ses associés-exploitants…

     

    Mais on vous le certifie, dans les chants d’allégresse : la Birmanie est devenu un paradis des Droits de l’Homme. "La Démocratie", comme Zorro, est arrivée…

     

    Emerge alors, dans ce jeu de dupes à l’encontre du peuple birman, lentement mais sûrement, un volet important de ces consignes ou ordres à exécuter : la persécution des musulmans, leur éradication religieuse ou culturelle, voire physique. Exigence délirante des "ultras" américains qui ne conçoivent qu’un monde judéo-chrétien sous la coupe d’un "Evangélisme Radical".

     

    Ces "fous de Dieu", descendants de ces évangélistes qui massacraient les amérindiens d’Amérique du nord la Bible à la main, le fusil dans l’autre. Les pourchassant, massacrant, en gibier à abattre ; comme Geronimo en fut témoin, sa femme et ses trois enfants en furent les victimes éviscérées. Enfermant dans le désespoir, la maladie ou la malnutrition, les rares survivants… (9)

     

    Islamophobie obsessionnelle devenue un des objectifs majeurs à l’échelle de la planète pour ces fanatiques, tout spécialement en Asie. Architecturée sur une stratégie, aux moyens illimités, méthodiquement planifiée à l’encontre des minorités musulmanes du sud de la Thaïlande, du sud des Philippines, et évidemment de la Birmanie.

     

    Cet "Evangélisme Radical", pour arriver à ses fins n’hésitant pas à passer des accords de partenariat avec le "Bouddhisme Radical" pour les éliminer.

     

    Le Bouddhisme étant jugé inoffensif à leur domination idéologique et géopolitique. Dès lors qu’il se limite à un folklore spirituel destiné à soulager les bobos des "bobos". Ou à singer les bonobos : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. Seulement, avec ou sans moquette fumante : planer…

     

    Partenariat entre deux radicalismes symbolisé, le 1er juillet 2015, par ce partage du gâteau d’anniversaire du 80e anniversaire du Dalaï-lama dans le ranch, au Texas, de George W. Bush, toujours aussi fier de sa "mission accomplie"… (10)

     

    A qui Dieu avait demandé de réduire en cendres l’Irak… (11)

     

     

    Le DalaÏ-lama fêtant ses 80 ans dans le ranch texan de George W. Bush - 1er juillet 2015

    Le DalaÏ-lama fêtant ses 80 ans dans le ranch texan de George W. Bush - 1er juillet 2015

    1.  Isabelle Stengers, « Résister ?  Un devoir ! », Politis, n° 579, 1999, pp. 34-35.
    Cité dans l’ouvrage passionnant de Tobie Nathan : « Nous ne sommes pas seuls au monde – Les enjeux de l’ethnopsychiatrie », Points-Essais, collection « Les Empêcheurs de penser en rond », Le Seuil, 2001, p. 88.
    2.  Pathétique exemple de ce cirque mondain, ou d’opération de propagande antichinoise, animée par le Dalaï-lama : la séance d’échange d’écharpes blanches (le "kata", symbole de bienvenue) avec le couple Sarkozy, alors président, escorté des courtisans et courtisanes :
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-dalai-lama-rencontre-carla-bruni-sarkozy-et-bernard-kouchner_553111.html
    http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/06/01003-20081206ARTFIG00696-premiere-rencontre-entre-sarkozy-et-le-dalai-lama-.php

    3.  Le clan familial, aristocratique et tribal (ils ont tous la nationalité américaine…), du Dalaï-lama entretient des rapports « fusionnels » avec la CIA, depuis les années 1950 ; du temps de La Guerre Froide contre le Bloc communiste soviétique et chinois.
    Le frère ainé du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, animant une officine de la CIA chargée de la propagande antichinoise, avec le Tibet pour vecteur, pompeusement intitulée « Société Américaine pour une Asie Libre »…
    Le second frère ainé du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, était le baroudeur de la famille. Participant, dès 1951, à des opérations de renseignement, d’assassinat et de sabotage, dans des raids de commandos parachutés au Tibet et ensuite exfiltrés. Entraînés, financés, armés, et encadrés, évidemment, par la CIA.

    Tous les efforts occidentaux (les britanniques y prenant une part active…) pour organiser une Révolution Colorée "Safran", connurent l’échec : l’immense majorité des Tibétains vomissant ces aristocrates corrompus qui avaient maintenu leur région, des décennies durant, dans une féodalité moyenâgeuse ; immergeant leur peuple dans l’extrême pauvreté, la misère du servage et l’ignorance.
    Les méticuleux travaux des chercheurs Ginsburg et Mathos décortiquent dans le détail tous ces faits, jamais rapportés dans nos médias. En particulier, leur incontournable ouvrage de référence sur le sujet, mondialement connu, intitulé (et non traduit en français, sauf erreur de ma part…) :

    "Communist China and Tibet : The First Dozen Years"
    Edition Martinus Jihoff / The Hague – première edition 1964

    4.  Rappelons que le sionisme est une idéologie politique d’essence coloniale fondée par des juifs, d’Europe centrale essentiellement, au congrès de Bâle en 1897. Le principal organisateur en était Theodor Herzl, né à Budapest en Hongrie ; pays, alors, membre de l’Empire Austro-hongrois.

    5.  "Le dalaï-lama rencontre Carla Bruni-Sarkozy et Bernard Kouchner", L'Express, 22-08-2008, (en présence du gratin mondain, entre autres : Alain Juppé, Juliette Binoche, Line Renaud, Inès de la Fressange, Jean-Claude Carrière, etc.).

    6.  Quelques réactions internationales :

    =>  " Suu Kyi Remains Silent as Burma Burns " , The Irrawaddy, (quotidien Birman), 5 janvier 2013

    =>  " L'auréole ternie d'Aung San Suu Kyi ", Le Temps, (quotidien Suisse),  26 mars 2013

    =>   David Blair, " How can Aung San Suu Kyi – a Nobel Peace Prize winner – fail to condemn anti-Muslim violence ? ", The Daily Telegraph (britannique),‎ 24 octobre 2013

    =>  " Aung San Suu Kyi is turning a blind eye to human rights in the name of politics ", The Guardian (britannique),‎ 26 novembre 2013.

    7.  Georges Stanechy, "Benazir Bhutto : Aveuglement et Tragédie", 3 janvier 2008, http://stanechy.over-blog.com/article-15243458.html

    8.   Bruno Philip, "Aung San Suu Kyi ménage ses anciens geôliers", Le Monde, 28 mars 2013,
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/03/28/aung-san-suu-kyi-menage-ses-anciens-geoliers_3149273_3216.html

    9.  Georges Stanechy, "Geronimo…", 8 mai 2011,
    http://stanechy.over-blog.com/article-geronimo-73423407.html

    10.  Le Dalaï-lama fête son 80e anniversaire avec George W. Bush au Texas, alterinfo.net, 9 juillet 2015,
    http://www.tibetdoc.eu/spip/spip.php?article305

    11.  Extraits de presse :
    =>  "Et Dieu parla à Bush…", TF1 - News, 7 octobre 2005,
    http://lci.tf1.fr/monde/2005-10/dieu-parla-bush-4901754.html

    =>  "George Bush parle avec Dieu", Courrier International, 7 octobre 2005,
    http://www.courrierinternational.com/breve/2005/10/07/george-w-bush-parle-avec-dieu
    =>  "Bush poussé par une mission divine ? ", Nouvel Observateur, 8 octobre 2005,
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20051007.OBS1422/bush-poussepar-une-mission-divine.html

    http://stanechy.over-blog.com/2015/10/birmanie-le-bouddhisme-radical.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

     

    Quelles sont les raisons du silence médiatique à propos de la guerre au Yémen ?

    Les Saoud détruisent le Yémen : « Chut, ce sont NOS salauds ! »

     

    Yémen affiche

    La guerre proportionnellement la plus meurtrière n’existe pas. En tout cas, dans les médias occidentaux.

    5 000 tués dont 500 enfants brûlés vifs par les bombardiers. 1,5 million de réfugiés. Pas important, les bombardeurs du Yémen sont « nos » salauds : les Saoud !

    Routes, ponts, écoles, hôpitaux, zones résidentielles, cimetières, aéroports détruits. Pas grave, les destructeurs sont « nos » salauds : les Saoud !

    Plus de 10 millions de civils privés d’eau ou de nourriture, dit l’ONU. On s’en fout, les organisateurs du blocus sont « nos » salauds : les Saoud !

     

    Continuez « nos salauds », les Saoud !

    Trente sites archéologiques majeurs dévastés, dont le temple antique de Nakrah, la forteresse médiévale d’al-Qahira, le musée de Dhamar (douze mille objets vieux de cinq mille ans en poussière) : continuez donc, « nos salauds », les Saoud !

    « C’est la première fois en 10 ans de missions que je suis plongé dans un tel climat de violence. Même à Gaza, en Côte d’Ivoire, en Somalie ou en Centrafrique, je n’ai jamais vu pareille situation où le conflit ne s’arrête jamais. Les trêves ne sont jamais respectées plus de deux heures. Les équipes de MSF travaillent jour et nuit, elles sont exténuées. Le quotidien est rythmé par les cris, les pleurs, le sang et les morts. » L’homme qui parle ainsi revient du Yémen, c’est Thierry Goffeau de Médecins sans Frontières. Un habitué pourtant.

     

    “Jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées”

    Mais de tout cela, vous n’entendez guère parler. Il y a bien, de temps en temps, l’une ou l’autre brève, voire un reportage un peu objectif, mais noyés dans le flot quotidien de propagande contre les « salauds-qui-ne-sont pas-avec-nous », de news sans intérêt et de divertissements-diversions. Jamais une question méchante posée à Hollande et Fabius qui soutiennent « nos salauds », jamais une enquête approfondie sur les secrets de ces cheikhs qui interdisent toute vie normale aux femmes mais se tapent des prostituées, interdisent la culture, mais collectionnent les gadgets « impies », se prétendent musulmans mais pratiquent l’esclavage et jamais une campagne médiatique pour sanctionner l’Etat le plus rétrograde, le plus antidémocratique et le plus cruel du monde. Ben oui, ce sont « nos salauds », ils nous filent le pétrole à prix cassés, investissent dans nos multinationales, financent les terroristes que nous n’osons soutenir ouvertement, soutiennent Israël et divisent les Arabes, sponsorisent nos campagnes électorales présidentielles.

     

    Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ?

    Et en plus, ces gens merveilleux achètent nos armes. En 2013, le Moyen-Orient a représenté 40% des ventes françaises d’armement. L’Arabie saoudite était le principal client : 28%. En 2014, les Saoud ont commandé pour trois milliards d’euros d’armements à la France et sont devenus le premier importateur mondial d’équipements militaires. Ils représentent un quart des ventes d’armes belges (souvent transmises à Daesh d’ailleurs).

    De même, l’Allemagne a fourni les missiles Iris et les fusils d’assaut G36 (Heckler & Koch), et Londres, les avions de combat Tornado et Eurofighter. Ces livraisons ont-elles continué après que Riyad a déclenché sa guerre illégale ? Oui. Les Yéménites sont-ils massacrés, aujourd’hui encore, avec des armes « démocratiques » européennes ? Oui. Les pétrodollars n’ont pas d’odeur et les marchands d’armes pas de morale.

    Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs Voilà pourquoi le Yémen meurt en silence. Les médias se prosternent devant nos gouvernants, qui se prosternent devant les hommes d’affaires, qui se prosternent devant les pétrodollars.

    Résultat ? Quand Daesh détruit des monuments historiques, patrimoine de l’humanité, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh répand le fanatisme religieux, réprobation générale, mais quand les Saoud font pareil, silence complet. Quand Daesh massacre des civils innocents, le monde s’indigne, mais quand les Saoud font pareil, on regarde ailleurs.

    A quand une campagne de masse pour boycotter l’Arabie saoudite à travers ses complices à l’Ouest ?

    Michel Collon

     


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    Syrie: Le Monde manipule les chiffres

    Michel Collon - Investig'Action

     
     

     

    En Syrie, qui de l’EI ou du régime de Bachar Al-Assad a fait le plus de victimes ?

    Le Monde.fr | 08.09.2015
     

    image: http://s2.lemde.fr/image/2015/09/08/534x0/4748887_6_16cb_un-homme-blesse-par-une-frappe-des-forces_83d5399b14f5e3a67649545da4b17280.jpg

    Un homme blessé par une frappe des forces gouvernementales syriennes à Douma, près de Damas, le 26 août.

    François Hollande semble prêt à abandonner sa doctrine du « ni-ni », qui consistait jusqu’alors à ne pas intervenir sur le territoire syrien, pour ne favoriser ni le régime de Bachar Al-Assad ni l’Etat islamique (EI). Lundi 7 septembre, lors de sa sixième conférence de presse, le chef de l’Etat a annoncé le lancement de vols de reconnaissance en vue de prochaines frappes aériennes contre le groupe djihadiste, tout en rappelant son opposition au maintien du président syrien au pouvoir.

    Lire aussi : François Hollande ouvre la voie à des bombardements en Syrie contre l’Etat islamique

    Ce changement de cap intervient alors que la crise des migrants ne cesse de s’aggraver, notamment en raison d’immenses flux de réfugiés en provenance de Syrie. La concomitance des deux événements ne doit pas occulter la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad dans la crise syrienne, qui a fait en quatre ans plus de 240 000 morts et des millions de déplacés.

    Lire aussi : Si la Syrie était la France, 32,5 millions de personnes auraient été déplacées par le conflit

    Aussi imparfaites soient-elles, toutes les sources qui recensent les victimes du conflit montrent que, quoique très meurtrier, l’EI en a fait beaucoup moins que les forces fidèles au régime.

    80 % de victimes des forces gouvernementales

    Le Réseau syrien des droits de l’homme (RSDH) estime ainsi qu’entre août 2014 et août 2015, 80 % des victimes ont été tuées par les forces gouvernementales (armée régulière, milices locales et milices chiites étrangères alliées du régime), et 10 % par l’EI. La proportion reste assez similaire que l’on considère les civils ou les militaires tués.

     
    Syrie: Le Monde manipule les chiffres  - Russophobie des médias
    Août 2014-Août 2015 : la répartition des victimes selon le RSDH
     
     
     
    20285239324718321079187755RégimeEtat islamiquePYD (parti kurde)Al-NosraJunq Al-AqsaGroupes armées de l'oppositionCoalition internationaleAutresSource : Réseau syrien des Droits de l'Homme

    Les chiffres du Violations Documentation Center in Syria (VDC) révèlent des proportions comparables : d’août 2014 à mai 2015, 7,4 % des morts documentés par l’organisation sont attribuables à l’EI.

     

    Août 2014-mai 2015 : la répartition des victimes selon le VDC
     
    111114001Et

    Syrie: Le Monde manipule les chiffres  - Russophobie des médias

    at islamiqueAutres
     

    Bien entendu, l’impact de deux principales forces opposées en Syrie ne se résume pas au nombre de morts qu’elles ont provoqué en s’affrontant. En prenant possession de grandes parties du territoire syrien, l’EI a aussi poussé à l’exil de nombreux Syriens, qu’on retrouve aujourd’hui dans les pays limitrophes ou sur les routes de l’Europe. Mais ces chiffres suffisent à rappeler que Bachar Al-Assad n’est pas, comme certains veulent le faire croire, un rempart contre la violence pour la population syrienne.

     

     

    • image: http://s2.lemde.fr/image/2014/01/25/24x24/1100510900_4_5eb1_13906608042062-photo-serieuse-petite_7c5367bcba0461ebd31283854355245a.jpg

       Maxime Vaudano
      Journaliste au Monde.fr

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/08/en-syrie-qui-de-l-ei-ou-du-regime-de-bachar-al-assad-a-fait-le-plus-de-victimes_4748890_4355770.html#7k4ckAEMbP6fuFWx.99
     

    France-Russie : le débat impossible

    Philippe Migault

    Si les échanges se poursuivent entre Français et Russes dans un cadre interétatique ou dans celui d’échanges professionnels, culturels, amicaux… il n’est plus guère possible en revanche de débattre de la relation France-Russie entre Français.

     
     
    Dès que la problématique est abordée, l'anathème se substitue aux arguments. Prorusses, agents d'influence du Kremlin, ne sont que quelques-uns des plus doux qualificatifs fréquemment attribués à tous ceux qui, en France, osent ne pas hurler avec les loups contre les Russes. En filigrane, c'est une véritable accusation de forfaiture qui s'exprime contre ceux qui refusent de critiquer la Russie. Et cette dénonciation —en catimini mais sans cesse réitérée- de trahison envers la patrie, se double d'un procès en incompétence pour ceux qui soulignent la maîtrise stratégique des autorités russes sur le théâtre syrien ou sur celui de l'Ukraine.

     

    Evidemment tout cela n'est pas très agréable pour ceux qui sont victimes de cette mise au pilori. Mais tout ce qui est exagéré est insignifiant, soulignait Talleyrand. L'hystérie des zélotes atlantistes n'aura qu'un temps. Celui nécessaire pour qu'ils puissent rétropédaler en sauvant la face et leurs prébendes lorsque la France se verra contrainte par les circonstances de cesser ses attaques contre la Russie. Par ailleurs ces insultes, cette indignation perpétuelle de ceux qui, néoconservateurs patentés, estiment incarner le camp du bien contre les ignares et les réactionnaires du camp du mal, ne sont que le reflet de la plupart des débats qui animent aujourd'hui l'opinion publique française, lesquels tournent hélas quasi-systématiquement au pugilat.

     

    « Peut-on encore débattre en France? », titre cette semaine à la Une l'hebdomadaire Marianne, un des très rares organes de presse, aux côtés de Valeurs Actuelles, qui ose faire entendre un son de cloche différent quand toute la presse française « stigmatise » la Russie. Malheureusement poser la question c'est déjà y répondre. Du moins dans l'espace public. Dans ce cadre tout n'est plus que postures et communication, affirmation de sa bonne conscience et dénigrement de celui qui ose développer une pensée hétérodoxe.

     

    « Oui, on est bien-pensants », titrait récemment la Libération, spécialiste des mises à l'index et des dénonciations calomnieuses vis-à-vis de ceux, dont l'auteur de ces lignes, qui, prônant un rapprochement avec la Russie, sont présentés comme achetés par Moscou. Passons sur le fait que les subsides qui font vivre « Libé » sont, eux, connus de tous: huit millions d'euros de la part des autorités françaises en 2014 et beaucoup plus de la part d'Altice, le groupe international de Patrick Drahi développant ses activités entre Israël et les douillets paradis fiscaux luxembourgeois et néerlandais, ce qui en dit long sur l'attachement aux principes et à l'indépendance éditoriale du journal. Relevons plutôt ce titre, cette « bien-pensance » assumée.

     
     
    Certes cela n'a rien de surprenant. Libération n'est plus un brûlot contestataire depuis longtemps.

     

    Mais s'il se présente toujours comme un rempart contre tout « ordre moral », le sien, libéral-libertaire, est érigé en dogme inattaquable. Comme le résume Jean-François Kahn, « la gauche soixante-huitarde a bradé ses aspirations sociales et s'est ralliée à la doxa néo-libérale. L'antifascisme et la croisade exaltée contre un bloc réactionnaire fantasmé est le seul moyen pour eux de se convaincre qu'ils sont toujours à gauche. » La proximité avec les Russes et la Russie valant aux yeux de cette petite bourgeoisie bien-pensante certificat d'appartenance à cette France « rance » qui les obsède, la condamnation est bien entendue automatique. Toute instruction préalable au procès est inutile: « Aujourd'hui, c'est le principe même du débat qui est interdit. Nous assistons au retour d'une rhétorique stalinienne », poursuit Jean-François Kahn.

     

    Ours furieux. Image d'illustration
    Cela ne serait pas bien grave si ces Vychinski de salon ne relevaient que de la sphère médiatique. Ce qui l'est bien davantage c'est que l'intolérance règne aussi dans les milieux où se mène la réflexion autour des politiques étrangère et de défense de la France.

     

    Au triangle des bien-pensants Saint-Germain des Prés-Montparnasse-Luxembourg, s'adjoint un triangle boulevard Saint-Germain-Esplanade des Invalides-Ecole Militaire dans lequel le débat n'est guère plus envisageable. Russophobie primaire pour les uns, simple « antisoviétisme tardif » pour les autres, Custine et la guerre froide règnent encore dans bien des esprits pour lesquels « les Russes, c'est l'ennemi. » A tel point que certains chercheurs, parmi les meilleurs connaisseurs de la Russie, sont mis à l'écart par leurs confrères, redoutant de collaborer avec ceux qui ne suivent pas la ligne officielle: intransigeance vis-à-vis de Moscou, dénonciation de la diplomatie russe. Cette lâcheté, car c'est bien de cela qu'il s'agit lorsqu'on refuse de coopérer avec un hétérodoxe de peur de lui être assimilé, donne naissance à une autocensure d'autant plus grave qu'elle réduit un peu plus le débat et s'ajoute à la censure active orchestrée par certains membres influents des milieux diplomatique et militaire envers tout ce qui n'est pas anti-russe.

    Or cette influence doit, elle aussi, être questionnée en retour. Qui sert-elle? Les intérêts de la France?

     Il est permis d'en douter tant l'intérêt national, assimilé à une notion souverainiste, donc suspecte, est depuis longtemps remisé aux oubliettes au profit des concepts de droits de l'homme, de droit d'ingérence, mis en avant par les équipes « en quête de sens » chargées de rédiger, ou de relayer, les « éléments de langage » qui nous tiennent lieu de diplomatie. Par ailleurs ces équipes, officielles et officieuses, si soucieuses de dénoncer les prorusses qui, cinquième colonne stipendiée, polluent le débat français, ne semblent guère soucieuses de balayer devant leurs portes lorsqu'il s'agit d'évoquer les influences étrangères susceptibles d'orienter leur action. Yale, Brookings Institution, université John Hopkins, Collège de l'OTAN, King's College de Londres, université de Montréal…ces têtes bien faites ont toutes en commun d'être passé par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, Etats, comme chacun sait, traditionnellement russophiles… Mais bien entendu pas un instant leur long séjour anglo-saxon n'a influé sur leur vision des intérêts que la France doit servir.

     

     

    La dénonciation systématique de tous ceux qui ne « bouffent pas du russe » soir et matin est l'apanage dans ce pays de journalistes, chercheurs ou fonctionnaires qui, loin de refléter la majorité de l'opinion publique française, défendent des intérêts qui, s'ils sont les leurs, ne sont pas nécessairement ceux de la France. Dans ce cadre tout débat est impossible et le restera tant qu'un minimum de sens de l'Etat, de souci de l'indépendance nationale et d'honnêteté intellectuelle ne sera pas restauré. Certains remaniements ministériels sont évoqués d'ici la fin 2015. Souhaitons qu'ils soient l'occasion de mettre en place des hommes qui possèdent ces valeurs et les imposent à leurs subordonnés.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

     
     
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  • France 24, RFI :

    ces médias

    au service de l’impérialisme

    France 24, RFI : ces médias au service de l’impérialisme

    Voici un point de vue intéressant sur la manière dont les médias français sont vus en Afrique par un journal indépendant. RI

    ***

    Méfiance. Les médias occidentaux nous servent des informations nocives. Leur but n’est pas la vérité, mais la propagation de l’idéologie capitaliste et impérialiste. 

    Dans notre société actuelle, la référence aux médias occidentaux devient de plus en plus le critère fondamental d’appréciation de la crédibilité d’une information. La vraie info, c’est celle diffusée sur RFI, France 24, CNN, BBC et autres. Or nous ignorons que les grandes puissances mondiales passent par ces médias pour imposer leur hégémonie en nous pulvérisant 24h/24 de fausses informations dans le seul but de nous amener à croire que ce que nous voyons est ce qui se passe. La manipulation de l’information justifie leurs interventions armées dans des Etats souverains,  dont les vraies raisons sont voilées par des slogans mensongers comme le « droit d’ingérence humanitaire » et « la protection des civils » ; slogans parachutés à longueur de journée sur les médias occidentaux.

    Si nous n’usons pas de notre esprit critique, nous donnerons toujours raison à ces médias-mensonge à la solde du grand Capital. Grâce à leur ingérence financière dans les grands groupes de média, les multinationales en contrôlent les lignes éditoriales. La dépendance vis-à-vis des annonces publicitaires en provenance des milieux capitalistes réduit la neutralité des informations.

    Le Congo-Brazzaville qui traverse une période charnière de son existence subit de plein fouet cette agression médiatique impérialiste.

    L’Agence France Presse ou la Radio France Internationale chargent systématiquement le président congolais Denis Sassou Ngouesso sur le dossier du référendum constitutionnel qui doit ce ternir le dimanche 25 octobre prochaine.

    A titre d’exemple, selon plusieurs médias occidentaux, dont RFI, qui cite des sources hospitalières, deux personnes ont été tuées par balle le mercredi 20 octobre lors des accrochages entre des jeunes délinquants qui s’adonnaient aux pillages durant la marche convoquée par l’opposition congolaise.

    L’AFP à son tour, a même inventé une intervention télévisée de Raymond Mboulou, ministre congolais de l’Intérieur, affirmant qu’il y aurait au moins quatre morts, de manière officielle.

    Selon l’AFP, dont les brèves sont reprises par toute la presse francophone, le ministre congolais est intervenu à la télévision publique pour dresser le bilan « provisoire » de ce qu’il a qualifié d’« insurrection organisée et coordonnée » : « Quatre morts, dont trois à Brazzaville et un à Pointe-Noire [et] sept blessés admis dans les hôpitaux de Brazzaville et trois éléments de la force publique grièvement blessés. »

    Sauf que des sources sûres proches du ministre affirment à GoBrazza.com que ces chiffres seraient inexacts, et qu’il s’agirait plus tôt d’un seul mort et 3 blessés.

    Outre l’incohérence des chiffres entre les médias français, il semble bien clair qu’il y ait une volonté délibérée de ces médias d’attiser les flammes et créer ainsi un chaos qui profiterait à la France.

    France24, la télévision payée par l’Etat français et destinée à des campagnes d’impérialisme à travers le monde, laisse n’importe qui passer en direct de ses antennes pour s’auto-proclamer « Spécialiste » de tel ou tel pays africain. Ces experts en herbe n’hésitent parfois pas à fournir des informations tout à fait erronées.

    Durant les élections présidentielles en République démocratique du Congo en 2011, un « spécialiste » français de la RDC a commis l’erreur d’affirmer que Etienne Tshisekedi, l’opposant historique congolais, aurait participé à des viols dans la guerre qui a fait des millions de mort dans l’Est de la RDC.
    Une information qui poussera la chaîne à s’excuser, bien tardivement, alors que le mal était fait.

    Les médias sont aux avant-postes de l’impérialisme. Michel Collon, spécialiste de la non-désinformation, qualifie les médias de « premier soldat sur le terrain ». Car pour chaque guerre qui doit être déclenchée, les médias commencent par diaboliser le régime en place, en présentant aux yeux du monde des images cryptées, des victimes fictives, bref, des vérités montées de toute pièce. Les impérialistes peuvent alors « légitimement » intervenir pour « sauver » les peuples, la liberté et la démocratie.

    Peu importe les appartenances politiques ou les divergences d’opinions, les congolais ne doivent pas oublier que c’est dans leur intérêt de ne pas se laisser faire par ces campagnes d’impérialisme qui visent à les garder sous l’emprise.

    Photo! DEBAT JUNCKER-SCHULTZ_FRANCE24-RFI_main

    source: http://www.direct.cd/actu/2015/10/23/france-24-rfi-ces-medias-au-service-de-limperialisme.html

     

    http://reseauinternational.net/france-24-rfi-ces-medias-au-service-de-limperialisme/

     

    Sur ce site,

     

    La presse, instrument de contrôle qui s’étiole

    Le boycott du journal allemand Bild à cause de sa couverture du crash de Germanwings s’amplifie

    Propagande noire, propagande blanche, propagande grise

    Aux Etats-Unis, les langues des grands journalistes se délient

     

    .

    Les dessous des bombardements russes en Syrie

     
    | 2 octobre 2015

    Alors que la Douma délibérait de l’autorisation d’intervention aérienne russe en Syrie, le Web a été submergé par des photos et des vidéos des dégâts que l’aviation russe allait commettre contre des populations civiles.

    Les bombardements n’ayant eu lieu qu’ultérieurement, ces photos et ces vidéos sont soit des éléments empruntés à d’autres contextes, soit des faux fabriqués pour l’occasion.

    Cette campagne d’intoxication a été organisée par l’association Syria Civil Defense, désormais dénommée White Helmets. Basée en Turquie, elle déclare disposer d’environ 2 500 « volontaires » rémunérés, présents en Syrie aux côtés des « rebelles ». Elle tire ses revenus de dons anonymes, mais admet avoir été financée par les États-Unis, le Royaume-Uni et le « Conseil national syrien » (lui-même actuellement financé par le Qatar, la Turquie et la France). Il n’est pas possible d’identifier la ou lesquelles de ces composantes ont financé cette nouvelle opération.

    Les White Helmets ont déjà produit des vidéos montrant des bombardements de l’Armée arabe syrienne avec des barils d’explosifs ; une intox largement relayée par l’OSDH et devenue parole d’Évangile malgré son absurdité : l’Armée arabe syrienne dispose de bombes russes autrement plus précises et n’a donc aucune raison de fabriquer de tels barils.

    Le porte parolat du secrétaire général des Nations Unies, qui avait repris les allégations des White Helmets a présenté ses excuses à la Russie pour ne pas les avoir vérifiées.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a au contraire dénoncé des bombardements russes « qui frappent des résistants et des civils ».

    Rappelons que les médias qui ont relayé cette propagande de guerre commettent un crime contre la paix au sens des résolutions pertinentes des Nations unies [1].

    Le président Vladimir Poutine a dénoncé ces « attaques informationnelles ».

    Les bombardements russes ont visé Al-Qaïda (Front Al-Nosra) et Ahrar Al-Sham (une organisation terroriste syrienne, fondée avant le début de la guerre en Syrie par des Frères musulmans dont certains étaient des cadres d’al-Qaïda). Ces deux organisations sont abondamment financées par trois États : la Turquie, l’Arabie saoudite et la France.

    Il semble que ces cibles aient été choisies pour mettre en garde la Turquie et exiger le retrait immédiat de ses commandos du territoire syrien.

    Le 23 septembre dernier, le président Recep Tayyip Erdoğan s’était rendu à Moscou pour l’inauguration de la plus grande mosquée d’Europe. Il avait alors rencontré son homologue russe. De retour dans son pays, il avait déclaré que le départ du président el-Assad n’était plus un préalable au règlement de la crise syrienne, mais Moscou exigeait plus. La Russie a alors décerné des brevets de lutte anti-Daesh au PKK, laissant entendre qu’elle pourrait soutenir le parti kurde turc contre son gouvernement.

    [1] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2011.

     

    http://www.voltairenet.org/article188898.html

     

     


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