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    Télévision néolibérale : Arme mortelle de désinformation   
    https://reseauinternational.net/television-neoliberale-arme-mortelle-de-desinformation/

     

    La crise au Venezuela en 10 minutes // The Venezuelan crisis in 10 minutes [SUBTITLES]

     

    Avec Vincent Lapierre, à ne pas manquer !

    https://reseauinternational.net/la-crise-au-venezuela-en-10-minutes/

     

    Venezuela: ce qu’on ne verra pas à la télévision

    6.8.18 S. de BEER

    Simon de Beer revient d’un voyage de trois semaines au Venezuela. Un séjour surtout touristique qui l’aura notamment poussé à gravir la terrible montage Roraima. Mais, même en vacances, difficile de ne pas ouvrir grand les yeux et les oreilles pour partir à la rencontre de la population dans un pays en pleine mutation, décrié par les médias et menacé de guerre par Trump. Simon nous livre donc un petit compte-rendu “qui ne colle pas tout à fait à ce qu’on voit en général à la télévision”.


    Premier constat : les réalisations de la révolution bolivarienne sont impressionnantes

    On en parle très peu et c’est bien dommage. Dans le plus petit village reculé, on trouve une école publique entièrement gratuite (matériel et repas compris pour les enfants). L’analphabétisme a été éradiqué et le Venezuela est actuellement le 5e pays au monde avec le plus haut taux d’universitaires. Partout, la population arbore fièrement son cartable aux couleurs du Venezuela, reçu lors de l’inscription à l’école ou à l’université.

    Un système de soin de santé – entièrement gratuit lui aussi – couvre tout le pays. Sur une petite île de 2000 habitants où nous avons passé quelques jours, il y a avait carrément un mini-hôpital, avec dentiste, gynécologue et même un petit laboratoire. « Tous les soins sont gratuits » lisait-on en six langues à l’entrée. Ayant tous les deux attrapé un sale virus, nous avons été reçus un dimanche sans rendez-vous et sans attente, et sans débourser le moindre centime, malgré que nous soyons étrangers. « Au Venezuela, la santé est un droit garanti par la constitution » expliquait fièrement l’infirmière qui nous a pris en charge.

    Caracas, la capitale, a un métro moderne et… gratuit (une bonne leçon pour ceux qui prétendent que rendre les transports en commun moins chers à Bruxelles est impossible). Des centaines de milliers de logements sociaux y ont été construits. Des bidons-villes entiers ont littéralement été transformés en logements. Nous avons pu visiter un quartier totalement nouveau inauguré l’année dernière. A l’échelle du pays, on parle de 2 millions de nouveaux logements depuis 2012.

    Au niveau démocratique, de grandes avancées ont aussi été réalisées. Le peuple s’est littéralement ré-approprié la politique. Des comités de quartiers ont été mis en place partout pour traiter des questions locales. Les gens sont toujours ravis de discuter politique. « Avant Chavez nous vivions dans une démocratie de façade », m’a expliqué un chauffeur de taxi. Avant d’ajouter : « Mais il faut aussi que tu parles à d’autres personnes, pour te faire ta propre opinion.»

    Les indigènes ne sont plus considérés comme des citoyens de seconde zone. « Chavez nous a apportés le droit au travail et le droit à l’éducation », nous a ainsi raconté un membre d’une communauté indigène de la région de Canaima. « Avant, nous n’avions tout simplement aucun droit. »

     

    Le peuple vit actuellement une crise très dure

    Grâce à la politique sociale du gouvernement, aux magasins sociaux, aux cantines populaires, à la médecine gratuite, etc., le peuple ne vit pas dans la misère et ne meurt pas de faim, comme on lit régulièrement dans nos médias (et comme c’est le cas dans d’autres pays d’Amérique latine). Néanmoins, on ne peut nier que les temps sont durs. Le pouvoir d’achat est considérablement limité. Les prix augmentent sans cesse et la monnaie perd de sa valeur, malgré les augmentations régulières des salaires. Ce qui est un vrai casse-tête au quotidien.

    L’origine de ce problème vient des grands groupes privés, qui contrôlent encore l’essentiel de l’économie, et qui mènent une guerre économique très dure contre le Venezuela depuis quatre ans. Un peu comme ce fut le cas en 1973 contre le Chili d’Allende.

    C’est aussi dû au fait que l’économie du Venezuela reste trop dépendante du pétrole et peine à développer un secteur productif national et indépendant. C’est évidemment l’un des grands défis du gouvernement.

    Résultat, même si l’actuel président Maduro reste très populaire – comme en témoignent encore les dernières élections – une partie du peuple se laisse séduire par le discours de l’opposition de droite, qui surfe sur un certain mécontentement ambiant et espère ainsi revenir au pouvoir.

     

    Et l’opposition alors ?

    On entend souvent dans nos médias que le Venezuela est une dictature, où l’opposition serait bâillonnée. Quelques heures sur place vous prouvent directement le contraire. 90% des chaînes de télé sont aux mains de l’opposition. On y entend toute la journée des critiques sur le gouvernement. Les gens s’expriment librement (ils adorent d’ailleurs discuter, quelles que soient leurs opinions). Les routes touristiques sont largement dominées par l’opposition. Et ils ne se privent pas de vous dire tout le mal qu’ils pensent de Chavez et Maduro, avec une mauvaise foi parfois déconcertante.

    Quelques petits extraits choisis de nos conversations :

    « Avant nous vivions dans un quartier avec uniquement des gens convenables, bien éduqués. Mais le gouvernement a construit des logements sociaux et maintenant il y a des pauvres dans le quartier. On n’est plus en sécurité. Si le gouvernement le demande, ils nous attaqueront avec des pierres. Regardez comme ils pendent leur linge aux fenêtres ! Ils ne sont pas civilisés. »

    « Avant nous vivions dans un pays avec des valeurs. Il y avait de la méritocratie. Aujourd’hui tout le monde peut aller à l’université et avoir un travail. Résultat ? C’est le nivellement par le bas. »

    « Avant Chavez, on vivait bien. On trouvait tout ce que l’on voulait dans les magasins. On pouvait choisir entre 10 marques pour chaque produit. Le pays ne connaissait pas la crise. »
    NB : avant Chavez, il y avait une taux de pauvreté de 80%… Ce taux est descendu à 26% en 2014 (avant la crise actuelle).

     

    Bref, ce qui se joue au Venezuela, ce n’est pas question de « démocratie », comme on lit dans nos médias. L’immense majorité des gens n’a en fait jamais joui d’autant de liberté qu’aujourd’hui (sur les plans politiques, éducatifs, sociaux-économiques, culturels et autres).

    Ce qui se joue au Venezuela, c’est un conflit entre deux catégories sociales opposées : le peuple d’un côté, les riches privilégiés de l’autre côté.

    Le peuple qui essaie de redresser la tête après des décennies de misère, en cherchant sa propre voie vers le progrès social. Les riches, soutenus par les multinationales étrangères et les Etats-Unis, qui refusent de voir leurs anciens privilèges s’envoler. Ils ne supportent pas de voir les richesses colossales du Venezuela aller dans des programmes sociaux plutôt que dans leur poche. Et ils sont prêts à tout pour renverser le gouvernement en place.

    Pour ma part, sans idéalisation, le Venezuela reste quand même une source d’inspiration face à ceux qui répètent inlassablement qu’on ne peut pas investir dans le logement social, développer les transports en commun ou faire baisser les coûts de l’enseignement et de la médecine. Certes, tout n’est pas parfait, mais le Venezuela nous montre à sa façon que d’autres choix sont possibles. Et rien que pour ça, ce pays mérite le détour.

    https://www.investigaction.net/fr/venezuela-ce-quon-ne-verra-pas-a-la-television/

     

    Nicolas Maduro aurait été visé dans un attentat

    Nicolas Maduro AURAIT été visé dans un attentat

    par Jean ORTIZ

    Dégoûtant ! Et ils se réclament de la liberté d’information… au conditionnel. Voir « Le Monde » du 04/08/2018. Les agences de presse, elles, ne connaissent pas l’indicatif. La victime devient le bourreau.

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    Le président MADURO « aurait été victime » d’un attentat, d’une « tentative d’assassinat », ce samedi 04 août 2018, vers 17h. C’est Maduro qui le dit. Lui, un président si diabolisé. Alors, c’est douteux, et l’on donne du conditionnel : « aurait », « aurait », « aurait »… On n’en est pas sûr, malgré les images… IL Y A UN DOUTE… au moment même où les vidéos tournent en boucle.

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    Le pervers président Maduro « aurait » organisé un auto-attentat… pour tuer Maduro, et assurer ainsi sa réélection. En France, cela donnerait : un conseiller du président Macron « aurait » outrepassé ses prérogatives… alors qu’on le voit tabasser des manifestants. Vite, la loi sur les fausses nouvelles… Macron avait promis une « république exemplaire »… La voilà. Le président « aurait », « aurait couvert » ce monsieur Benalla…

    Avec nos médias chiens de garde du système, la guerre idéologique permanente, le monde tourne à l’envers. Ce qui est sûr ne l’est pas si « l’occident », l’impérialisme, n’y trouvent pas leur compte. Par contre, ce qui est sûr devient « fausse nouvelle » ou hypothèse s’il en va des intérêts des peuples. La liberté d’informer n’est en fait que celle du marché pour mieux enchaîner, désinformer, conditionner, endormir les citoyens. Désormais, l’opposition vénézuélienne ultra a dépassé toutes les limites.

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    L’attentat, lors d’une cérémonie militaire, réalisé à l’aide de deux drones chargés d’explosifs C4, est revendiqué par un groupe « mouvement national des soldats en tee-shirt ». Tous soldats ! La foule, civils et militaires, était rassemblée pour célébrer l’anniversaire de la création de la Garde nationale. Il y a, et non « aurait », sept blessés, hospitalisés, mais les auteurs de l’attentat voulaient provoquer un carnage, et l’utiliser politiquement. Nous avons souvent écrit que l’objectif de Washington était de renverser par tous les moyens le processus révolutionnaire, oui, révolutionnaire, en cours au Venezuela. On nous a accusé d’excès, d’aveuglement… Que nous opposera-t-on aujourd’hui ?

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    Les démocrates, quels que soient leur positionnement politique sur la situation au Venezuela, doivent exiger que toute la lumière soit faite sur cet attentat, que les responsables en soient châtiés, que les institutions internationales jouent vraiment leur rôle, et que ce soient les Vénézuéliens qui déterminent, en paix, leur avenir. Nous sommes, bien entendu, plus que jamais solidaires.

    Jean ORTIZ, universitaire, Pau (France)

    Ici, la vidéo qui aurait été enregistrée en direct.
    (Illustrations fournies pas Christian Rodriguez).

    source:https://www.legrandsoir.info/nicolas-maduro-aurait-ete-vise-dans-un-attentat.html

    https://reseauinternational.net/nicolas-maduro-aurait-ete-vise-dans-un-attentat/

     


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  • Comment Washington et les ONG "Soft Power" ont manipulé le nombre de morts au Nicaragua pour entraîner un changement de régime et des sanctions. (Gray Zone Project)

     

    Max BLUMENTHAL

    Le gouvernement sandiniste du Nicaragua a-t-il vraiment tué plus de 300 manifestants pacifiques ? Une analyse médico-légale du nombre de victimes révèle que l’affirmation est un mensonge dangereux.

    Une étude détaillée du nombre de morts enregistrés au Nicaragua depuis la violente campagne de destitution du président Daniel Ortega et de son gouvernement sandiniste montre qu’au moins autant de partisans sandinistes ont été tués que de membres de l’opposition. L’étude, "Monopolizing Death", montre comment les ONG locales partisanes ont compté tous les décès survenus depuis avril, y compris les accidents et les meurtres de Sandinistes, avec les meurtres commis par les forces pro-gouvernementales. Washington s’en est emparé pour plaider en faveur de sanctions et intensifier les pressions pour obtenir un changement de régime.

    La manipulation du nombre de morts fut la pièce maîtresse d’une harangue du 25 juillet par la représentante républicaine Ileana Ros-Lehtinen devant la Chambre des Représentants (ie Assemblée Nationale). Alors qu’elle plaidait en faveur d’une résolution bipartite condamnant le président nicaraguayen Daniel Ortega pour avoir soi-disant ordonné le massacre de manifestants, Ros-Lehtinen a déclaré : "Monsieur le Président, quatre cent cinquante ! C’est ainsi que de nombreux Nicaraguayens ont été tués par le régime d’Ortega et ses voyous depuis le mois d’avril de cette année".

    L’image d’un régime dictatorial qui abat les manifestants pacifiques sans défense a été conçue pour exercer une pression en vue d’une attaque contre l’économie nicaraguayenne sous la forme d’une série de sanctions, comme la loi Nica (Nica Act). Son récit fut appuyé par le vice-président Mike Pence, qui a condamné le gouvernement nicaraguayen pour "350+ morts aux mains du régime", et par Ken Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, qui a également laissé entendre qu’Ortega avait personnellement ordonné l’assassinat de "300 manifestants contre son régime corrompu et répressif". VIDEO :

    Au cours des deux dernières semaines, je me suis rendu au Nicaragua pour interviewer des dizaines de victimes de l’opposition nicaraguayenne soutenue par les États-Unis. J’ai rencontré des fonctionnaires de police qui ont vu leurs collègues abattus par des éléments bien armés alors qu’on leur ordonnait de rester à l’intérieur de leurs locaux, des dirigeants syndicaux sandinistes dont les maisons ont été incendiées, et des citoyens ordinaires qui ont été enlevés à des barrages routiers et extirpés de leurs foyers pour être battus et torturés, parfois avec l’assentiment de prêtres catholiques. Il était clair pour moi que l’opposition nicaraguayenne était tout sauf pacifique dans sa tentative de changement de régime.

    Et il était également clair que de nombreux Sandinistes avaient été tués depuis le début du chaos en avril. Les victimes de l’opposition comprennent Gabriel de Jesus Vado, un policier de Jinotepe, qui fut kidnappé, traîné derrière une voiture et brûlé vif sur vidéo lors de la "tranchée" à Monimbo ce mois-ci, un quartier de Masaya que l’opposition occupait violemment depuis des semaines.

    Vidéo : l’officier de police de Jinotepe Gabriel de Jesus Vado brûlé vif par des opposants à un barrage routier à Masaya après avoir été brutalement torturé. Un prêtre catholique local, Harvin Padilla, fut enregistré en train de donner son accord verbal pour le meurtre terrible.

    Mais selon la logique employée par le Congrès et la Maison Blanche, qui tient le gouvernement responsable de chaque mort survenue entre avril et juin au Nicaragua, le meurtre de Vado et d’une vingtaine d’autres membres de la police nationale nicaraguayenne n’a jamais eu lieu, pas plus que la mort de quiconque tué par les paramilitaires de l’opposition. C’est ce que vous devez croire si vous blâmez le gouvernement sandiniste pour tous les morts.

    La manipulation du bilan des morts par le Congrès et les ONG occidentales de soft power est exposée méticuleusement et en détail dans "Monopolizing Death".

    L’auteur de cette étude médico-légale, le chercheur nicaraguayen indépendant Enrique Hendrix, décrit son analyse comme "la preuve d’une campagne qui, en l’absence d’une cause juste, utilise la mort de chaque citoyen comme motif pour manipuler les émotions de la population afin d’opposer "le gouvernement" et "le peuple".

    Hendrix m’a dit qu’il a commencé son étude, "Monopolizing Death", deux semaines après le début des protestations anti-Sandiniste. "Tous les médias d’opposition ont commencé à prétendre que tous ces décès se produisaient [aux mains des forces gouvernementales], et j’avais beaucoup d’incertitudes", a-t-il dit. « J’ai donc commencé à faire des recherches sur les listes des organisations de défense des droits de l’homme et j’ai vraiment essayé de déterminer si le nombre de morts n’était composé que d’étudiants, comme le rapportaient les médias de l’opposition. »

    Le texte complet de l’étude de Hendrix, traduit en anglais par le collectif de journalistes Tortilla con Sal, est intégré à la fin de cet article, ainsi qu’une feuille de calcul analysant (en espagnol) chaque décès en détail.

    Les ONG partisanes de défense des droits de l’homme en tant qu’arme de changement de régime

    L’étude de Hendrix examine les décès enregistrés par les trois principales organisations nicaraguayennes de défense des droits de l’homme. Il s’agit du Centre nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH), de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), dont l’implication a été demandée par le gouvernement du Nicaragua le 13 mai dernier, et de l’Association nicaraguayenne des droits de l’homme (ANPDH).

    Ce sont les organisations sur lesquelles le Congrès US, la Commission interaméricaine des droits de l’homme et les organisations internationales de soft power comme Human Rights Watch se sont appuyés pour comprendre la violence qui a déferlé sur le Nicaragua.

    Pendant mon séjour au Nicaragua, j’ai appris comment les membres du CENIDH et de l’ANPDH ont participé activement à la campagne de destitution du gouvernement sandiniste. Par exemple, trois étudiants de l’université publique UNAN m’ont dit que le conseiller juridique du CENIDH, Gonzalo Carrion, était présent avec les étudiants et les militants de l’opposition lorsqu’ils ont pris le campus et que Carrion était même un spectateur de leur violence.

    Ramon Avellan, le commissaire de police de Masaya, m’a raconté comment des membres du personnel de l’ANPDH sont apparus à plusieurs reprises à son poste de police aux côtés de militants de l’opposition pour le supplier de se rendre. Cet acte qui aurait abouti à la prise totale de la ville par l’opposition armée, qui, selon Avellan, comprenait une forte représentation des cartels criminels locaux.

    L’ANPDH a été fondée à Miami, véritable base de l’opposition de droite du Nicaragua, et a été financée dans les années 1980 par le National Endowment for Democracy du gouvernement américain pour dépeindre les Contras comme victimes de la brutalité communiste. Aujourd’hui, le groupe reste une arme politique de choix contre le mouvement sandiniste.

    Comment les ONG antisandinistes de "défense des droits de l’homme" et Washington ont manipulé les données

    Hendrix a constaté que les trois principaux groupes de défense des droits de l’homme autoproclamés au Nicaragua avaient supprimé les contextes des décès qu’ils avaient enregistrés afin d’associer chaque mort non naturelle survenue dans tout le pays entre le 19 avril et le 25 juin aux meurtres commis par les forces pro-gouvernementales nicaraguayennes.

    Il a constaté que sept catégories de décès étaient incluses dans les rapports sur les droits de l’homme. Toutes les catégories, à l’exception d’une seule, n’avaient aucun lien avec la violence gouvernementale.

    Le voici :

    - Noms en double
    - Décès non liés aux protestations
    - Personnes assassinées par l’opposition
    - Les militants de l’opposition, y compris ceux qui sont impliqués dans les actions violentes.
    - Des spectateurs innocents
    - Noms sans données significatives pour déterminer la cause du décès
    - Décès omis dans chaque liste

    Selon Hendrix, les rapports du CENIDH, du CIDH, de l’ANPDH et de l’ANPDH ont été complétés par les décès de "victimes d’accidents de la circulation, d’altercations entre gangs, de meurtres par vol, de ceux tués par le tir accidentel d’une arme à feu et, plus absurde encore, d’un suicide".

    L’étude du CIDH comprend neuf noms en double, alors que les trois organisations mentionnent 97 morts qui n’avaient aucun lien avec les manifestations. Les causes de 77 décès mentionnés dans les trois rapports restent inconnues.

    Alors que l’opposition nicaraguayenne a hurlé au massacre d’étudiants relevant du génocide, Hendrix a découvert lors de ses recherches que sur la soixantaine de morts parmi les éléments anti-sandinistes aux mains des forces pro-gouvernementales, seuls 16 ou 17 étaient réellement des étudiants.

    Le plus choquant est que la recherche médico-légale de Hendrix a démontré que l’opposition a tué au moins autant de partisans sandinistes et d’agents de police que d’opposant tués par les forces gouvernementales. Ce chiffre contredit directement la narrative, diffusée par les États-Unis, d’un dictateur qui fauche les manifestants pacifiques.

    Il serait facile pour quiconque connaît la situation qui s’est développée sur le terrain au cours des trois derniers mois de comprendre pourquoi tant de Sandinistes ont été tués.

    Fin avril, Ortega a ordonné à ses forces de police de rester dans leurs locaux, comme condition du dialogue national qu’il a entamé avec l’opposition. L’ordre signifiait que pendant environ 55 jours, les partisans sandinistes ont été laissés seuls pour repousser une croisade nationale de vengeance sanguinaire. D’innombrables citoyens ont été battus ou menacés de destruction de biens par l’opposition uniquement parce qu’ils appartenaient au front sandiniste.

    Parmi les meurtres de Sandinistes décrits dans le rapport de Hendrix, il y avait un bébé de 25 mois, l’enfant de Gabriella Maria Aguirre, qui est décédée le 13 juin à Masatepe de bronchoaspiration lorsque son ambulance a été retenue à un barrage routier de l’opposition.

    Pendant ce temps, dans des villes comme Masaya et Jinotepe, la police s’est retrouvée assiégée, coupée pendant des semaines sans nourriture ou médicaments, et a fini par livrer une bataille féroce avec les militants de l’opposition qui les avaient encerclés.

    Vidéo : Des militants armés de l’opposition ecerclent le poste de police de Sebaco, l’attaquant à coups de grenades et d’armes à feu.

    La mort de ceux qui, au sein des rangs de l’opposition, ont été tués par accident ou à la suite de violences fratricides a également été décontextualisée dans ces rapports et n’est donc pas reconnue comme telle par Washington et les organismes juridiques internationaux. Par exemple, le journaliste guatémaltèque Eduardo Spiegler, qui fut écrasé par un décor de rue - un "arbre de vie" - renversé par des manifestants de l’opposition alors qu’il couvrait leurs actes de vandalisme.

    Vidéo : Des manifestants de l’opposition renversent un "arbre de vie" sur Eduardo Spiegler, un journaliste qui couvrait leur déchaînement, puis dansent dessus pour célébrer.

    Des ONG anti-sandinistes aux organismes internationaux, sans aucun contrôle entre les deux.

    Le gouvernement nicaraguayen a nommé sa propre commission composée d’experts indépendants pour enquêter sur les décès survenus depuis avril. Selon Hendrix, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a refusé d’accepter les données de l’enquête officielle du Nicaragua, préférant s’appuyer sur celle de l’ANDPH.

    Cela signifie que le principal organisme international chargé de tirer des conclusions sur la violence au Nicaragua s’est largement appuyé sur une ONG partisane résolument anti-sandiniste et n’a pas fait de travail indépendant.

    À Washington, pendant ce temps, des membres du Congrès comme Ros-Lehtinen n’ont pas seulement compté sur la narration déformée de l’opposition, ils ont exagéré le nombre de morts pour faire promouvoir une attaque plus profonde contre l’économie du Nicaragua.

    Hendrix a souligné qu’étant donné que les ONG locales de défense des droits de l’homme comme ANDPH comptaient tellement sur les médias d’opposition hautement partisans pour établir un bilan, "il est impossible de vérifier dans beaucoup de cas s’ils disent même la vérité ".

    Il s’est demandé si « nous ne serions pas devant une manipulation encore plus grande que celle que nous connaissons. »

    Max Blumethal

    https://grayzoneproject.com/2018/07/30/how-washington-and-soft-power-n...

    Traduction VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

    Monopolizing Death : How the Nicaraguan Death Toll Was Manipulated by Max Blumenthal on Scribd

    https://www.legrandsoir.info/comment-washington-et-les-ong-soft-power-ont-manipule-le-nombre-de-morts-au-nicaragua-pour-entrainer-un-changement-de-regime-et.html

     

     Cinq clés pour reconnaître les fausses rébellions populaires

     

    Voir aussi :

    Quelles différences entres les fausses révolutions et les vraies ?

     


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    Celui qui contrôle la manière dont les évènements sont racontés contrôle le monde.

    Celui qui contrôle la manière

    dont les évènements sont racontés

    contrôle le monde.

     

    Par Caitlin Johnstone via Steemit.com

    L’animatrice de MSNBC Joy Reid, a toujours un emploi. Malgré le mensonge éhonté sur les hackers voyageant dans le temps, répandant, il y a dix ans, des bigoteries dans son blog alors à peine connu, malgré le fait qu’elle ait déclenché une enquête du FBI sur de faux prétextes, malgré le fait que ses collègues de MSNBC en aient assez de la façon dont le réseau gère la controverse qui l’entoure, sa carrière continue de progresser comme un zombie criblé de balles.

    Pour être clair, je ne me soucie pas particulièrement que Joy Reid ait fait l’une ou l’autre de ces choses. J’écris sur la guerre, les escalades nucléaires et la sociopathie des agences gouvernementales américaines qui tuent des millions de personnes ; je me moque que Joy Reid soit ou ait été homophobe, et je me moque qu’elle ait menti pour le dissimuler. Les programmes de guerre que MSNBC lui-même diffuse quotidiennement sont infiniment pires que l’une ou l’autre de ces choses, et si ce n’est pas évident pour vous, c’est parce que la propagande militaire vous a poussé à vous cloisonner en dehors d’une compréhension intellectuellement honnête de ce qu’est la guerre.

    Par contre ce qui m’intéresse, c’est le fait que les patrons de Reid protègent sa carrière avec tant d’acharnement. En refusant de la licencier et en centrant les débats sur ses articles de blog controversés plutôt que sur son spectaculaire mensonge pour tenter de les dissimuler, Reid est soutenue malgré cette histoire qui refait constamment surface et fait les gros titres avec de nouveaux détails embarrassants, et ce malgré son manque de talent apparent ou de qualités personnelles rédemptrices. Cela nous apprend quelque chose d’important sur ce qui se passe dans le monde.

    Joy Reid 20180606

    Il n’est pas difficile de trouver quelqu’un qui lit un téléprompteur pour beaucoup d’argent. Ce qui est vraiment difficile, c’est de trouver quelqu’un qui est prêt à tromper et à manipuler pour promouvoir jour après jour les programmes de quelques personnes privilégiées. Qui d’autre serait prêt à passer la journée sur Twitter à dénigrer toutes les personnes à gauche d’Hillary Clinton, tout en se prétendant de la gauche politique ? Qui d’autre soutiendrait le mensonge sur les « 17 agences de renseignement » ayant déclaré la Russie coupable de s’immiscer dans les élections américaines des mois après que cette affirmation ait été notoirement démentie de manière virale ? Qui d’autre prétendrait publiquement que les divulgations d’Edward Snowden de la NSA n’ont profité à personne d’autre qu’à la Russie ? Sur qui d’autre pourraient compter des oligarques tels que Brian L. Roberts, PDG de Comcast, dont l’entreprise contrôle MSNBC, pour promouvoir ses programmes ?

    Bien qu’il soit facile de trouver quelqu’un sur qui compter pour répandre un mensonge particulier à un moment donné, il est difficile de trouver quelqu’un dont vous pouvez être absolument certain qu’il mentira pour vous jour après jour, année après année, tout au long des cycles électoraux et des changements administratifs, des nouveaux programmes de guerre et des changements de climat politique. Beaucoup de gens qui avaient l’habitude de défendre des perspectives qui allaient à l’encontre de l’orthodoxie politique de MSNBC comme Phil Donahue , Ed Schultz et Dylan Ratigan ont disparu des ondes pour ne jamais revenir, tandis que les journalistes qui courbent constamment la tête et suivent la ligne de l’establishment démocratique comme Chris Hayes, Rachel Maddow et Joy Reid sont généreusement récompensés et encouragés à rester.

    L’opposition veut du changement ; ceux qui sont au pouvoir veulent de la prévisibilité et de la stabilité. Plus vous pouvez garantir la prévisibilité et la cohérence à ceux qui sont au pouvoir, plus ceux qui sont au pouvoir vous récompenseront.

    Ceux qui rapportent les nouvelles et façonnent les discours publics présentent un grand intérêt pour les oligarques américains, qui ont acheté les anciens médias depuis longtemps et font tout ce qui est en leur pouvoir pour assoir leur influence sur les nouveaux. Les commentateurs comme Joy Reid font partie de leurs atouts les plus précieux, et ils protègent leurs atouts en conséquence. Parce que celui qui contrôle le narratif contrôle le monde.

    Joy Reid 2 20180606

    Le Council on Foreign Relations est un groupe de réflexion très influent dont les membres sont à la tête de presque tous les grands médias américains. Fin avril, il a organisé une conférence intitulée « Bouleversements politiques : Combattre la désinformation et les Fake News » dans laquelle un homme appelé Richard Stengel a dit au public qu’il est nécessaire que le gouvernement américain fasse de la propagande auprès de ses citoyens. Stengel est l’ancien rédacteur en chef de Time Magazine, un poste qu’il a quitté pour aller travailler pour le Département d’État américain. Oui, vous avez bien lu.

    « En gros, chaque pays crée sa propre histoire et, vous savez, mon ancien travail au département d’État était ce que les gens appelaient pour plaisanter le métier de  » chef propagandiste « , a dit M. Stengel à l’auditoire du CFR.

    « Nous n’avons pas parlé de propagande… Je ne suis pas contre la propagande. Tous les pays le font, et ils doivent le faire à leur propre peuple, et je ne pense pas nécessairement que ce soit si terrible. ».

    Vous pouvez grincer des dents tant que vous voulez, mais il a raison. Non pas que la propagande soit une arme légitime imposée aux citoyens pour une démocratie ostensiblement libre ; il est évident que la manipulation de la façon dont vos citoyens pensent, et par conséquent la manipulation de la façon dont ils votent et s’organisent et aussi leur consentement, est tout simplement sociopathe. Mais il a raison de dire que toutes les hurlements des États-Unis au sujet de la propagande russe s’appliquent pleinement à leur propre comportement.

    Comme nous l’avons déjà dit, le seul réel pouvoir dans ce monde est le pouvoir de contrôler le discours public sur ce qui se passe. La seule raison pour laquelle les gouvernements agissent comme ils le font, la seule raison pour laquelle l’argent fonctionne comme il fonctionne, la seule raison pour laquelle le pouvoir existe là où il existe, c’est que nous avons tous accepté de jouer le jeu avec des fabrications mentales sur toutes ces choses et de prétendre qu’elles sont vraies et réelles. La seule chose qui empêche la population de décider collectivement de changer la façon dont l’argent fonctionne, de décider que les trous du cul au Capitole ne sont plus aux commandes, ou de décider que chaque milliardaire en Amérique devrait être massacré comme un porc et transformé en Slim Jims, c’est le fait que ces idées ne sont pas devenues le discours dominant. Si vous pouvez contrôler les histoires que les gens se racontent à propos de ce qui est dans leur intérêt, vous contrôlez tout.

    Joy Reid 3 20180606

    C’est pourquoi l’alliance entre Silicon Valley et les agences de renseignement américaines devient de plus en plus insolente. C’est pourquoi Facebook et la société de propagande de l’OTAN Atlantic Council ont annoncé qu’ils ont formé un partenariat quelques semaines après que le Conseil de l’Atlantique ait publié un article expliquant pourquoi les Occidentaux ont besoin de propagande pour leur propre bien. C’est pourquoi les sociétés de médias sociaux sont chargées par le Sénat de prendre des mesures pour réduire au silence les sources de révoltes. C’est pourquoi Julian Assange est réduit au silence par l’empire occidental. Et c’est pourquoi Joy Reid a toujours un travail.

    La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que nous savons exactement quelles sont nos entraves. Nos chaînes viennent de la capacité des oligarques à contrôler le discours. Un mouvement populiste visant à perturber les récits de l’establishment et à éveiller les gens à ce qui se passe est tout ce qu’il faudra pour briser la capacité de nos dirigeants à contrôler la façon dont les citoyens du monde pensent et votent. A partir de là, nous pouvons élaborer nos propres récits et créer un monde profitable à tous et pas seulement à quelques élites dirigeantes. À l’heure actuelle, ces mêmes élites se précipitent pour restreindre notre capacité de réseautage et de partage de l’information par le biais des nouveaux médias, de sorte que l’une des choses les plus révolutionnaires que nous puissions faire à l’heure actuelle est de les empêcher de le faire et de les devancer dans cette course.

    Ce n’est pas l’Ouest contre la Russie. Ce n’est pas gauche contre droite. À l’heure actuelle, le véritable conflit dans notre société, ce sont quelques élites dirigeantes et leurs complices contre l’impulsion naturelle de l’humanité à agir d’une manière bénéfique pour l’humanité. Tout ce que nous avons à faire est d’aider cette impulsion à s’épanouir, à sortir du formatage imposé par l’oligarchie et à construire un nouveau monde.

    Source:http://www.middleeasteye.net/news/saudi-government-gave-obama-aides-suitcases-full-jewels-says-ex-official-816843061

    Traduit par Pascal pour Réseau International

    https://reseauinternational.net/celui-qui-controle-la-maniere-dont-les-evenements-sont-racontes-controle-le-monde/

     

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    Europe :

    Vers la fin officielle de la liberté de la presse?

     
     
     
    L'on a tous entendu parler du 4e pouvoir, celui des médias. A bien y réfléchir, il s'agit d'un abus de langage, car l'existence d'un pouvoir suppose un minimum d'autonomie. Or, le phénomène de concentration des médias que l'on observe en France dépasse largement nos frontières et se révèle être un phénomène global, relevant de la collusion entre le business et le politique. Plus qu'un "pouvoir", les médias, sous leurs différentes formes, sont devenus un instrument du pouvoir. Ce qui est institutionnalisé en Grande-Bretagne avec le reporting restriction, ce que tente d'affirmer en France F. Nyssen avec une maladresse salvatrice.
     


    En Grande-Bretagne, les juges ont le droit, en application du reporting restriction, d'imposer un silence médiatique total, aux journalistes, aux bloguers, sur les médias traditionnels, dans les réseaux sociaux, sur les blogs, concernant des affaires concrètes pour éviter un risque ou un préjudice substantiel à l'exercice de la justice pour le temps que le juge décide lui-même être nécessaire.
     
    Les critères sont spécialement très larges et laissés à l'appréciation du magistrat qui impose un block out total sur certaines affaires, sous peine d'incarcération immédiate pour ceux qui enfreindraient ces restrictions. C'est ce qui s'est passé avec Tommy Robinson, qui s'est placé devant l'entrée du tribunal au moment où une affaire de viols commis par une communauté indo-pakistanaise était exéminée par la justice dans un silence médiatique total. Il filmait et interviewait les gens qui entraient dans le tribunal et diffusait ces informations sur Facebook. Ce n'est pas un journaliste, mais un simple citoyen, un activiste, mais un citoyen. Immédiatement qualifié d'extrême droite, d'identitaire. Il ose se prononcer contre des crimes commis par des étrangers. En effet, c'est sensible, mais pourquoi interdire une discussion de la société sur des sujets qui justement sont sensibles, sensibles car ils la concernent directement? Jugé, condamné et incarcéré en quelques heures, lui-même tombé sous le coup du reporting restriction, à l'heure d'internet il est difficile de mettre quelqu'un au secret, la lettre de cachet est divulguée, une réaction sociale explose. Et les médias, dociles mais vaincus, finissent pas en parler. 13 mois de prison pour avoir parlé d'un scandale, que la presse acceptait de taire.
     
    Les indo-pakistanais. En Grande-Bretange, c'est sensible, ils sont nombreux. L'immigration en général est un sujet sacré. Il faut redorer l'image des immigrés, lancer des Mamoudou, mais modifier les noms et taire les origines lors des crimes - pour ici ne pas "stigmatiser". Idéologie oblige. C'est la ligne politique, la presse doit suivre. Les médias suivent. Une partie de la société réagit.
     
     
    Ces mesures extrêmes, liberticides, sont toujours le signe d'une rupture entre la société et le pouvoir, de la difficulté pour celui-ci de faire passer ses préceptes, le signe d'un grincement idéologique, le grain de sable. En France aussi, la mécanique peine à entraîner, pourtant ce n'est pas faute d'y recourir. Mais elle ne convainc plus. Ils ont déjà trop souvent retourné leurs pantalons.
     
    Face à ce constat d'échec, il y a deux attitudes possibles. La première consiste à se remettre en cause et à comprendre que la politique menée n'est pas soutenue par la majorité de la population. Démocratie obligeant, le pouvoir réoriente alors le cours politique du pays. La seconde consiste en une reprise en main du discours social et à son reformatage par une pression plus importante des médias de tous genres. La France, avec la loi sur les Fakes news, dont la définition est tellement large qu'elle permettra de toucher toute publication indésirable, a fait le second choix. Ce choix oblige à une reprise en main de l'espace médiatique, ce que la ministre de la Culture a annoncé. Franco. Sans nuances, ni ambages. Dans une parfaite novlangue. Je vous passe les médias qui sont "en même temps" universels et doivent "faire terroir". Donc, niant toute différenciation régionale? Et en transférant les efforts sur le numérique pour toucher "les jeunes". Et tuer le service public de la télévision au passage. Bref, le PAF, c'est dépassé et arrêtez de me parler d'une grille de programmation. Les buts sont, il est vrai, ... magnifiques: 
    "Anticiper", "oser", "s'engager" : ce sont les dimensions essentielles qui ressortent du "scénario d'anticipation" pour la réforme de l'audiovisuel public (...). "Les synergies entre sociétés devront être développées, pour permettre à l’audiovisuel public d’innover, de gagner en performance et en visibilité. Il faudra également qu’elles dégagent des gains d’efficience et des économies pour financer les priorités
    J'adore la langue creuse et prétentieuse. Des mots pour ne rien dire ou plutôt pour ne pas dire ce qui sera fait. Finalement le triptique est totalement autre: il faut des médias engagés + qui doivent changer les mentalités + en présentant moins de mâles blancs, donc des médias communautarisés. Magnifique! Donc, le Gouvernement reconnaît que les médias publics français ne feront officiellement plus de l'information, mais de la propagande. Et non seulement il le reconnaît, mais il le revendique. 
     
    Evidemment, il faut réduire le financement public, sur un service déjà largement sous-financé par rapport à la Grande-Bretagne ou à l'Allemagne. Et c'est là toute l'ambiguïté de la situation: si le Gouvernement veut reformater la société avec le service public de la télévision, qui reste quand même très regardée quoi que l'on en dise, il faudrait donner les moyens aux journalistes de travailler. Mais l'idéologie dominante impose un retrait de l'Etat, donc il ne peut pas financer ses ambitions idéologiques. Ce qui par ailleurs permettra à terme de dire que le service public de la télévision ne sert plus à rien et de tout transférer vers le privé. Idéologie oblige. Le pouvoir sera alors définitivement passé des mains de l'Etat entre celles d'entreprises, elles aussi, de plus en plus globalisées.
     
    Voici l'universalité dont F. Nyssen nous parle. C'est celle de la négation de la pluralité.
     
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    Israël tue, mais c’est la faute des Palestiniens et de l’Iran

     

    On vit quand même une drôle d’époque : voilà une armée régalienne – dite de « défense » – qui tue plus d’une soixantaine de personnes et en blesse plusieurs milliers lors d’une manifestation du « droit au retour » et de protestation contre l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem (territoire occupé), mais… mais, il se trouve encore des voix pour oser affirmer que c’est la faute des victimes, que les assassins étaient dans leur bon droit et que toute cette violence… « c’est la faute de l’Iran ! » Orwell, réveille-toi, ils sont devenus fous !

    Aucun étonnement lorsque ces élucubrations proviennent des militants, porte-paroles et nervis de l’Etat israélien. Mais l’atmosphère devient encore plus irrespirable quand ces insultes à l’intelligence collective sont colportées et répétées par des « journalistes » ou des « experts » des médias du service public, financés par nous !

    Exemple : Dorothée Olliéric – envoyé spécial de France-2 sur la frontière de Gaza – ose affirmer sans ciller dans le 20-heures du lundi 14 mai que « la violence est instrumentalisée par le Hamas et qu’elle va servir l’organisation islamique… » Mais, ma pauvre chérie, ça fait 70 ans que ça dure, 70 ans que l’armée d’occupation et de répression israélienne tue des civils palestiniens en toute impunité, sans encourir la moindre critique ni sanction internationale. Pour faire carrière dans les rédactions parisiennes (Dorothée le sait parfaitement), il s’agit de raser les murs et, surtout de ne pas se mettre à dos les milieux pro-israéliens français… Cela dit, dans ce contexte de tuerie banalisée, comme l’a justement rectifié Elias Sambar l’ambassadeur de Palestine à l’UNESCO : arrêtons de parler de « massacre », puisqu’on est en présence d’un véritable crime de guerre qui devrait provoquer une saisine immédiate de la Cour Pénale Internationale.

    INEPTIES JOURNALISTIQUES

    Au lieu de cela, une demande d’enquête des Nations Unies est bloquée par Washington, au nom de la légitime défense d’Israël, tandis que l’Union Européenne et la France appellent à… la retenue !

    Autre exemple d’affirmations kafkaïennes : la matinale du mardi 15 mai de France-Culture, avec cet idiot-utile de Guillaume Erner se demandant qui tire les ficelles de la mobilisation palestinienne ??? et renvoyant la responsabilité de la violence de l’armée israélienne à… la passivité des pays arabes ! Fallait quand même oser ! Et le pompon revient au correspondant de Radio France à Jérusalem Etienne Monin, qui estime que « la marche du retour est un outil (sic) du mouvement islamique. Que cet ahuri ménage les autorités dont dépend son accréditation de correspondant… on peut le comprendre, mais – en de telles circonstances – il y a manière, et manière d’essayer de faire son métier.

    Les journaux télévisés étaient, peu ou prou, dans la même tonalité, donnant toujours la parole à Frédéric Encel, la voix de son maître, qui explique – lui – que, si Israël tue, c’est la faute à… l’Iran ! Bon dieu… mais c’est bien sûr ! Encore une fois, aucune surprise de la part de cet ancien militant du Betar (organisation de l’extrême-droite pro-israélienne), le problème étant que les médias, qui l’invitent pour proclamer de telles inepties, ne lui opposent jamais (ou presque) de contradicteur, comme si ce personnage incarnait l’oracle des géopolitiques des Proche et Moyen-Orient.

    Comme pour faire peur aux enfants, Frédéric Encel désigne toujours le Hamas en prononçant à l’israélienne « Rrramas », sans rappeler que ce sont bien les services israéliens qui ont favorisé l’implantation des Frères musulmans (précurseurs et fondateurs du Hamas) dans les Territoires occupés – dès le début des années 1970, pour contrer l’OLP de Yasser Arafat – à l’époque, laïque et marxisante. Depuis des décennies, ce sont bien les services israéliens qui favorisent les groupes jihadistes pour casser le mouvement national palestinien. Ayant réussi avec Gaza, ils veulent aller encore plus loin pour « criminaliser » les dernières organisations de libération de la Palestine, pour que la question de l’autodétermination palestinienne soit définitivement digérée dans d’impératives nécessités sécuritaires et de lutte contre le terrorisme.

    Mais le prix himalayen – hors-toutes catégories – de la bêtise-méchante revient quand même à l’éditorialiste de BFM-TV, Ulysse Gosset qui déplore que les événements de Gaza… aient gâché la fête ; celle de l’inauguration de l’ambassade américaine s’entend1 ! Bravo cher Ulysse, tu ferais mieux de rentrer à Ithaque pour faire le ménage dans ta tête.

    Comme l’écrivent Corinne et Laurent Mérer dans leur dernier livre2 : « ici, l’occupation dure depuis maintenant cinquante ans. Le seul horizon de ces jeunes, ce sont les murs, les check-points, les barbelés, l’humiliation des fouilles au corps et les colons qui paradent, armés jusqu’aux dents ». Alors qu’on ne vienne plus comparer – comme on l’a beaucoup fait hélas ces dernières années en France – les actes de la résistance palestinienne avec le terrorisme jihadiste qui a ensanglanté nos rues et celles d’autres capitales européennes.

    UNE TÂCHE SUR LA CONSCIENCE UNIVERSELLE

    Si le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem a le mérite de dévoiler la nudité du roi, elle n’en n’est pas moins criminelle. Après le démantèlement de l’apartheid sud-africaine, l’occupation et la colonisation israéliennes demeurent l’une des injustices les plus criantes de notre histoire contemporaine, une tâche sur la conscience universelle… une question récurrente qui se pose à chaque être humain normalement constitué.

    « Je discute presque tous les jours avec les soldats ; hier l’un d’entre eux m’a dit que ses ordres étaient de tirer dans les genoux des enfants s’il se sentait menacé ; je lui ai demandé : pourquoi les genoux ? Il m’a répondu : comme ça on ne les tue pas, ils ne deviennent pas des martyrs pour leur copains mais ils ne pourront plus jamais marcher, ça dissuadera les autres de lancer des pierres – Vous trouvez normal de tirer dans les genoux des enfants ? Oui, ce sont des Arabes ».

    Ces terribles propos sont aussi rapportés dans le livre-événement des Mérer. Ils ont passé trois mois en Palestine entre février et mai 2016, dans le cadre d’un programme international du Conseil Œcuménique des Eglises, lancé à la suite de la deuxième Intifada à l’initiative des Eglises chrétiennes de Palestine. Venez, partagez un moment de notre vie, et retournez chez vous pour raconter, telle est la mission ! Les Volontaires se relaient tous les trois mois, une trentaine à chaque fois et vivent au cœur des Territoires occupés, par équipe de quatre ou cinq, dans les zones les plus sensibles.

    Le moins que l’on puisse dire est que pour Corinne et Laurent Mérer, la mission est accomplie et bien accomplie : sans scorie moralisante ni idéologique, la vie quotidienne dans les Territoires palestiniens occupés par la soldatesque israélienne est restituée réellement, cliniquement à la manière d’une leçon d’anatomie. On y vit la répression ordinaire et le racisme quotidien de l’occupation, de la colonisation et de la répression dans un système d’apartheid que le nouveau président américain a décidé de légaliser, de cautionner et de favoriser.

    Cet imparable constat n’est pas le fait d’excités ou d’idéologues. Laurent Mérer est officier de marine. Il a commandé les forces navales françaises de l’océan Indien. Vice-amiral d’escadre, il a été préfet maritime de l’Atlantique. Sa femme, Corinne, est une grande voyageuse et auteure de plusieurs ouvrages, dont la plupart ont été couronnés de prix littéraires dont un Grand Prix de l’Académie française.

    TORSIONS DU LANGAGE

    En fait, si des Palestiniens sont tués par des militaires israéliens, c’est pour leur bien ! Du reste, ils ne sont pas vraiment tués, mais « libérés » de leurs conditions de vie, non pas inhumaines mais contre-nature, absurdes et proprement a-historiques, parce qu’en définitive, ils n’ont rien à faire là, en Palestine, chez eux, sur leurs terres ! Du reste et en dernière instance, les Palestiniens sont-ils des hommes ? Souvenons-nous du slogan du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl : « un peuple sans terre, pour une terre sans peuple » qui justifie, aujourd’hui encore toutes les manipulations historiques et les torsions du langage les plus inattendues.

    En tirant sur des enfants avec des balles explosives et d’autres armes prohibées par les Conventions de Genève, l’armée israélienne « défend » sa sécurité et son territoire. Les tireurs ne sont pas des soldats en chair et en os qui auraient à répondre – un jour – de leurs crimes mais des extra-terrestres hors-sols et hors-droit d’une volonté divine toujours déjà-là, guidant les bras infaillibles de Benjamin Netanyahou et Donald Trump, ces grands bienfaiteurs de l’humanité qui prétendent travailler pour la paix mondiale !

    En fait, les seuls et vrais coupables sont le « Rramas », l’Iran et puis certainement – pendant qu’on y est – Bachar al-Assad et le « régime » de Bachar al-Assad, pour faire bonne mesure, comme on sait si bien la faire dans les matinales de France-Culture. Les sombres prédictions du 1984 de George Orwell sont dépassées depuis belle lurette : « la guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Nous y sommes, mais encore plus : le mur israélien de la honte, c’est une « barrière de sécurité », les colonies de peuplement sont des « implantations », les bombardements de Gaza, de Cisjordanie et de la Syrie sont des « frappes » certainement chirurgicales. Et les égorgeurs des groupes armés syriens sont des « révolutionnaires » que Jean-Pierre Filiu et d’autres crétins osent comparer aux Brigades internationales de la Guerre d’Espagne…

    Dans le Cratyle de Platon, les mots, la rectitude des mots, servent à convoquer les choses et rendre compte des situations concrètes afin d’orienter le sujet qui pourra établir ainsi, sinon un jugement définitif, du moins une connaissance minimale pour vivre en conscience, pour se différencier des animaux… Avec les répressions récurrentes de l’armée israélienne, c’est l’humanité toute entière qui régresse à l’état de nature où la bestialité supplante l’intelligence, où la violence remplace le droit, où l’affirmation péremptoire s’impose au jugement critique.

    Pour ne pas conclure, signalons la parution aux éditions Fayard d’une Histoire de la Syrie, signée par Matthieu Rey, un chercheur du CNRS associé au Collège de France. La bibliographie française concernant la Syrie n’est pas si pléthorique pour que prochetmoyen-orient.ch salue l’initiative. Cela dit, la lecture est plutôt décevante, buttant sur plusieurs contre-sens (notamment sur Antoun Saadé et le Parti syrien national social/PSNS, sur l’histoire du Baath et la succession d’Hafez al-Assad). Cette publication s’inscrit dans la droite ligne du scientifico-politiquement correct de Filiu à Henry Laurens du Collège de France.

    Le 26 octobre 2015, prochetmoyen-orient.ch publiait son Editorient intitulé : « Adieu Henry ! » Ce collaborateur du Collège de France venait de trébucher gravement, affirmant que Bachar al-Assad avait tué plus de Palestiniens que l’armée israélienne depuis la création de l’Etat hébreu. Fallait oser aussi ! En ce moment, comme le Quai d’Orsay et l’Union Européenne, Henry Laurens doit certainement appeler Tel-Aviv à… la retenue ! Quelle époque, en effet…

    Richard Labévière

    1 Voir la chronique HUMEURS de notre collaborateur Jacques-Marie Bourget.
    2 Corinne et Laurent Mérer : S’ils se taisent, les pierres crieront… Trois mois en Palestine au service de la Paix. Editions Balland, août 2017.

    source:http://prochetmoyen-orient.ch/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

    https://reseauinternational.net/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

     

     Un bon Palestinien est un Palestinien mort

     


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    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

     

    Il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie, mais une agression extérieure planifiée et sponsorisée par les Occidentaux.

    Stephen Sackur (BBC) s’entretenait récemment avec le député syrien Fares Shehabi, membre du Parlement syrien d’Alep : ce dernier dénonçait en direct sur la BBC le rôle du Gouvernement britannique dans le soutien aux terroristes djihadistes en Syrie et la propagande mensongère de la BBC (voir la Vidéo VO, 30/04/2018 ).

    Fares Shehabi évoque les terroristes djihadistes britanniques qui étaient présents à Douma et ont été renvoyés dans leur pays où dans le nord de la Syrie : « Il y a 280 Britanniques en route de Douma vers l’Europe, ils retournent à présent en Angleterre… »

    Il ne faut pas oublier que ce sont les habitants de la Ghouta qui se sont révoltés contre les terroristes du Front al-Nosra, de Jaych al-Islam et de Faylaq al-Rahmane. Cela n’est jamais divulgué dans nos médias à la solde d’un Pouvoir occidental qui ne pense que par ses intérêts égocentriques.

    Dans la Ghouta orientale et dans d’autres banlieues de Damas, les terroristes djihadistes utilisent les populations civiles comme boucliers humains pour se protéger des bombardements de l’armée syrienne : croyez-vous qu’un seul média traditionnel occidental va en parler? Aucun. C’est le silence complet. Mais les médias vont se déchaîner sur les « horreurs des bombardements » qualifiés du « régime », avec en même temps un silence absolu sur le déluge d’obus tirés par les terroristes sur la ville de Damas : sur la place des Abbassides, sur les quartiers chrétiens, sur le centre ville, faisant des centaines de victimes syriennes, des morts et des blessés dont la presse occidentale ne dira jamais un mot! C’est quoi cette information ? C’est quoi cette objectivité Monsieur Le Drian et Cie? Quels sont les intérêts que vous protégez dans ce camp mafieux d’Etats voyous? Pour qui travaillez-vous, qui est votre « parrain », dans un tel contexte de mensonge et de trahison ? Pourquoi continuez-vous de faire passer les terroristes de Jabhat al-Nosra, et d’autres groupes armés, soutenus par l’Occident, les pays du Golfe et Israël, pour des «combattants de la liberté»?

    Chaque semaine, le Père Daniël, un prêtre Belge du pays Flamand, vivant en Syrie depuis des années, publie un bulletin d’information dans lequel il décrit ses expériences et ses réflexions sur la situation concrète qu’il observe.

    « Des milliers d’hommes ont dû creuser des tunnels de dizaines de kilomètres de long, comme des esclaves, jusqu’à ce qu’ils soient épuisés, puis tués. Voyez ce que l’armée syrienne a trouvé : Prisons et salles de torture, grandes réserves de nourriture et de fournitures médicales appartenant à l’aide humanitaire internationale, toutes gardées par les terroristes, un hôpital entièrement équipé, une quantité importante d’armes, de munitions et même d’usines, également pour les armes chimiques, des communications sophistiquées….. »

    Les grands reporters des « rebelles modérés » (les « Casques blancs » et l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme ») ignorent tout cela, et c’est aussi le cas des médias occidentaux. Dans leur aveuglement, ils continuent de dire que l’ «horrible dictateur syrien» est la cause de toute cette misère et qu’il faut cesser de recourir à la violence militaire.

    « Ils trouvent cela tellement gênant que l’armée syrienne a mis un terme au « travail libérateur » de ces « rebelles modérés ». Et ainsi, notre VRT [un radiodiffuseur flamand], comme les autres, continue d’encourager une sale guerre depuis sept ans maintenant, pour rendre la souffrance du peuple syrien encore plus intolérable. »

    « C’est malheureusement la vérité. Les médias occidentaux n’ont pas publié un mot sur les actions meurtrières de ces soi-disant « rebelles modérés », ni sur la façon dont le président Assad est aimé – et non détesté – par une grande majorité du peuple syrien, ni sur les actions de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont sauvé tant de vies.Nous n’entendons que des accusations hystériques, sans aucune preuve. »

    « Les « sources » utilisées par les médias aux ordres occidentaux sont l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme » (SOHR), un obscure « bureau d’information » basé au Royaume-Uni qui diffuse des informations non factuelles sur la Syrie, et les « Casques blancs » ; des terroristes portant des casques blancs qui prétendent sauver des gens, et qui partagent des photos et des vidéos sur les médias sociaux pour manipuler l’opinion publique en accusant arbitrairement le « régime Assad ». Leurs » preuves » ont été exposées comme étant fausses à de nombreuses reprises. Pourtant, les » Casques blancs » continuent de recevoir d’importantes sommes d’argent liquide. En octobre 2016, cette fausse équipe « humanitaire» a reçu 123 millions de dollars et 32 millions de livres sterling supplémentaires du ministère britannique des Affaires étrangères. »

    On est sidéré en constatant que l’argent des contribuables sert à soutenir des terroristes et à répandre délibérément le mensonge gravissime de la désinformation qui a pour conséquence directe le martyre du peuple syrien, jugé coupable d’aimer son président !

    Ces histoires n’atteindront jamais les médias occidentaux, parce qu’ils les ignorent délibérément, parce qu’elles ne cadrent pas avec le faux récit diffusé par leurs Gouvernements au sujet de la Syrie. Les médias grand public ne parleront de la souffrance du peuple syrien à leurs lecteurs ou téléspectateurs que lorsque cela leur conviendra, et lorsqu’ils le feront, ils s’arrangeront encore pour blâmer faussement ce qu’ils nomment injustement le « régime Assad».

    Le 27 février 2018, la New York Review of Books a publié une lettre ouverte signée par 200 personnes se présentant comme militants engagés, universitaires, écrivains et journalistes. La lettre avait été intitulée à l’origine : « Arrêtez de prétendre que vous ne pouvez rien faire pour sauver les Syriens ». Les a priori sont nombreux et une censure implicite est évidente, l’affirmation péremptoire se basant sur un non dit implicite considéré comme évident et non discutable! Ce titre serait ensuite remplacé par : The World Must Act Now on Syria, « Le monde doit agir maintenant en Syrie ».

    Publiée au milieu d’une campagne de propagande de guerre massive dans les médias occidentaux contre l’assaut des Gouvernements russe et syrien sur la banlieue de la Ghouta à l’Est de Damas, parce qu’elle était l’un des derniers bastions des terroristes islamistes djihadistes takfiristes, les tortionnaires et égorgeurs des innocents, soutenus par la « coalition de Doha », dont la France fait partie, la lettre constitue un appel ouvert aux États-Unis et aux autres puissances impérialistes de la « coalition de Doha » pour y lancer une ultime intervention militaire à grande échelle avant de devoir accepter la défaite devenue probable dans cette guerre par proxy…

    Cette lettre s’élève uniquement et « étrangement » contre « les crimes que le régime de Assad a commis contre les Syriens, aidés par les milices locales et étrangères, par l’aide stratégique et financière iranienne, par la puissance aérienne et les mercenaires russes ».Si vous demandez où sont les preuves de cette affirmation péremptoire sur le martyre du peuple syrien infligé par ses Gouvernants et leurs alliés, affirmation qui ne souffre pas la critique, personne ne peut donner des preuves parce que le peuple syrien ne cesse de répéter le contraire en réclamant l’aide de son armée de conscrits mobilisée pour le défendre et le libérer des criminels djihadistes qui sont leur cauchemar évident…

    Les crimes perpétrés par les États-Unis et les autres puissances impérialistes en Syrie, sans parler de la région dans son ensemble, sont visiblement absents de ses préoccupations. Les auteurs de la lettre ouverte et ses signataires n’étaient pas motivés pour lancer un tel appel lors des frappes aériennes et des bombardements d’artillerie américains qui ont rasé les villes de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, enterrant des dizaines de milliers d’habitants sous les décombres. Ils ne sont pas plus motivés, lorsqu’Israël bombarde la population démunie des Palestiniens de Gaza au phosphore blanc, ou lorsque l’Arabie Saoudite bombarde et pratique un odieux blocus sur le Yémen, massacrant principalement les enfants avec des armes françaises! Ils ne sont pas plus motivés lorsque les criminels terroristes djihadistes martyrisent les pauvres réfugiés Africains en Libye, accusés arbitrairement d’avoir soutenu Kadhafi!

    Seulement quelques jours après la publication de la lettre, il a été rapporté que le Pentagone avait déployé 600 autres soldats des forces spéciales, appuyés par des blindés, dans la zone stratégiquement vitale d’El Tanf, à la frontière irakienne. Loin de protester contre une telle intervention sans mandat de l’ONU, ceux qui ont rédigé la lettre ouverte voudraient au contraire encore beaucoup plus d’interventions de ce genre! C’est dire le niveau d’objectivité de ces 200 signataires se voulant les « indignés », représentants de la « conscience occidentale »!

    Les impérialistes n’ont « rien proposé » ? Le Gouvernement Assad maintient un « monopole sur la violence » ? De qui les signataires de cette lettre se moquent-ils ? La CIA, la Turquie, l’Arabie saoudite et les autres pays dirigés par les sheiks sunnites réactionnaires ont injecté en Syrie des dizaines de milliers de tonnes d’armes et de munitions, et des milliards de dollars, pour armer les milices islamistes terroristes de Daech qui ont fait régner la terreur dans la population  syrienne. Des dizaines de milliers de combattants étrangers ont été acheminés dans le pays et payés pour servir de forces terrestres par procuration dans la guerre orchestrée par les Etats-Unis, pour un changement de régime visant à renverser le Gouvernement indocile du président Bachar al-Assad. Environ 170 000 soldats et membres de l’armée populaire Syrienne, ont été tués en combattant les terroristes de Daech soutenus par la CIA. Tout cela ce sont les données objectives de la réalité telle qu’elle est… Et pourtant, nous continuons d’entendre le refrain pitoyable, gravement mensonger, malhonnête, de Jean Yves Le Drian et Cie, qui accusent sans relâche ce qu’ils appellent « le Régime syrien » de Bachar El Assad, tortionnaire de son peuple ! Lorsqu’un tel niveau d’aveuglement est devenu la norme du comportement de nos « élites politiques », on est en droit de se poser la question : « Que font de tels imbéciles ou de tels salauds dans le Gouvernement de la France?»

    « Pour que l’agonie du peuple syrien cesse, il faut l’arrêter de force »,poursuit cette fameuse lettre, écrite par « la voix de la conscience occidentale », ajoutant qu’il existe « une myriade de raisons géopolitiques pour lesquelles c’est un impératif, mais aucune n’est aussi immédiate et importante que le caractère sacré de la vie et de l’exercice du libre arbitre ».

    Le message est clair : l’impérialisme mondial doit s’imposer par la guerre franche et directe ! La Russie et l’Iran présents en Syrie, sont un obstacle intolérable à la lutte sanglante et prolongée pour l’hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole ! Avec leur discours sur le « caractère sacré de la vie », ces auteurs bien-pensants de la lettre, se moquent éperdument des plus de 400.000 morts Syriens, des nombreux exilés et de tous ceux qui ont été maltraités par les terroristes soutenus directement par la « Coalition occidentale de Doha », dont la France… Ces gens voulant se faire passer pour « honorables et piliers de la conscience droite-l’homiste », soutiennent ouvertement les opérations sanglantes des USA et complices, alors qu’elles sont justement la cause directe de « l’agonie du peuple syrien ». C’est un comble, mais voilà justement le type de discours navrant qui encombre le cerveau des dirigeants du monde occidental persuadés qu’ils représentent obligatoirement « l’axe du bien » s’opposant à « l’axe du mal » incarné par les méchants Russes, les méchants Iraniens, le méchant Hezbollah, le méchant Bachar El Assad…

    Au même moment, les Casques Blancs sortent leurs caméras et se filment eux-mêmes sauvant les bébés ensevelis sous des tonnes de gravats. Les ‘grands médias’, les seuls crédibles, ceux qui détiennent les « decodex » et autres supercheries du même acabit à leur disposition, quant à eux, « remplissent leurs colonnes de témoignages de massacres à grande échelle, tandis que les ONG de la CIA et du MI6 surenchérissent sur les chiffres des morts pour étayer un énième génocide. » Cet étalage de mensonges espère faire « pleurer dans les chaumières » et donner les coudées franches aux criminels qui dirigent nos Etats!

    Enfin, le comité des droits de l’homme de l’ONU intervient à son tour pour réclamer « un couloir humanitaire » qui sera bien entendu utilisé pour exfiltrer le maximum de terroristes djihadistes et leurs cadres : des agents militaires occidentaux qui iront se redéployer quelques kilomètres plus loin, afin de reprendre sans problème, le massacre du peuple syrien insoumis aimant son Président résistant.

    Les politiques qui nous abusent sans vergogne citent avec véhémence l’exemple de la fillette Bana qui « twittait sur la souffrance de sa communauté à Alep » et qu’un député du Parlement syrien aurait traité de « petite sorcière » et « qu’il fallait la laisser mourir. » Le simple bon sens dit aux gens qui ont une conscience éveillée que cette fillette a été évidemment instrumentalisée par la propagande des groupes terroristes djihadistes et des services secrets qui les encadrent, puisqu’elle s’exprimait dans un parfait anglais qui ne pouvait pas être le sien. Il était facile de le prouver en rencontrant cette fillette, mais encore une fois, peu importe, puisque le mal était fait et la mission accomplie…

    Jusqu’à son agression par l’Occident et ses mercenaires djihadistes, la Syrie était un pays prospère et en paix. La démocratie fonctionnait tout aussi bien en Syrie, pour ne pas dire mieux encore qu’aux USA, avant le déclenchement arbitraire de cette guerre pour la déstabilisation forcée de la République laïque de Syrie. Cette démocratie et la paix ne pourront revenir en Syrie que lorsque les terroristes de Daech et la « Coalition de Doha » qui les encadre, auront quitté le territoire syrien qu’ils occupent illégalement depuis 2011.

    Monsieur Le Drian et la bande de vos complices, il est inutile de continuer à mentir de cette manière aussi éhontée ! Les citoyens savent que vous êtes des menteurs et que vous cautionnez le crime contre le peuple Syrien, puisque c’est vous qui soutenez les terroristes, puisque c’est vous qui bombardez la Syrie!

    Puisque vous êtes forcément informé, vous savez que le Guardian a dévoilé comment des aides ont été utilisées par le Gouvernement britannique pour financer les activités d’Al-Nosra, groupe terroriste réputé avoir « fait du bon boulot en Syrie » (dixit Laurent Fabius) et celles d’autres milices extrémistes salafo-djihadistes présentes en Syrie !

    Vous savez parfaitement que des milliards de dollars ont été dépensés pour les opérations de la CIA en Syrie, comme le démontrait le rapport du Sénateur Ford devant le Congrès! Des milliards pour qui ? Pour le peuple syrien « persécuté par son président Bashar El Assad »? Monsieur Le Drian et Cie: ne soyez pas indécents !

    Le New York Times a écrit et publié que le programme de la CIA en Syrie était « un des efforts les plus coûteux de l’Agence pour armer et entraîner des terroristes djihadistes depuis son programme d’armement des moudjahidines en Afghanistan dans les années 1980 ». Voilà qui est clair et sans ambiguïté! Les étasuniens le disent ouvertement, sans honte et sans se cacher! Pourquoi continuez-vous Mr Le Drian et Cie à nous raconter vos bobards pitoyables sur la Syrie ? Vous devez aussi savoir que c’est de ce programme que sont nés Al Qaeda, les talibans, puis Daech, ISIS, EIIL. Avouez donc une bonne fois pour toutes que vous soutenez très concrètement les terroristes en Syrie et que vous n’êtes donc pas là pour les combattre! Il faudrait qu’une petite « Ahed Tamimi » française vous gifle pour vous ramener à la réalité!

    En juin 2015, The Washington Post a rapporté que les opérations secrètes de la CIA en Syrie avaient « un budget approchant 1 milliard de dollars par an ».  Il est absolument clair que le peuple Syrien « persécuté et victime de son président dictateur » n’en a jamais vu la couleur. Où sont donc passés ces milliards de dollars en Syrie. Soyons sérieux, un instant Monsieur Le Drian et Cie! Il fallait bien armer, ravitailler, payer, nourrir, encadrer, appuyer les cohortes de mercenaires terroristes de Daech qui font pour vous le sale boulot sur le terrain…

    Des fonctionnaires US ont dit au Washington Postque ces efforts de la CIA « faisaient partie d’un effort plus vaste, de l’ordre de multi-milliards de dollars, incluant l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, en vue de soutenir ‘l’opposition’ syrienne ».

    Un rapport de 2016 du New York Times a révélé de même que l’Arabie Saoudite a aidé à financer les opérations US en Syrie et que « les estimations chiffrent le coût total de ses efforts d’armement et d’entraînement à plusieurs milliards de dollars ». Un financement considérable a aussi été fourni par le Qatar, la Jordanie et la Turquie.

    Dans son discours de février, Tillerson confirmait que les troupes US « resteraient indéfiniment » en Syrie, même après qu’ISIS, EIIL, DAECH ait été anéanti. Il a également rappelé la nécessité d’un changement de « régime » en Syrie et a appelé la « communauté internationale », c’est-à-dire le groupe exclusif des criminels de la « coalition occidentale de Doha », dont la France, à saboter économiquement Damas en refusant de financer ses efforts de reconstruction.  Rappelons que c’est la « coalition occidentale de Doha » qui a réduit en ruine la Syrie et martyrisé le peuple syrien via ses mercenaires djihadistes égorgeurs et tortionnaires…

    Mais, Mme Nikki Haley, avocate suprême des néocons, disait au nom des Etats-Unis à l’ONU:

    « Nous mettons aussi en garde toute nation déterminée à imposer sa volonté par des attaques chimiques et des souffrances inhumaines, en particulier le régime syrien hors la loi. Les États- Unis restent prêts à agir s’il le faut.»

    Chacun sait que ce sont les Etats-Unis, en l’occurrence qui sont hors la loi en Syrie et non pas le Gouvernement syrien ! Mais peu importe ! Plus c’est gros et mieux cela vaut ! Le culot de ces menteurs hystériques est d’une violence inouïe : Nikki Haley osait tranquillement affirmer devant toutes les nations : « La nouvelle résolution de cessez-le-feu prendra effet dès son adoption par le Conseil. Elle ne laisse aucun vide juridique permettant à Assad, à l’Iran et aux Russes de se cacher derrière le contre-terrorisme. »Franchement : qui se cache derrière le contre-terrorisme? La coalition occidentale de Doha n’arrête pas de revendiquer ce rôle de « lutter contre le terrorisme »! Qui sont donc les naïfs qui peuvent encore gober cette propagande devenue un gavage indigeste?

    Heureusement pour le peuple syrien, la résolution a été rejetée. Comme d’habitude, les États- Unis ne proposent de cessez-le-feu que quand leurs mandataires, en l’occurrence les terroristes djihadistes, sont en train de perdre. A la suite de ces « cessez-le-feu » qui font perdre du temps à Damas, la « coalition occidentale de Doha » a le temps de fournir à nouveau les groupes djihadistes en équipements, en munitions et tout le reste. C’est un jeu pervers d’une extraordinaire violence et une honte qu’on a le culot de nous présenter dans les médias aux ordres, comme la cause de « l ‘axe du bien » et de la vertu démocratique agissant en Syrie!

    En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les « droits de l’homme », mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du « droit international », mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de « démocratie », mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie Saoudite, il se moque du peuple français. Le club de l’oligarchie occidentale, se prend pour la «communauté internationale».

    L’objectif actuel de la « coalition occidentale de Doha », c’est de saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais.

    Un document – assez exceptionnel – révèle le contenu d’une réunion du « Petit Groupe sur la Syrie», réunissant les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Ce document aurait dû rester strictement confidentiel, parce qu’il révèle la «stratégie occidentale» concernant la guerre en Syrie : « nourrir et multiplier les hostilités par tous les moyens pour empêcher une Pax Russiana ; poursuivre une intense campagne de communication sur les bombardements russes et syriens qui tuent des civils ; cadrer le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie – Staffan de Mistura – par une feuille de route contraignante ; saboter la conférence de paix de Sotchi pour revenir à Genève dans un format tripartite : opposition terroriste syrienne, Gouvernement syrien et Forces démocratiques syriennes (FDS – constituées de supplétifs kurdes aux ordres du Pentagone) ».

    Il y a déjà bien des années que les diplomates Russes demandent à leurs homologues américains et européens la liste des groupes « armés » dits « modérés, laïcs et démocratiques ». Monsieur Le Drian et Cie, allez-vous être étonnés si je vous dis que cette liste n’a jamais été produite? Mieux encore, les forces spéciales américaines recyclent en ce moment même des terroristes de Daech dans de nouvelles unités des FDS et autres factions armées destinées à poursuivre la lutte contre « le régime de Bachar al-Assad ». Pourquoi mentez-vous, alors que nous savons que vous mentez?

    Cette stratégie occidentale opte pour « une guerre sans fin » en Syrie, tout en dénonçant auprès de l’opinion publique internationale une nouvelle « catastrophe humanitaire ». A Munich, Benjamin Nétanyahou a brandi, à la tribune officielle de la conférence, un morceau de tôle en affirmant qu’il s’agissait du débris d’un drone iranien abattu dans l’espace aérien israélien. Ce numéro pathétique lui a permis de menacer l’Iran, martelant encore et encore que ses « forces du mal » cherchaient à s’installer durablement aux frontières de l’Etat hébreu et que cette éventualité justifiait désormais des actions militaires « préventives ».

    Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les USA ont recyclé nombre d’anciens officiers de la Gestapo dans leurs unités spéciales, bras armés de la Guerre froide. Ils ont employé nombre de nazis au service des dictatures latino-américaines – dans la cadre du Plan Condor, au Chili, en Argentine, au Brésil ou à Panama, dans les « Contras » pour anéantir la révolution sandiniste à partir de la fin des années 1970. Les USA ont fait de même en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Ukraine… Benjamin Norman nous annonçait «une guerre sans fin» en Syrie et plus largement aux Proche et Moyen-Orient.

    « l’argent, c’est le sang des autres… » (Cécil John Rhodes)

    L’agression israélienne sur l’aéroport T4, dans le gouvernorat de Homs, tuant et blessant plusieurs citoyens, constituant une violation flagrante de la résolution 350 (1974) et des résolutions du Conseil de sécurité, n’aurait pas été possible sans l’immunité et le soutien illimité et continu accordés par l’administration américaine à Israël. Les délégués des pays occidentaux n’ont fait aucune mention de cette agression israélienne. Ce fait montre clairement que les Gouvernements de leurs pays en sont les complices et les protecteurs. Finalement, Netanyahou a déclaré lui-même, sans qu’on ne lui demande rien, que Israël avait en effet commis cette agression que les Occidentaux refusaient de reconnaître. Pourquoi donc continuer à mentir Monsieur Le Drian et Cie sur toutes ces violations du droit International?

    En effet, le mensonge pratiqué par certains États Membres permanents du Conseil de sécurité est devenu une sorte d’arme de destruction massive.

    C’est par le mensonge qu’ils ont fabriqué dans leurs laboratoires les organisations terroristes takfiristes telles Al-Qaïda, les Talibans, Daech, le Front Al-Nosra, Jaïch al Islam etc.

    Et c’est par le mensonge qu’ils tentent de démolir et de préparer, aujourd’hui, une agression contre la Syrie.

    A Alep et ailleurs, nous avons découvert les entrepôts des groupes terroristes qui étaient bondés de médicaments et de denrées alimentaires, envoyés théoriquement à la population syrienne par l’aide humanitaire mais qu’ils détenaient pour eux-mêmes et qu’ils vendaient aux civils à des prix exorbitants !

    Les forces syriennes attaquaient Daech, qu’elles ont éjecté de Deir ez-Zor et d’Abou Kamal. Daech s’est alors replié, sous la protection des forces américaines, dans cette zone de 30 Kms de large sur 60 Kms de long, située à la frontière syro-irakienne.

    Ce fait révèle, une fois de plus et sans aucun doute possible, la véritable fonction de cette Coalition et le rôle de Washington dans le soutien de Daech, comme ce fut le cas le 17 septembre 2016, lorsque ses forces aériennes ont attaqué les positions de l’Armée arabe syrienne sur le Mont al-Tharda, toujours près de Deir ez-Zor, permettant ainsi à l’organisation terroriste d’avancer et d’occuper ces mêmes positions. L’Iran, n’a évidemment jamais envoyé de drone sur le territoire de la Palestine occupée; ce discours de Netanyahou est scandaleusement faux, mensonges et tromperies.

    Les USA ont ouvertement déclaré : « Nous ne quitterons pas la Syrie tant qu’un règlement politique n’est pas mis en place et que la sécurité de nos alliés dans la région n’est pas garantie»; l’aveu était grand: « En Syrie, nous combattons le ‘régime’, l’Iran, le Hezbollah et la Russie ».

    L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, a menacé la Syrie d’une frappe similaire à celle réalisée par Washington en avril 2017. Elle a annoncé que Washington était prêt à effectuer une nouvelle frappe sur la Syrie, si l’ONU s’avérait incapable d’obtenir l’arrêt des offensives contre ses mercenaires djihadistes dans la Ghouta orientale, banlieue Est de Damas! Les aveux deviennent clairs peu à peu! Cependant, en France, toute parole sur cette réalité de la vraie situation en Syrie est strictement interdite : toute conférence sur le sujet Syrie qui ne cadre pas avec cette odieuse propagande est boycottée. Les salles de conférences sont fermées à tous ceux qui vont révéler la vérité sur la Syrie. Les menaces de mort sont courantes contre les personnes qui voudraient faire de l’information respectueuse de la vérité. En France, la Patrie des « droits de l’homme », on ne peut pas parler, prendre la parole, publier, sans être saboté, accusé d’être propagateur de « fake news », car on n’ose plus traiter les gens de « complotistes » désormais, étant donné la masse énorme des informations, provenant du reste du monde non occidental, qu’il faudrait censurer à grande échelle! On ne peut plus décemment traiter 95% de l’information sur la Syrie, de « complotistes » en disant que les 5% restant de l’information de propagande occidentale, seraient la pure vérité !

    Il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Ceux qui prétendent remettre de l’ordre dans le monde en sont les fauteurs de troubles, les cambrioleurs crient au vol, les violeurs de la légalité crient au viol du droit, les agresseurs s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat syrien, tout ce monde pitoyable s’agite et manœuvre au grand jour, sans pudeur, traitant le mensonge comme étant la « vérité ».

    Le prétexte de la lutte contre Daech et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

    Jean-Yves Le Drian exige (sic) et ose demander : « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie? L’Iran, diabolisé, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie sauvagement sanctionnée, les forces « chiites » d’Irak. Ceux qui ont le droit d’être illégalement en Syrie sont les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses vassaux de la coalition de Doha, dont la France !

    Dans un discours au Commonwealth Club de Californie, le 3 octobre 2007, le général Wesley Clark, ancien commandant des forces de l’OTAN., faisait une déclaration stupéfiante: alors qu’il visitait le Pentagone une dizaine de jours après le 11 septembre, un général de ses amis l’interpelle et lui demande de l’accompagner dans son bureau. Il lui apprend que dans les cinq ans les Etats-Unis vont envahir sept nations : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Wesley Clark dit alors à son auditoire : « ce pays est victime d’un coup d’Etat réalisé par Wolfowitz, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et d’une demi-douzaine d’autres personnes dans le cadre du Projet pour un nouveau siècle américain. Ils veulent déstabiliser le Moyen Orient… alors qu’aucun sénateur ou député n’en est informé, et en l’absence de débat public. »

    La forteresse inexpugnable du capitalisme mondialisé, le défenseur autoproclamé de «l’ordre» économique mondial a été démasqué comme étant non seulement complice de terroristes coupeurs de têtes, esclavagistes et meurtriers sectaires de masse, mais militairement dépendants des forces mêmes qu’ils affirment combattre, « génération après génération », dans une guerre d’autodestruction. Les USA ont débité tous les mensonges possibles sur la Syrie, et la majorité de l’humanité le sait. Au fond d’eux-mêmes, la plupart des Américains soupçonnent aussi « l’Etat profond » de les trahir et savent que l’heure de la chute finale de l’empire a sonné!

    La Ghouta n’est pas tombée, comme l’a déclaré Nikki Haley déléguée des États-Unis. Elle a été libérée, comme Alep a été libérée. Ce qui est tombé dans la Ghouta orientale c’est le terrorisme et la chute du terrorisme annonce la chute de l’empire occidental qui a fabriqué le terrorisme!

    Enfin pour terminer cet article ne serait-il pas utile de rappeler ceci : le Gouvernement français au complet, avec Emmanuel Macron en tête, soutiennent politiquement et militairement des organisations criminelles contre la République arabe syrienne en se moquant du Parlement qui, à travers la voix du groupe d’opposition des insoumis, a posé des questions pouvant se résumer ainsi : « Auprès de qui envoyez-vous nos militaires ? A qui livrez-vous des armes et du matériel de guerre, sans l’accord du Parlement et en violation des traités et des lois concernant la vente des armes? Qui vous a autorisé à engager la France dans une guerre insensée contre la Syrie? Avec quels fonds avez-vous financé ces organisations criminelles et ces bombardements qui dévastent la Syrie et martyrisent son peuple? Quelle est la demande de l’ONU qui vous a autorisés à intervenir avec les USA et la Grande Bretagne en bombardant la Syrie souveraine sans motif dûment vérifié, avéré, spécifié et ordonné par une résolution de l’ONU?»

    Après avoir regardé objectivement la réalité telle qu’elle est, nous devons conclure sur la Syrie.

    Conclusion :Monsieur Le Drian et Cie, dans quelle catégorie de personnes faut-il vous classer? Dans les innocents, naïfs, débiles débonnaires croyant de « bonne foi » à la fable du loup déguisé en brebis, ou dans les pervers et les salauds parfaitement informés et pratiquant le crime contre l’humanité pour des « raisons d’Etat » supérieures à tous les « Droits de l’Homme » et justifié par la vénalité des intérêts sine qua non de l’économisme marchand?

    A vous de choisir !

    Jean-Yves Jézéquel

    source:https://www.mondialisation.ca/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/5625720

    https://reseauinternational.net/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/


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