• Timeo Danaos…

    septembre 17th, 2011

     

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    « Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés »
    Jean de La Fontaine
    Les animaux malades de la peste

     

     

    Pas si lentement que cela mais en tout cas sûrement, inexorablement, la pièce en trois actes que nous avons décrite dans notre billet Les marches d’Odessa le 6 août dernier est en train de se jouer sous nos yeux.
      
    L’hypothèse de la faillite d’un État occidental qui, évoquée il y a 6 mois ou un an (voir par exemple notre billet 2050 : l’odyssée du servage en octobre 2010), ne suscitait alors que sourires condescendants et quolibets, est aujourd’hui une quasi-certitude : la Grèce va jeter l’éponge, avant d’être mise sous tutelle par un « machin », comme eût dit de Gaulle, où les banquiers exerceront le véritable pouvoir. Ce pays se trouve actuellement à la charnière de l’acte 1 et de l’acte 2 de notre scénario. Anticipons un peu l’acte 3, celui de la négociation : dans quelles conditions va-t-elle se dérouler ? Qu’en sortira-t-il ?
      
    Derrière les communiqués officiels apaisants, rassurants, lénifiants, il ne sera pas bien difficile de connaître la réalité des décisions prises en coulisses : plus le cours de bourse des banques montera, plus les Grecs seront saignés comme des gorets, plus la Grèce sera réduite à l’état d’« entité » (car pourra-t-on encore parler d’État-nation, en l’absence d’une véritable souveraineté ?) dirigée de facto par un lobby financier. Les cotations boursières ont remplacé le marc de café…
      
    Dans ce même billet 2050… cité plus haut, nous soulignions déjà l’intention du lobby bancaire de « faire un exemple », de « se payer » un État pour que les autres filent droit ou subissent le même sort : c’est exactement ce qui est en train d’arriver.
      
    Timeo Danaos et dona ferentes… je crains les Grecs, même s’ils font des cadeaux, écrivait Virgile en faisant référence au cheval de Troie. La roue de l’histoire a tourné et ce cadeau empoisonné que les infortunés Grecs ont reçu à leur tour, pourrait bien comporter, comme les poupées-gigogne, une deuxième dose de venin, à notre attention cette fois.
      
      
    Dix ans de sarkozysme ?
      
    Dans ce contexte de « crise », Sarkozy est à l’aise comme un poisson dans l’eau. En effet, quand la panique savamment préparée gagne la majorité de la population (voir Jouer avec le feu), peu importe ce que l’on a fait ou dit la veille ou l’avant-veille, peu importe que l’on se contredise, peu importe que l’on soit à l’origine des malheurs que l’on prétend ensuite résoudre : le tout est, au bon moment, de donner le change, d’apparaître comme le capitaine qui tient fermement la barre, bref de donner l’illusion que, dans ce type de circonstances, on est l’homme de la situation.
      
    Attendez-vous donc à ce que le service communication de l’Élysée fasse tout pour nous donner, dans les prochaines semaines et les prochains mois, une image « churchillienne » du Prince-Président qui nous gouverne, sur le thème « Moi, Sarkozy, je suis le seul à pouvoir préserver la France et les Français d’un désastre à la grecque. » Un peu comme Pétain en 1940, Sarkozy, dans un registre qu’il affectionne particulièrement car flattant sa nature profonde de « Super Narcisse » (voir le billet de P. Ranjard Culture narcissique et politique), souhaitera apparaître comme le Sauveur Suprême, père de la Règle d’Or, parangon de courage et de dévouement…
      
    Bien évidemment, la réalité est tout autre : quand on a commencé son règne en triplant son salaire et en privant l’État de plusieurs milliards de recettes, conséquence de la multiplication des cadeaux et avantages fiscaux issus de la loi TEPA (été 2007), on devrait être chassé du trône à coups de pied dans le derrière… mais un peuple qui a peur a la mémoire courte et, quand le bateau coule ou menace de couler, il est prêt à se raccrocher à la première planche pourrie qui surnage.
      
    Dans cette entreprise d’hypnotisation collective (qui s’apparente au « aie confiance… » de Kaa dans Le livre de la jungle), préparez-vous à voir les sondages évoluer en faveur du Prince-Président. Donné aujourd’hui battu dans toutes les estimations par un score du type 55-57/45-43, on va le voir – avec l’aide de ses thuriféraires, patrons des instituts de sondages, éditorialistes du Figaro ou présentateurs de TF1 – remonter peu à peu dans les intentions de vote et endosser un rôle que les Français affectionnent particulièrement : celui du « donné perdant » qui s’accroche envers et contre tous pour rattraper le leader et finalement le battre sur le fil.
      
    Pour boucler la boucle, après avoir placé au début de ce billet une citation de La Fontaine extraite des Animaux malades de la peste afin d’illustrer la situation actuelle des États-nations, concluons en suggérant la lecture d’une autre fable de La Fontaine, Les grenouilles qui demandent un roi, qui pourrait tout aussi bien illustrer notre situation au soir du 6 mai 2012…


      
      
    Lundi
    © La Lettre du Lundi 2012

     

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    Voir aussi :

     

    Alerte ! Cet homme est dangereux. Il sème partout le malheur.. (eva R-sistons)


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    Pour les 10 ans de l'attaque sur les tours du World Trade Center à NY. RTL a invité Michel Collon, Isabelle Durand (Ecolo), Pieter De Crem (Ministre de la Défense) et d'autres experts favorables aux invasions de l'Irak, l'Afghanistan et la Libye.

    CONFERENCES : Ostende, Bruxelles, France...
    Michel Collon participera à un débat sur les révoltes arabes le 24 septembre à ManiFiesta, vers Ostende, avec Tariq Ramadan et H. Hamami, puis à Bruxelles sur la Libye le 29/09 (en néerlandais). Plus d'info dans l'Agenda.
    Une tournée est prévue en France d'octobre à décembre. Lieux et dates à venir dans la rubrique Agenda ou sur Facebook.

    VIDEO : Un autre « 11 septembre » est-il possible ? Débat Michel Collon / Ministre de la Guerre
    Extraits de l'émission diffusée sur RTL TVI

    TEMOIGNAGES :
    « L'Occident soutient, arme et excuse des gens qui sont des terroristes et des racistes » - Michel Collon
    Michel Collon répond aux questions de Chérif Abdedaïm pour La Nouvelle République (Algérie)

    « J'ai vu la transition vers la peur à Tripoli »
    Extraite par le CICR de l'hôtel Rixos où elle était restée bloquée, Lizzie Phelan livre ses premières impressions

    Les Libyens nous demandent : "Qu'avons-nous fait de mal ?" - INTAL
    De retour de Libye, où elle s'est rendue en juillet avec Michel Collon, Ilse Grieten a répondu aux questions d'Intal.

    APPEL :
    Stop aux crimes de l'OTAN ! - Coordination pour la Paix en Libye Africaine
    Réaffirmation à Paris des craintes maintes fois formulées

    Appel Urgent : abus des rebelles non relaté ! - Anonyme
    J'écris pour vous avertir de certaines choses constatées à propos de la découverte sinistre et traumatisante faite à l'hôpital de Tripoli.

    ATTENTION MEDIAS !
    Les médias français avouent qu'ils désinforment sur la Libye
    Le Nouvel Observateur révèle le pot aux roses : depuis des mois, les journalistes avaient été remplacés par le service de propagande de l'OTAN.

    L'OTAN sauve l'euro en Libye - Xander Meyer
    Lisez comment - une fois de plus - vous avez été horriblement bernés par la politique et la presse.

    LES AUTRES PAYS MENACÉS :

    Un Etat palestinien, mais lequel ? - Dominique Vidal
    Après un 60 ans de grignotage... Un ou deux Etats ? Quelles frontières ? Quel avenir pour Gaza ?

    Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba - Salim Lamrani
    Quel impact sur les services de santé cubains ? Pourquoi les sanctions ont-elles été renforcées après la chute de l'URSS ? La société US soutient-elle le blocus ?

    Le Venezuela, 13 ans après... - Annick Maziers
    Ses amis vénézuéliens n'aiment pas Chavez, mais...


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  • Julian Assange de Wikileaks accusé de viol par un personnage lié aux groupes anti-castristes financés par la CIA

    Kirk James MURPHY

    Hier, Alexander Cockburn nous a rappelé l’information révelée par Israel Shamir et Paul Bennet dans Counterpunch au mois de septembre. Le principal accusateur d’Assange en Suède a un lourd passé de collaboration avec les groupes anticastristes dont au moins un est financé par les Etats-Unis et ouvertement soutenu par un ex-agent de la CIA condamné pour son implication dans l’assassinat de 73 cubains dans un attentat en plein vol contre un avion de ligne.

    Anna Ardin (la plaignante officielle) est souvent décrite par les médias comme une « gauchiste ». Elle est liée aux groupes anticastristes et anticommunistes financés par la CIA. Elle a publié ses diatribes anticastristes (voir ici et ici) dans le journal de langue suédoise Revista de Asignaturas Cubanas publié par Misceláneas de Cuba. A Oslo, le professeur Michael Seltzer souligne que ce journal est produit par une organisation anticastriste en Suède grassement financée. Il remarque aussi que le groupe est lié à l’Union Libérale Cubaine dirigée par Carlos Alberto Montaner dont les liens avec la CIA sont exposés ici.

    Quelle surprise, non ? Shamir et Bennet ont raconté le passé d’Ardin à Cuba où elle a collaboré avec une organisation qui est ouvertement soutenue par un véritable terroriste, Luis Posada Carriles.

    A Cuba elle a collaboré avec une groupe de femmes anticastriste Las Damas de Blanco. Ce groupe reçoit des fonds du gouvernement US et est soutenu par le terroriste anticommuniste, condamné par la justice, Luis Posada Carriles. Wikipedia cite Hebe de Bonafini, président des Mères de la Place de Mai en Argentine qui déclare « Les soi-disant Femmes en Blanc défendent le terrorisme des Etats-Unis ».

    Qui est Luis Posada Carriles ? Un assassin notoire et ancien agent de la CIA.

    Luis Clemente Faustino Posada Carriles (né le 15 février 1928 – alias Bambi pour certains exilés Cubains) (1) est un Vénézuelien d’origine cubaine, et un anticommuniste extrémiste. Ancien agent de la CIA (2) il a été condamné par contumace pour différents actions et complots terroristes sur le continent Américain, dont : l’explosion d’une bombe à bord d’un avion de ligne cubain en 1976 qui a couté la vie aux 73 passagers ; (3) (4) l’aveu de son implication dans une série d’attentats en 1997 visant des hotels et des lieux touristiques à Cuba ; (5) (6) (7) implication dans l’invasion de la Baie des Cochons ; et implication dans l’affaire Iran-Contra.

    Luis Posada Carilles est un personnage si maléfique que même l’administration Bush voulait le voir en prison :

    En 2005, Posada Carriles a été détenu par les autorités US au Texas pour entrée illégale sur le territoire national mais le charges furent abandonnées le 8 mai 2007. Le 28 septembre 2005, un juge US a décidé que Posada ne pouvait pas être expulsé vers le Venezuela car il risquait d’y subir des tortures. (11) Sa libération sous caution le 19 avril 2007 a provoqué la colère des gouvernements Cubain et Vénézuelien. (12) Le Département de la Justice US avait demandé à la cour de le maintenir en prison car il « avait reconnu être l’auteur de complots et d’actions terroristes », et parce qu’il risquait de s’enfuir et représentait un danger pour la communauté. (7)

    Qui est le principal accusateur de Julian Assange en Suède ? Elle est une militante pour l’égalité des sexes à l’université d’Uppsula – et qui a choisi de s’associer avec un groupe financé par les Etats-Unis et ouvertement soutenu par un terroriste et assassin notoire. C’est le hasard si ses écrits sont publiés par un groupe grassement financé par les US et lié à l’Union Libérale Cubaine, dont le dirigeant, Carlos Alberto Montaner, est apparu par hasard sur une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite quelques heures seulement après le coup d’état au Honduras. Où il est allé rejoindre le dirigeant du coup d’état manqué en Équateur dirigé contre Correa. Montaner a aussi par hasard bruyamment défendu le coup d’état violent au Honduras et chanté les louanges de la junte militaire hondurienne. Jean-Guy Allard, un journaliste à la retraite qui écrit pour le quotidien cubain Granma, nous décrit le tableau :

    « Un couple étrange est apparu sur NTN 24, une chaîne de télévision colombienne d’extrême-droite alignée à la Fox Broadcasting Company aux Etats-Unis. Quelques heures seulement après la tentative de coup d’état à Quito, Equateur, l’agent de la CIA Carlos Alberto Montaner, recherché par le justice cubaine pour terrorisme, s’est joint à un des dirigeants du coup d’état manqué en Equateur, le lieutenant colonel Lucio Gutiérrez, pour attaquer le président Rafael Correa...

    Parallèlement à son activité dans les médias, Montaner est connu pour son soutien fanatique aux éléments les plus extrémistes de la mafia cubano-américaine.

    L’année dernière, au lendemain du coup d’état contre le président hondurien Manuel Zelaya, le 28 juin, il est devenu un fervent supporter du dictateur Roberto Micheletti, en compagnie de la députée US Ileana Ros-Lehtinen (future présidente de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants US - NdR), en compagnie aussi d’un autre terroriste cubano-américain et collaborateur de la CIA, Armando Valladarés.

    Montaner s’est souvent rendu à Tegucigalpa pour « défendre les droits de l’homme » et en même temps applaudir le régime fasciste hondurien lorsque celui-ci a envoyé sa police pour réprimer les manifestations du Front National de Résistance. »

    Oh, et l’accusation de « viol » qui a entâché la réputation de Julian Assange dans le monde entier ? Jeudi, James D. Catlin, l’avocat de Melbourne qui représente Assange à Londres, a écrit :

    « Apparemment, avoir des rapports sexuels consentants sans préservatif est punissable d’une peine d’emprisonnement de deux ans minimum pour viol. C’est sur cela que se fondent les accusations de viol contre le représentant de Wikileaks, Julian Assange, et qui feront de la Suède et son système judiciaire la risée du monde entier et endommagera sa réputation de pays modèle.

    Le bureau du procureur général suédois était embarrassé au mois d’août dernier lorsque la presse a su qu’il voulait faire arrêter Assange pour viol, et a retiré la mandat d’arrêt le jour même parce que, selon ses propres mots, il n’y avait « aucune preuve ». La réputation d’Assange a été salie de manière incalculable. Plus de trois-quarts des références à Assange sur Internet font référence au viol. Trois mois plus tard et trois procureurs plus tard, les suédois semblent avoir enfin accordé leurs violons : un rapport sexuel avec consentement qui a commencé avec un préservatif s’est terminé sans préservatif, ergo, le rapport était sans consentement. »

    J’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle comme psychiatre à aider les femmes (et hommes) victimes de violences sexuelles. Le viol est un crime horrible. Et pourtant, dans le cas d’Assange, sa présumée victime – militante féministe à l’université d’Uppsala – a choisi d’organiser une fête en l’honneur de son présumé agresseur – après qu’ils eurent eu des rapports sexuels que même les procureurs suédois qualifient de consentants. L’avocat Caitlin de nouveau :

    « Le phénomène des réseaus sociaux via internet et les téléphones mobiles empêche les autorités suédoises de charger le dossier contre Assange parce qu’ils seraient encore moins crédibles devant les tweets d’Anna Ardin et les SMS de Sofia Wilen vantant leur conquêtes respectives après les « crimes ». »

    Dans le cas d’Ardin, il est clair qu’elle a organisé une fête en honneur d’Assange dans son appartement après le « crime » et a envoyé un tweet à ses amis pour leur annoncer qu’elle était en compagnie « des gens les plus intelligents et cools de la planète, c’est incroyable ! » Vous pouvez consulter le tweet vous-même sur internet. Le fait qu’Ardin ait tenté de faire effacer ces messages révélateurs est grave. Le fait qu’elle a publié sur Internet un guide sur « comment se venger contre ton petit ami qui te trompe » est encore plus préoccupant. Le contenu exact des SMS du téléphone portable de Wilen n’est pas encore connu mais leur caractère orgueilleux et enthousiaste a été confirmé par les procureurs suédois. Ni Wilen ni Ardin se plaignent de viols. »

    Le monde est petit, n’est-ce pas ? Julian Assange est le visage public de Wikileaks – l’organisation qui a permis à des donneurs d’alerte de révéler au monde entier d’horribles crimes de guerre et une partie de la politique étrangère des Etats-Unis.

    Il rencontre par hasard une suédoise qui par hasard publie dans un groupe anticastriste grassement financé et qui par hasard a des liens avec un groupe dirigé par un homme décrit par au moins un journaliste comme un agent de la CIA, c’est-à-dire le bras violent et secret de la politique étrangère des Etats-Unis.

    Et – malgré son action en Suède pour l’égalité des sexes – à Cuba elle est associée par hasard à un groupe ouvertement soutenu par un agent reconnu de la CIA, lui-même un assassin qui a participé à un attentat terroriste contre un avion de ligne cubain... un acte qui faisait partie de la politique étrangère secrète et violente des Etats-Unis contre Cuba.

    Et maintenant – après avoir avoué avoir eu des rapports consentants – elle se présente aux autorités suédoises pour expliquer que les rapports se sont terminés sans préservatif... qui est par hasard le motif invoqué par Interpol pour émettre une « Alerte Rouge » contre Julian Assange.

    Qui, par hasard, est l’homme que la classe politique US – ceux qui dirigent la politique étrangère des Etats-Unis – tentent de réduire au silence. Et qui, par hasard, se trouve être le même homme contre lequel certains appellent au meurtre

    Avec une telle soif de vengeance, on peut comprendre qu’ils aient décidé par hasard de consulter une page du guide de la vengeance d’Anna.

    Kirk James Murphy

    http://my.firedoglake.com/kirkmurph...

     

    Traduction VD pour le Grand Soir, avec probablement les fautes et coquilles habituelles

     
    Publié par le site Le Grand Soir, article 12172
     

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    En finir avec le chantage de la dette publique

    par Damien Millet et Sophie Perchellet

     

    Dans les pays les plus industrialisés, épicentre de la crise mondiale déclenchée en 2007-2008, le contraste est saisissant : les peuples font face à une détérioration de leurs conditions de vie, alors que les gouvernements et leurs amis à la tête des grandes banques se félicitent du sauvetage du secteur financier et de la timide reprise conjoncturelle. En plus des plans de relance de l’économie pour plus de 1000 milliards de dollars, les grands établissements financiers ont reçu des aides gouvernementales sous forme de garanties, de prêts ou encore de prises de participation, mais sans que l’Etat ne prenne ensuite part à la gestion de l’entreprise et n’en profite pour réorienter de manière radicale les décisions prises.

    La voie choisie par les gouvernements pour sortir de la crise financière privée provoquée par les banquiers a fait exploser la dette publique. Pendant de longues années, ce brutal accroissement de la dette publique va être utilisé par les gouvernants comme un moyen de chantage pour imposer des reculs sociaux et pour prélever sur les revenus de « ceux d’en bas » les sommes nécessaires au remboursement de la dette publique détenue par les marchés financiers. Comment ? Les impôts directs sur les hauts revenus et sur les sociétés baissent, les impôts indirects comme la TVA augmentent. Or la TVA est surtout supportée par les foyers modestes, ce qui en fait un impôt très injuste : dans le cas d’une TVA à 20%, un foyer pauvre qui consacre tout son revenu à la consommation pour sa survie paie l’équivalent d’un impôt de 20% sur son revenu, alors qu’un foyer aisé, qui place 90% de son revenu et n’en consomme que 10%, paie l’équivalent d’un impôt de 2% sur son revenu.

    De la sorte, les plus riches sont doublement gagnants : ils contribuent moins à l’impôt, et avec les sommes ainsi économisées, ils achètent des titres de la dette publique et font davantage de profits avec les intérêts que paie l’Etat. Inversement, les salariés et les retraités sont doublement pénalisés : leurs impôts augmentent pendant que les services publics et leurs protections sociales se dégradent. Le remboursement de la dette publique constitue donc un mécanisme de transfert des revenus de « ceux d’en bas » vers « ceux d’en haut » ainsi qu’un efficace moyen de chantage pour poursuivre de plus belle les politiques néolibérales qui profitent à « ceux d’en haut ».

    Ce n’est pas tout : d’ores et déjà, les profits et les distributions de bonus (pour 2009, 1,75 milliards d’euros de primes pour les traders des banques françaises, 20,3 milliards de dollars par les sociétés de Wall Street – en augmentation de 17% par rapport à 2008 !) ont repris leur course folle pendant que les populations sont appelées à se serrer la ceinture. De surcroît, avec l’argent facile que leur prêtent les banques centrales, banquiers et autres investisseurs institutionnels se sont lancés dans de nouvelles opérations spéculatives hautement dangereuses pour le reste de la société, comme on l’a vu avec la dette grecque par exemple, sans parler du cours des matières premières et du dollar. Silence radio du côté du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et refus du G20 de prendre des mesures sur les bonus et la spéculation. Tous sont d’accord pour amplifier la course au profit sous prétexte que cela finira par relancer l’emploi.

    L’objectif mondial des grands argentiers est le retour à la croissance, même si elle se révèle très inégalitaire et destructrice de l’environnement. De leur part, aucune remise en question d’un système qui a fait la preuve de son échec. Si l’on ne réagit pas, le démantèlement de l’Etat sera poussé à son terme et le coût de la crise sera supporté en totalité par les populations qui en sont les victimes, alors que les responsables en sortiront plus puissants que jamais. Aujourd’hui, banques et fonds spéculatifs ont été sauvés avec de l’argent public sans la moindre contrepartie réelle.

    En fait, le discours devrait être le suivant : « Vous, grands créanciers, avez grassement profité de la dette publique, mais les droits humains fondamentaux sont gravement menacés et les inégalités s’accroissent de manière vertigineuse. Notre priorité est maintenant de garantir ces droits fondamentaux et c’est vous, grands créanciers, qui allez payer pour cela. On va vous taxer à hauteur du montant qu'on vous doit, l'argent n'a pas à sortir de votre poche, mais la créance disparaît. Et estimez-vous heureux qu’on ne vous réclame pas les intérêts qu’on vous a déjà versés au mépris de l’intérêt des citoyens ! ». Voilà pourquoi nous soutenons l’idée de taxer les grands créanciers (banques, assurances, fonds spéculatifs… mais aussi particuliers fortunés) à hauteur des créances qu’ils détiennent. Cela permettrait aux pouvoirs publics d’augmenter les dépenses sociales et de créer des emplois socialement utiles et écologiquement soutenables. Cela remettrait les compteurs financiers à zéro pour les dettes publiques au Nord, sans mettre à contribution les populations victimes de cette crise, tout en faisant porter l’intégralité de l’effort sur ceux qui ont causé ou aggravé la crise, et qui ont déjà grassement profité de cette dette.

    Il s’agirait en fait d’un virage radical vers une politique de redistribution de la richesse en faveur de ceux qui la produisent et non pas de ceux qui spéculent dessus. Accompagnée de l’abolition de la dette extérieure publique des pays en développement et d’une série de réformes (notamment une réforme fiscale de grande ampleur, une réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, le transfert du secteur du crédit au domaine public avec contrôle citoyen…), cette mesure pourrait permettre une véritable sortie de la crise dans la justice sociale et dans l’intérêt des peuples. Une telle revendication, étrangement peu médiatisée, mérite d’être ardemment défendue.

     

    Les auteurs :  Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org). Damien Millet et Eric Toussaint sont coauteurs de La Crise. Quelles crises ?, CADTM-Aden-CETIM, 201

     

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18459


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    Alex Jones sur le mythe Obama

     

    Voici quelques notes sur le nouveau documentaire d'Alex Jones, pour les lecteurs non-anglophones

     

    Rahm Emanuel, chef de cabinet de la Maison Blanche l'exprime très clairement dans le documentaire d'Alex Jones : "On doit savoir profiter d'une crise de cette ampleur - Nous avons là une opportunité de faire des choses qu'on ne pouvait réaliser auparavant.".

     

    Henry Kissinger précise ensuite : "Cette crise doit permettre d'établir le Nouvel Ordre Mondial. Barack Obama est la personne idéale pour réaliser cet objectif."

     

    Alex Jones montre qu'en juin 2008, le candidat Obama, accompagné de Hillary Clinton, a esquivé la presse qui suivait sa tournée, et s'est rendu au Westfiel Marriott, à l'extérieur de Washington DC, que les 125 Bilderberg avaient réservé pour le week-end. Webster Tarpley* rappelle que le groupe avait été fondé "par l'ancien nazi, le Prince Bernhard de Hollande".

     

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    C'est ensuite la Commission Trilatérale qui se charge de mettre les directives en application dans les parties concernées du monde. Enfin, le CFR (Council on Foreign Relations) déploie ses efforts pour contrôler les gouvernements successifs : les présidents changent, mais les structures à peine occultes restent en place. Passant en revue la composition de l'entourage de Barack Obama, Alex Jones constate que la plupart de ses hommes de confiance sont affiliés à ces trois puissantes organisations.

    Alex Jones : "Même si Obama avait les meilleures dispositions du monde, il a en fait été porté au pouvoir par ces groupes, afin de réaliser leurs objectifs."**

     

    Gerald Celente s'insurge : "Rendez-vous compte... Timothy Geitner, ancien Président de la FED de New York est maintenant Secrétaire au Trésor ! C'est lui qui avait annulé les mesures qui auraient empêché les banquiers de Wall Street de devenir les Banksters d'aujourd'hui..."

     

    La réalisation du documentaire semble intervenir un peu tôt. Mais l'auteur démontre qu'on ne peut attendre aucun réel changement de ceux dont Obama s'est entouré - ou qu'il s'est laissé convaincre de recruter. Pour le réalisateur et son panel d'invités, l'affaire était entendue dès la mise en place de l'équipe présidentielle.

    Un exemple : la promesse électorale de retirer les troupes d'Irak "immédiatement" a en fait été remplacée par un plan de 23 mois.

     

    Le film expose aussi les évènements de la fin 2008, quand le prétendu plan de sauvetage des banques a été imposé aux sénateurs aussi bien par Bush que par Obama, comme s'il n'y avait aucune autre alternative. Aussitôt après, on avait constaté que les 700 milliards de dollars demandés par Henry Paulson n'avaient pas servi à alléger l'endettement des familles américaines, mais à permettre aux banques de racheter leurs concurrents.

    Par la suite, quand les sénateurs durent voter le plan d'urgence proposé par Obama, ils n'avaient eu qu'une heure pour étudier un texte qui comportait 1.070 pages. "Désormais, les banquiers auront les moyens de racheter tout ce qu'ils ne possédaient pas encore."

    Alex Jones ne manque pas de dénoncer la fraude permanente que constitue l'appellation "Réserve Fédérale", quand il s'agit d'une institution privée, fondée en 1913. Webster Tarpley* : "Ils aimeraient faire croire que la FED est une émanation du gouvernement, alors qu'elle est aux mains de banquiers privés, qui n'ont jamais été élus ni même supervisés par le Congrès."

     

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    En fait, le président n'a aucun pouvoir pour réguler l'économie en Amérique, c'est du ressort du Secrétaire au Trésor, selon le bon vouloir des hommes de la FED. Mais Timothy Geitner est précisément l'ancien Président de la FED de New York. Alan Greenspan a par ailleurs réaffirmé récemment que la FED est de toutes façons au-dessus des lois.

     

    Le sénateur démocrate Dennis Kucinich explique : "En 1913, le pouvoir financier a été retiré des mains des citoyens, et confié à la FED. Mais on ne doit pas être abusé par cet intitulé, ils ne représentent pas les intérêts du peuple. Nous devons replacer la FED sous le contrôle du Trésor."

     

    L'historien Webster Tarpley* estime indispensable de nationaliser la FED et de procéder à un audit, ce qui serait une première, afin de découvrir comment l'argent s'est évaporé.

       

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    Par ailleurs, Webster Tarpley* affirme que le réchauffement climatique est une fraude gigantesque, destinée à faire accepter une taxe-carbone sur la plupart des activités humaines : "Le Soleil est la principale cause de cette situation, d'ailleurs les autres planètes du système sont également affectées." 

     

    La directive 1404.10 du Ministère de la Défense nationale vient d'instituer la formation d'un corps expéditionnaire de 1 million d'hommes, qui devront appuyer les troupes militaires, ainsi pour Obama : "nous donnerons davantage de crédibilité à notre politique de sécurité nationale.". Chaque citoyen américain de 18 à 25 ans se verra imposer un service de défense civile d'une durée de trois mois. Cette disposition peut aussi concerner tous les hommes âgés de moins de 64 ans. Les auteurs du documentaire veulent y voir la naissance d'un régime fasciste, en expliquant qu'il avait suffit de dix ans au régime d'Hitler pour établir sa dictature.

     

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    "Barack Obama ne se contente pas de poursuivre les objectifs de George Bush, ses premières décisions montrent qu'il souhaite les amplifier." - "La ferveur populaire et le culte de la personnalité ont été orchestrés et encouragés par les medias. Obama donne l'impression que chacun a maintenant sa part de responsabilités, mais tout cela n'est bien sûr qu'une illusion.

    Les exemples sont nombreux dans l'histoire, avec Staline ou Mao, et on sait ce qui se passe ensuite."

     

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    En conclusion, le documentaire invite chaque citoyen à relire la Constitution et se préparer à défendre ses libertés.

     

    Le journaliste Alex Jones est animateur de shows radiophoniques et réalisateur entre autres de "The Endgame" (2007) ou "9/11: The Road to Tyranny" (2002).

    "Il est connu en particulier pour son point de vue critique concernant l'attaque du 11 septembre 2001, son exposé sur le Bohemian Grove et ses informations régulières sur le Nouvel ordre mondial." -

     

    Il n'aura pas attendu le terme des Cent premiers jours de la nouvelle présidence, puisqu'il préparait déjà depuis janvier son nouveau documentaire ultra-polémique, diffusé depuis le 15 mars 2009 : "The Obama Deception" - ("Comment Obama vous trompe").
    Le texte de lancement situe le niveau de l'offensive :

    "Alex Jones vise à détruire le mythe selon lequel Obama consacrerait ses efforts à servir au mieux les intérêts du peuple américain."

      

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    "Le phénomène Obama est une fraude, soigneusement élaborée par les tenants du Nouvel Ordre Mondial**. Son image de sauveur a été façonnée pour tromper le peuple, afin qu'il accepte sa mise en esclavage à grande échelle.

     

    Nous avons atteint un stade critique dans la réalisation du Nouvel Ordre Mondial. Ça ne concerne pas spécifiquement la Gauche ou la Droite : il s'agit d'établir un Gouvernement mondial. Le cartel mondial des banques projette de piller le peuple américain et de le réduire en esclavage au service de la Grande Plantation.

     

    Pour qui Obama travaille-t-il, quels sont les mensonges qu'il a proférés, et quelle est la vraie nature de son programme ? Ce film vous apprendra notamment :

     

    - Comment Obama poursuit le processus de transformation de l'Amérique, afin de lui imposer un régime tel que celui de l'Allemagne nazie. Ça suppose la mise en place d'un enrôlement obligatoire dans le Service National, l'encouragement à la délation, l'espionnage des communications, la suppression du Second Amendement, l'ouverture des camps d'internement de la FEMA et l'instauration de la Loi Martiale.

     

    - Ceux qui manipulent Obama annoncent déjà ouvertement la création d'une nouvelle Banque Mondiale qui contrôlera toutes les nations du monde grâce à la taxe-carbone et le recourt aux forces armées.

     

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    - L'internationale des banques a orchestré et planifié la faillite financière généralisée pour mettre en place un Gouvernement Mondial.

     

    - Obama a pour objectif de piller les classes moyennes, supprimer les retraites et imposer son contrôle sur les états d'Amérique, de sorte que la population soit totalement dépendante du Gouvernement Central.

     

    - Les Elites utilisent Obama pour endormir le public, afin de réaliser l'Union Nord-Américaine par surprise, initier une nouvelle Guerre froide, et poursuivre l'occupation de l'Irak et l'Afghanistan.

     

    L'information que nous présentons dans ce film est vitale pour l'avenir de la République et la défense des libertés partout dans le monde. Le Président Barack Obama n'est qu'un instrument** dans un plan concerté. A moins que nous en prenions conscience, l'humanité restera sous la coupe des maîtres du Nouvel Ordre Mondial." –

     

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    *Webster G. TARPLEY

     

    Historien spécialisé dans le terrorisme après la seconde guerre mondiale, journaliste, Webster G. TARPLEY, s’est fait connaître en 1978 par son enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. Sa biographie de George W. Bush père et ses essais sur les dérives fascistes du gouvernement américain en font un opposant farouche du gouvernement actuel des États-Unis.

     

    Il travaille sur les formes modernes d’ingérence, en particulier sur l’exploitation de la menace terroriste :

    « On ne peut pas comprendre la politique actuelle des États-Unis si l’on mésestime la portée réelle du 11 septembre. Les attentats du 11 septembre ont été un coup d’État. La guerre contre le terrorisme est basée sur un mythe et est devenue une religion d’État obligatoire depuis ces évènements. La seule façon de lutter contre les néo-conservateurs est de détruire ce mythe. L’ouverture d’une commission de vérité comme celle de Russell après la guerre du Vietnam pourrait contribuer à le détruire. ». Son dernier ouvrage "La terreur fabriquée" est disponible en France.

    Il y démontre que le terrorisme est "toujours" organisé par les Etats eux-mêmes.

     

    **Selon Me Berg, Obama n’est pas né le 4 août 1961 à l’hôpital Kapi’olani pour enfants d’Honolulu (Hawaï), mais au Coast Province Hospital de Mombosa (Kenya), alors territoire de la Couronne britannique. Après le remariage de son père avec une Indonésienne, Lolo Soetoro, et leur installation en Indonésie, en 1967, Barack Obama a obtenu la nationalité indonésienne. Il a été enregistré comme tel, sous le nom de Barry Soetoro, à l’école Saint-François d’Assise de Jakarta.

     

    À l’âge de 20 ans, il a effectué un voyage au Pakistan, alors interdit d’accès aux ressortissants états-uniens, et y est entré avec son passeport indonésien.

    Or l’article 11, section I, de la Constitution des États-Unis stipule que seuls les citoyens nés sur le territoire US sont éligibles à la présidence.

     

    Au regard du Code électoral US, le contrôle de l’éligibilité s’effectue a posteriori, rien n’interdisait donc à M. Obama de se présenter au suffrage des États, même si son élection pouvait être invalidée.

     

    Selon Me Berg, M. Obama est en réalité né au Kenya et a acquis la nationalité indonésienne lors du remariage de sa mère. De ce double fait, il n’était pas éligible à la présidence des États-Unis. Alors que les grands médias ont longtemps ignoré cette affaire, l’opinion publique commence à s’y intéresser depuis la parution d’un appel (publié au tarif publicitaire) dans le Washington Times du 17 novembre 2008. L’évêque anabaptiste Ron McRae a piégé la grand-mère de Barack Obama en l’interviewant par téléphone pour une émission de radio. Cette dame, qui n’a jamais quitté le Kenya, a déclaré avoir assisté à la naissance d’Obama.

     


    Notre commentaire : Nous vous avons déjà expliqué que les maîtres du "jeu", mettent en place des gens qui ont une "casserole" avec eux, pour pouvoir les "tenir" (par ailleurs, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un "noir" la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront...).

    On voit (en partie) ce qui était prévu pour "tenir" Obama... Il est pieds et poings liés et devra faire ce que les "autres" attendent de lui, ayant au-dessus de lui cette épée de Damoclès (son invalidation).

    Rappelons que Brzezinski, son conseiller est un spécialiste des opérations secrètes sordides, des coups d’États, des sabotages divers et d’autres actions criminelles.

     

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    Plus d'infos sur : artemisia-college.org 

     

    http://r-sistons.over-blog.com/article-le-mythe-obama-amerique-nazie-fraude-du-rechauffement-climatique-48012232.html

     

     

     

     

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    Daniel Ellsberg :

    « Comment Obama trompe l’Amérique »

     

    Donc le président français a cru bon d’utiliser un ton de donneur de leçon face aux étudiants américains de l’université Columbia. Selon ses propos, l'Amérique vient [enfin presque…] de rejoindre le camp des pays qui ne laissent pas tomber les malades, mais elle ne devrait pas se replier sur elle-même et écouter enfin l’Europe !

     

    Le propos est un peu surprenant, mais le monde sera rassuré, Barack Obama a la confiance de Nicolas Sarkozy : « Quan’t’y’dit [telle chose], moi je le crois ». Pour le reste, les Américains rigolent encore.

    C’est vrai, le président Obama inspire la confiance hors des États-Unis. La confiance du comité norvégien Nobel pour la Paix tout d’abord. C’était avant l’effort d’intensification de la guerre en Afghanistan (la « contre-offensive » de la province d’Helmand) et la décision d’envoyer 30 000 hommes en renfort des 70 000 déjà en place

    « Face au terrorisme, nous ne pouvons pas nous diviser » assure encore M. Sarkozy à l’université Columbia. Mais qu'est-ce que le terrorisme au juste ? Voilà ce que déclarait récemment (voir The New York Times du 26 mars 2010) le général McChrystal chef des opérations de l’OTAN en Afghanistan, à propos des victimes civiles des opérations de l’OTAN :

    « Nous avons tué un nombre incroyable de gens dont aucun, à ma connaissance, ne s’est avéré être une menace »

    Ne mesurera-t-on jamais la portée d'une telle déclaration ? Imaginez votre famille se mettant « à l'abri » dans sa maison, mais recevant une roquette mettant fin aussi bien à la maison qu'à la famille. Et pourtant, votre famille avait juste suivi la recommandation qu'une armée occupante – mais qui répète sans arrêt être votre amie – lui avait faite.

    « Nous avons été attaqué le 11/09 de manière particulièrement brutale ».

    Ce rappel des attentats de New York à l'avion détourné fait partie du discours de Barack Obama aux soldats américains lors de la visite éclair de leur président le dimanche 28 mars. Certes, mais est-on encore sûr que l'Amérique a été attaquée par les talibans actuels qu'elle entend continuer à combattre jusque, au moins, fin 2011 (pouvoir donner une échéance, les militaires en avaient rêvés, Obama l'a fait) ? En tout cas, le seul rescapé de votre famille qui vient de rejoindre un groupe de résistants à l'occupant, lui, vous le savez bien, n'était pas en Amérique en septembre 2001.

    Et puis lutter contre le terrorisme passe aussi par soutenir un gouvernement (islamique, soit dit en passant) à la corruption avérée et reconnue par ses alliés, et dont les revenus sont de plus en plus liés à la narco-économie. Soutenir ce gouvernement c'est aussi le rendre complètement dépendant du soutien militaire américain.

    Alors, augmenter aujourd'hui les troupes en Afghanistan et partir fin 2011 ? Non, c'est irréaliste, ils y seront encore en 2015 et peut-être toujours en Irak également.

    Et qui dit cela ? C'est l'ambassadeur américain en Afghanistan, Karl Eikenberry, précédemment général-chef des opérations Américaines dans ce pays, qui l'a écrit dans un rapport secret à Barak Obama en novembre 2009. Rapport très confidentiel qui a cependant « fui » dans le New York Times en janvier dernier dû à l'indélicatesse d'un officiel américain.
    Mais, hélas pour le Congrès américain qui autorisa les crédits à Barak Obama pour intensifier les combats en Afghanistan, les parlementaires américains ont pris leur décision sans avoir eu connaissance du rapport de l'ambassadeur Eikenberry

    D'après Daniel Ellsberg en personne, les analyses contenues dans ce rapport sont aussi défavorables à la guerre (qui dévient petit à petit la guerre d'Obama — ce sont les termes de D. Ellsberg) que les documents militaires secrets américains que Daniel Ellsberg révéla à la presse en 1971 (The Pentagon Papers), révélation qui participa à la décision de retrait américain du Vietnam l'année suivante.

    L'interview de Daniel Ellsberg par la journaliste Amy Goodman(*) est disponible sur le site Democracy Now ! (www.democracynow.org : the war and peace report), édition du 30 mars 2010 : Our President Is Deceiving the American Public.

    (*) Amy Goodman est fondatrice de la chaîne d'information indépendante Democracy Now ! Après avoir réchappé d'un massacre, avec un autre journaliste américain, au Timor-Oriental en 1992 où elle avait tenté de s'interposer, elle révéla à l‘Amérique les tueries perpétrées par l'armée indonésienne, avec soutien des États-Unis, de la population timoraise (200 000 morts, soit le tiers de la population de la partie est de l'île, anciennement colonie portugaise).

    Depuis elle n'a de cesse de dénoncer les dégâts causés par la politique extérieure américaine et déclare que Henry Kissinger, autre Prix Nobel de la Paix, devrait être traduit devant la justice internationale

     

    http://panier-de-crabes.over-blog.com/ext/http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/01/daniel-ellsberg-comment-obama-trompe-l-amerique_1327127_3232.html


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