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    Comment le discours médiatique a mis à mort le peuple syrien

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    Comment le discours médiatique a mis à mort le peuple syrien

     

    S’il y a un texte à lire sur la Syrie, c’est bien celui-ci. Il retrace de manière simple et claire les cinq années de guerre imposées à la Syrie, des manifestations de Deraa à aujourd’hui. Maintenant que l’issue du conflit semble se dessiner, il est nécessaire de sortir des discours de propagande et revenir en arrière pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Les mots tuent, dit-on; cela s’est plus que jamais vérifié en Syrie durant ces cinq années. Après cette guerre, le monde ne sera plus comme avant, et parmi toutes les choses que la Syrie nous aura apprises, il y aura le fait que les peuples auront tout intérêt à user de leurs propres mots, en accord avec leurs valeurs, leurs cultures et leurs modes de vie, et ne plus se baser sur le langage des autres. RI

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    Le 23 mars 2011, au tout début de ce qu’on appelle désormais le « conflit syrien », deux jeunes hommes – Sa’er Yahya Merhej et Habeel Anis Dayoub – ont été abattus dans la ville de Deraa, au sud de la Syrie.

    Merhej et Dayoub n’étaient, ni des civils, ni des opposants au gouvernement du président syrien Bachar el-Assad. C’étaient des soldats de l’armée régulière, l’Armée Arabe Syrienne (AAS).

    Abattus par des tireurs inconnus, Merhej et Dayoub furent les premiers des quatre-vingt-huit soldats tués dans toute la Syrie pendant le premier mois du conflit – à Deraa, Lattaquié, Douma, Banias, Homs, Mouadamiya, Idlib, Harasta, Soueïda, Tell Kalakh et dans la banlieue de Damas.

    Selon la commission d’enquête indépendante de l’Onu chargée d’enquêter en Syrie, en mars 2012, le total des membres de l’AAS tués au cours de la première année du conflit s’élevait à 2569. A la même époque, selon l’ONU, le nombre total de tous les décès dus à la violence politique en Syrie s’élevait à 5000.

    Ces chiffres brossent un tableau complètement différent des événements de Syrie. Ceux-ci n’ont rien à voir avec le conflit que nous décrivent les gros titres des journaux – ne serait-ce qu’au vu de la relative égalité du nombre de morts des deux côtés, qui suggère que le gouvernement n’a pas employé une force démesurée pour désamorcer la violence.

    Mais la mort de Merhej et Dayoub a été passée sous silence. Pas un seul média occidental n’a consacré un de ses gros titres à leur sort – ou à celui des autres soldats tués. Ces morts ne correspondaient tout simplement pas au « discours » occidental sur les révolutions arabes et ne cadraient pas avec les objectifs politiques des gouvernements occidentaux.

    Le “Printemps Arabe” a fourni aux responsables politiques US une occasion unique de se débarrasser des gouvernements hostiles du Moyen Orient. La Syrie, principal État arabe de l’ « Axe de la Résistance » dont le leader est l’Iran, était leur cible numéro un.

    Pour obtenir un changement de régime en Syrie, les thèmes du “Printemps Arabe” devaient être manipulés adroitement – et il fallait donc que des Syriens meurent.

    Il fallait simplement que le “dictateur” “tue son propre peuple” – et le reste suivrait.

    Comment les paroles tuent

    Dès le mois de mars 2011, les principaux médias occidentaux se mirent à décliner les quatre thèmes clés d’une campagne qui allait monter en puissance au cours des mois suivants :

    – Le Dictateur tue son “propre peuple”.

    – Les protestations sont “pacifiques”.

    – L’opposition est “désarmée”.

    – Ceci est une “révolution”.

    Les gouvernements pro-occidentaux de Tunis et d’Égypte venaient d’être renversés l’un après l’autre au cours des deux mois précédents –et donc le ‘modèle’ de changement de régime de type Printemps Arabe, impulsé par la base, était déjà présent dans l’imaginaire de la région. Ces quatre ‘discours’, soigneusement formulés, qui avait acquis un sens en Tunisie et en Égypte, faisaient maintenant partie de l’arsenal dont on pouvait se servir pour délégitimer et ébranler tout gouvernement contre lequel il serait utilisé.

    Mais pour exploiter au mieux tout leur potentiel en Syrie, il fallait que les Syriens descendent en masse dans la rue, et il fallait que des civils meurent victimes de la brutalité des forces de sécurité. Pour le reste, la large batterie de médias étrangers et locaux qui souscrivaient à ce discours sur le “Printemps Arabe” auraient tôt fait de le transformer en “révolution”.

    De la fumée s'élève du faubourg de Erbeen à Damas le 29 janvier 2012 © HO / Reuters

    De la fumée s’élève du faubourg de Erbeen à Damas le 29 janvier 2012 © HO / Reuters

    Pourtant les protestations n’ont pas démarré en Syrie comme elles l’avaient fait en Tunisie et en Égypte. Pendant les premiers mois, on a constaté des rassemblements de centaines de personnes, pour la plupart – parfois de quelques milliers – qui exprimaient divers degrés de mécontentement politique. La plupart de ces rassemblements étaient habituellement précédés de prêches provocateurs dans des mosquées sous influence wahhabite, ou de morts violentes qui incitaient des foules en colère à se rassembler à l’occasion de funérailles publiques.

    Un membre d’une famille de notables de Deraa m’a expliqué qu’il existait une certaine incertitude quant à l’identité de ceux qui tuaient des habitants de sa ville – le gouvernement ou des “groupes occultes”. Il explique qu’à l’époque, l’opinion des citoyens de Deraa était partagée :

    Certains pensaient que le régime tuait plus de gens pour les arrêter et les prévenir d’avoir à arrêter de manifester et de se rassembler. D’autres pensaient que des milices occultes voulaient que ça continue, parce que s’il n’y avait pas de funérailles, les gens n’auraient plus de raison de se rassembler.

    Avec l’avantage du recul, voyons ce qu’il en est de ces discours sur la Syrie, cinq ans après le début du conflit :

    Nous savons maintenant que plusieurs milliers de membres des forces de sécurité syriennes ont été tués la première année suivant le 23 mars 2011. Nous savons donc aussi que l’opposition était “armée” dès le début du conflit. Nous avons des documents visuels montrant des hommes armés entrant en Syrie depuis le Liban en avril et mai 2011. Nous savons par les témoignages d’observateurs impartiaux que des hommes armés prenaient pour cible des civils dans des actes de terrorisme et que les « protestations » n’étaient pas toutes “pacifiques”.

    La  mission de la Ligue Arabe a mené une enquête d’un mois en Syrie et a conclu :

    “A Homs, à Idlib et à Hama, la mission des observateurs a constaté des actes de violence commis sur des membres des forces gouvernementales et des civils, entraînant des décès et des blessures en plusieurs occasions. Elle cite comme exemple un attentat à la bombe contre un autobus transportant des civils, tuant huit personnes et en blessant de nombreuses autres, y compris des femmes et des enfants, et un autre sur un train transportant du gas-oil. Dans un autre incident à Homs, un bus de la police a explosé, tuant deux policiers. Un oléoduc et plusieurs petits ponts ont aussi été détruits”.

    Le père Frans van der Lugt, un prêtre hollandais résidant depuis de nombreuses années en Syrie, qui a été tué en avril 2014 à Homs, a écrit en janvier 2012:

    “Dès le début, les mouvement de protestation n’étaient pas purement pacifiques. Dès le début j’ai vu des manifestants armés qui défilaient dans les manifestations tirer les premiers sur la police. Très souvent la violence des forces de sécurité était une réaction contre la violence brutale des rebelles armés.”

    Quelques mois plus tôt, en septembre 2011, il avait noté :

    Dès le début il y a eu le problème des groupes armés, qui font aussi partie de l’opposition… L’opposition de la rue est beaucoup plus forte que toute autre opposition. Et cette opposition est armée et emploie fréquemment la violence brutale, dans le seul but d’en rejeter la responsabilité sur le gouvernement.

    Manifestants protestant contre le président syrien Bachar el-Assad déployant un gigantesque drapeau syrien à Hula, près de Homs, le 27 octobre 2011 © HO / Reuters

    Manifestants protestant contre le président syrien Bachar el-Assad déployant un gigantesque drapeau syrien à Hula, près de Homs, le 27 octobre 2011 © HO / Reuters

    De plus, nous savons maintenant que, quelle qu’ait été la situation en Syrie, ceci n’était pas une “révolution populaire.” L’armée arabe syrienne est restée intacte, même après que la presse eut fait état de défections massives. Des centaines de milliers de Syriens ont continué à  défiler  dans des manifestations de soutien au président sans que la presse en fasse état. Les institutions étatiques, comme les élites du gouvernement ou du monde des affaires sont largement restés  loyales  à Assad. Les groupes minoritaires – alaouites, chrétiens, Kurdes, Druzes, chiites, et le Parti Baas , en majorité sunnite – n’ont pas rejoint l’opposition au gouvernement. Et les grandes agglomérations rassemblant la majorité de la population urbaine sont restées sous le contrôle de l’État, à quelques exceptions près.

    Au bout du compte, une authentique “révolution” n’a pas de centres opérationnels en Jordanie et en Turquie. Pas plus qu’une révolution “populaire” n’est financée, armée et appuyée par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les USA, le Royaume-Uni et la France.

    La fabrication d’un “discours médiatique” pour obtenir des avantages géopolitiques

    Le manuel 2010 d’instruction sur la guerre non-conventionnelle destiné aux forces spéciales US (en anglais, 2010 US military’s Special Forces Unconventional Warfare manual ) stipule :

    “L’objectif des efforts des USA dans le domaine de la guerre non-conventionnelle est d’exploiter les faiblesses politiques, militaires, économiques et psychologiques d’une puissance hostile en développant et en soutenant des forces de résistance pour atteindre les objectifs stratégiques des USA… Dans l’avenir prévisible, les forces des USA seront principalement engagées dans des opérations de guerre irrégulière.”

    En 2006 un câble secret émanant du Département d’État US révèle que le gouvernement de Assad était dans une position plus forte, tant au plan intérieur que régional, que les années précédentes, et suggère des façons de l’affaiblir : “Voici notre résumé des faiblesses potentielles et les moyens qui peuvent permettre de les exploiter…” Suit une liste de “faiblesses” – politiques, économiques, ethniques, religieuses, militaires, psychologiques – et les “actions” recommandées sur la façon de les “exploiter”.

    Ceci est important. La doctrine US sur la guerre non-conventionnelle pose en principe que les populations des États hostiles comprennent généralement des minorités actives qui, respectivement, s’opposent ou apportent leur soutien à leur gouvernement, mais, pour qu’un “mouvement de résistance ” réussisse, il faut qu’il convainque une fraction importante des “couches intermédiaires, non-partisanes de la population” de se retourner contre ses dirigeants. Selon le manuel (je cite ici abondamment un de mes articles précédents):

    Pour amener les “couches intermédiaires, non-partisanes de la population” à soutenir une insurrection, la doctrine de la guerre non-conventionnelle recommande la “création d’une ambiance où le mécontentement est amplifié par la propagande et des menées politiques et psychologiques destinées à discréditer le gouvernement.”

    A mesure que le conflit s’amplifie, il faut “intensifier la propagande; et préparer psychologiquement la population à la rébellion.”

    Il faut commencer par une “agitation” aux plans local et national – organisation de boycotts, de grèves, et autres efforts pour donner l’impression d’un mécontentement de la population. Ensuite vient l’“infiltration d’organisateurs et de conseillers étrangers et l’apport de propagande, de matériel, d’argent, d’armes et d’équipement étrangers. ”

    Le stade suivant des opérations consisterait à établir des “organisations de type front national [p.e. le Conseil National Syrien] et des mouvements de libération [p.e. l’Armée Syrienne Libre]” qui conduiraient des secteurs plus larges de la population à accepter “un niveau accru de sabotage et de violence politique” – et à encourager la formation d’ “individus ou de groupes capables de mener à bien des actes de sabotage dans les centres urbains”.

    Dans de précédents articles, un an après le début de la crise, j’ai parlé de l’emploi en Syrie de méthodes de guerre irrégulière soutenues depuis l’étranger – alors que le discours de l’immense majorité des médias tournait autour du “dictateur qui tue son propre peuple”, de protestations “pacifiques”, de l’opposition majoritairement “désarmée”, de la “révolution populaire,” et de milliers de “civils”, cibles exclusives des forces de sécurité étatiques.

    Un homme passe à vélo devant un bâtiment endommagé pendant le conflit entre rebelles syriens et forces gouvernementales. Homs, Syrie, 13 mai 2014 © Omar Sanadiki

    Un homme passe à vélo devant un bâtiment endommagé pendant le conflit entre rebelles syriens et forces gouvernementales. Homs, Syrie, 13 mai 2014 © Omar Sanadiki

    Est-ce que ces récits ont tous été  fabriqués ? Les images que nous avons vues étaient-elles toutes mises en scène? Ou bien a-t-il suffi de  forger  certaines choses – parce que la “perception” des vastes couches intermédiaires de la population, une fois déterminée, allait créer naturellement sa propre dynamique menant au changement de régime ?

    Et nous, dans cette région, que faisons-nous de cette information alarmante qui nous apprend que des guerres se mènent contre nous – et que ce sont nos propres populations qui font office de chair à canon au service d’intérêts étrangers ?

    Créer notre propre “règle du jeu”

    Le jeu des discours peut se jouer à deux.

    La première leçon à apprendre est que les idées et les objectifs peuvent être façonnés, modelés, affinés et utilisés avec une grande efficacité.

    La seconde leçon est que nous devons créer plus de médias et de canaux de distribution de l’information indépendants pour propager nos valeurs le plus largement possible.

    Les gouvernements occidentaux peuvent compter sur une armée ridiculement servile de journalistes sycophantes, à l’Ouest et dans notre région du monde, pour nous asséner leur propagande de jour comme de nuit. Nous n’avons pas besoin de les égaler en nombre d’individus ou de titres – nous pouvons aussi avoir recours à nos propres stratégies pour battre en brèche leurs campagnes de désinformation. Les journalistes occidentaux qui publient de façon répétée des informations fausses, erronées ou nocives qui mettent des vies en péril doivent se voir interdits d’accès dans notre région.

    Ceux-là ne sont pas des journalistes – je préfère les appeler des  combattants des médias – et ils ne méritent pas les libertés dont jouissent les vrais professionnels des médias. Si, pendant la première année du conflit syrien, ces journalistes occidentaux avaient remis en question les prémisses des quatre éléments de discours mentionnés plus haut, est-ce que plus de 250 000 Syriens seraient morts à ce jour ? Est-ce que la Syrie serait détruite, est-ce que 12 millions de Syriens seraient sans abri ? Et même, est-ce que Daech existerait ?

    Liberté d’expression ? Non, merci – pas si nous devons mourir au nom des impératifs sécuritaires de pays étrangers.

    La Syrie a changé le monde. Elle a fait entrer les Russes et les Chinois (BRICS) dans la mêlée et a modifié l’ordre mondial qui, d’un ordre unilatéral, est devenu un ordre multilatéral – du jour au lendemain. Et elle a amené un groupe d’États-clés de la région à faire cause commune pour former maintenant le pivot d’un ‘Arc de Sécurité’ depuis le Levant jusqu’au Golfe Persique. D’immenses opportunités s’offrent à nous pour remodeler le monde et le Moyen-Orient selon nos propres aspirations. Les nouvelles frontières ? Nous les tracerons nous-mêmes, nous les habitants de la région. Les terroristes ? Nous les vaincrons nous-mêmes. Les ONG ? Nous créerons les nôtres, avec nos propres citoyens et en fonction de nos propres objectifs. Les oléoducs ? Nous déciderons nous-mêmes où les poser.

    Mais commençons à construire ces nouveaux discours avant que l’ ‘Autre’ vienne occuper la place vide.

    Une mise en garde. La pire chose que nous puissions faire est de perdre notre temps à rejeter les discours des étrangers. Cela ferait de nous des « rejectionnistes » (partisans du rejet systématique) dans leur jeu. Et cela ne peut que donner vie à leur jeu. Ce qu’il nous faut, c’est créer notre propre jeu – avec un vocabulaire riche de notre propre discours – qui définisse qui nous sommes, quelles sont notre histoire et nos aspirations, en partant de nos propres réalités, politique, économique et sociale. Que ce soit l’ ‘Autre’ qui rejette notre discours, qu’il devienne lui-même le ‘rejectionniste’ dans notre jeu… et qu’il lui donne vie.

    Sharmine Narwani

    Traduit par  Jacques Boutard

    Merci à Tlaxcala
    Source: https://www.rt.com/op-edge/336934-syria-war-conflict-narrative/
    via: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=17579

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    Comment France2 nous intoxique (suivi de La peur du Russe)

    Le journal de 20H de samedi 30 janvier a fourni une illustration supplémentaire de la volonté de cette chaîne publique non pas d’informer, mais de manipuler l’opinion. On y était habitué depuis qu’elle s’est spécialisée dans le dénigrement systématique de tous les mouvements sociaux. Mais ses prétendus journalistes ont franchi un cap dans la lecture qu’ils ont donnée de ce qui se passe aux USA.

    Dans une présentation des élections primaires qui vont commencer outre-Atlantique, la présentatrice et le correspondant local de la chaîne ont renvoyé dos-à-dos le démagogue Donald Trump et le socialiste Bernie Sanders au nom de ce qui est présenté comme un même « populisme ».

     Historiquement, il y a toujours eu des acteurs politiques qui remettent en question le système. Ils le font au nom d’une idéologie, affichée ou pas. Ce fut le cas tout au long des 19e et 20e siècles par des socialistes et par des gens d’extrême-droite.

    Mais depuis que la social-démocratie a renoncé à contester le système capitaliste pour adhérer au néo-libéralisme, on dérive en Europe vers un système à l’américaine où deux courants politiques adhèrent totalement au système et se concurrencent uniquement sur l’occupation du pouvoir. L’alternative est limitée à des choix de personnes. Désormais, les contestataires du système, qu’ils se réclament de l’idéal social ou de la tradition nationaliste, qu’ils expriment une analyse critique des inégalités sociales ou qu’ils flattent les passions les plus égoïstes, sont qualifiés invariablement par le prêt à penser dominant de « populistes ».

    Il y a toujours eu, à l’occasion des primaires américaines, des populistes au sens traditionnel de ce terme qui désigne les démagogues flattant avec hystérie les passions les plus basses. Ils se situent le plus souvent à la droite des Républicains. Il y a eu un Barry Goldwater, plus récemment une Sarah Palin, aujourd’hui, c’est Donald Trump. C’est un classique du paysage politique américain.

    La grande nouveauté des prochaines élections présidentielles, c’est l’émergence au sein du parti démocrate, d’un authentique discours de gauche. Après les grands espoirs et les immenses déceptions de la présidence Obama, la candidature de Mme Clinton est apparue davantage comme la perpétuation d’un système inique où les inégalités sociales s’accentuent, où l’emprise des firmes privées sur les choix politiques a atteint des sommets, en dépit de la crise de 2008. Obama a déçu parce qu’on attendait de lui une politique à la Franklin D. Roosevelt, celle du New Deal qui avait encadré le capitalisme après la crise des années trente, au siècle passé. Mais Obama a cédé devant Goldman Sachs. Et les plus faibles ont payé la crise provoquée par la rapacité des plus riches. Et voici que surgit Bernie Sanders, un homme dont tout l’engagement politique, jusque-là marginalisé, a été consacré à promouvoir la justice sociale. Et à la grande surprise des prétendus journalistes, son combat devient celui de millions de ses concitoyens. Un homme qui non seulement dénonce les injustices du capitalisme, mais fournit la démonstration que les valeurs du socialisme ont encore une pertinence.

    Cela, bien entendu, c’est intolérable pour les défenseurs d’un système dont tous les efforts tendent à nous convaincre qu’il n’y a pas d’alternative, que le seul choix que nous ayons encore se limite à des choix de personnes. Il faut donc disqualifier un Bernie Sanders aux USA, un Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne. Pour cela un mot : populisme. Une présentation : renvoyer dos-à-dos démagogues de la droite extrême et authentiques candidats de gauche. On a vu cela chez nous, en 2012. On le voit une nouvelle fois à l’occasion des primaires américaines.

    Pourquoi payons-nous encore pour des stations de radio et des chaînes de télévision publiques qui nous intoxiquent au lieu de nous informer honnêtement ?

    rmj

     

    La peur des Rouges ?

    Ça marche plus !

     

    La peur des Rouges ? Ça marche plus !

    Les gouvernements américain et britannique lancent une nouvelle campagne de presse pour diaboliser la Russie, avec de grandes déclarations selon lesquelles le Kremlin infiltre des partis politiques et des médias d’information. L’ignoble but des Russes, nous dit-on, est de détruire l’Union Européenne. 

    Nous avons déjà vu des versions de cette tactique de la peur à propos de l’Ukraine et de Poutine le nouvel Hitler. Mais ce que qu’illustre cet exercice à faire bâiller d’ennui est que le vieux sortilège agité par leurs dirigeants n’agit plus sur le public occidental. L’opium de la propagande occidentale est périmé.

    Peu importe la Russie. L’UE n’a personne d’autre à blâmer sinon elle-même pour ses tensions et difficultés présentes, dues à sa lâche soumission à la politique irresponsable de Washington.

    Vingt-cinq ans après la fin de la Guerre froide et la dissolution de l’Union Soviétique, Washington et son fidèle acolyte de Londres cherchent désespérément à revenir en arrière, au bon vieux temps où ils pouvaient contrôler leur opinion publique avec des histoires cauchemardesques.

    contre-les-valets-de-stalineRappelez-vous ces bons vieux croquemitaines de Rouges sous le lit, la menace rouge, l’Empire du mal, et toute cette sorte de choses, lorsque les autorités occidentales mobilisaient leurs populations par la peur et l’appréhension que «les Russes arrivent» [avec le couteau entre les dents, NdT].

    Si on regarde en arrière aujourd’hui, il semble incroyable que ce lavage de cerveau occidental ait réussi avec de telles tactiques d’épouvante. À l’époque, il fonctionnait très bien. Cela a permis aux États-Unis et à leurs alliés de l’Otan de construire un immense arsenal d’armes nucléaires capables de réduire plusieurs fois la planète en cendres ; cela a permis en particulier aux États-Unis d’intervenir militairement dans des douzaines de pays dans le monde, de renverser leurs gouvernements et d’y imposer des dictatures brutales – sous le prétexte de défendre le monde libre contre les méchants Russes.

    La semaine dernière, nous avons eu un remake de la recette de lavage de cerveau de la Guerre froide. Le Daily Telegraph britannique, un fourrier notoire de la guerre psychologique, a publié un reportage décrivant la Russie et le président Vladimir Poutine comme un spectre malfaisant qui tente de briser l’unité européenne en «finançant des partis politiques» et en tentant une «déstabilisation soutenue par Moscou».

    Le journal, appelé par dérision le Torygraph en raison de ses liens profonds avec l’establishment politique de droite en Grande-Bretagne, citait anonymement des responsables du gouvernement disant :

    «C’est vraiment une nouvelle Guerre froide, là. Juste en face de l’UE, nous voyons une preuve alarmante des efforts russes pour défaire le tissu de l’unité européenne sur toute une série de questions stratégiques vitales.»

    Le même article déclarait que le Congrès américain avait ordonné à James Clapper, le directeur du service de renseignement national étasunien, de «procéder à un examen approfondi du financement clandestin par les Russes des partis européens au cours de ces dix dernières années».

    Les partis politiques européens soupçonnés de prétendues manipulations par les Russes incluent le Parti travailliste britannique sous Jeremy Corbyn, Le Front national dirigé par Marine Le Pen en France, ainsi que d’autres partis aux Pays-Bas, en Hongrie, en Italie, en Autriche et en Grèce, selon le Daily Telegraph.

    Pas une ombre de preuve n’est apportée à l’appui de l’histoire de la supposée conspiration russe pour déstabiliser la politique européenne. Typiques de la vieille propagande occidentale de la Guerre froide déguisée en informations, les accusations portées contre le gouvernement russe reposaient sur des insinuations, des préjugés et la diabolisation. La Russie et son dirigeant Vladimir Poutine sont malfaisants, parce que… eh bien, euh, parce que nous disons qu’ils sont malfaisants.

    Ce qu’il se passe réellement ici est que les coutures de l’Union Européenne craquent à cause du nombre massif de citoyens ordinaires extrêmement déçus de sa monstruosité antidémocratique. Cette désaffection à l’égard de l’UE concerne les électeurs des partis de droite comme de gauche.

    Les politiques économiques d’austérité impitoyables, qui accroissent le chômage et la pauvreté, et les coupes draconiennes dans les services publics – tandis que les banques, les bénéfices des entreprises et une minorité de riches deviennent toujours plus riches – ont aliéné de larges couches de la population parmi les 500 millions de personnes qui composent l’UE.

    Les dirigeants politiques de l’UE, qu’ils s’intitulent conservateurs, libéraux, socialistes ou autre, se sont montrés impuissants à apporter davantage de politiques démocratiques et à répondre aux besoins des gens. Aux yeux de beaucoup d’Européens, les partis politiques établis sont tous les mêmes, tous suivent servilement une forme de bien-être capitaliste au profit des super-riches déjà bien gavés.

    Une grande partie du problème vient de ce que l’Union Européenne n’a manifesté aucune indépendance à l’égard de Washington. Les gouvernements européens, sous le harnais de l’Otan, l’alliance militaire dirigée par les Américains, ont aveuglément rejoint les États-Unis dans leurs guerres désastreuses et illégales pour obtenir des changements de régime en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie. Ces guerres se sont à leur tour retournées contre l’Europe en lui léguant la pire crise des réfugiés depuis la Seconde Guerre Mondiale.

    Aggravant encore la difficulté, il y a l’impasse totalement inutile et futile entre la Russie et l’Europe à propos de la crise en Ukraine. Les agriculteurs, les entreprises et les travailleurs européens souffrent à cause de Washington et de la politique de Bruxelles qui a déstabilisé l’Ukraine afin d’isoler la Russie au profit d’un certain agenda politique. Sur ce point, les gouvernements européens sont particulièrement exécrables, puisqu’il devrait être clair que Washington veut isoler la Russie avec le seul objectif de la remplacer comme fournisseur principal d’énergie du continent. C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied.

    Étant données toutes ces composantes du problème, il n’est pas étonnant que les citoyens européens soient mécontents de ce qu’on appelle leurs dirigeants politiques. Le mépris populaire pour Bruxelles a atteint des niveaux record, et à juste titre.

    La pathétique déférence servile à l’égard des politiques économique et étrangère de Washington se manifeste sous la forme de protestations et de dissidence à l’égard du projet européen dans son entier. La montée de la droite en Pologne, où le parti nationaliste est au pouvoir, est un autre signe des temps.

    Mais plutôt que de se mettre à l’écoute du mécontentement généralisé à travers l’Europe, ce que tentent Washington et ses alliés pro-atlantistes comme la Grande-Bretagne est de faire de la Russie un bouc émissaire.

    L’ironie de la chose est que Washington et Londres cherchent à lui imputer les misères et la désunion croissantes en Europe. Alors que c’est Washington et Londres qui sont les raisons principales pour lesquelles l’Europe part en lambeaux.

    À cette fin, les États-Unis et la Grande-Bretagne relancent les vieilles épithètes de la Guerre froide pour diaboliser la Russie, comme moyen de détourner l’attention de leur propre influence malfaisante et destructrice sur le reste de l’Europe.

    Il y a des décennies, la diffamation antirusse a pu agir sur le public. En particulier lorsque des agences de presse occidentales et leurs journalistes infiltrés par la CIA et le MI6 jouissaient d’un monopole efficace sur l’opinion publique. Mais ces temps sont révolus. Le public occidental n’est plus sous l’emprise des histoires effrayantes comme le seraient de petits enfants. Il y a beaucoup de sources d’information alternatives à leur disposition qui leur permettent de se faire une image plus précise.

    Et cette image précise des problèmes de l’Europe n’a rien à voir avec de prétendus méfaits russes. La malfaisance est plutôt abondamment attribuée à Washington et à ses gouvernements européens laquais.

    La tentative de remake de la peur rouge par Washington et Londres peut facilement être écartée. Mais l’intéressant est que cela manifeste profondément combien ces deux acteurs sont à court d’idées de propagande avec laquelle distraire les populations occidentales de plus en plus inquiètes et en colère.

    Les gens veulent des solutions réelles pour surmonter les problèmes sociaux et économiques, et non d’idiotes histoires à faire peur, périmées depuis des dizaines d’années. Plus l’opinion publique occidentale se sent insultée par un tel non-sens, plus elle méprise ses dirigeants. Les puissances capitalistes occidentales, en déroute et impuissantes, sont dans un cul-de-sac. Allez-y, pointez-vous, on vous attend !

    Finian Cunningham

    Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Diane pour le Saker francophone

    source: http://lesakerfrancophone.fr/la-peur-des-rouges-ca-marche-plus

     

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    Médias : la méfiance grandit. À qui la faute ?

     

    Le meilleur des plus gros mensonges médiatiques

    Publié par wikistrike.com sur 29 Janvier 2016, 10:44am

    Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

    Le meilleur des plus gros mensonges médiatiques

    Certains identifient la genèse des médias alternatifs à l’essor d’Internet. D’autres, prenant une perspective plus large, voient dans les médias indépendants la continuité d’une longue tradition de journalisme populaire, existant déjà sous la forme des libelles au Moyen-Âge. De tout temps, les pouvoirs en place ont employé le langage comme une arme permettant de légitimer leur position au sein de la société, et de la faire évoluer dans le sens de leurs intérêts. Face à cela, les citoyens ont toujours su trouver les moyens de défendre la vérité, et de combattre les mensonges propagés par les plus puissants. Le Cercle des Volontaires se place dans la lignée du journalisme citoyen, dont l’objectif est la ré-information, et c’est pourquoi nous avons décidé de vous présenter aujourd’hui 10 des manipulations les plus importantes des médias de masse que nous ayons connu durant les trente dernières années.

    10. La fausse interview de Castro par Patrick Poivre d’Arvor
    Ayant eu peu d’incidence sur la scène internationale, cette interview trafiquée par PPDA est pourtant extrêmement révélatrice des pratiques des médias de masse, étant prêts à truquer, voire à fabriquer de toute pièce une information quand ils n’arrivent pas à l’obtenir par des moyens honnêtes. C’est Pierre Carles qui révéla au grand jour cette affaire.

     

     

    9. La chute de la statue de Lenine en Ukraine
    L’Ukraine a été au cœur d’une révolution au cours de l’Euromaïdan débutée en Novembre 2013. Ce que les médias ont sciemment oublié de mentionner, c’est qui étaient les acteurs de cette révolution, et dans quelles conditions celle-ci s’était déroulée exactement. Loin du mythe de la population ukrainienne désireuse de rejoindre l’Union Européenne et de s’émanciper du joug de son voisin russe, la réalité nous montre une image plus sordide : le retour du nazisme en Europe. En savoir plus…

    8. L’affaire des charniers de Timisoara
    Dans la volonté de vendre de l’information à tout prix, les médias de masse n’hésitent pas à surenchérir les uns sur les autres tels des courtiers, ne se gênant pas pour miser sur une information qu’ils n’ont même pas vérifiée. Ce fut le cas lorsque les médias occidentaux décidèrent d’annoncer des morts à Timisoara en Roumanie lors de la chute du régime de Ceausescu, allant jusqu’à déclarer que 70.000 personnes avaient été tuées, alors qu’aucune ne l’avait été. En savoir plus…

    7. Les mensonges autour du crash du Malaysia Airlines
    Prompts à vendre de l’information sensationnelle, nos médias, quand ils ne mentent pas sciemment, désinforment parfois sans même le savoir. Si nul n’est à l’abri d’une erreur, tout le monde est toutefois capable de corriger les siennes, et il devient nécessaire de le faire lorsque l’on a à son écoute des millions de personnes, et que certaines d’entre elles n’iront pas vérifier l’exactitude des informations présentées. Mais peut-être que laisser circuler des informations fausses, ou inexactes, fait partie du métier de journaliste quand on est rémunéré par des marchands d’armes…  En savoir plus…

    6. L’attaque de la synagogue rue de la Roquette
    Diviser pour mieux régner est aussi une technique des dirigeants pour s’assurer de la docilité de leur population. Créer un contexte de clivages est manifestement la politique du gouvernement actuel comme du précédent d’ailleurs, et nous avons démontré à de multiples reprises que des politiciens tels que Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy agissaient en pompiers pyromanes pour tenter de gagner des voix, et brandissaient l’étendard de la guerre civile pour effrayer les citoyens et les pousser à se craindre plutôt qu’à s’unir. En savoir plus...

    5. La chute de la statue de Saddam Hussein à Baghdad
    Intervenir dans un pays sous couvert de venir en assister la population est une stratégie bien connue et employée à de maintes reprises depuis la guerre en Irak. Prenons l’exemple de la Libye ou encore la tentative de sauvetage forcé en Syrie, alors que rien encore ne nécessitait l’intervention de forces armées. Et si les images de la population en rage, fermement opposée à ces « dictateurs » que l’Occident fabrique, n’étaient en fait que des faux ? C’était le cas de la chute de la statue de Saddam Hussein, image ayant fait le tour du globe très rapidement.


    Manipulation sur la chute de la statue Saddam… par zgump

    4. La traduction « erronée » des propos d’Ahmadinejad
    L’Iran n’est pas épargné non plus par la propagande de guerre des atlantistes, et c’est Mahmoud Ahmadinejad qui en fit les frais lorsque l’une de ses déclarations à l’encontre du gouvernement d’Israël fut traduite de manière erronée, de sorte qu’il n’est encore pas rare d’entendre des gens déclarer que l’ancien président iranien avait annoncé vouloir « rayer Israël de la carte ». Et cela bien que le ministre israélien du Renseignement ait confirmé que le chef d’État iranien n’avait jamais prononcé de telles paroles. En savoir plus…

    3. Le détournement des propos de Chavez par l’AFP
    Hugo Chavez a connu, tout le long de son mandat présidentiel, une campagne de diffamation de la part des médias occidentaux. Bien qu’il n’ait jamais envahi (ou même projeté d’envahir) qui que ce soit, les médias ne se sont pas gênés pour dresser de lui le portait d’un chef d’État belliqueux, l’AFP allant jusqu’à couper volontairement au montage les propos du président afin de les détourner de leur sens originel.

     

     

    2. L’affaire des couveuses au Koweït
    A l’origine de la guerre du Golfe, qui avait opposé Saddam Hussein à une coalition de 34 États, une sordide histoire de bébés enlevés des couveuses et laissés pour morts sur le sol. Histoire qui s’est avérée n’être qu’une fable répétée et orchestrée pour mieux préparer l’opinion publique à l’invasion des Occidentaux.

     

     

    1. Les armes de destruction massive en Irak
    Bien que ces mensonges dignes de la plus grotesque propagande de guerre aient été réfutés, les États-Unis ne renoncèrent jamais officiellement à la théorie des armes de destruction massive fabriquées par Saddam Hussein, et ne reconnurent jamais avoir déclenché une guerre illégale sous de faux prétextes en Irak. Soutenus par les médias occidentaux lors de cette propagande de guerre, c’est ce mensonge qui permit de semer le chaos en Irak, chaos qui conduit aujourd’hui à l’essor de Daech. En savoir plus…

    Arby

    source: http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/01/28/top-10-des-plus-gros-mensonges-mediatiques/

    ——————————————————————————–

    Bonus : quand les journalistes de CNN faisaient des reportages en direct sous les bombes, à partir du toit de leur immeuble aux Etats-Unis…

    Vous souvenez vous de ce reportage qui est passé sur CNN pendant la guerre du golf en Irak ?

    Deux journalistes américains de CNN sensés être en Arabie Saoudite à faire un reportage sur le terrain, étaient en fait sur le toit de l’immeuble de CNN aux Etats Unis, déguisés avec casque, gilet pare-balles et masque a gaz…

    Ils se sont fait crochés a cause des images du rush qui ont été diffusés par la suite et l’histoire a fait le tour des Etats Unis.

     

     

    Video complète :

     

     

    Namasté

    Laurent

    source: http://stopmensonges.com/les-grands-medias-mainstream-vous-mentent-lexemple-de-cnn/


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    http://www.piedsdanslepaf.org/2015/01/communique-medias-libres/ 

    Lettre aux journalistes: Debout contre l'injustice !

     

    Journalistes !

    Vous vous êtes levés pour parler du soldat Franco-Israélien Gilad, soldat d'une Tsahal qui écrase sans pitié les résistants Palestiniens

    Vous avez été peu loquaces quand il a fallu défendre le Franco-Palestinien Salah Hamouri injustement accusé,

    Deux poids deux mesures intolérable ! 

    Vous reste-t-il un peu d'honneur ? Ou êtes-vous tous prisonniers d'une Pensée Unique totalitaire ?

    Le déni du Droit et de la Justice, l'arbitraire vous laissent-ils glacés ? Ou allez-vous enfin dénoncer l'injustice ? Reste-t-il parmi vous des individus faisant leur boulot honnêtement et avec courage ?

    Eh bien levez-vous,

    ne soyez pas complices de l'intolérable !

    Chantal Dupille journaliste écrivain

     

    Le dossier est ici, informez, dénoncez, levez-vous !

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/l-arbitraire-en-israel-depasse-les-limites-enorme-deni-du-droit-de-jus-a120311092

     

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  • Introduction : Tout est manipulation ! Voici quelques-uns de mes derniers tweets (les premiers sur France2 avocat de la mode Fourest-Gender -  asexuée, de JP Gaultier -, les seconds sur les meRdias comme outils de déstabilisation de pays déplaisant à l'Occident) :

     

    Dans les meRdias sionistes, tout est dévoyé: Info devient désinfo, ils font propagande pour guerre néocon, Révolution Orange,NWO fou..

    J'accuse France2, ou un NouvelObs, de travailler pour les tenants (sionistes) du Nouvel Ordre Mondial défigurant la France et le monde

    ALERTE meRdias POISONS ! La télé sioniste a une autre fonction: Allumer des incendies dans les pays déplaisant à l'Occident, provoquer chaos

    A l'instant, après France2 pris en flagrant délit de propagande subtile pour le NWO, voici France24 qui cherche à provoquer le chaos !

    J'ai été à l'instant témoin, sur Reporters de France24, d'ingérence dans la politique d'un pays allié à la Russie - donc contre la Russie

    Le Tadjikistan est un pays allié à la Russie, que l'Occident veut détacher de la Russie pour affaiblir le pays de Poutine. Il se sert des meRdias

    En fait, machiavéliquement, dans "Reporters" France24 veut dresser les Musulmans les uns contre les autres, PROVOQUER LE CHAOS, la chute du Gouvernement allié de la Russie

    Nos meRdias sionistes n'informent pas, mais sont des instruments de déstabilisation de pays déplaisant à l'Occident. Là, le Tadjikistan est ciblé

    Reporters de France24 ne montre pas des reportages, mais il est un agent de l'Occident, donc contre la Russie à travers le Tadjikistan  

    Les meRdias font semblant de fustiger le terrorisme. Mais quand la Russie ou Assad le combattent, ils sont dénigrés. Le Tadjikistan aussi !

    Jamais les meRdias ne rappelleront le bon temps des Baltes liés aux Russes. Ils veulent au contraire travailler à diviser Baltes et Russes.

    Les meRdias, perfidement, fustigent le pouvoir tunisien "ne faisant rien/social". Pour attiser la révolte en espérant le chaos comme ailleurs

    Pologne: Les meRdias n'informent pas non plus, mais ils tentent là encore d'attiser la révolte, pour faire tomber le Gouvernement critiquant l'UE

    J'ai été un peu longue, mais j'ai attiré l'attention sur les meRdias en tant qu' OUTILS du Nouvel Ordre Mondial et pour encourager les chaos

     

     

    L’enquête Litvinenko: un fake judiciaire made in England

    L’enquête Litvinenko: un fake judiciaire made in England

    La presse aujourd’hui regorge de titres trompeurs. Une fois n’est pas coutume, mais cette fois-ci l’opération de communication britannique a merveilleusement marché, que ce soit en France ou en Russie. Ainsi, il y aurait eu une « enquête » qui viendrait de finir sur la mort de Litvinenko. Amusant. Car si d’enquête il s’agit, celle-qui vient de finir est politique, mais non judiciaire, comme le montre la législation britannique.

    Donc au-delà de tout ce que vous pouvez lire dans la presse, je vous propose de revenir un peu sur terre. Sur cette terre « juridique », celle que les journalistes et les politiciens de tout bord ne veulent pas voir, car trop technique et qui fait tomber les masques.

    Voici comment la Grande Bretagne vous a mené en bateau avec une fausse enquête, sans pour autant prendre le risque de corrompre son système judiciaire.

    Litvinenko est mort à Londres le 23 novembre 2006. Avant cela, il travaillait pour le KBG puis FSB comme jeune officier (sous-colonel) et après avoir déclaré, en 1998, que les services spéciaux voulaient tuer Bérézovsky et qu’il en avait été personnellement chargé, il est parti en Angleterre, où il est entré cette fois-ci officiellement au service de l’oligarque russe Bérézovsky justement, comme simple garde du corps. A partir de 2000, il est également entré au service des services secrets britanniques, le MI6. La boucle est bouclée.

    Le 23 novembre 2006 une enquête du Coroner est ouverte et menée par Dr. Andrew Reid, officiellement, dans le cadre de la législation britannique alors en vigueur. Le système du Coroner est historique en Grande Bretagne, elle remonte au 12e siècle et doit établir les causes de la mort lorsque celle-ci est suspecte. Il s’agit d’une enquête technique, plus proche de la médecine légale, qui ne peut déterminer qui a tué. Simplement, l’identité du mort est établie, ainsi que la manière dont il est mort et le moment et lieu de sa mort. C’est tout, comme le précise l’article 5-1 du Coroners and Justice Act de 2009 (qui a modifié la législation de 1988 en vigueur au moment du décès de Litvinenko). S’il est établi que la mort n’est pas naturelle, l’affaire est alors transmise aux services d’enquêtes qui décident ou non de poursuivre en justice.

    Mais dans l’affaire Litvinenko, nous n’en sommes pas là, nous n’en sommes même jamais arrivé là. Car alors que la procédure traîne en longueur, que l’on apprend que Litvinenko a officiellement travaillé pour les services secrets britanniques contre son pays, qu’il aurait été tué au Polonium, le Coroner ne peut pour autant prendre aucun acte juridique mettant fin à son enquête. Etonnant, si l’on tient compte du fait que la justice anglosaxonne est toujours donnée en exemple d’indépendance et de célérité, face au modèle soi-disant « dépassé » du vieux continent.

    Bref, finalement, en 2014, l’enquête judiciaire est « suspendue » pour être discrètement placée sur le plan politique. Comment cela s’est-il passé? Très simplement.

    Parallèlement au fonctionnement normal de la justice avec l’enquête du Coroner, celle qui n’a mené à aucun acte officiel et qui fut suspendue au bout de 8 années, il existe une « enquête politique » créée par l’Inquiries Act de 2005. Conformément à cette loi, lorsqu’il existe un problème d’envergure tel qu’il touche l’intérêt public et la société dans son ensemble (art. 1), le Gouvernement peut nommer un expert, sans conditions particulières de qualifications (art. 3), pour qu’il mène une enquête personnelle qui sera ensuite présentée au Parlement (art. 6), qui donnera l’autorisation de publication (art. 26).

    La mort d’un certain Litvinenko en Angleterre, qui travaille officiellement comme garde du corps et que personne là-bas ne connait, est-ce réellement une question qui touche toute la société britannique? La mort de chaque garde du corps en Angleterre entraîne-elle la mise en place d’une enquête politique ou la justice peut-elle trancher? Passons.

    Or, cette procédure, hautement politique, comporte un bémol de taille. L’article 2 de la loi prévoit que dans le cadre de cette enquête politique, il n’est pas possible de déterminer les responsables sur le plan pénal ou civil. C’est bien la confirmation du caractère politique et non judiciaire de ce rapport.

    Or, revenons au rapport sur la mort de Litvinenko qui vient d’être présenté au public. Pour mieux le comprendre, il faut lire l’appendice N°2 p. 265 le Terms of reference. Là est indiqué tout le jeu de passe passe auquel s’est livré le Gouvernement britannique.

    Ce rapport intervient, comme nous le voyons avec la présentation au Parlement, la publication et l’absence d’acte juridique d’instruction, dans le cadre de la procédure d’enquête politique de la loi de 2005. Mais, pour donner une illusion de continuité juridique et introduire le doute dans l’esprit des gens, il est également pris sur le fondement de la loi de 2009, donc de l’enquête du Coroner. Et sur ce fondement, le rapport doit établir la personnalité du mort, la cause technique de la mort, le moment de la mort. Bref, ce qui est déjà connu.

    Premier point, les données récoltées par le Coroner seront simplement reprises, car 8 ans plus tard il serait surprenant que de nouvelles informations fulgurantes apparaissent, par exemple le Coroner se serait trompé sur l’identité du cadavre…

    Ensuite, la deuxième référence est faite, cette-fois, à la loi de 2005, pour une enquête politique. Et dans le cadre de cette enquête politique, il est précisé que le rapport devra déterminer les responsabilités dans les limites prévues par l’article 2. Cet article 2 étant justement celui qui exclue la possibilité de déterminer les responsabilités pénales et civiles. Donc que reste-t-il? L’action politique, mais sans le dire.

    Et pour continuer à induire les gens en erreur, à qui est confiée cette enquête politique? A celui qui, le 3 août 2012 a été nommé vice-assistant du Coroner (p 250, point 22 du rapport), Sir Robert Owen. Les journaux peuvent alors écrire qu’un « juge » a écrit ce rapport, mais ils ne précisent pas que ce « juge » n’écrit pas en tant que magistrat, mais simplement sur demande du Gouvernement britannique. C’est un autre degré d’indépendance et ça n’a rien à voir avec la justice.

    Ainsi, le 22 juillet 2014, le ministre de l’intérieur annonce l’ouverture d’une enquête politique dans le cadre de la loi de 2005 et celle-ci est confiée au vice-assistant du Coroner qui s’occupait de l’enquête judiciaire, qui sera suspendue après cette déclaration, le 31 juillet 2014. Nous ne sommes désormais plus sur le terrain judiciaire.

    Ni vu ni connu, le Gouvernement britannique, pour relancer l’enquête, la sort du cadre judiciaire pour la placer sur le plan politique, tout en la confiant à une personne déjà impliquée. Donc si rien n’a pu sortir dans le cadre d’une enquête de justice, devant conduire à des actes d’accusation, pourquoi une enquête politique serait-elle plus utile?

    C’est là toute la question. Pour plusieurs raisons.

    Une enquête dans le cadre judiciaire oblige à de la précision, à prendre des actes juridiques contraignants, oblige au respect de la procédure – notamment le caractère contradictoire de la procédure. Or, ici, rien de tel. L’auteur du rapport parle à la première personne, le rapport exprime donc une opinion subjective, ce n’est pas un acte d’instruction. Il utilise des formulations comme « il semblerait que », « il est probable que », « à mon avis » etc. Nous sommes loin de la précision requise pour un acte juridique, car ce n’en est pas un. Il n’a donc aucune force juridique, il n’est pas contraignant, pas obligatoire. Enfin, le but, comme cela est écrit très souvent par l’auteur lui-même était de lier la Russie à la mort de Litvinenko. Ici, l’avantage est que la Russie n’a pas eu la parole, pas de procédure contradictoire car pas de procédure. L’auteur d’un roman écrit ce qu’il veut, il raconte « son » histoire. Il peut donc accuser qui il veut, peu importe, ce n’est pas judiciaire, pas d’incidences pour le système qui ne va pas se discréditer.

    En d’autres termes, ce rapport n’a pas plus de valeur que le film russe sur Berezovsky et Litvinenko « Nepodsudnie« 

    A la différence près, que la Russie n’a pas eu la prétention d’en faire un dossier judiciaire.

    Mais le système britannique s’est protégé. Le juge qui a écrit son rapport part à la retraite. Ce serait trop dangereux pour le système judiciaire de garder un magistrat qui puisse mélanger les procédures politiques et juridiques pour les affaires internes. Pour les vraies affaires.

    Les conséquences aussi sont extra-judiciaires. Car comme Cameron l’a déclaré, ils vont voir ce que le Parlement peut en faire, prendre des sanctions contre différentes personnes. Celles qui sont visées. Lugovoy, certainement. Le fait que « Poutine » peut être serait d’une certaine manière impliqué, parce que des Russes sont impliqués et quand un mort est russe forcément le Kremlin est coupable. Qui encore? Il y a peu de chances. Et tel n’est pas le but.

    Alors que faire de ce rapport? Faire du bruit. Le faire traîner longtemps. Provoquer la Russie pour qu’elle fasse un faux pas. En lui faisant croire que l’acte est judiciaire, alors qu’il n’a aucune force juridique. Et ça marche, puisque le porte-parole du Kremlin a déjà pris la parole, celui du Comité d’enquête aussi. Ils réagissent officiellement, sans soulever le lièvre. Trop officiellement. Mais comment se taire.

    Mais la Grande Bretagne peut aussi tenter, sans salir son système judiciaire, d’utiliser la justice internationale qui est déjà très politisée. Avec un rapport d’une telle qualité, comme cela avait été fait avec le rapport des « experts » sur Khodorkovsky.

    Juste pour montrer la profondeur de l’enquête. Evidemment Politkovskaya est citée, même si elle n’a rien avoir avec la mort de Litvinenko. Evidemment Kadyrov aussi, que ferions-nous sans la Tchétchénie. Sauf que, pour une raison surprenante, Ramzan Kadyrov est présenté comme l’ancien Président de Tchétchénie (p. 288). De quel Kadyrov l’auteur de ces lignes mémorables parle-t-il, du père ou du fils, ou peu importe après tout c’est la Tchétchénie.

    Ça donne le ton. Peu importe après tout, c’est la Russie. Tous coupables, et le FSB et Poutine en tête. Peut-être. Certainement, d’une manière ou d’une autre. C’est la Russie, alors pourquoi perdre du temps avec des procédures juridiques, c’est pour les pays « civilisés ».

    Après tout, il n’y a pas eu réellement d’enquête judiciaire sur la mort de Litvinenko, puisque la procédure a été suspendue sine die. Tout est possible, finalement, on ne sait pas ce qui s’est passé et « on » ne veut manifestement pas savoir.

    source: http://russiepolitics.blogspot.ru/2016/01/lenquete-litvinenko-un-fake-judiciaire.

    http://reseauinternational.net/lenquete-litvinenko-un-fake-judiciaire-made-in-england/

     


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