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    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

     

    Il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie, mais une agression extérieure planifiée et sponsorisée par les Occidentaux.

    Stephen Sackur (BBC) s’entretenait récemment avec le député syrien Fares Shehabi, membre du Parlement syrien d’Alep : ce dernier dénonçait en direct sur la BBC le rôle du Gouvernement britannique dans le soutien aux terroristes djihadistes en Syrie et la propagande mensongère de la BBC (voir la Vidéo VO, 30/04/2018 ).

    Fares Shehabi évoque les terroristes djihadistes britanniques qui étaient présents à Douma et ont été renvoyés dans leur pays où dans le nord de la Syrie : « Il y a 280 Britanniques en route de Douma vers l’Europe, ils retournent à présent en Angleterre… »

    Il ne faut pas oublier que ce sont les habitants de la Ghouta qui se sont révoltés contre les terroristes du Front al-Nosra, de Jaych al-Islam et de Faylaq al-Rahmane. Cela n’est jamais divulgué dans nos médias à la solde d’un Pouvoir occidental qui ne pense que par ses intérêts égocentriques.

    Dans la Ghouta orientale et dans d’autres banlieues de Damas, les terroristes djihadistes utilisent les populations civiles comme boucliers humains pour se protéger des bombardements de l’armée syrienne : croyez-vous qu’un seul média traditionnel occidental va en parler? Aucun. C’est le silence complet. Mais les médias vont se déchaîner sur les « horreurs des bombardements » qualifiés du « régime », avec en même temps un silence absolu sur le déluge d’obus tirés par les terroristes sur la ville de Damas : sur la place des Abbassides, sur les quartiers chrétiens, sur le centre ville, faisant des centaines de victimes syriennes, des morts et des blessés dont la presse occidentale ne dira jamais un mot! C’est quoi cette information ? C’est quoi cette objectivité Monsieur Le Drian et Cie? Quels sont les intérêts que vous protégez dans ce camp mafieux d’Etats voyous? Pour qui travaillez-vous, qui est votre « parrain », dans un tel contexte de mensonge et de trahison ? Pourquoi continuez-vous de faire passer les terroristes de Jabhat al-Nosra, et d’autres groupes armés, soutenus par l’Occident, les pays du Golfe et Israël, pour des «combattants de la liberté»?

    Chaque semaine, le Père Daniël, un prêtre Belge du pays Flamand, vivant en Syrie depuis des années, publie un bulletin d’information dans lequel il décrit ses expériences et ses réflexions sur la situation concrète qu’il observe.

    « Des milliers d’hommes ont dû creuser des tunnels de dizaines de kilomètres de long, comme des esclaves, jusqu’à ce qu’ils soient épuisés, puis tués. Voyez ce que l’armée syrienne a trouvé : Prisons et salles de torture, grandes réserves de nourriture et de fournitures médicales appartenant à l’aide humanitaire internationale, toutes gardées par les terroristes, un hôpital entièrement équipé, une quantité importante d’armes, de munitions et même d’usines, également pour les armes chimiques, des communications sophistiquées….. »

    Les grands reporters des « rebelles modérés » (les « Casques blancs » et l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme ») ignorent tout cela, et c’est aussi le cas des médias occidentaux. Dans leur aveuglement, ils continuent de dire que l’ «horrible dictateur syrien» est la cause de toute cette misère et qu’il faut cesser de recourir à la violence militaire.

    « Ils trouvent cela tellement gênant que l’armée syrienne a mis un terme au « travail libérateur » de ces « rebelles modérés ». Et ainsi, notre VRT [un radiodiffuseur flamand], comme les autres, continue d’encourager une sale guerre depuis sept ans maintenant, pour rendre la souffrance du peuple syrien encore plus intolérable. »

    « C’est malheureusement la vérité. Les médias occidentaux n’ont pas publié un mot sur les actions meurtrières de ces soi-disant « rebelles modérés », ni sur la façon dont le président Assad est aimé – et non détesté – par une grande majorité du peuple syrien, ni sur les actions de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont sauvé tant de vies.Nous n’entendons que des accusations hystériques, sans aucune preuve. »

    « Les « sources » utilisées par les médias aux ordres occidentaux sont l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme » (SOHR), un obscure « bureau d’information » basé au Royaume-Uni qui diffuse des informations non factuelles sur la Syrie, et les « Casques blancs » ; des terroristes portant des casques blancs qui prétendent sauver des gens, et qui partagent des photos et des vidéos sur les médias sociaux pour manipuler l’opinion publique en accusant arbitrairement le « régime Assad ». Leurs » preuves » ont été exposées comme étant fausses à de nombreuses reprises. Pourtant, les » Casques blancs » continuent de recevoir d’importantes sommes d’argent liquide. En octobre 2016, cette fausse équipe « humanitaire» a reçu 123 millions de dollars et 32 millions de livres sterling supplémentaires du ministère britannique des Affaires étrangères. »

    On est sidéré en constatant que l’argent des contribuables sert à soutenir des terroristes et à répandre délibérément le mensonge gravissime de la désinformation qui a pour conséquence directe le martyre du peuple syrien, jugé coupable d’aimer son président !

    Ces histoires n’atteindront jamais les médias occidentaux, parce qu’ils les ignorent délibérément, parce qu’elles ne cadrent pas avec le faux récit diffusé par leurs Gouvernements au sujet de la Syrie. Les médias grand public ne parleront de la souffrance du peuple syrien à leurs lecteurs ou téléspectateurs que lorsque cela leur conviendra, et lorsqu’ils le feront, ils s’arrangeront encore pour blâmer faussement ce qu’ils nomment injustement le « régime Assad».

    Le 27 février 2018, la New York Review of Books a publié une lettre ouverte signée par 200 personnes se présentant comme militants engagés, universitaires, écrivains et journalistes. La lettre avait été intitulée à l’origine : « Arrêtez de prétendre que vous ne pouvez rien faire pour sauver les Syriens ». Les a priori sont nombreux et une censure implicite est évidente, l’affirmation péremptoire se basant sur un non dit implicite considéré comme évident et non discutable! Ce titre serait ensuite remplacé par : The World Must Act Now on Syria, « Le monde doit agir maintenant en Syrie ».

    Publiée au milieu d’une campagne de propagande de guerre massive dans les médias occidentaux contre l’assaut des Gouvernements russe et syrien sur la banlieue de la Ghouta à l’Est de Damas, parce qu’elle était l’un des derniers bastions des terroristes islamistes djihadistes takfiristes, les tortionnaires et égorgeurs des innocents, soutenus par la « coalition de Doha », dont la France fait partie, la lettre constitue un appel ouvert aux États-Unis et aux autres puissances impérialistes de la « coalition de Doha » pour y lancer une ultime intervention militaire à grande échelle avant de devoir accepter la défaite devenue probable dans cette guerre par proxy…

    Cette lettre s’élève uniquement et « étrangement » contre « les crimes que le régime de Assad a commis contre les Syriens, aidés par les milices locales et étrangères, par l’aide stratégique et financière iranienne, par la puissance aérienne et les mercenaires russes ».Si vous demandez où sont les preuves de cette affirmation péremptoire sur le martyre du peuple syrien infligé par ses Gouvernants et leurs alliés, affirmation qui ne souffre pas la critique, personne ne peut donner des preuves parce que le peuple syrien ne cesse de répéter le contraire en réclamant l’aide de son armée de conscrits mobilisée pour le défendre et le libérer des criminels djihadistes qui sont leur cauchemar évident…

    Les crimes perpétrés par les États-Unis et les autres puissances impérialistes en Syrie, sans parler de la région dans son ensemble, sont visiblement absents de ses préoccupations. Les auteurs de la lettre ouverte et ses signataires n’étaient pas motivés pour lancer un tel appel lors des frappes aériennes et des bombardements d’artillerie américains qui ont rasé les villes de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, enterrant des dizaines de milliers d’habitants sous les décombres. Ils ne sont pas plus motivés, lorsqu’Israël bombarde la population démunie des Palestiniens de Gaza au phosphore blanc, ou lorsque l’Arabie Saoudite bombarde et pratique un odieux blocus sur le Yémen, massacrant principalement les enfants avec des armes françaises! Ils ne sont pas plus motivés lorsque les criminels terroristes djihadistes martyrisent les pauvres réfugiés Africains en Libye, accusés arbitrairement d’avoir soutenu Kadhafi!

    Seulement quelques jours après la publication de la lettre, il a été rapporté que le Pentagone avait déployé 600 autres soldats des forces spéciales, appuyés par des blindés, dans la zone stratégiquement vitale d’El Tanf, à la frontière irakienne. Loin de protester contre une telle intervention sans mandat de l’ONU, ceux qui ont rédigé la lettre ouverte voudraient au contraire encore beaucoup plus d’interventions de ce genre! C’est dire le niveau d’objectivité de ces 200 signataires se voulant les « indignés », représentants de la « conscience occidentale »!

    Les impérialistes n’ont « rien proposé » ? Le Gouvernement Assad maintient un « monopole sur la violence » ? De qui les signataires de cette lettre se moquent-ils ? La CIA, la Turquie, l’Arabie saoudite et les autres pays dirigés par les sheiks sunnites réactionnaires ont injecté en Syrie des dizaines de milliers de tonnes d’armes et de munitions, et des milliards de dollars, pour armer les milices islamistes terroristes de Daech qui ont fait régner la terreur dans la population  syrienne. Des dizaines de milliers de combattants étrangers ont été acheminés dans le pays et payés pour servir de forces terrestres par procuration dans la guerre orchestrée par les Etats-Unis, pour un changement de régime visant à renverser le Gouvernement indocile du président Bachar al-Assad. Environ 170 000 soldats et membres de l’armée populaire Syrienne, ont été tués en combattant les terroristes de Daech soutenus par la CIA. Tout cela ce sont les données objectives de la réalité telle qu’elle est… Et pourtant, nous continuons d’entendre le refrain pitoyable, gravement mensonger, malhonnête, de Jean Yves Le Drian et Cie, qui accusent sans relâche ce qu’ils appellent « le Régime syrien » de Bachar El Assad, tortionnaire de son peuple ! Lorsqu’un tel niveau d’aveuglement est devenu la norme du comportement de nos « élites politiques », on est en droit de se poser la question : « Que font de tels imbéciles ou de tels salauds dans le Gouvernement de la France?»

    « Pour que l’agonie du peuple syrien cesse, il faut l’arrêter de force »,poursuit cette fameuse lettre, écrite par « la voix de la conscience occidentale », ajoutant qu’il existe « une myriade de raisons géopolitiques pour lesquelles c’est un impératif, mais aucune n’est aussi immédiate et importante que le caractère sacré de la vie et de l’exercice du libre arbitre ».

    Le message est clair : l’impérialisme mondial doit s’imposer par la guerre franche et directe ! La Russie et l’Iran présents en Syrie, sont un obstacle intolérable à la lutte sanglante et prolongée pour l’hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole ! Avec leur discours sur le « caractère sacré de la vie », ces auteurs bien-pensants de la lettre, se moquent éperdument des plus de 400.000 morts Syriens, des nombreux exilés et de tous ceux qui ont été maltraités par les terroristes soutenus directement par la « Coalition occidentale de Doha », dont la France… Ces gens voulant se faire passer pour « honorables et piliers de la conscience droite-l’homiste », soutiennent ouvertement les opérations sanglantes des USA et complices, alors qu’elles sont justement la cause directe de « l’agonie du peuple syrien ». C’est un comble, mais voilà justement le type de discours navrant qui encombre le cerveau des dirigeants du monde occidental persuadés qu’ils représentent obligatoirement « l’axe du bien » s’opposant à « l’axe du mal » incarné par les méchants Russes, les méchants Iraniens, le méchant Hezbollah, le méchant Bachar El Assad…

    Au même moment, les Casques Blancs sortent leurs caméras et se filment eux-mêmes sauvant les bébés ensevelis sous des tonnes de gravats. Les ‘grands médias’, les seuls crédibles, ceux qui détiennent les « decodex » et autres supercheries du même acabit à leur disposition, quant à eux, « remplissent leurs colonnes de témoignages de massacres à grande échelle, tandis que les ONG de la CIA et du MI6 surenchérissent sur les chiffres des morts pour étayer un énième génocide. » Cet étalage de mensonges espère faire « pleurer dans les chaumières » et donner les coudées franches aux criminels qui dirigent nos Etats!

    Enfin, le comité des droits de l’homme de l’ONU intervient à son tour pour réclamer « un couloir humanitaire » qui sera bien entendu utilisé pour exfiltrer le maximum de terroristes djihadistes et leurs cadres : des agents militaires occidentaux qui iront se redéployer quelques kilomètres plus loin, afin de reprendre sans problème, le massacre du peuple syrien insoumis aimant son Président résistant.

    Les politiques qui nous abusent sans vergogne citent avec véhémence l’exemple de la fillette Bana qui « twittait sur la souffrance de sa communauté à Alep » et qu’un député du Parlement syrien aurait traité de « petite sorcière » et « qu’il fallait la laisser mourir. » Le simple bon sens dit aux gens qui ont une conscience éveillée que cette fillette a été évidemment instrumentalisée par la propagande des groupes terroristes djihadistes et des services secrets qui les encadrent, puisqu’elle s’exprimait dans un parfait anglais qui ne pouvait pas être le sien. Il était facile de le prouver en rencontrant cette fillette, mais encore une fois, peu importe, puisque le mal était fait et la mission accomplie…

    Jusqu’à son agression par l’Occident et ses mercenaires djihadistes, la Syrie était un pays prospère et en paix. La démocratie fonctionnait tout aussi bien en Syrie, pour ne pas dire mieux encore qu’aux USA, avant le déclenchement arbitraire de cette guerre pour la déstabilisation forcée de la République laïque de Syrie. Cette démocratie et la paix ne pourront revenir en Syrie que lorsque les terroristes de Daech et la « Coalition de Doha » qui les encadre, auront quitté le territoire syrien qu’ils occupent illégalement depuis 2011.

    Monsieur Le Drian et la bande de vos complices, il est inutile de continuer à mentir de cette manière aussi éhontée ! Les citoyens savent que vous êtes des menteurs et que vous cautionnez le crime contre le peuple Syrien, puisque c’est vous qui soutenez les terroristes, puisque c’est vous qui bombardez la Syrie!

    Puisque vous êtes forcément informé, vous savez que le Guardian a dévoilé comment des aides ont été utilisées par le Gouvernement britannique pour financer les activités d’Al-Nosra, groupe terroriste réputé avoir « fait du bon boulot en Syrie » (dixit Laurent Fabius) et celles d’autres milices extrémistes salafo-djihadistes présentes en Syrie !

    Vous savez parfaitement que des milliards de dollars ont été dépensés pour les opérations de la CIA en Syrie, comme le démontrait le rapport du Sénateur Ford devant le Congrès! Des milliards pour qui ? Pour le peuple syrien « persécuté par son président Bashar El Assad »? Monsieur Le Drian et Cie: ne soyez pas indécents !

    Le New York Times a écrit et publié que le programme de la CIA en Syrie était « un des efforts les plus coûteux de l’Agence pour armer et entraîner des terroristes djihadistes depuis son programme d’armement des moudjahidines en Afghanistan dans les années 1980 ». Voilà qui est clair et sans ambiguïté! Les étasuniens le disent ouvertement, sans honte et sans se cacher! Pourquoi continuez-vous Mr Le Drian et Cie à nous raconter vos bobards pitoyables sur la Syrie ? Vous devez aussi savoir que c’est de ce programme que sont nés Al Qaeda, les talibans, puis Daech, ISIS, EIIL. Avouez donc une bonne fois pour toutes que vous soutenez très concrètement les terroristes en Syrie et que vous n’êtes donc pas là pour les combattre! Il faudrait qu’une petite « Ahed Tamimi » française vous gifle pour vous ramener à la réalité!

    En juin 2015, The Washington Post a rapporté que les opérations secrètes de la CIA en Syrie avaient « un budget approchant 1 milliard de dollars par an ».  Il est absolument clair que le peuple Syrien « persécuté et victime de son président dictateur » n’en a jamais vu la couleur. Où sont donc passés ces milliards de dollars en Syrie. Soyons sérieux, un instant Monsieur Le Drian et Cie! Il fallait bien armer, ravitailler, payer, nourrir, encadrer, appuyer les cohortes de mercenaires terroristes de Daech qui font pour vous le sale boulot sur le terrain…

    Des fonctionnaires US ont dit au Washington Postque ces efforts de la CIA « faisaient partie d’un effort plus vaste, de l’ordre de multi-milliards de dollars, incluant l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, en vue de soutenir ‘l’opposition’ syrienne ».

    Un rapport de 2016 du New York Times a révélé de même que l’Arabie Saoudite a aidé à financer les opérations US en Syrie et que « les estimations chiffrent le coût total de ses efforts d’armement et d’entraînement à plusieurs milliards de dollars ». Un financement considérable a aussi été fourni par le Qatar, la Jordanie et la Turquie.

    Dans son discours de février, Tillerson confirmait que les troupes US « resteraient indéfiniment » en Syrie, même après qu’ISIS, EIIL, DAECH ait été anéanti. Il a également rappelé la nécessité d’un changement de « régime » en Syrie et a appelé la « communauté internationale », c’est-à-dire le groupe exclusif des criminels de la « coalition occidentale de Doha », dont la France, à saboter économiquement Damas en refusant de financer ses efforts de reconstruction.  Rappelons que c’est la « coalition occidentale de Doha » qui a réduit en ruine la Syrie et martyrisé le peuple syrien via ses mercenaires djihadistes égorgeurs et tortionnaires…

    Mais, Mme Nikki Haley, avocate suprême des néocons, disait au nom des Etats-Unis à l’ONU:

    « Nous mettons aussi en garde toute nation déterminée à imposer sa volonté par des attaques chimiques et des souffrances inhumaines, en particulier le régime syrien hors la loi. Les États- Unis restent prêts à agir s’il le faut.»

    Chacun sait que ce sont les Etats-Unis, en l’occurrence qui sont hors la loi en Syrie et non pas le Gouvernement syrien ! Mais peu importe ! Plus c’est gros et mieux cela vaut ! Le culot de ces menteurs hystériques est d’une violence inouïe : Nikki Haley osait tranquillement affirmer devant toutes les nations : « La nouvelle résolution de cessez-le-feu prendra effet dès son adoption par le Conseil. Elle ne laisse aucun vide juridique permettant à Assad, à l’Iran et aux Russes de se cacher derrière le contre-terrorisme. »Franchement : qui se cache derrière le contre-terrorisme? La coalition occidentale de Doha n’arrête pas de revendiquer ce rôle de « lutter contre le terrorisme »! Qui sont donc les naïfs qui peuvent encore gober cette propagande devenue un gavage indigeste?

    Heureusement pour le peuple syrien, la résolution a été rejetée. Comme d’habitude, les États- Unis ne proposent de cessez-le-feu que quand leurs mandataires, en l’occurrence les terroristes djihadistes, sont en train de perdre. A la suite de ces « cessez-le-feu » qui font perdre du temps à Damas, la « coalition occidentale de Doha » a le temps de fournir à nouveau les groupes djihadistes en équipements, en munitions et tout le reste. C’est un jeu pervers d’une extraordinaire violence et une honte qu’on a le culot de nous présenter dans les médias aux ordres, comme la cause de « l ‘axe du bien » et de la vertu démocratique agissant en Syrie!

    En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les « droits de l’homme », mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du « droit international », mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de « démocratie », mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie Saoudite, il se moque du peuple français. Le club de l’oligarchie occidentale, se prend pour la «communauté internationale».

    L’objectif actuel de la « coalition occidentale de Doha », c’est de saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais.

    Un document – assez exceptionnel – révèle le contenu d’une réunion du « Petit Groupe sur la Syrie», réunissant les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Ce document aurait dû rester strictement confidentiel, parce qu’il révèle la «stratégie occidentale» concernant la guerre en Syrie : « nourrir et multiplier les hostilités par tous les moyens pour empêcher une Pax Russiana ; poursuivre une intense campagne de communication sur les bombardements russes et syriens qui tuent des civils ; cadrer le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie – Staffan de Mistura – par une feuille de route contraignante ; saboter la conférence de paix de Sotchi pour revenir à Genève dans un format tripartite : opposition terroriste syrienne, Gouvernement syrien et Forces démocratiques syriennes (FDS – constituées de supplétifs kurdes aux ordres du Pentagone) ».

    Il y a déjà bien des années que les diplomates Russes demandent à leurs homologues américains et européens la liste des groupes « armés » dits « modérés, laïcs et démocratiques ». Monsieur Le Drian et Cie, allez-vous être étonnés si je vous dis que cette liste n’a jamais été produite? Mieux encore, les forces spéciales américaines recyclent en ce moment même des terroristes de Daech dans de nouvelles unités des FDS et autres factions armées destinées à poursuivre la lutte contre « le régime de Bachar al-Assad ». Pourquoi mentez-vous, alors que nous savons que vous mentez?

    Cette stratégie occidentale opte pour « une guerre sans fin » en Syrie, tout en dénonçant auprès de l’opinion publique internationale une nouvelle « catastrophe humanitaire ». A Munich, Benjamin Nétanyahou a brandi, à la tribune officielle de la conférence, un morceau de tôle en affirmant qu’il s’agissait du débris d’un drone iranien abattu dans l’espace aérien israélien. Ce numéro pathétique lui a permis de menacer l’Iran, martelant encore et encore que ses « forces du mal » cherchaient à s’installer durablement aux frontières de l’Etat hébreu et que cette éventualité justifiait désormais des actions militaires « préventives ».

    Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les USA ont recyclé nombre d’anciens officiers de la Gestapo dans leurs unités spéciales, bras armés de la Guerre froide. Ils ont employé nombre de nazis au service des dictatures latino-américaines – dans la cadre du Plan Condor, au Chili, en Argentine, au Brésil ou à Panama, dans les « Contras » pour anéantir la révolution sandiniste à partir de la fin des années 1970. Les USA ont fait de même en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Ukraine… Benjamin Norman nous annonçait «une guerre sans fin» en Syrie et plus largement aux Proche et Moyen-Orient.

    « l’argent, c’est le sang des autres… » (Cécil John Rhodes)

    L’agression israélienne sur l’aéroport T4, dans le gouvernorat de Homs, tuant et blessant plusieurs citoyens, constituant une violation flagrante de la résolution 350 (1974) et des résolutions du Conseil de sécurité, n’aurait pas été possible sans l’immunité et le soutien illimité et continu accordés par l’administration américaine à Israël. Les délégués des pays occidentaux n’ont fait aucune mention de cette agression israélienne. Ce fait montre clairement que les Gouvernements de leurs pays en sont les complices et les protecteurs. Finalement, Netanyahou a déclaré lui-même, sans qu’on ne lui demande rien, que Israël avait en effet commis cette agression que les Occidentaux refusaient de reconnaître. Pourquoi donc continuer à mentir Monsieur Le Drian et Cie sur toutes ces violations du droit International?

    En effet, le mensonge pratiqué par certains États Membres permanents du Conseil de sécurité est devenu une sorte d’arme de destruction massive.

    C’est par le mensonge qu’ils ont fabriqué dans leurs laboratoires les organisations terroristes takfiristes telles Al-Qaïda, les Talibans, Daech, le Front Al-Nosra, Jaïch al Islam etc.

    Et c’est par le mensonge qu’ils tentent de démolir et de préparer, aujourd’hui, une agression contre la Syrie.

    A Alep et ailleurs, nous avons découvert les entrepôts des groupes terroristes qui étaient bondés de médicaments et de denrées alimentaires, envoyés théoriquement à la population syrienne par l’aide humanitaire mais qu’ils détenaient pour eux-mêmes et qu’ils vendaient aux civils à des prix exorbitants !

    Les forces syriennes attaquaient Daech, qu’elles ont éjecté de Deir ez-Zor et d’Abou Kamal. Daech s’est alors replié, sous la protection des forces américaines, dans cette zone de 30 Kms de large sur 60 Kms de long, située à la frontière syro-irakienne.

    Ce fait révèle, une fois de plus et sans aucun doute possible, la véritable fonction de cette Coalition et le rôle de Washington dans le soutien de Daech, comme ce fut le cas le 17 septembre 2016, lorsque ses forces aériennes ont attaqué les positions de l’Armée arabe syrienne sur le Mont al-Tharda, toujours près de Deir ez-Zor, permettant ainsi à l’organisation terroriste d’avancer et d’occuper ces mêmes positions. L’Iran, n’a évidemment jamais envoyé de drone sur le territoire de la Palestine occupée; ce discours de Netanyahou est scandaleusement faux, mensonges et tromperies.

    Les USA ont ouvertement déclaré : « Nous ne quitterons pas la Syrie tant qu’un règlement politique n’est pas mis en place et que la sécurité de nos alliés dans la région n’est pas garantie»; l’aveu était grand: « En Syrie, nous combattons le ‘régime’, l’Iran, le Hezbollah et la Russie ».

    L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, a menacé la Syrie d’une frappe similaire à celle réalisée par Washington en avril 2017. Elle a annoncé que Washington était prêt à effectuer une nouvelle frappe sur la Syrie, si l’ONU s’avérait incapable d’obtenir l’arrêt des offensives contre ses mercenaires djihadistes dans la Ghouta orientale, banlieue Est de Damas! Les aveux deviennent clairs peu à peu! Cependant, en France, toute parole sur cette réalité de la vraie situation en Syrie est strictement interdite : toute conférence sur le sujet Syrie qui ne cadre pas avec cette odieuse propagande est boycottée. Les salles de conférences sont fermées à tous ceux qui vont révéler la vérité sur la Syrie. Les menaces de mort sont courantes contre les personnes qui voudraient faire de l’information respectueuse de la vérité. En France, la Patrie des « droits de l’homme », on ne peut pas parler, prendre la parole, publier, sans être saboté, accusé d’être propagateur de « fake news », car on n’ose plus traiter les gens de « complotistes » désormais, étant donné la masse énorme des informations, provenant du reste du monde non occidental, qu’il faudrait censurer à grande échelle! On ne peut plus décemment traiter 95% de l’information sur la Syrie, de « complotistes » en disant que les 5% restant de l’information de propagande occidentale, seraient la pure vérité !

    Il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Ceux qui prétendent remettre de l’ordre dans le monde en sont les fauteurs de troubles, les cambrioleurs crient au vol, les violeurs de la légalité crient au viol du droit, les agresseurs s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat syrien, tout ce monde pitoyable s’agite et manœuvre au grand jour, sans pudeur, traitant le mensonge comme étant la « vérité ».

    Le prétexte de la lutte contre Daech et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

    Jean-Yves Le Drian exige (sic) et ose demander : « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie? L’Iran, diabolisé, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie sauvagement sanctionnée, les forces « chiites » d’Irak. Ceux qui ont le droit d’être illégalement en Syrie sont les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses vassaux de la coalition de Doha, dont la France !

    Dans un discours au Commonwealth Club de Californie, le 3 octobre 2007, le général Wesley Clark, ancien commandant des forces de l’OTAN., faisait une déclaration stupéfiante: alors qu’il visitait le Pentagone une dizaine de jours après le 11 septembre, un général de ses amis l’interpelle et lui demande de l’accompagner dans son bureau. Il lui apprend que dans les cinq ans les Etats-Unis vont envahir sept nations : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Wesley Clark dit alors à son auditoire : « ce pays est victime d’un coup d’Etat réalisé par Wolfowitz, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et d’une demi-douzaine d’autres personnes dans le cadre du Projet pour un nouveau siècle américain. Ils veulent déstabiliser le Moyen Orient… alors qu’aucun sénateur ou député n’en est informé, et en l’absence de débat public. »

    La forteresse inexpugnable du capitalisme mondialisé, le défenseur autoproclamé de «l’ordre» économique mondial a été démasqué comme étant non seulement complice de terroristes coupeurs de têtes, esclavagistes et meurtriers sectaires de masse, mais militairement dépendants des forces mêmes qu’ils affirment combattre, « génération après génération », dans une guerre d’autodestruction. Les USA ont débité tous les mensonges possibles sur la Syrie, et la majorité de l’humanité le sait. Au fond d’eux-mêmes, la plupart des Américains soupçonnent aussi « l’Etat profond » de les trahir et savent que l’heure de la chute finale de l’empire a sonné!

    La Ghouta n’est pas tombée, comme l’a déclaré Nikki Haley déléguée des États-Unis. Elle a été libérée, comme Alep a été libérée. Ce qui est tombé dans la Ghouta orientale c’est le terrorisme et la chute du terrorisme annonce la chute de l’empire occidental qui a fabriqué le terrorisme!

    Enfin pour terminer cet article ne serait-il pas utile de rappeler ceci : le Gouvernement français au complet, avec Emmanuel Macron en tête, soutiennent politiquement et militairement des organisations criminelles contre la République arabe syrienne en se moquant du Parlement qui, à travers la voix du groupe d’opposition des insoumis, a posé des questions pouvant se résumer ainsi : « Auprès de qui envoyez-vous nos militaires ? A qui livrez-vous des armes et du matériel de guerre, sans l’accord du Parlement et en violation des traités et des lois concernant la vente des armes? Qui vous a autorisé à engager la France dans une guerre insensée contre la Syrie? Avec quels fonds avez-vous financé ces organisations criminelles et ces bombardements qui dévastent la Syrie et martyrisent son peuple? Quelle est la demande de l’ONU qui vous a autorisés à intervenir avec les USA et la Grande Bretagne en bombardant la Syrie souveraine sans motif dûment vérifié, avéré, spécifié et ordonné par une résolution de l’ONU?»

    Après avoir regardé objectivement la réalité telle qu’elle est, nous devons conclure sur la Syrie.

    Conclusion :Monsieur Le Drian et Cie, dans quelle catégorie de personnes faut-il vous classer? Dans les innocents, naïfs, débiles débonnaires croyant de « bonne foi » à la fable du loup déguisé en brebis, ou dans les pervers et les salauds parfaitement informés et pratiquant le crime contre l’humanité pour des « raisons d’Etat » supérieures à tous les « Droits de l’Homme » et justifié par la vénalité des intérêts sine qua non de l’économisme marchand?

    A vous de choisir !

    Jean-Yves Jézéquel

    source:https://www.mondialisation.ca/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/5625720

    https://reseauinternational.net/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/


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    Article 50 – Sortir de l’UE c’est possible

     

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    La construction européenne est une invention française
    L’Europe c’est la paix
    L’euro nous protège
    L’UE fait contrepoids aux Etats-Unis
    Sortir de l’UE ce serait s’isoler
    Sans l’UE ce serait pire
    Une autre Europe est possible
    La sortie de l’UE c’est extrémiste
    L’union fait la force il faut donc plus d’Europe
    Sortie de l’UE est impossible
    Airbus, une réussite européenne
    L’UE c’est la solidarité
    Ceci n’est-pas une démocratie
    Seule l’UPR propose vraiment de sortir de l’UE
    Changer d’Europe est impossible !
    Non au traité transatlantique



    Il est urgent de sortir de l’UE

     

     

    Page dans son intégralité  :

     

    Imprimez nos tracts - Union Populaire Républicaine (UPR)

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    Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge

    Sur INVESTIG'ACTION

     

     

    Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge
    Observatoire du néoconservatisme

     

    4 avril 2014

    Article en PDF : Enregistrer au format PDF
    Depuis quelques années nous avons vu fleurir de nombreux groupuscules se réclamant de la lutte antifasciste. Ces activistes sont-ils les dignes héritiers de l’antifascisme historique, celui issu de la coalition de partis de gauche à l’origine de la formation du Front populaire qui, sous l’occupation, résista à l’Allemagne nazie et au régime de la collaboration ? Mais s’agit-il de protestations de bonne foi ? Quelles sont leurs sources ? Leur raisonnement tient-il debout ? Qui se cache derrière ces pseudo « antifas » ?

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    I - L’alerte antifasciste : décryptage d’une manipulation 

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    L’alerte (pseudo)-antifasciste s’apparente à une chasse aux sorcières maccarthyste, déguisée en combat contre le racisme. Elle est menée par quelques publications aux méthodes insidieuses et bien rodées (voir la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste). Derrière une façade pétrie d’idéaux et de symbolique d’inspiration libertaire, il s’agit pourtant bien d’outils de propagande néoconservatrice, donc raciste et guerrière.
     
    Le procédé utilisé par de faux antifascistes mais vrais néoconservateurs est simple : une campagne médiatique haineuse contre une personne ou un groupe, avec pour seuls arguments l‘amalgame, l’insinuation et le procès. Par le biais d’un tract ou d’un article infamant, ces soi-disant défenseurs des libertés tentent, par exemple de faire annuler une conférence si elle sort de la ligne éditoriale des néoconservateurs.
     
    Les personnes décriées, intimidées, diabolisées, ont pour seul point commun la contestation du leadership étatsunien sur le reste du monde, et de la politique d’apartheid et de spoliation du gouvernement israélien contre le peuple palestinien. Nous retrouvons constamment les mêmes cibles : Des gens de gauche, de droite et d’extrême droite, systématiquement assimilés sans distinction. Par ailleurs, l’extrême droite y représente un point d’ancrage argumentaire permanent, signe d’une manipulation évidente également en usage dans les rangs des réseaux néocons comme nous allons le voir.
    A- Une source néoconservatrice commune à ces pseudo alertes antifascistes
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    A la source des alertes, nous retrouvons généralement le blog administré par Rudy Reichstadt « Conspiracy Watch », le doigt inquisiteur qui sert de grille de lecture à l’ensemble des protagonistes de la galaxie néocons. Pour le contenu de leurs alertes, nos petites frappes rééditent en permanence le même papier et si la démarche n’était pas aussi perverse, nous pourrions parler de « comique de répétition ».

    B- Trois marqueurs révélateurs de l’idéologie contenue dans la pseudo alerte antifa
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    1- Parmi les dossiers antimusulmans, Rudy Reichstadt cite 22 fois leMEMRI, l’officine de propagande néoconservatrice, considérée par beaucoup de médias de gauche américains comme l’usine à fabriquer du consentement occidental aux guerres pétrolifères, et de l’islamophobie. Rappelons que l’on retrouve au sein du MEMRI des acteurs décisionnels de la gouvernance G.W. Bush (dossier completici). Dans son utilisation du MEMRI, Rudy Reichstadt se paie même le luxe de battre le site d’extrême droite Riposte Laïque, qui pourtant n’est pas avare dans le domaine de la haine antimusulman.
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    2- La recherche « Pierre-André Taguieff » sur le moteur de recherche du site Conspiracy Watch donne 69 résultats. Or, Monsieur Taguieff était un théoricien zélé du Cercle de l’Oratoire, groupuscule intellectuel omniprésent dans les médias français pour vous faire avaler la pilule des guerres bushiennes en Afghanistan et en Irak, grâce à l’image d’intellectuel de gauche de certains de leurs membres. Pendant de longues années et jusqu’il y a encore quelques mois, Monsieur Taguieff était administrateur du site d’extrême droite Dreuz.info (dont les auteurs affichent une islamophobie décomplexée), et bien entendu le MEMRI représente aussi une source de premier choix pour Dreuz.
     
    3- Palestinian Media Watch, l’autre site de propagande antimusulmane, est géré par Itamar Marcus, un israélien qui vit dans une colonie d’Efrat en Cisjordanie située en territoire palestinien, en violation du droit international. Jusqu’à récemment, Itamar Marcus occupait le poste de vice-président de la Caisse Centrale d’Israël (Central Fund of Israël), une ONG de droite basée à New York, en réalité en charge du financement des groupuscules colons israéliens les plus violents. Ces dernières années, Itamar Marcus est l’auteur de nombreux rapports douteux, censés documenter une agressivité palestinienne à l’égard d’Israël. Ces rapports témoignent d’une diabolisation dans le but d’empêcher la création d’un Etat palestinien.
     
     
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    Palestinian Media Watch est présent deux fois sur Conspiracy Watch, et exploité à l’extrême par Dreuz, la continuité idéologique du site de Rudy Reichstadt. Mais la palme revient au site du CRIF qui se réfère abondamment à Palestinian Media Watch. Il n’y a donc rien de très surprenant de voir cette agence être soutenue par le CRIF, qui visiblement n’est pas très regardant sur l’origine de ses sources et détient, selon toute vraisemblance, le record français absolu pour la diffusion des dépêches du MEMRI(22 pages d’articles). Il n’est pas non plus surprenant de retrouver sur le site du CRIFPierre André Taguieff via Dreuz, pris en flagrant délit d’insulte à la mémoire de Stéphane Hessel, sans que ce média ne soit rappelé à l’ordre par les autorités compétentes, ni dénoncé par la moindre alerte antifasciste.
     
    Rappelons que Stéphane Hessel avait rejoint les Forces française libres en 1941. Arrêté, puis torturé, il sera déporté à Buchenwald.

    II- Deux poids deux mesures, ceux que l’alerte antifasciste épargne

    A. L’extrême-droite d’obédience néoconservatrice, systématiquement épargnée
     
    Les nervis néocons déguisés en antifas épargnent donc systématiquement tout un pan de l’extrême droite Française, d’où ils tirent pourtant leurs sources théoriques.
    Pas la moindre « alerte antifa » contre l’extrême droite néoconservatrice française, comme par exemple les anciens voyous du groupe Occident. Parmi eux, Xavier Raufer qui collaborait à l’Elite européenne, une revue qui faisait la promotion de l’agence portugaise Aginter-Press, contrôlée par la PIDE, la police politique du dictateur António de Oliveira Salazar. Raufer s’est depuis reconverti dans le Business sécuritaire.
     
    Pas d’ « alerte antifa » contre Alain Robert qui constitua l’équipe dirigeante du Groupe union défense, puis d’Ordre nouveau l’année suivante. En 2004, il entre au Conseil national de l’UMP. Des cas similaires à MM. Raufer et Robert furent fabriqués et recyclés par dizaines grâce à « la planche à billets » du patronat : L’IUMM, via le duo Georges Albertini/Claude Harmel, les deux anciens du RNP, parti acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie.
     
    B. Les théoriciens de l’islamophobie, eux aussi systématiquement épargnés
    En effet, pas d’« alerte antifa » non plus pour les adeptes de la théorie Eurabia. Inventé par l’essayiste Bat Ye’or, ce fantasme islamophobe voudrait nous faire croire que les élites européennes chercheraient à soumettre l’Europe au monde arabe afin de former une nouvelle entité appelée Eurabie. Cette thèse délirante fut comparée à la théorie du complot juif des Protocoles des Sages de Sion par le journaliste et écrivain Johann Hari.
     
     
    Egalement épargné par les « alertes antifa », le théoricien Pierre-André Taguieff, auteur et administrateur durant plusieurs années de l’officine de propagande de Bat Ye’Or,DREUZ.info. Rappel sans appel : « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels. » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997.
    Pourquoi les antifas n’alertent-ils pas contre le racisme non voilé de Finkielkraut
    .

    III- Ceux qui sont ciblés par l’alerte antifasciste

    A- Pourquoi les militants anti-guerres de gauche en sont arrivés à accepter les bombardements de l’OTAN ?
     
    Domenico Losurdo est un philosophe qui enseigne l’histoire de la philosophie à l’université d’Urbino (Italie). Dans une chronique publiée sur son blog, intitulée « du mensonge dans le cadre de la machine de guerre impérialiste », Losurdo décrypte la rhétorique belliqueuse qui a servi à justifier un grand nombre d’interventions de l’Occident ces dernières années :
    « L’année 1989 est celle où le passage de la société du spectacle au spectacle comme technique de guerre se manifestait à l’échelle planétaire. Nicolae Ceaucescu est encore au pouvoir en Roumanie. Comment le renverser ? Les médias occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » opéré à Timisoara par la police précisément de Ceaucescu. Deux ans après, en 1991, survenait la première guerre du Golfe. La situation n’était pas facile pour le Pentagone (et pour la Maison Blanche). Il s’agissait de convaincre de la nécessité de la guerre une population sur laquelle pesait encore le souvenir du Vietnam. Alors généreusement ou fabuleusement récompensée, une agence publicitaire trouvait remède à tout. Elle dénonçait le fait que les soldats irakiens coupaient les « oreilles » aux Koweitiens qui résistaient. Mais le coup de théâtre de cette campagne était ailleurs : les envahisseurs avaient fait irruption dans un hôpital « en sortant 312 nouveau-nés de leurs couveuses et en les laissant mourir de froid sur le pavement de l’hôpital de Koweït City » (Macarthur 1992, p. 54). Brandie à l’envie par le président Bush junior, réaffirmée au Congrès, avalisée par la presse la plus autorisée et jusque par Amnesty international, cette information si horrible mais si circonstanciée aussi, au point d’indiquer avec une précision absolue le nombre de morts, ne pouvait pas ne pas provoquer une bouleversante vague d’indignation : Saddam Hussein était le nouvel Hitler, la guerre contre lui était non seulement nécessaire mais urgente même et ceux qui s’y opposaient ou étaient récalcitrants devaient être considérés comme des complices, plus ou moins conscients, du nouvel Hitler ! L’information était évidemment une invention savamment produite et diffusée par »

     


    B- Les "mauvais régimes" selon les imposteurs maquillés en antifascistes

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    Ils ont été soigneusement sélectionnés par les administrations américaines successives, largement inspirées par le texte néoconservateur fondateur du PNAC, un document édifiant que chacun devrait avoir à l’esprit avant de lire une « alerte antifa » ou un article géopolitique. Ces pays sont désormais parqués dans un univers médiatique consensuel qui les désigne depuis 2000 sous le nom d’Axe du Mal, sémantique illustrant une terreur de Satan et donc une guerre religieuse, ce qui a de quoi sidérer quand on se veut une démocratie laïque. Les pays sélectionnés font l’objet de sanctions diverses restreignant leur activité économique et/ou subissent une invasion barbare occidentale mortifère. Pour repérer les discours faussement antifascistes des vrais, il suffit d’observer les pays que ces alertes ciblent … et surtout ceux qu’elles épargnent. En effet, les publications « antifas » tentent toujours de mobiliser les opinions de gauche contre tous les opposants aux guerres d’ingérence (fussent-ils de gauche et d’extrême-gauche, voire anars), et pratiquent « l’indignation humanitaire sélective » ou le grossier mensonge par omission. Sous les paroles d’apparence libertaire et toujours sous un prétexte humanitaire culpabilisant, la police de la pensée néoconservatrice est omniprésente.

    C- Syrie : point Godwin pour un massacre
    Lorsque « Indymedia Paris » titre sa chronique « Alerte antifasciste Lille conférence de soutien à Bachar-el-Assad », en substance la méthode est habituelle et consiste à faire croire qu’il y a un rapprochement entre le Parti Baas Syrien, la gauche anti-impérialiste pacifiste, et l’extrême droite dont une partie reste antisioniste. Pour ce faire, la novlangue néocons usuelle se fonde sur l’utilisation du point Godwin, lui-même appuyé sur l’idée que le dirigeant désigné à la vindicte planétaire (par des coalitions variables sous contrôle de l’OTAN) est un nouvel Hitler et que celui ou celle qui pense que la paix passe par la diplomatie est un négationniste voire un nazi. Pour ce faire, il convient de placer des mots magiques tels que « Hitler », « Staline », « Rouge-brun » et autres anathèmes dans un minimum d’espace, se dispensant ainsi de tout argument politique puisque l’adversaire est un infâme avec qui il ne convient pas de dialoguer. Ce dessin de Fakir illustre avec humour ces campagnes d’infamie par la méthode de l’amalgame :
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    D- Une propagande identique servit de prétexte en Irak
    En 2002, les membres du cercle de l’oratoire diffusaient un message digne de la novlangue Orwellienne de "1984". Le but, à cette période, était de faire la promotion de la guerre menée par Bush en Irak avec une constante invariable en toile de fond : le Front National, monstre utile des néocons français, qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Pour faire la promotion d’une guerre, il ne faut surtout pas négliger d’assimiler tout pacifiste à l’épouvantail FN. Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient :
     
    « Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce "nationalisme des imbéciles" qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. »
    1. « Saddam Hussein utilise des gaz de combat » (comme en Syrie) :
    Le lecteur n’aura pas manqué de remarquer que la méthode développée est adaptable au cas syrien, nous aurions pu prendre pour titre « Assad utilise des gaz de combat sur sa population ».
    En réalité, si Saddam Hussein a bien utilisé des gaz à des fins militaires, ce fut dans les années 80, contre les troupes iraniennes. En aout 2013, le magazine Foreign Policy apporte d’ailleurs la preuve que les Etats Unis avaient connaissance de ce crime de guerre dès 1983.
     
    Cependant, les Etats-Unis attendront 20 ans avant de s’en offusquer, et à ce moment là,aucune expertise n’a pu confirmer que l’Irak était toujours en possession d’un tel arsenal, et encore moins qu’il ait eu quelque intention guerrière à l’égard d’une autre nation ni à l’égard de son propre peuple.

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    Qu’à cela ne tienne, nous sommes priés de ne pas contester le bien-fondé du subterfuge abject mis en œuvre par le gouvernement US pour assaillir l’Irak sans raison morale, dans le discours que le débat public surnommera « l’affaire du flacon d’urine ». La motivation géostratégique à désorganiser un pays pour y gérer les puits de pétrole et la reconstruction est pourtant transparente à tout lecteur de bonne foi.
     
    2. « Le régime irakien opprime son peuple »
    Si le régime irakien n’était pas un régime souple, les pires crimes infligés à la population irakienne ne sont pas imputables à Saddam Hussein mais à l’alliance atlantique. On estime qu’entre 1991 et 2003, un million d’enfants irakiens sont morts suite à l’embargo imposé par les Etats-Unis. La liste des produits interdits allait de simples denrées alimentaires à la quasi totalité des produits pharmaceutiques. En 1996, ce crime fut assumé par Madeleine Albright, secrétaire d’État de l’administration Clinton. Des informations qui ne posent pas le moindre problème de conscience à nos super résistants « antifas ». 10 ans plus tard, la Libye puis la Syrie ont droit au même traitement de mauvaise foi : l’intervention des intellectuels français.
    .

    IV- Leur but non-avoué : interdire le débat public contre le néocolonialisme

    "Les guerres ne commencent pas par des bombes, elles commencent par des médias-mensonges".
    Le journaliste Michel Collon lutte contre la désinformation et ces guerres d’ingérences. Il s’en explique dans de nombreux articles sur son site Investig’Action. Pour cette raison, il est souvent en première ligne face aux chantres de l’idéologie néoconservatrice déguisés en antifascistes.
    Selon lui, la propagande de guerre repose sur 5 principes :
    1.  Occulter l’histoire
    2.  Occulter les intérêts économiques
    3.  Diaboliser l’adversaire
    4.  Présenter notre camp comme n’attaquant pas un peuple, mais seulement un dirigeant
    5.  Monopoliser l’information, empêcher le vrai débat
     
    Ces principes, on les retrouve dans tous les conflits, affirme Collon. Il illustre ses propos en réexaminant plusieurs cas de propagande en Yougoslavie, en Afrique, ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient.
    La leçon à en tirer : toutes les guerres sont économiques. Les raisons humanitaires ne sont faites que pour emporter l’adhésion des populations des pays agresseurs.
    .

    V- L’exemple type : Indymedia Paris soumis à l’épreuve du détecteur de mensonges

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    Pour le lecteur inattentif, peu au fait de la géopolitique, ou crédule, ce site semble relayer des informations d’inspiration libertaire, anarchiste, humanitaire et antiraciste. Une source antifa s’il en est, mais a priori seulement. Car ce que nous avons vu plus haut n’est pas une anecdote : nous avons soumis Indymedia Paris à son propre moteur de recherche en guise de détecteur de mensonge par omission :
    Comparons les résultats de recherche pour « Hugo Chavez » (une liste entière d’articles qui l’attaquent directement) et pour « Arabie saoudite » (trois articles critiques) ou « Qatar » (une critique directe de ce régime). Nos « antifascistes » sont très bruyants quand il s’agit de désigner les cibles choisies par les néoconservateurs et leurs théoriciens fascisants (Rassemblement solidarité Syrie devant l’Ambassade d’Iran – paris indymedia).

    A- Les régimes réellement fascistes épargnés
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    En revanche, l’émirat du Qatar qui de facto possède tous les critères d’un régime fasciste, reste lui miraculeusement épargné par la critique alors même que notre régime entretient en notre nom des relations privilégiées avec ses gouvernants. Dans ce régime, la liberté d’expression est soumise à des restrictions strictes, des cas de torture sont régulièrement signalés, les femmes continuent de subir des discriminations et des violences, dans la législation et en pratique, et les travailleurs migrants, qui forment la majorité de la main-d’œuvre, sont exploités et maltraités. Ainsi, le lundi 21 octobre 2013, 15 années de prison furent confirmées pour le poète Mohamed Ibn Al Dheeb, qui a écrit un poème considéré comme critique envers la famille royale.

    Autre allié historique des occidentaux généralement épargné par les imposteurs, l’Arabie Saoudite. Liée aux États-Unis par des intérêts financiers depuis la ratification du Pacte de Quincy en février 1945, cette monarchie absolue autoproclamée est l’un des régimes les plus violents que l’Histoire du monde ait connu, comme par exemple sur le dossier accablant des violences faites aux LGBT. Pas de commentaire sur Indymedia Paris, voir les résultats de la recherche. A l’exception de quelques rares notes, les atrocités commises par leRoyaume wahhabite ne semblent pas être prioritaires sur ce site.

    Une omission révélatrice quand nous comparons ce traitement avec celui qui fut réservé à l’ancien président socialiste du Venezuela Hugo Chavez. Il est instructif de constater qu’un site puisse dépenser autant d’énergie pour s’acharner sur un chef d’un Etat laïc qui a échappé à un coup d’état organisé par les États-Unis grâce au soutien de son peuple. Et malgré des problèmes récurrents (approvisionnements, corruption, inflation, banditisme, insécurité), le Venezuela a su fait des efforts pour développer une vraie structure sociale et des services jusqu’aux villages les plus reculés.

    Ci-dessous l’illustration de notre soutien réel aux monarchies du Golfe :

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    B- L’assimilation du défenseur des opprimés à un oppresseur fasciste
    S’il est assez aisé de voir que le « néolibéralisme » a remplacé le « capitalisme » dans le vocabulaire des élites gouvernantes contemporaines, les autres euphémismes et exagérations de la novlangue néocon ne sont pas toujours aussi faciles à reconnaître. Cela correspond malheureusement à une technique de déculturation politique des lecteurs par le vol des mots issus des luttes populaires. Maxime Vivas milite contre les guerres impériales et est coadministrateur du site Le Grand Soir. Le journal revenait en 2012, à l’occasion d’un débat sur les médias libres, sur la campagne de diffamation dont il avait été victime : une action menée par plusieurs médias qui se présentent comme appartenant à la « gauche » dont certains pratiquent « l’alerte antifa » : Rue89, Charlie Hebdo, article 11, CQFD et le site lyonnais Rebellyon, qui conclut comme à l’accoutumée : « les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ». On pourrait en rire quand on connaît la plume de Maxime Vivas et la ligne éditoriale du Grand Soir, mais au final cette dérive est extrêmement dangereuse. En effet, des slogans qui parlent « d’écraser les fachos » (alertes antifascistes), ou des encouragements guerriers tels que « pas de quartiers » (rebellyon) sont susceptibles de faciliter le passage à l’acte de castagneurs contre des cibles ainsi désignées et qui, de plus, sont tout sauf fascisantes.
     
    A l’occasion de cette rencontre, Maxime Vivas expliquait aussi le rôle de Reporters sans Frontières (RSF) au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Il dévoile les paravents de RSF en dollars, il revient longuement sur la personnalité de Robert Ménard, ancien président de RSF et peut-être futur Maire de Béziers, soutenu aujourd’hui par le Front National.

    VI- Extrême droite en Ukraine : sans surprise, pas d’alerte antifa

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    Pour comprendre l’intérêt des stratèges pour l’Ukraine, il faut avoir lu "Le grand échiquier", du théoricien Zbigniew Brezinski. Il déclare sans ambage "celui qui gouverne le heartland (l’Europe de l’est et le continent nord asiatique) domine l’île monde (le Nord riche, l’Eurasie et les sources d’énergies) et qui gouverne l’île monde domine le monde [...] Le pivot géopolitique est un Etat dont l’importance tient moins à sa puissance réelle et sa motivation qu’à sa situation géographique sensible et sa vulnérabilité potentielle."

    Pour ce géostratège qui a conseillé les présidents Carter, George W. Bush et Obama, l’Ukraine est l’un de ces 5 pivots. Et il a des projets pour elle : "L’indépendance de l’Ukraine modifie la structure de l’Etat russe. De ce seul fait, cette case importante de l’échiquier géopolitique est un pivot : sans l’Ukraine, la Russie n’est plus un empire en Eurasie."

    Repassons Indymédia Paris au détecteur de mensonges par omission. Sans plus de surprise nous ne trouvons pas le moindre dossier sur les néo-nazis en Ukraine qui sont pourtant bien présents dans le gouvernement actuel non élu de Kiev. Rebellyon affiche le même vide sidéral face à un nouveau gouvernement composé vice-premier ministre et trois autres ministres membres du parti d’extrème-droite Svoboda… L’antifascisme à décidément des œillères très sélectives.

    Rappelons qu’en 1998, lors d’une conférence, Brezinski déclarait : "L’Ukraine constitue l’enjeu essentiel (pour soumettre l’Eurasie) [...]. Si l’occident devait choisir entre une Ukraine démocratique et une Ukraine indépendante, ce sont les intérêts stratégiques et non des considérations démocratiques qui devront déterminer notre position."
     
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    Conclusion

    Il arrive que l’histoire se répète, les corbeaux sont là pour nous le rappeler : à l’instar des militants del’extrême droite identitaire des années 60 et 70 qui produisaient des brochures anonymes anti-Mitterrand et anti-communistes via la « Société d’Etudes et de Recherches Visuelles d’Impression » financée par l’UIMM (la caisse noire du patronat), les petites frappes de la nébuleuse néocon utilisent la même stratégie d’intimidation. Une seule différence : la couleur des publications, adaptée à notre époque. Elles ont viré aux couleurs libertaires et altermondialistes, dans des publications qui se réclament de l’antifascisme. Pour le reste, très peu de différences : le corbeau de droite d’hier était un jeune cogneur nostalgique ducolonialisme, alors que le néo-corbeau d’aujourd’hui est un défenseur acharné dunéocolonialisme guerrier sur fond de thèses fascistes. Cependant, vous en conviendrez, l’erreur serait impardonnable de confondre quelques barbouzes au service de la pensée néoconservatrice prédatrice et fascisante avec le véritable esprit libertaire, solidaire et pacifiste. Pour cette raison, il nous a semblé utile de rappeler le sens de ces valeurs en laissant la conclusion de ce billet à un illustre anarchiste :
    http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2014/04/06/29607227.html



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  • Jeudi 4 octobre 2012 

    Chavez : 5 médiamensonges du Soir et du Monde
    Michel Collon

    4 octobre 2012

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    Ce dimanche 7 octobre, élection présidentielle au Venezuela. Michel Collon teste l’info qu’on nous donne en France et en Belgique. Début d’une petite série de test – médias sur Le Soir, Le Monde et d’autres…

     
    Chavez sera-t-il réélu ou bien sera-t-il remplacé par le candidat d’opposition Henrique Capriles Radonski ? J’ai testé les divers articles consacrés à cette élection par le quotidien bruxellois, que je lis tous les matins après le petit déjeuner. Puis, je suis allé voir aussi du côté du Monde français et d’autres médias. Ce qui frappe : ils disent tous la même chose. Mais quelles sont leurs sources ? Et surtout : qu’est-ce qu’ils ne disent pas ?
     
    Mon objectif : montrer comment vous pouvez repérer vous-mêmes les médiamensonges à l’avenir. Et ce que vous pouvez faire vous-même, en tant que citoyen, face à la désinformation…
    Des manips, j’en ai relevé sur cinq points : 1. Pourquoi nous cache-t-on le programme de l’opposition ? 2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ? 3. Chavez « antisémite » et dictatorial ? 4. Qui menace d’une « guerre civile » ? 5. Capriles peut-il gagner ?
     
    1. Pourquoi nous cache-t-on le véritable programme de l’opposition ?

    Les grands médias européens présentent Capriles comme un grand démocrate progressiste, qui serait en fait un candidat de « centre gauche ». Véronique Kiesel est la chroniqueuse attitrée du Soir sur le Venezuela. Elle a consacré deux articles à la campagne présidentielle. Tous deux vantant le candidat de l’opposition. Ses qualités ? Il est plus jeune que Chavez et « plein d’énergie ». Et à part ça ? « Tout en promettant de poursuivre les programmes sociaux actuels, (…) il a réussi à dépasser la pure opposition idéologique à Chavez ».
     
    Qu’entend-elle par ce « dépassement » ? Faudrait-il oublier qu’avant Chavez (sous l’actuelle opposition donc), 80% des Vénézuéliens étaient pauvres, voire très pauvres alors que l’élite se construisait des fortunes colossales avec l’argent du pétrole ? Si les mots ont un sens, Madame Kiesel serait bien aimable d’expliquer par quel miracle on peut dépasser la contradiction entre les très riches et les autres qui en sont victimes ? Qui a intérêt à la prétendre « dépassée », sinon les ultra – riches dont la famille Capriles fait partie d’ailleurs ?
     
    Et Kiesel se démène énergiquement pour cacher que le programme de Capriles est néolibéral, radicalement à droite et ramènerait très vite les anciennes injustices. C’est pourtant écrit en toutes lettres dans ce programme de 166 pages : Capriles veut notamment privatiser la compagnie nationale du pétrole en « élargissant son assemblée d’actionnaires » pour en faire « une entreprise à seule finalité commerciale » Or, c’est justement en redistribuant enfin l’argent du pétrole, que Chavez a pu en quelques années financer des soins de santé pour tous, l’éducation pour tous, la fin de l’analphabétisme, une aide aux petites et moyennes entreprises, la croissance économique, la hausse du salaire minimum et des retraites, etc. ! Capriles veut au contraire privatiser les retraites, malgré les catastrophes sociales constatées dans tous les pays où ce néolibéralisme a été appliqué.
     
    Capriles veut aussi démanteler l’Etat central, pour l’empêcher de mener ces politiques sociales qui ne sont que gaspillage aux yeux des riches. Il prétend tout régler avec une large autonomie des provinces. Mais comme l’écrit Romain Migus, jeune Français vivant à Caracas : « (Sans intervention de l’Etat central), comment ferait un Etat pauvre et peu peuplé, comme le Delta Amacuro, situé á la frontière avec la Guyana, pour financer son réseau d´hôpitaux, d´écoles, ses routes, ses installations sportives, ses services culturels, ou encore son approvisionnement en eau et en électricité, toutes compétences que lui confère le programme de Henrique Capriles ? En réalité, cette décentralisation est le prélude à la privatisation des services publics régionaux dans les zones où le financement local sera impossible. »
     

    2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ?

    Kiesel insiste : en contraste avec le « vieux Chavez », Capriles serait un candidat tout frais et tout nouveau, qui prônerait « la réconciliation d’un pays hautement polarisé depuis plus de 10 ans entre chavistes et antichavistes. »
     
    « Réconcilier », vraiment ? Qui donc est Capriles ? Il a d’abord été élu en 1998 député du parti démocrate chrétien COPEI. Quand ce parti néolibéral et ultra - corrompu a perdu tout crédit, Capriles a décidé avec d’autres de fonder Primero Justicia, un parti ouvertement de droite. Ce parti aura deux sources de financement : 1. Des fonds détournés illégalement de l'entreprise publique PDVSA. 2. Des fonds versés par la CIA à travers ses habituels paravents : National Endowment for Democracy (NED) et International Republican Institute (IRI).
     
    Pire : en 2002, lorsqu’un coup d’Etat militaire tente de renverser Chavez, Capriles, alors maire d’un quartier riche de Caracas, participe à l’attaque très violente contre l’ambassade de Cuba, il fait le mur pour y pénétrer, menace l’ambassadeur, et sa police ferme les yeux quand les putschistes détruisent les autos de l’ambassade, puis coupent son approvisionnement en eau et en électricité.
    Lorsqu’il sera élu gouverneur de l’Etat de Miranda, en 2008, quelle sera la première mesure de Capriles ? Supprimer des cliniques et des projets d’enseignement mis en place par Chavez. Seule l’opposition populaire l’en empêchera finalement. « Centre-gauche », tout ça ?
     
     
    Capriles escalade de le mur de l'ambassade cubaine à Caracas durant le coup d'Etat militaire qu'il a soutenu en 2022.
     

    3. Chavez antisémite et dictatorial ?

    Pour amener le lecteur européen à se méfier de Chavez, pour lui faire oublier ses extraordinaires réalisations sociales, les médias appliquent le principe permanent de la propagande de guerre : diaboliser. Dans tous ses articles, Kiesel tape systématiquement sur les mêmes clous.
     
    Ainsi, le 7 septembre, elle accuse Chavez « d’utiliser les immenses ressources pétrolières pour financer à la fois ses ambitieux programmes sociaux et sa campagne électorale. » Le premier, c’est vrai. Le second est un mensonge sans preuves, très fréquent chez Kiesel.
     
    Le 2 octobre, elle invente l’idée que les Vénézuéliens, intimidés, « sont nombreux à ne pas vouloir parler de politique avec des inconnus ». Promenez-vous un peu à Caracas et vous verrez que le problème serait plutôt, quand ils parlent de politique et quel que soit leur bord, de parvenir à les arrêter !
     
    Le 6 septembre, le chroniqueur Venezuela du Monde, Paolo Paranagua, accuse carrément Chavez de développer l’antisémitisme (entendez : le racisme anti-juifs). Ça, c’est évidemment un tout grand classique, si pas le plus grand de la propagande de diabolisation ! Et ce n’est pas la première fois que Paranagua, Kiesel et aussi Libération accusent ainsi Chavez : ils avaient notamment lancé une grande campagne sur ce thème en janvier 2006 (tiens, encore une année électorale !). Ils avaient en fait tronqué et déformé grossièrement un discours de Chavez (http://www.michelcollon.info/Comment-peut-on-nous-mentir-si.html). Ballon vite dégonflé.
     
    Mais, comptant sur l’amnésie, Paranagua récidive : « Chavez se présente lui-même comme ‘candidat de la patrie’. Il a donc désigné son opposant comme le ‘candidat de l’anti-patrie’. C’est un classique du répertoire nationaliste : ainsi « l’anti-France » désignait pêle-mêle les juifs, les maçons, les communistes. »
    Amalgame grossier et interprétation simpliste : s’il est vrai que les fascistes européens des années 30 utilisaient la propagande chauvine pour endoctriner vers la guerre, le patriotisme peut prendre un sens tout différent dans le cas d’un peuple agressé ! Par exemple, les Palestiniens ont tous les droits d’être ‘nationalistes’ face à l’occupation coloniale. Les Africains aussi face au pillage permanent de leur richesse. Et le nationalisme prend une toute autre signification dans cette Amérique latine colonisée et appauvrie pendant des siècles par les colonialistes étrangers. Dans notre livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, nous avons expliqué que la bourgeoisie dirigeante de nombreux pays latino-américains avait effectivement trahi les intérêts du pays en cédant toutes ses richesses aux multinationales étrangères. Donc si Capriles poursuit cette politique néolibérale soumise aux multinationales US, oui, on a le droit de dire qu’il trahit sa patrie.
     
    En réalité, ce que Paranagua reproche à Chavez, c’est d’avoir osé critiquer publiquement Israël. Mais comme il sait que cet argument n’aurait pas de poids chez les gens honnêtes, il déforme systématiquement. Attention, suivez bien son « raisonnement », ça commence ainsi : « Le discours de Chavez libère la parole de ses militants » (N.B. Cela revient à dire que Chavez est personnellement responsable de tout excès qui serait commis par un de ses partisans ! On attend que cette nouvelle règle soit appliquée à la politique française, par exemple). Mais Paranagua poursuit : « Le site chaviste Martillo Rojo écrit ainsi le nom de l’opposant Caprile$ Rat-onski. Le changement d’une simple lettre pour écrire Rat-onski se passe d’explications » (Ah bon ?). Et il conclut brillamment : « Le signe du dollar incrusté dans le nom en renforce la connotation antisémite. »
     
    Eh voilà comment on fabrique un procès en sorcellerie ! Militants du monde entier qui utilisez souvent le sigle $ pour dénoncer une politique des multinationales, attention, vous faites du racisme anti-juifs sans le savoir ! En fait, Paranagua, comme Le Monde, pratique ici le truc favori du lobby israélien : si vous êtes contre le sionisme, c’est-à-dire contre le colonialisme israélien, alors vous êtes contre les juifs, vous êtes un raciste. Mais non : c’est l’Etat d’Israël qui est raciste, et non ceux qui le critiquent. De nombreux juifs critiquent Israël.
     
    De tout cela, nous sommes prêts à débattre publiquement avec Paranagua, mais il semble que son courage n’aille pas au-delà du fait de lancer des critiques gratuites. Il faut dire que Paranagua est un exemplaire parfait du serial médiamenteur. Quelques exemples parmi bien d’autres…
     
    Le 29 janvier 2008, il insinue qu’un trafiquant de drogue vénézuélien, Del Nogal, condamné en Italie, serait proche du gouvernement vénézuélien dont il aurait financé les campagnes. Alors qu’en réalité l’enquête sur Del Nogal a démarré au Venezuela où tous ses biens, avoirs et sociétés ont été saisis par la Justice. En fait, Paranagua recopiait ici les accusations gratuites de John Walters, un haut responsable à la Maison-Blanche, qui avait prétendu que Chavez était « en train de devenir un important facilitateur du trafic de cocaïne vers l’Europe. » Pourtant, les services vénézuéliens ont arrêté un très grand nombre de contrebandiers en provenance de Colombie. Un détail, le fait de recopier cette accusation US ? Pas du tout. L’invasion du Panama en 1989 fut justifiée par une accusation semblable. La propagande de Paranagua sert à préparer une agression.
     
    Le 28 mai 2007, le même Paranagua écrit : « Les opposants à Chavez ont mobilisé plusieurs milliers de personnes face au Conseil national des télécommunications où des heurts avec la police ont fait une dizaine de blessés. » Qu’est-ce qui cloche ? Un gros mensonge par omission : tous les blessés sont des policiers ! Dont un gravement blessé par balle ! Cela se passerait en France, Le Monde écrirait ainsi ? Et on pourrait multiplier les exemples de cette mauvaise foi à sens unique.
     

    4. Capriles peut-il gagner ?

    Revenons à Kiesel. Ses deux titres montrent clairement où son cœur balance. 7 septembre : « Et si Hugo Chavez était battu ? ». 2 octobre « Capriles, celui qui pourrait battre Chavez. Tout est possible. » Pourtant, Kiesel est bien obligée de reconnaître que les instituts de sondage donnent Chavez largement gagnant : entre 15 et 20 points d’avance. Cependant, elle a réussi à trouver un institut qui affirme le contraire : « 48,6% pour Capriles contre 44,2% pour Chavez. » OK, c’est normal, les sondages sont un art incertain…
     
    Sauf que Kiesel oublie volontairement de signaler que les Etats-Unis… financent des instituts de sondage pour semer la confusion et décourager leurs adversaires. Nous avions exposé ce procédé dans notre préface au livre (épuisé) Code Chavez – CIA contre Venezuela, sur les divers financements secrets de la CIA au Venezuela et ailleurs. Sauf qu’en 2006, Le Soir avait aussi affirmé que Chavez allait perdre, et que ce pronostic s’était fracassé. Sauf que c’est un classique de la propagande US. Et pas du tout une erreur de jugement.
     
    En réalité, quand les USA savent que leur protégé va perdre dans tel ou tel pays (ce fut le cas aussi en Iran), ils répandent quand même pendant des mois l’idée qu’il va gagner. Pourquoi ? Pour préparer les esprits à l’idée que si Chavez gagne, c’est qu’il aura triché. Et pour justifier à l’avance les actions violentes préparées par leurs services avec l’opposition, actions qui seront bien entendu présentées comme des « protestations populaires spontanées ». C’est un scénario classique pour préparer un coup d’Etat.
     
    Bref, Kiesel se comporte également en serial mediamenteuse, complice de coups d’Etat potentiels. Et ce n’est pas une plaisanterie : la CIA a ainsi tenté de renverser Hugo Chavez, mais aussi Evo Morales en Bolivie et Rafael Correa en Equateur. Et elle a réussi à renverser le président du Honduras et celui du Paraguay.
     

    5. Qui menace d’une « guerre civile » ?

     
    Pour renforcer cette manipulation du public, Kiesel a aussi prétendu que Chavez menaçait de déclencher une « guerre civile » s’il ne gagnait pas. Tous les grands médias l’ont répété.
    Mais j’ai vérifié les faits auprès de mon ami Jean Araud qui vit à Caracas depuis quarante ans. Sa réponse : « Depuis Caracas, je crois rêver en t´écoutant. En réalité Chavez n´a rien dit lui-même de cela. Chavez n´a menacé personne, n´a pas prédit de guerre civile ni de chaos. Il s´est limité à citer des commentaires de membres de l´opposition qui ont clairement exprimé et prévenu l´opinion publique que le programme néo-libéral du candidat présidentiel Capriles en supprimant tous les avantages sociaux acquis sous Chavez pouvait avoir ces effets de chaos et de guerre civile. Ils ont dit n’être pas disposés à accepter des agendas occultes, obsessions néolibérales, ni gueules de bois économistes. Quelques heures à peine après ses déclarations, le député William Ojeda a été expulsé de son parti ce qui est typique d´un secteur de l´opposition qui brandit la bannière de la démocratie. » Bref, encore un médiamensonge. Toujours pour préparer les esprits à des incidents possibles.
    Kiesel, Paranagua and Cie diront-ils à leurs lecteurs qu’à la suite de ce scandale, quatre petits partis politiques ont retiré leur soutien à Capriles ? Et que William Ojeda, ce député d'opposition, a carrément appelé à voter Chavez ?
     
    Conclusion : nous ne pensons pas qu’il s’agit ici de simples erreurs comme tout journaliste peut en commettre. Il s’agit d’une propagande délibérée, copiée - collée sur Washington et sur l’élite vénézuélienne. Le Soir, Le Monde et autres médias sont en campagne électorale contre Chavez. Aux côtés des Vénézuéliens riches.

    Et le fait que ces journaux refusent systématiquement la parole aux contradicteurs et analystes sérieux, le fait qu’ils refusent de débattre sur leurs « erreurs » en public, le fait qu’ils recourent à des calomnies dégueulasses (Le Soir m’a assimilé au chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels, et refuse de publier le droit de réponse qui lui a été envoyé), tout cela prouve leur mauvaise foi. Pour garder leur prestige et leurs recettes publicitaires, Le Soir, Le Monde, etc refusent de traiter le public en adulte. Pas le droit de vérifier les infos. Avec Le Soir, face aux médiamensonges, on doit la fermer.
     

    Que faire alors ?

    Je vois deux manières de nous défendre ensemble contre les médiamensonges.
    1. Notre équipe Investig’Action, trop petite et manquant des moyens nécessaires, va faire appel à vous très bientôt pour renforcer son activité, notamment sur le plan des test - médias. Moi aussi, j’aurais pu me faire avoir, si pas sur le Venezuela, sur d’autres pays que je connais moins bien. Comment j’ai fait pour repérer les tricheries ? Grâce à un réseau d’amis qui vivent au Venezuela et connaissent très bien la situation, particulièrement Jean et Romain que je remercie. Un tel réseau, nous devons le constituer pour d’autres pays.
    2. Mais le rôle fondamental, c’est à vous, lecteurs, de le jouer. Vous pouvez écrire à ces médias, ou à ceux que vous suivez. Vous pouvez demander comment ils expliquent une telle déformation des faits ? Mais surtout, vous pouvez en parler autour de vous. En signalant aux lecteurs de ces journaux qu’il existe d’autres sources d’info. Pour ne pas se faire avoir, tout le monde a intérêt à comparer.
     
    POUR SUIVRE :
    Test – média : Le Soir, Le Monde à propos du nouveau président François Hollande et des résistances sociales
    .
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  • Giesbert_-_LCP-58ea4.jpg

    par Henri Maler, Nicolas Galy, le 18 juillet 2012

     

    Franz-Olivier Giesbert est un cumulard omniscient. Cumulard : Le Point, France 2, France 5, La Chaîne parlementaire (LCP), etc. Omniscient : politique politicienne, culture cultureuse et géopolitique planétaire sont ses spécialités. Sur LCP (chaîne d’État s’il en fut), il « anime » une émission mensuelle (seulement…) – « Parlez-moi d’ailleurs » – qui se présente comme « Le rendez-vous géopolitique » et prétend « décrypter » [1]. Le 31 mai 2012, Giesbert « décryptait » « Le phénomène Chavez », en présence de quatre invités. Une confrontation très virulente qui donne l’occasion d’échanger les arguments habituels. Mais il fallait choisir. Et nous avons choisi de ne retenir que les interventions du présentateur, avec juste ce qu’il faut de contexte pour comprendre l’étendue du savoir de l’omniscient en charge d’un interrogatoire à sens unique.

     

    Quatre invités donc. Deux d’entre eux sont chargés de représenter les « pro-Chavez » : Farid Fernandez (conseiller à l’ambassade du Venezuela à Paris) et Maurice Lemoine (ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique). Les deux autres incarnent les « anti-Chavez » : Renée Fregosi (directrice de recherche à la Sorbonne, plus précisément à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine) et François-Xavier Freland (journaliste, correspondant de RFI et TV5 au Venezuela). Le « match » peut commencer et « l’arbitre » déployer son parti-pris et, en guise d’arguments, ressasser quelques slogans.

    Giesbert_-_LCP-58ea4.jpg

    Présentation de l’émission… 
    - Franz-Olivier Giezbert (FOG) : « […]
     Pour débattre de ce personnage étrange, à la tête d’un pays de vingt-huit millions d’habitants, un pays assis sur des réserves pétrolières qui sont les plus grandes du monde [on n’a pas fini de l’apprendre] : deux cents quatre-vingt-seize, peut-être même deux cent quatre-vingt-dix-sept milliards de barils… plus… plus que l’Arabie saoudite… […] »

    … Puis vient l’introduction d’un premier reportage (ou de la première séquence d’un même reportage qui semble avoir été fractionné). 
    - FOG : « Alors, avant de commencer le débat, je vous propose de regarder tout de suite d’un peu plus près
     “la bête”  ; oui, on va regarder un petit sujet autour de Chavez. »

    Le reportage évoque les conditions d’accès au pouvoir de Chavez - de sa tentative de coup d’État de 1992 à son élection en 1998 -, omet le coup d’État et les grèves fomentées par l’opposition, et donne la parole à des témoins. Les uns expriment leur déception et parlent de marche vers la dictature, quand d’autres disent qu’il s’agit d’un régime démocratique, mais « personnifié », « très incarné ». Suit alors l’évocation des apparitions de Hugo Chavez à la télévision : jusqu’à huit heures, parfois quotidiennement. Témoignages d’opposants à l’appui, le reportage, sur la liberté de la presse, invite à distinguer la liberté d’opinion, qui serait totale, et la liberté d’information, qui serait restreinte. Tout cela est discutable, mais comment ?

    Leçon « experte » du premier reportage. 
    - FOG : « Alors quand
     “César” Chavez est arrivé au pouvoir, à la fin du siècle dernier, il faut bien dire que la situation était absolument catastrophique. Ça s’est redressé, d’ailleurs. Il y avait à l’époque, je crois, 30 % de Vénézuéliens qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté. Il y a un peu plus de partage aujourd’hui, mais enfin, c’est quand même pas terrible quoi, non ?  »

    Le « débat » s’amorce par la confrontation sur les restrictions dont seraient victimes les médias d’opposition. Puis, alors que Fregosi soutient que la situation économique est revenue à l’état catastrophique de l’avant-Chavez, Giesbert l’interrompt pour préciser sa « pensée ». 
    - FOG : « En même temps, on a vu l’aspect démocratique :
     Hugo Chavez c’est César, c’est “César” Chavez, enfin il y a un petit côté césarien ridicule, avec ce petit personnage qui est tout le temps à la télé, qui parle tout le temps, qui chante… »

    Fregosi l’interrompt et mentionne un collègue historien qui a « évolué parce que c’est un homme intelligent lui aussi » et qu’il a constaté la « dérive autoritaire ». Enchaînement subtil : 
    - FOG : « Alors vous, Farid Fernandez, qui êtes un homme intelligent, qui parlez d’ailleurs un français remarquable, est-ce que vous avez évolué sur Hugo “César” Chavez
     [Fernandez tente de parler] le petit César [nouvelle tentative] le petit César du Venezuela. »

    Fernandez répond que Chavez a gagné douze élections sur treize, des élections particulièrement fréquentes, et qu’il n’est pas sérieux, à ses yeux, de parler de dictature, ou d’autoritarisme, ou […] d’une marche vers la dictature… ». Mais « l’arbitre » ne s’en laisse pas conter. 
    - FOG : « Qui fait quand même
     un petit peu dictature d’opérette  : par exemple les dernières élections législatives ont été perdues par Chavez. [Fernandez le nie] Non parce qu’effectivement il a eu plus de députés mais il avait moins de voix, donc ça existe pas ce système-là. [Fernandez tente à nouveau de le nier] Non, non, il avait moins de voix puisque l’opposition, alors on peut demander à madame Fregosi, elle fait 52 %, elle perd les élections, c’est le seul pays au monde, enfin c’est un des rares pays au monde…  »

    Ce décalage entre le nombre de voix et le nombre de députés (qui, même si on peut le déplorer, existe dans d’autres pays, dont la France), s’explique par les divisions de l’opposition et le découpage des circonscriptions (parfois défavorable aux partisans de Chavez). Mais « l’arbitre » n’en a cure. 
    - FOG : « Il reste quand même que l’opposition qui a plus de voix que le parti de Chavez a moins de députés : il y a quelque chose qui va pas. »
     
    - Fernandez : « Ce n’est pas exactement le cas… »
     
    - FOG : « C’est tout à fait le cas. »

    Quelques échanges plus loin, alors que Freland évoque le fait que Chavez passe quotidiennement plusieurs heures à la télévision, « l’arbitre » surenchérit. 
    - FOG : « Ben
     ça ressemble un peu à la Corée du Nord là ? De ce point de vue ? Ben oui, c’est la Corée du Nord. Ben oui, c’est la Corée du Nord…  »

    Ce coup de main, tout en nuances, aux thèses de l’opposition appelait un retour à l’équilibre que « l’arbitre » introduit ainsi : 
    - FOG : « Alors, Maurice Lemoine… Maurice Lemoine, qui va donner un petit coup de main à Farid Fernandez…
      »

    Lemoine est immédiatement interrompu par Freland, qui se dit catastrophé par le décalage existant à ses yeux entre les articles duMonde diplomatique et la situation « réelle » au Venezuela. 
    - Lemoine : « On a affaire à un procureur ? »
     
    - FOG (avouant ainsi qu’il s’agit d’une émission à charge contre Chavez) : « Vous plaidez,
     vous êtes l’avocat, et il y a le procureur et… C’est un débat télévisé. »

    S’ensuit un vigoureux échange entre les participants, notamment autour des chiffres avancés par Lemoine, en particulier sur la réduction de la pauvreté. Giesbert brandit sa fiche. 
    - FOG : « S’il vous plaît, je voudrais donner quelques chiffres et demander à monsieur Fernandez comment il explique, quand même, ce phénomène, parce que…
     C’est un pays très riche , le Venezuela, puisque comme je le disais, il a plus de réserves pétrolières que l’Arabie Saoudite . C’est quelque chose qui est assez méconnu, hein ? Deux cents quatre-vingt-dix-sept milliards de barils de réserves c’est un chiffre absolument hallucinant… Et comment se fait-il que, malgré ça, aujourd’hui, le taux de croissance du Venezuela soit si faible, de l’ordre de 3 % ? Alors c’est vrai qu’il était en baisse auparavant, avant l’arrivée de Chavez… Et comment se fait-il, aussi, qu’il y ait un taux d’inflation aussi considérable : plus de 27 % ? Il ne faut pas oublier que c’est au Venezuela que le taux d’inflation est le plus élevé, aujourd’hui, au monde, et que l’inflation… elle ne bénéficie pas aux classes les plus défavorisées, ça c’est clair, hein ? [Fernandez acquiesce] En général, ce sont les premières à payer l’inflation. »

    Fernandez montre les chiffres de l’inflation avant et après l’arrivée de Chavez au pouvoir, selon une source – la Cepal – que Freland et Fregosi contestent. Mais FOG l’interrompt. 
    - FOG : « Ah ben non, mais personne ne nous dit que c’était bien avant Chavez, hein, monsieur [2].

    Quelques instants plus tard, en guise de transition et de présentation du deuxième reportage (ou de la deuxième séquence du reportage), retour à la Corée du Nord. 
    - FOG : « Qu’est-ce que c’est que cette démocratie vénézuélienne ? Je vous propose une petite pause, parce que les esprits sont un peu échauffés, on va essayer de calmer tout ça… Une petite pause avec un reportage pour aller voir sur place :
     qu’est-ce que la démocratie vénézuélienne ? Ben c’est un potage assez bizarre avec un zeste de démocratie participative, et puis avec des images qu’on aurait pu voir effectivement dans des reportages en Corée du Nord, ou autrefois au temps de Staline. On regarde. »

    Ce reportage s’efforce d’être ou de paraître équilibré : il donne la parole à des Vénézuéliens qui participent à des conseils communaux et à des opposants qui déplorent d’en être exclus. Selon les premiers, ces conseils permettent à la communauté de définir elle-même ses besoins, pour une meilleure allocation des ressources. Les projets y sont exposés à la communauté et soumis au vote. On voit ceux qui y participent se féliciter du fait que cela donne du pouvoir aux gens directement concernés. Des opposants, quant à eux, reprochent que l’organisation de ces conseils soit interdite à ceux qui ne font pas partie du parti présidentiel, alors qu’un participant à l’un de ces conseils soutient que les opposant sont acceptés quand ils ne cherchent pas à « saboter » le travail des conseils. Le reportage s’achève sur l’évocation des missions bolivariennes (des « programmes sociaux ciblées répondant aux besoins formulés par le peuple lui-même ») ainsi que leurs succès en matière d’alphabétisation et de réduction de la pauvreté. L’expert en démocratie participative, qui a tout compris, conclut. 
    - FOG : « Voilà :
     des cartes postales un peu nunuches, qui rappellent les beaux temps du communisme. S’agit-il de démocratie ou d’embrigadement ? Je crois que c’est la question qu’on peut se poser quand on voit ces gens qui répondent un peu avec des phrases stéréotypées, et puis notamment on entend ces mots de “saboteurs”… Il y en a beaucoup, comme chacun sait, en Corée du Nord, ou dans les pays où ça va pas… »

    Plus tard, Fernandez reproche aux intervenants de chercher à appliquer des cadres d’analyse « euro-centristes » (jugés « universels » par Fregosi). 
    - Fernandez : « Vous avez utilisé les termes, monsieur Giesbert, de communisme, de socialisme… »
     
    - FOG : « Ben,
     c’est un peu rigolo, quoi, c’est tout…  » 
    - Fernandez : « L’Amérique latine, pendant les années 80, a été le, disons, le terreau d’expérimentation des politiques néolibérales… »
     
    - FOG : « Enfin d’extrême droite, il y a eu beaucoup d’extrême droite, bien entendu, parce que c’est… »
     
    - Fernandez : « Et il y a eu, disons, le démantèlement des États, la privatisation des services publics… Tout ceci a, disons, frappé de plein fouet différents pays, dont… »
     
    - FOG : « 
     Oui, mais il y a eu beaucoup de dictatures d’opérette qui ressemblent à celle que… Avec des personnages qui ressemblent à Chavez. »

    C’est ce que l’on appelle avoir de la suite dans les « idées »…

    Fernandez continue sur l’histoire récente de l’Amérique latine et du Venezuela. Oui, mais… 
    - FOG : « Oui, mais alors, de ce point de vue, il y a une réussite incroyable en Amérique latine ; tout le monde la reconnaît… C’est la réussite de Lula, hein ? Au Brésil… Chavez c’est quand même plus que discutable, alors qu’il profite de… Alors qu’il a des réserves…
     Le pays a des réserves pétrolières incroyables.  »

    Fernandez avance que, pendant trois ans, le Venezuela a eu une croissance parmi les plus élevées du monde. Oui, mais… 
    - FOG : « Oui, avec,
     je le rappelle, des réserves pétrolièresque beaucoup de pays aimeraient avoir. » 
    - Fernandez : « Mais les réserves pétrolières sont là depuis le début du XXe siècle, pourquoi est-ce que le Venezuela n’est pas le pays le plus riche du monde, alors ? »
     
    - FOG : « Ben il devrait l’être, oui, bien sûr. »

    Le débat se poursuit, quand un nouvel échange éclaire le téléspectateur sur la « pensée » de Giesbert. 
    - Lemoine : « J’ai quand même vu tout à l’heure dans ce reportage, vous… J’imagine que c’est pour lancer le débat, vous parlez de la Corée du Nord, vous n’êtes pas sérieux quand même, j’espère, Giesbert ? »
     
    - FOG : « Non, mais
     il y a un petit côté “cucul” , vous voyez bien, dans tout ça. [Lemoine tente de parler] Ces gens qui parlent un langage… On a l’impression qu’ils l’ont appris par cœur, vous voyez ce que je veux dire  ? C’est des reportages qu’on a déjà vus dans tous les pays un petit peu totalitaires , vous voyez ce que je veux dire ? C’est un peu de la propagande, quoi. »

    Quelque temps plus tard, alors que le « débat » porte déjà sur l’insécurité qui règne au Venezuela, Giesbert introduit un dernier reportage sur la persistance de ladite insécurité, malgré la présidence de Chavez, en raison, notamment, de la faiblesse de l’État. Il s’achève, sur fond d’une musique déchirante, sur le témoignage d’une mère (en l’occurrence, de l’opposition), inquiète quand son fils sort le soir. Mais l’« arbitre » n’a que le pétrole en tête.
    - FOG : « Alors, la question qui se pose après ce reportage édifiant, c’est pourquoi un tel fiasco,
     alors que le Venezuela dispose, je le répète, on ne le dira jamais assez, des réserves pétrolières les plus importantes du monde, plus importantes encore que celles de l’Arabie saoudite ? »

    Le bilan négatif, en matière d’insécurité, n’est contesté par personne, bien que son ampleur et ses motifs soient discutés sur le plateau. Mais l’interrogatoire à sens unique conduit par Giesbert n’est pas fini. Ainsi, alors que Fregosi parle de l’espoir, à ses yeux déçu, qu’a suscité pour beaucoup l’arrivée de Chavez, « l’arbitre » dégaine l’un de ses arguments préférés. 
    - FOG : « Il y avait beaucoup d’espoir sur lui, comme il y avait sur Lula, d’ailleurs. Mais sauf qu’il y en a un qui a réussi, et l’autre pas. »

    Et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’émission. Retenons encore cette tirade de « l’arbitre ». 
    - FOG : « Alors, après tout ce qu’on a dit.
     [Il est interrompu par Fernandez, qui ajoute quelques mots.] Alors après tout ce qu’on a dit, moi, c’est une question que… La question qu’on peut se poser, c’est… Et monsieur Lemoine, on aimerait avoir son avis là-dessus, c’est après, disons, ce côté un peu grotesque et ridicule qu’on a abordé  : les discours de huit heures ; sa fille, Rosa Virginia, qu’elle essaye de pousser (sic) pour prendre sa suite ; son gendre qui est ministre des Sciences et des Technologies… Enfin, etc. Ce côté un peu dictature d’opérette, même s’il y a des élections de temps en temps, qui ne correspondent pas tout à fait, d’ailleurs, aux résultats, à l’arrivée, c’est-à-dire que bon…[Fernandez rappelle qu’il y a eu treize élections en treize ans.] Oui, oui, mais qu’il perd et qu’il gagne de toute façon (sic) … Enfin, bref, on a l’impression, de toute façon… Quels que soient les résultats de toute façon, il les emportera toujours… Et est-ce que… Comment on explique cette fascination par (sic) la gauche de la gauche ? C’est ça qui est incroyable : pourquoi a-t-il réussi à fasciner tellement la gauche de la gauche, alors que son “copain” Lula, finalement, a beaucoup mieux réussi ?

    * * *

    Le processus en cours au Venezuela suscite espérances et inquiétudes. Qu’on lui soit favorable ou hostile, il appelle à la vigilance. Cette vigilance peut-elle s’exercer sans enquête effective ? La réponse est dans la question. Qu’a-t-on appris sur le Venezuela et sur Chavez grâce à Giesbert ? Rien. Qu’a-t-on appris, en revanche, sur Giesbert ? Finalement, pas grand-chose. La propagande est son métier. Suffisance et arrogance, désinvolture et mépris, prétention et vanité : tout cela fait un grand journaliste d’opérette dans un pays, la France, qui n’est pas la Corée du Nord.

    Nicolas Galy et Henri Maler

    Notes

    [1] Modeste présentation de l’émission : « Le monde change, évolue, se transforme. Alors, comment comprendre ce monde en perpétuelle évolution et mieux connaître ces pays qui nous entourent ou découvrir ces contrées plus lointaines ? Pour décrypter la géopolitique, et ses répercussions d’un pays à l’autre, “Parlez-moi d’ailleurs” aborde chaque mois un dossier international au cœur de l’actualité. Urgence humanitaire… engagement mondial… crise planétaire… À travers plusieurs reportages, Franz-Olivier Giesbert, entouré de députés et d’experts, revient sur les problématiques qui agitent notre planète. »

    [2] À ce moment-là, pour reprendre FOG sur sa remarque à propos des réserves de pétrole, Fernandez développe sur ce que l’on appelle la « maladie hollandaise », bien connue, excepté par notre omniscient.

    http://www.acrimed.org/article3862.html


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