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    La fable du libéralisme qui sauve le monde 

     

    Tout n’est que supercherie - 7 10 2018

    Tout n’est que supercherie

     

    Un écrivain israélien, expert en terrorisme international, explique que dans l’ensemble, pour les connaisseurs de ce genre d’affaire, la soi-disant attaque du GRU russe contre les Skripals, avec un agent nerveux censé être mortel, est une invention évidente.

    D’après l’expert, la version officielle cumule ‘ânerie sur ânerie’.

    Je suis d’accord avec lui.

    Maintenant se pose la question suivante : Pourquoi le gouvernement britannique a-t-il pensé pouvoir faire avaler un mensonge aussi gros ? La réponse est que les habitants des pays occidentaux ne connaissent rien à rien. La réalité du monde où ils vivent est forgée par la propagande dont les abreuvent les organes de presse et les films hollywoodiens. Tout ce qu’on leur dit est censuré. Ils ne savent donc rien de ce qu’il se trame vraiment. Lisez le récit de l’expert israélien pour comprendre l’immense différence qu’il y a entre l’histoire du gouvernement britannique et la bonne façon de mener à bien un assassinat.

    Cet expert a fait que je me suis demandé pourquoi le gouvernement britannique pensait que quelqu’un se laisserait berner par une histoire cousue de fils blancs aussi visibles. Après avoir lu le nouveau livre de David Ray Griffin et Elizabeth Woodworth, 9/11 Unmasked, et le livre de 2017 de David Ray Griffin, Bush and Cheney: How They Runed America and the World, la réponse m’a paru évidente. Le gouvernement britannique a vu les populations occidentales avaler la fable de la conspiration officielle du 11 septembre, où quelques Saoudiens incapables de piloter un avion et sans l’aide de service de renseignement, ont mis à genoux tout l’appareil de sécurité des États-Unis, sans que personne ne soit tenu responsable de ce grandiose fiasco. Le gouvernement britannique en a conclu que ceux qui ont le don d’avaler des couleuvres pareilles, sont capables de croire n’importe quoi.

    Je me souviens d’avoir abouti à cette conclusion il y a des années, avant que la théorie du complot officielle exposée dans le rapport de la Commission sur le 11/9, ne soit mise en pièces par des milliers de spécialistes, scientifiques, ingénieurs du bâtiment, architectes de gratte-ciel, pilotes militaires et civils, sauveteurs de première intervention d’urgence et un grand nombre d’anciens hauts fonctionnaires étasuniens et étrangers.

    Au début, je n’avais pas fait le rapprochement entre le complot des néocons sionistes – exposé dans leurs écrits publics (Commentary de Norman Podhorttz, par exemple, et aussi rapporté par le général Wesley Clark), consistant à détruire sept pays du Moyen-Orient en cinq ans, avec ‘un nouveau Pearl Harbor’ permettant de le mettre en œuvre  – et les attentats du World Trade Center. Mais en voyant les tours jumelles exploser étage après étage, il m’a paru parfaitement évident que ces bâtiments ne s’écroulaient pas à cause de dommages asymétriques dans leurs structures et de feux de bureau limités, qui n’ont sans doute même pas chauffé l’immense structure d’acier au point de la rendre chaude au toucher. Quand vous regardez les vidéos, vous voyez des bâtiments exploser. C’est clair comme le jour. Vous voyez que chaque étage est soufflé. Vous voyez des poutres d’acier et d’autres débris projetés sur les côtés comme des projectiles. Il est stupéfiant qu’en voyant ça de ses propres yeux, un être humain puise être ahuri au point de penser assister à l’écroulement d’un immeuble dont la structure a été endommagée. Mais il a fallu de nombreuses années avant que la moitié des Étasuniens réalisent que l’explication officielle est du pur n’importe quoi.

    Les sondages actuels montrent que la majorité des gens ne croient pas plus à la propagande officielle du 11 septembre, qu’ils ne croient : au rapport de la Commission Warren sur l’assassinat du président John F. Kennedy ; à la prétendue attaque du golfe du Tonkin ; au rapport de l’amiral McCain (père de John) absolvant la responsabilité d’Israël dans la destruction de l’USS Liberty et de son équipage sous l’administration de LBJ ; que Saddam Hussein avait des armes de destruction de masse ; que l’Iran a des armes nucléaires ; les nombreux mensonges sur la Syrie, sur la Libye de Kadhafi, sur la Somalie, sur le Yémen, sur l’invasion russe en Géorgie, ou sur l’invasion russe en Ukraine. Seulement, à chaque fois, des faibles d’esprit dans la population, bien que sachant le nombre de fois qu’ils ont été trompés au début par leur gouvernement, croient le nouveau mensonge et lui permettent ainsi de devenir réalité. C’est comme ça que les occidentaux demeurés se sont créé un monde de censure.

    Seule une personne mentalement dérangée peut croire ce que raconte un gouvernement occidental. Mais le monde occidental abrite un nombre considérable de gens dérangées. Beaucoup valideront le prochain mensonge officiel. Les abrutis ignares permettent aux gouvernements occidentaux de poursuivre leur politique de mensonges qui pousse le monde vers l’extinction, vers la guerre contre la Russie et la Chine.

    Peut-être suis-je trop sévère à l’égard de l’occidental évaporé. Ron Unz, lui, n’est pas un crétin. Pourtant, jusqu’à ce qu’il commence à s’y intéresser, il croyait à la fable visiblement inventée du 11 septembre. ès l’instant où il s’y est intéressé, il a réalisé son impossibilité.

    Comme moi, Ron Unz a remarqué que le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre a réussi à discréditer totalement la version officielle. Mais une question sans réponse demeure : Ces attentats sont l’œuvre de qui ?

    Pour Ron Unz, c’est l’œuvre d’Israël, pas du couple Bush & Cheney. C’est aussi la position de Christopher Bollyn. Il paraît certain qu’Israël était impliqué. Nous avons l’affaire des agents du Mossad pris en train de filmer l’effondrement des tours du WTC tout en faisant la danse du scalp. Puisqu’ils étaient prêts à filmer, ils savaient manifestement à l’avance ce qui allait se passer. Plus tard, à la télévision israélienne, ils ont dit avoir été envoyés pour filmer la destruction des bâtiments.

    Nous avons aussi le fait que quelqu’un, toujours protégé par le gouvernement des États-Unis, a fait d’importants profits sur la vente d’actions des compagnies aériennes, dont les avions avaient, paraît-il, été détournés.

    En d’autres termes, on savait à l’avance que les attentats du 11 septembre allaient se produire. Tout était connu d’avance, en particulier que le bâtiment 7 du WTC allait être détruit, comme le prouve le fait qu’un journaliste de la BBC a annoncé sa destruction avec environ une demi-heure d’avance, alors que le bâtiment était encore debout.

    Les dossiers de Unz et de Bollyn contre Israël ont du poids. Je suis d’accord avec Unz, George W. Bush ne faisait pas partie du complot. S’il l’avait été, il se serait mis en scène en dirigeant la riposte héroïque aux seuls et uniques attentats terroristes que les États-Unis ont eus à subir. Mais Bush a été tenu à l’écart pendant que Cheney gérait la situation.

    Je comprends ce que fait Ron Unz en attirant l’attention sur le principal bénéficiaire de l’imposture du 11 septembre. Toutefois, Cheney et sa société Halliburton en ont profité aussi. Halliburton a reçu de mirifiques contrats du gouvernement pour fournir des services en Afghanistan et en Irak. Comme le montre David Ray Griffin, Cheney a réalisé son plan en mettant le pouvoir exécutif au-dessus de la Constitution et des lois étasuniennes.

    Par ailleurs, le Mossad n’aurait pas eu la possibilité de mener à bien ces attentats sans soutien gouvernemental à haut niveau. Seul un responsable étasunien a pu ordonner les nombreuses simulations d’attaques qui ont semé la confusion chez les contrôleurs aériens et dans l’armée de l’air.

    Le gouvernement israélien n’aurait pu ordonner la destruction de la scène du crime, qualifiée de criminelle par le commissaire des incendies de New York qui s’y opposait. Il fallait pour cela l’autorité gouvernementale. Les poutres d’acier qui présentaient toutes sortes d’altérations imputables uniquement à la nano-thermite, ont rapidement été envoyées en Asie pour être recyclées. Six semaines après les effondrements, dans de ce qui restait des bâtiments, les incendies intenses et les décombres en fusion n’ont jamais reçu d’explication officielle. À ce jour, personne n’a expliqué comment des feux de bureau, dont la température est peu élevée, des feux étouffés par le manque d’air qui ont brûlé pendant au plus une heure, ont pu fondre ou affaiblir de grosses poutres d’acier et fait que l’acier était toujours en fusion six semaines après.

    Ron Unz a raison, Israël se révèle être un bandit. Grâce au 11 septembre, Israël s’est débarrassé de la moitié de ce qui entravait son expansion. Il ne reste que la Syrie et l’Iran, et le régime Trump soutient fortement Israël même contre la Russie, dont le gouvernement a la possibilité à tout moment d’anéantir entièrement les États-Unis et Israël – chose qui serait fort souhaitable pour le monde.

    Ron Unz a raison, en ce moment même, les gouvernements foncièrement diaboliques et dépravés des États-Unis et d’Israël, entraînent le monde entier sur le chemin de l’extinction. Mais Unz omet la responsabilité étasunienne, celle du malveillant Dick Cheney, celle des nécons sionistes ou cinquième colonne d’Israël aux États-Unis, et celle de la population franchement insouciante, qui ne manifeste pas assez d’intelligence et de conscience pour garantir sa survie.

    Paul Craig Roberts

    Original : www.paulcraigroberts.org/2018/10/05/everything-is-a-hoax/
    Traduction Petrus Lombard

     

    https://reseauinternational.net/tout-nest-que-supercherie/


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    Télévision néolibérale : Arme mortelle de désinformation   
    https://reseauinternational.net/television-neoliberale-arme-mortelle-de-desinformation/

     

    La crise au Venezuela en 10 minutes // The Venezuelan crisis in 10 minutes [SUBTITLES]

     

    Avec Vincent Lapierre, à ne pas manquer !

    https://reseauinternational.net/la-crise-au-venezuela-en-10-minutes/

     

    Venezuela: ce qu’on ne verra pas à la télévision

    6.8.18 S. de BEER

    Simon de Beer revient d’un voyage de trois semaines au Venezuela. Un séjour surtout touristique qui l’aura notamment poussé à gravir la terrible montage Roraima. Mais, même en vacances, difficile de ne pas ouvrir grand les yeux et les oreilles pour partir à la rencontre de la population dans un pays en pleine mutation, décrié par les médias et menacé de guerre par Trump. Simon nous livre donc un petit compte-rendu “qui ne colle pas tout à fait à ce qu’on voit en général à la télévision”.


    Premier constat : les réalisations de la révolution bolivarienne sont impressionnantes

    On en parle très peu et c’est bien dommage. Dans le plus petit village reculé, on trouve une école publique entièrement gratuite (matériel et repas compris pour les enfants). L’analphabétisme a été éradiqué et le Venezuela est actuellement le 5e pays au monde avec le plus haut taux d’universitaires. Partout, la population arbore fièrement son cartable aux couleurs du Venezuela, reçu lors de l’inscription à l’école ou à l’université.

    Un système de soin de santé – entièrement gratuit lui aussi – couvre tout le pays. Sur une petite île de 2000 habitants où nous avons passé quelques jours, il y a avait carrément un mini-hôpital, avec dentiste, gynécologue et même un petit laboratoire. « Tous les soins sont gratuits » lisait-on en six langues à l’entrée. Ayant tous les deux attrapé un sale virus, nous avons été reçus un dimanche sans rendez-vous et sans attente, et sans débourser le moindre centime, malgré que nous soyons étrangers. « Au Venezuela, la santé est un droit garanti par la constitution » expliquait fièrement l’infirmière qui nous a pris en charge.

    Caracas, la capitale, a un métro moderne et… gratuit (une bonne leçon pour ceux qui prétendent que rendre les transports en commun moins chers à Bruxelles est impossible). Des centaines de milliers de logements sociaux y ont été construits. Des bidons-villes entiers ont littéralement été transformés en logements. Nous avons pu visiter un quartier totalement nouveau inauguré l’année dernière. A l’échelle du pays, on parle de 2 millions de nouveaux logements depuis 2012.

    Au niveau démocratique, de grandes avancées ont aussi été réalisées. Le peuple s’est littéralement ré-approprié la politique. Des comités de quartiers ont été mis en place partout pour traiter des questions locales. Les gens sont toujours ravis de discuter politique. « Avant Chavez nous vivions dans une démocratie de façade », m’a expliqué un chauffeur de taxi. Avant d’ajouter : « Mais il faut aussi que tu parles à d’autres personnes, pour te faire ta propre opinion.»

    Les indigènes ne sont plus considérés comme des citoyens de seconde zone. « Chavez nous a apportés le droit au travail et le droit à l’éducation », nous a ainsi raconté un membre d’une communauté indigène de la région de Canaima. « Avant, nous n’avions tout simplement aucun droit. »

     

    Le peuple vit actuellement une crise très dure

    Grâce à la politique sociale du gouvernement, aux magasins sociaux, aux cantines populaires, à la médecine gratuite, etc., le peuple ne vit pas dans la misère et ne meurt pas de faim, comme on lit régulièrement dans nos médias (et comme c’est le cas dans d’autres pays d’Amérique latine). Néanmoins, on ne peut nier que les temps sont durs. Le pouvoir d’achat est considérablement limité. Les prix augmentent sans cesse et la monnaie perd de sa valeur, malgré les augmentations régulières des salaires. Ce qui est un vrai casse-tête au quotidien.

    L’origine de ce problème vient des grands groupes privés, qui contrôlent encore l’essentiel de l’économie, et qui mènent une guerre économique très dure contre le Venezuela depuis quatre ans. Un peu comme ce fut le cas en 1973 contre le Chili d’Allende.

    C’est aussi dû au fait que l’économie du Venezuela reste trop dépendante du pétrole et peine à développer un secteur productif national et indépendant. C’est évidemment l’un des grands défis du gouvernement.

    Résultat, même si l’actuel président Maduro reste très populaire – comme en témoignent encore les dernières élections – une partie du peuple se laisse séduire par le discours de l’opposition de droite, qui surfe sur un certain mécontentement ambiant et espère ainsi revenir au pouvoir.

     

    Et l’opposition alors ?

    On entend souvent dans nos médias que le Venezuela est une dictature, où l’opposition serait bâillonnée. Quelques heures sur place vous prouvent directement le contraire. 90% des chaînes de télé sont aux mains de l’opposition. On y entend toute la journée des critiques sur le gouvernement. Les gens s’expriment librement (ils adorent d’ailleurs discuter, quelles que soient leurs opinions). Les routes touristiques sont largement dominées par l’opposition. Et ils ne se privent pas de vous dire tout le mal qu’ils pensent de Chavez et Maduro, avec une mauvaise foi parfois déconcertante.

    Quelques petits extraits choisis de nos conversations :

    « Avant nous vivions dans un quartier avec uniquement des gens convenables, bien éduqués. Mais le gouvernement a construit des logements sociaux et maintenant il y a des pauvres dans le quartier. On n’est plus en sécurité. Si le gouvernement le demande, ils nous attaqueront avec des pierres. Regardez comme ils pendent leur linge aux fenêtres ! Ils ne sont pas civilisés. »

    « Avant nous vivions dans un pays avec des valeurs. Il y avait de la méritocratie. Aujourd’hui tout le monde peut aller à l’université et avoir un travail. Résultat ? C’est le nivellement par le bas. »

    « Avant Chavez, on vivait bien. On trouvait tout ce que l’on voulait dans les magasins. On pouvait choisir entre 10 marques pour chaque produit. Le pays ne connaissait pas la crise. »
    NB : avant Chavez, il y avait une taux de pauvreté de 80%… Ce taux est descendu à 26% en 2014 (avant la crise actuelle).

     

    Bref, ce qui se joue au Venezuela, ce n’est pas question de « démocratie », comme on lit dans nos médias. L’immense majorité des gens n’a en fait jamais joui d’autant de liberté qu’aujourd’hui (sur les plans politiques, éducatifs, sociaux-économiques, culturels et autres).

    Ce qui se joue au Venezuela, c’est un conflit entre deux catégories sociales opposées : le peuple d’un côté, les riches privilégiés de l’autre côté.

    Le peuple qui essaie de redresser la tête après des décennies de misère, en cherchant sa propre voie vers le progrès social. Les riches, soutenus par les multinationales étrangères et les Etats-Unis, qui refusent de voir leurs anciens privilèges s’envoler. Ils ne supportent pas de voir les richesses colossales du Venezuela aller dans des programmes sociaux plutôt que dans leur poche. Et ils sont prêts à tout pour renverser le gouvernement en place.

    Pour ma part, sans idéalisation, le Venezuela reste quand même une source d’inspiration face à ceux qui répètent inlassablement qu’on ne peut pas investir dans le logement social, développer les transports en commun ou faire baisser les coûts de l’enseignement et de la médecine. Certes, tout n’est pas parfait, mais le Venezuela nous montre à sa façon que d’autres choix sont possibles. Et rien que pour ça, ce pays mérite le détour.

    https://www.investigaction.net/fr/venezuela-ce-quon-ne-verra-pas-a-la-television/

     

    Nicolas Maduro aurait été visé dans un attentat

    Nicolas Maduro AURAIT été visé dans un attentat

    par Jean ORTIZ

    Dégoûtant ! Et ils se réclament de la liberté d’information… au conditionnel. Voir « Le Monde » du 04/08/2018. Les agences de presse, elles, ne connaissent pas l’indicatif. La victime devient le bourreau.

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    Le président MADURO « aurait été victime » d’un attentat, d’une « tentative d’assassinat », ce samedi 04 août 2018, vers 17h. C’est Maduro qui le dit. Lui, un président si diabolisé. Alors, c’est douteux, et l’on donne du conditionnel : « aurait », « aurait », « aurait »… On n’en est pas sûr, malgré les images… IL Y A UN DOUTE… au moment même où les vidéos tournent en boucle.

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    Le pervers président Maduro « aurait » organisé un auto-attentat… pour tuer Maduro, et assurer ainsi sa réélection. En France, cela donnerait : un conseiller du président Macron « aurait » outrepassé ses prérogatives… alors qu’on le voit tabasser des manifestants. Vite, la loi sur les fausses nouvelles… Macron avait promis une « république exemplaire »… La voilà. Le président « aurait », « aurait couvert » ce monsieur Benalla…

    Avec nos médias chiens de garde du système, la guerre idéologique permanente, le monde tourne à l’envers. Ce qui est sûr ne l’est pas si « l’occident », l’impérialisme, n’y trouvent pas leur compte. Par contre, ce qui est sûr devient « fausse nouvelle » ou hypothèse s’il en va des intérêts des peuples. La liberté d’informer n’est en fait que celle du marché pour mieux enchaîner, désinformer, conditionner, endormir les citoyens. Désormais, l’opposition vénézuélienne ultra a dépassé toutes les limites.

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    L’attentat, lors d’une cérémonie militaire, réalisé à l’aide de deux drones chargés d’explosifs C4, est revendiqué par un groupe « mouvement national des soldats en tee-shirt ». Tous soldats ! La foule, civils et militaires, était rassemblée pour célébrer l’anniversaire de la création de la Garde nationale. Il y a, et non « aurait », sept blessés, hospitalisés, mais les auteurs de l’attentat voulaient provoquer un carnage, et l’utiliser politiquement. Nous avons souvent écrit que l’objectif de Washington était de renverser par tous les moyens le processus révolutionnaire, oui, révolutionnaire, en cours au Venezuela. On nous a accusé d’excès, d’aveuglement… Que nous opposera-t-on aujourd’hui ?

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    Les démocrates, quels que soient leur positionnement politique sur la situation au Venezuela, doivent exiger que toute la lumière soit faite sur cet attentat, que les responsables en soient châtiés, que les institutions internationales jouent vraiment leur rôle, et que ce soient les Vénézuéliens qui déterminent, en paix, leur avenir. Nous sommes, bien entendu, plus que jamais solidaires.

    Jean ORTIZ, universitaire, Pau (France)

    Ici, la vidéo qui aurait été enregistrée en direct.
    (Illustrations fournies pas Christian Rodriguez).

    source:https://www.legrandsoir.info/nicolas-maduro-aurait-ete-vise-dans-un-attentat.html

    https://reseauinternational.net/nicolas-maduro-aurait-ete-vise-dans-un-attentat/

     


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  • Comment Washington et les ONG "Soft Power" ont manipulé le nombre de morts au Nicaragua pour entraîner un changement de régime et des sanctions. (Gray Zone Project)

     

    Max BLUMENTHAL

    Le gouvernement sandiniste du Nicaragua a-t-il vraiment tué plus de 300 manifestants pacifiques ? Une analyse médico-légale du nombre de victimes révèle que l’affirmation est un mensonge dangereux.

    Une étude détaillée du nombre de morts enregistrés au Nicaragua depuis la violente campagne de destitution du président Daniel Ortega et de son gouvernement sandiniste montre qu’au moins autant de partisans sandinistes ont été tués que de membres de l’opposition. L’étude, "Monopolizing Death", montre comment les ONG locales partisanes ont compté tous les décès survenus depuis avril, y compris les accidents et les meurtres de Sandinistes, avec les meurtres commis par les forces pro-gouvernementales. Washington s’en est emparé pour plaider en faveur de sanctions et intensifier les pressions pour obtenir un changement de régime.

    La manipulation du nombre de morts fut la pièce maîtresse d’une harangue du 25 juillet par la représentante républicaine Ileana Ros-Lehtinen devant la Chambre des Représentants (ie Assemblée Nationale). Alors qu’elle plaidait en faveur d’une résolution bipartite condamnant le président nicaraguayen Daniel Ortega pour avoir soi-disant ordonné le massacre de manifestants, Ros-Lehtinen a déclaré : "Monsieur le Président, quatre cent cinquante ! C’est ainsi que de nombreux Nicaraguayens ont été tués par le régime d’Ortega et ses voyous depuis le mois d’avril de cette année".

    L’image d’un régime dictatorial qui abat les manifestants pacifiques sans défense a été conçue pour exercer une pression en vue d’une attaque contre l’économie nicaraguayenne sous la forme d’une série de sanctions, comme la loi Nica (Nica Act). Son récit fut appuyé par le vice-président Mike Pence, qui a condamné le gouvernement nicaraguayen pour "350+ morts aux mains du régime", et par Ken Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, qui a également laissé entendre qu’Ortega avait personnellement ordonné l’assassinat de "300 manifestants contre son régime corrompu et répressif". VIDEO :

    Au cours des deux dernières semaines, je me suis rendu au Nicaragua pour interviewer des dizaines de victimes de l’opposition nicaraguayenne soutenue par les États-Unis. J’ai rencontré des fonctionnaires de police qui ont vu leurs collègues abattus par des éléments bien armés alors qu’on leur ordonnait de rester à l’intérieur de leurs locaux, des dirigeants syndicaux sandinistes dont les maisons ont été incendiées, et des citoyens ordinaires qui ont été enlevés à des barrages routiers et extirpés de leurs foyers pour être battus et torturés, parfois avec l’assentiment de prêtres catholiques. Il était clair pour moi que l’opposition nicaraguayenne était tout sauf pacifique dans sa tentative de changement de régime.

    Et il était également clair que de nombreux Sandinistes avaient été tués depuis le début du chaos en avril. Les victimes de l’opposition comprennent Gabriel de Jesus Vado, un policier de Jinotepe, qui fut kidnappé, traîné derrière une voiture et brûlé vif sur vidéo lors de la "tranchée" à Monimbo ce mois-ci, un quartier de Masaya que l’opposition occupait violemment depuis des semaines.

    Vidéo : l’officier de police de Jinotepe Gabriel de Jesus Vado brûlé vif par des opposants à un barrage routier à Masaya après avoir été brutalement torturé. Un prêtre catholique local, Harvin Padilla, fut enregistré en train de donner son accord verbal pour le meurtre terrible.

    Mais selon la logique employée par le Congrès et la Maison Blanche, qui tient le gouvernement responsable de chaque mort survenue entre avril et juin au Nicaragua, le meurtre de Vado et d’une vingtaine d’autres membres de la police nationale nicaraguayenne n’a jamais eu lieu, pas plus que la mort de quiconque tué par les paramilitaires de l’opposition. C’est ce que vous devez croire si vous blâmez le gouvernement sandiniste pour tous les morts.

    La manipulation du bilan des morts par le Congrès et les ONG occidentales de soft power est exposée méticuleusement et en détail dans "Monopolizing Death".

    L’auteur de cette étude médico-légale, le chercheur nicaraguayen indépendant Enrique Hendrix, décrit son analyse comme "la preuve d’une campagne qui, en l’absence d’une cause juste, utilise la mort de chaque citoyen comme motif pour manipuler les émotions de la population afin d’opposer "le gouvernement" et "le peuple".

    Hendrix m’a dit qu’il a commencé son étude, "Monopolizing Death", deux semaines après le début des protestations anti-Sandiniste. "Tous les médias d’opposition ont commencé à prétendre que tous ces décès se produisaient [aux mains des forces gouvernementales], et j’avais beaucoup d’incertitudes", a-t-il dit. « J’ai donc commencé à faire des recherches sur les listes des organisations de défense des droits de l’homme et j’ai vraiment essayé de déterminer si le nombre de morts n’était composé que d’étudiants, comme le rapportaient les médias de l’opposition. »

    Le texte complet de l’étude de Hendrix, traduit en anglais par le collectif de journalistes Tortilla con Sal, est intégré à la fin de cet article, ainsi qu’une feuille de calcul analysant (en espagnol) chaque décès en détail.

    Les ONG partisanes de défense des droits de l’homme en tant qu’arme de changement de régime

    L’étude de Hendrix examine les décès enregistrés par les trois principales organisations nicaraguayennes de défense des droits de l’homme. Il s’agit du Centre nicaraguayen des droits de l’homme (CENIDH), de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), dont l’implication a été demandée par le gouvernement du Nicaragua le 13 mai dernier, et de l’Association nicaraguayenne des droits de l’homme (ANPDH).

    Ce sont les organisations sur lesquelles le Congrès US, la Commission interaméricaine des droits de l’homme et les organisations internationales de soft power comme Human Rights Watch se sont appuyés pour comprendre la violence qui a déferlé sur le Nicaragua.

    Pendant mon séjour au Nicaragua, j’ai appris comment les membres du CENIDH et de l’ANPDH ont participé activement à la campagne de destitution du gouvernement sandiniste. Par exemple, trois étudiants de l’université publique UNAN m’ont dit que le conseiller juridique du CENIDH, Gonzalo Carrion, était présent avec les étudiants et les militants de l’opposition lorsqu’ils ont pris le campus et que Carrion était même un spectateur de leur violence.

    Ramon Avellan, le commissaire de police de Masaya, m’a raconté comment des membres du personnel de l’ANPDH sont apparus à plusieurs reprises à son poste de police aux côtés de militants de l’opposition pour le supplier de se rendre. Cet acte qui aurait abouti à la prise totale de la ville par l’opposition armée, qui, selon Avellan, comprenait une forte représentation des cartels criminels locaux.

    L’ANPDH a été fondée à Miami, véritable base de l’opposition de droite du Nicaragua, et a été financée dans les années 1980 par le National Endowment for Democracy du gouvernement américain pour dépeindre les Contras comme victimes de la brutalité communiste. Aujourd’hui, le groupe reste une arme politique de choix contre le mouvement sandiniste.

    Comment les ONG antisandinistes de "défense des droits de l’homme" et Washington ont manipulé les données

    Hendrix a constaté que les trois principaux groupes de défense des droits de l’homme autoproclamés au Nicaragua avaient supprimé les contextes des décès qu’ils avaient enregistrés afin d’associer chaque mort non naturelle survenue dans tout le pays entre le 19 avril et le 25 juin aux meurtres commis par les forces pro-gouvernementales nicaraguayennes.

    Il a constaté que sept catégories de décès étaient incluses dans les rapports sur les droits de l’homme. Toutes les catégories, à l’exception d’une seule, n’avaient aucun lien avec la violence gouvernementale.

    Le voici :

    - Noms en double
    - Décès non liés aux protestations
    - Personnes assassinées par l’opposition
    - Les militants de l’opposition, y compris ceux qui sont impliqués dans les actions violentes.
    - Des spectateurs innocents
    - Noms sans données significatives pour déterminer la cause du décès
    - Décès omis dans chaque liste

    Selon Hendrix, les rapports du CENIDH, du CIDH, de l’ANPDH et de l’ANPDH ont été complétés par les décès de "victimes d’accidents de la circulation, d’altercations entre gangs, de meurtres par vol, de ceux tués par le tir accidentel d’une arme à feu et, plus absurde encore, d’un suicide".

    L’étude du CIDH comprend neuf noms en double, alors que les trois organisations mentionnent 97 morts qui n’avaient aucun lien avec les manifestations. Les causes de 77 décès mentionnés dans les trois rapports restent inconnues.

    Alors que l’opposition nicaraguayenne a hurlé au massacre d’étudiants relevant du génocide, Hendrix a découvert lors de ses recherches que sur la soixantaine de morts parmi les éléments anti-sandinistes aux mains des forces pro-gouvernementales, seuls 16 ou 17 étaient réellement des étudiants.

    Le plus choquant est que la recherche médico-légale de Hendrix a démontré que l’opposition a tué au moins autant de partisans sandinistes et d’agents de police que d’opposant tués par les forces gouvernementales. Ce chiffre contredit directement la narrative, diffusée par les États-Unis, d’un dictateur qui fauche les manifestants pacifiques.

    Il serait facile pour quiconque connaît la situation qui s’est développée sur le terrain au cours des trois derniers mois de comprendre pourquoi tant de Sandinistes ont été tués.

    Fin avril, Ortega a ordonné à ses forces de police de rester dans leurs locaux, comme condition du dialogue national qu’il a entamé avec l’opposition. L’ordre signifiait que pendant environ 55 jours, les partisans sandinistes ont été laissés seuls pour repousser une croisade nationale de vengeance sanguinaire. D’innombrables citoyens ont été battus ou menacés de destruction de biens par l’opposition uniquement parce qu’ils appartenaient au front sandiniste.

    Parmi les meurtres de Sandinistes décrits dans le rapport de Hendrix, il y avait un bébé de 25 mois, l’enfant de Gabriella Maria Aguirre, qui est décédée le 13 juin à Masatepe de bronchoaspiration lorsque son ambulance a été retenue à un barrage routier de l’opposition.

    Pendant ce temps, dans des villes comme Masaya et Jinotepe, la police s’est retrouvée assiégée, coupée pendant des semaines sans nourriture ou médicaments, et a fini par livrer une bataille féroce avec les militants de l’opposition qui les avaient encerclés.

    Vidéo : Des militants armés de l’opposition ecerclent le poste de police de Sebaco, l’attaquant à coups de grenades et d’armes à feu.

    La mort de ceux qui, au sein des rangs de l’opposition, ont été tués par accident ou à la suite de violences fratricides a également été décontextualisée dans ces rapports et n’est donc pas reconnue comme telle par Washington et les organismes juridiques internationaux. Par exemple, le journaliste guatémaltèque Eduardo Spiegler, qui fut écrasé par un décor de rue - un "arbre de vie" - renversé par des manifestants de l’opposition alors qu’il couvrait leurs actes de vandalisme.

    Vidéo : Des manifestants de l’opposition renversent un "arbre de vie" sur Eduardo Spiegler, un journaliste qui couvrait leur déchaînement, puis dansent dessus pour célébrer.

    Des ONG anti-sandinistes aux organismes internationaux, sans aucun contrôle entre les deux.

    Le gouvernement nicaraguayen a nommé sa propre commission composée d’experts indépendants pour enquêter sur les décès survenus depuis avril. Selon Hendrix, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a refusé d’accepter les données de l’enquête officielle du Nicaragua, préférant s’appuyer sur celle de l’ANDPH.

    Cela signifie que le principal organisme international chargé de tirer des conclusions sur la violence au Nicaragua s’est largement appuyé sur une ONG partisane résolument anti-sandiniste et n’a pas fait de travail indépendant.

    À Washington, pendant ce temps, des membres du Congrès comme Ros-Lehtinen n’ont pas seulement compté sur la narration déformée de l’opposition, ils ont exagéré le nombre de morts pour faire promouvoir une attaque plus profonde contre l’économie du Nicaragua.

    Hendrix a souligné qu’étant donné que les ONG locales de défense des droits de l’homme comme ANDPH comptaient tellement sur les médias d’opposition hautement partisans pour établir un bilan, "il est impossible de vérifier dans beaucoup de cas s’ils disent même la vérité ".

    Il s’est demandé si « nous ne serions pas devant une manipulation encore plus grande que celle que nous connaissons. »

    Max Blumethal

    https://grayzoneproject.com/2018/07/30/how-washington-and-soft-power-n...

    Traduction VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

    Monopolizing Death : How the Nicaraguan Death Toll Was Manipulated by Max Blumenthal on Scribd

    https://www.legrandsoir.info/comment-washington-et-les-ong-soft-power-ont-manipule-le-nombre-de-morts-au-nicaragua-pour-entrainer-un-changement-de-regime-et.html

     

     Cinq clés pour reconnaître les fausses rébellions populaires

     

    Voir aussi :

    Quelles différences entres les fausses révolutions et les vraies ?

     


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    Celui qui contrôle la manière dont les évènements sont racontés contrôle le monde.

    Celui qui contrôle la manière

    dont les évènements sont racontés

    contrôle le monde.

     

    Par Caitlin Johnstone via Steemit.com

    L’animatrice de MSNBC Joy Reid, a toujours un emploi. Malgré le mensonge éhonté sur les hackers voyageant dans le temps, répandant, il y a dix ans, des bigoteries dans son blog alors à peine connu, malgré le fait qu’elle ait déclenché une enquête du FBI sur de faux prétextes, malgré le fait que ses collègues de MSNBC en aient assez de la façon dont le réseau gère la controverse qui l’entoure, sa carrière continue de progresser comme un zombie criblé de balles.

    Pour être clair, je ne me soucie pas particulièrement que Joy Reid ait fait l’une ou l’autre de ces choses. J’écris sur la guerre, les escalades nucléaires et la sociopathie des agences gouvernementales américaines qui tuent des millions de personnes ; je me moque que Joy Reid soit ou ait été homophobe, et je me moque qu’elle ait menti pour le dissimuler. Les programmes de guerre que MSNBC lui-même diffuse quotidiennement sont infiniment pires que l’une ou l’autre de ces choses, et si ce n’est pas évident pour vous, c’est parce que la propagande militaire vous a poussé à vous cloisonner en dehors d’une compréhension intellectuellement honnête de ce qu’est la guerre.

    Par contre ce qui m’intéresse, c’est le fait que les patrons de Reid protègent sa carrière avec tant d’acharnement. En refusant de la licencier et en centrant les débats sur ses articles de blog controversés plutôt que sur son spectaculaire mensonge pour tenter de les dissimuler, Reid est soutenue malgré cette histoire qui refait constamment surface et fait les gros titres avec de nouveaux détails embarrassants, et ce malgré son manque de talent apparent ou de qualités personnelles rédemptrices. Cela nous apprend quelque chose d’important sur ce qui se passe dans le monde.

    Joy Reid 20180606

    Il n’est pas difficile de trouver quelqu’un qui lit un téléprompteur pour beaucoup d’argent. Ce qui est vraiment difficile, c’est de trouver quelqu’un qui est prêt à tromper et à manipuler pour promouvoir jour après jour les programmes de quelques personnes privilégiées. Qui d’autre serait prêt à passer la journée sur Twitter à dénigrer toutes les personnes à gauche d’Hillary Clinton, tout en se prétendant de la gauche politique ? Qui d’autre soutiendrait le mensonge sur les « 17 agences de renseignement » ayant déclaré la Russie coupable de s’immiscer dans les élections américaines des mois après que cette affirmation ait été notoirement démentie de manière virale ? Qui d’autre prétendrait publiquement que les divulgations d’Edward Snowden de la NSA n’ont profité à personne d’autre qu’à la Russie ? Sur qui d’autre pourraient compter des oligarques tels que Brian L. Roberts, PDG de Comcast, dont l’entreprise contrôle MSNBC, pour promouvoir ses programmes ?

    Bien qu’il soit facile de trouver quelqu’un sur qui compter pour répandre un mensonge particulier à un moment donné, il est difficile de trouver quelqu’un dont vous pouvez être absolument certain qu’il mentira pour vous jour après jour, année après année, tout au long des cycles électoraux et des changements administratifs, des nouveaux programmes de guerre et des changements de climat politique. Beaucoup de gens qui avaient l’habitude de défendre des perspectives qui allaient à l’encontre de l’orthodoxie politique de MSNBC comme Phil Donahue , Ed Schultz et Dylan Ratigan ont disparu des ondes pour ne jamais revenir, tandis que les journalistes qui courbent constamment la tête et suivent la ligne de l’establishment démocratique comme Chris Hayes, Rachel Maddow et Joy Reid sont généreusement récompensés et encouragés à rester.

    L’opposition veut du changement ; ceux qui sont au pouvoir veulent de la prévisibilité et de la stabilité. Plus vous pouvez garantir la prévisibilité et la cohérence à ceux qui sont au pouvoir, plus ceux qui sont au pouvoir vous récompenseront.

    Ceux qui rapportent les nouvelles et façonnent les discours publics présentent un grand intérêt pour les oligarques américains, qui ont acheté les anciens médias depuis longtemps et font tout ce qui est en leur pouvoir pour assoir leur influence sur les nouveaux. Les commentateurs comme Joy Reid font partie de leurs atouts les plus précieux, et ils protègent leurs atouts en conséquence. Parce que celui qui contrôle le narratif contrôle le monde.

    Joy Reid 2 20180606

    Le Council on Foreign Relations est un groupe de réflexion très influent dont les membres sont à la tête de presque tous les grands médias américains. Fin avril, il a organisé une conférence intitulée « Bouleversements politiques : Combattre la désinformation et les Fake News » dans laquelle un homme appelé Richard Stengel a dit au public qu’il est nécessaire que le gouvernement américain fasse de la propagande auprès de ses citoyens. Stengel est l’ancien rédacteur en chef de Time Magazine, un poste qu’il a quitté pour aller travailler pour le Département d’État américain. Oui, vous avez bien lu.

    « En gros, chaque pays crée sa propre histoire et, vous savez, mon ancien travail au département d’État était ce que les gens appelaient pour plaisanter le métier de  » chef propagandiste « , a dit M. Stengel à l’auditoire du CFR.

    « Nous n’avons pas parlé de propagande… Je ne suis pas contre la propagande. Tous les pays le font, et ils doivent le faire à leur propre peuple, et je ne pense pas nécessairement que ce soit si terrible. ».

    Vous pouvez grincer des dents tant que vous voulez, mais il a raison. Non pas que la propagande soit une arme légitime imposée aux citoyens pour une démocratie ostensiblement libre ; il est évident que la manipulation de la façon dont vos citoyens pensent, et par conséquent la manipulation de la façon dont ils votent et s’organisent et aussi leur consentement, est tout simplement sociopathe. Mais il a raison de dire que toutes les hurlements des États-Unis au sujet de la propagande russe s’appliquent pleinement à leur propre comportement.

    Comme nous l’avons déjà dit, le seul réel pouvoir dans ce monde est le pouvoir de contrôler le discours public sur ce qui se passe. La seule raison pour laquelle les gouvernements agissent comme ils le font, la seule raison pour laquelle l’argent fonctionne comme il fonctionne, la seule raison pour laquelle le pouvoir existe là où il existe, c’est que nous avons tous accepté de jouer le jeu avec des fabrications mentales sur toutes ces choses et de prétendre qu’elles sont vraies et réelles. La seule chose qui empêche la population de décider collectivement de changer la façon dont l’argent fonctionne, de décider que les trous du cul au Capitole ne sont plus aux commandes, ou de décider que chaque milliardaire en Amérique devrait être massacré comme un porc et transformé en Slim Jims, c’est le fait que ces idées ne sont pas devenues le discours dominant. Si vous pouvez contrôler les histoires que les gens se racontent à propos de ce qui est dans leur intérêt, vous contrôlez tout.

    Joy Reid 3 20180606

    C’est pourquoi l’alliance entre Silicon Valley et les agences de renseignement américaines devient de plus en plus insolente. C’est pourquoi Facebook et la société de propagande de l’OTAN Atlantic Council ont annoncé qu’ils ont formé un partenariat quelques semaines après que le Conseil de l’Atlantique ait publié un article expliquant pourquoi les Occidentaux ont besoin de propagande pour leur propre bien. C’est pourquoi les sociétés de médias sociaux sont chargées par le Sénat de prendre des mesures pour réduire au silence les sources de révoltes. C’est pourquoi Julian Assange est réduit au silence par l’empire occidental. Et c’est pourquoi Joy Reid a toujours un travail.

    La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que nous savons exactement quelles sont nos entraves. Nos chaînes viennent de la capacité des oligarques à contrôler le discours. Un mouvement populiste visant à perturber les récits de l’establishment et à éveiller les gens à ce qui se passe est tout ce qu’il faudra pour briser la capacité de nos dirigeants à contrôler la façon dont les citoyens du monde pensent et votent. A partir de là, nous pouvons élaborer nos propres récits et créer un monde profitable à tous et pas seulement à quelques élites dirigeantes. À l’heure actuelle, ces mêmes élites se précipitent pour restreindre notre capacité de réseautage et de partage de l’information par le biais des nouveaux médias, de sorte que l’une des choses les plus révolutionnaires que nous puissions faire à l’heure actuelle est de les empêcher de le faire et de les devancer dans cette course.

    Ce n’est pas l’Ouest contre la Russie. Ce n’est pas gauche contre droite. À l’heure actuelle, le véritable conflit dans notre société, ce sont quelques élites dirigeantes et leurs complices contre l’impulsion naturelle de l’humanité à agir d’une manière bénéfique pour l’humanité. Tout ce que nous avons à faire est d’aider cette impulsion à s’épanouir, à sortir du formatage imposé par l’oligarchie et à construire un nouveau monde.

    Source:http://www.middleeasteye.net/news/saudi-government-gave-obama-aides-suitcases-full-jewels-says-ex-official-816843061

    Traduit par Pascal pour Réseau International

    https://reseauinternational.net/celui-qui-controle-la-maniere-dont-les-evenements-sont-racontes-controle-le-monde/

     

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    Europe :

    Vers la fin officielle de la liberté de la presse?

     
     
     
    L'on a tous entendu parler du 4e pouvoir, celui des médias. A bien y réfléchir, il s'agit d'un abus de langage, car l'existence d'un pouvoir suppose un minimum d'autonomie. Or, le phénomène de concentration des médias que l'on observe en France dépasse largement nos frontières et se révèle être un phénomène global, relevant de la collusion entre le business et le politique. Plus qu'un "pouvoir", les médias, sous leurs différentes formes, sont devenus un instrument du pouvoir. Ce qui est institutionnalisé en Grande-Bretagne avec le reporting restriction, ce que tente d'affirmer en France F. Nyssen avec une maladresse salvatrice.
     


    En Grande-Bretagne, les juges ont le droit, en application du reporting restriction, d'imposer un silence médiatique total, aux journalistes, aux bloguers, sur les médias traditionnels, dans les réseaux sociaux, sur les blogs, concernant des affaires concrètes pour éviter un risque ou un préjudice substantiel à l'exercice de la justice pour le temps que le juge décide lui-même être nécessaire.
     
    Les critères sont spécialement très larges et laissés à l'appréciation du magistrat qui impose un block out total sur certaines affaires, sous peine d'incarcération immédiate pour ceux qui enfreindraient ces restrictions. C'est ce qui s'est passé avec Tommy Robinson, qui s'est placé devant l'entrée du tribunal au moment où une affaire de viols commis par une communauté indo-pakistanaise était exéminée par la justice dans un silence médiatique total. Il filmait et interviewait les gens qui entraient dans le tribunal et diffusait ces informations sur Facebook. Ce n'est pas un journaliste, mais un simple citoyen, un activiste, mais un citoyen. Immédiatement qualifié d'extrême droite, d'identitaire. Il ose se prononcer contre des crimes commis par des étrangers. En effet, c'est sensible, mais pourquoi interdire une discussion de la société sur des sujets qui justement sont sensibles, sensibles car ils la concernent directement? Jugé, condamné et incarcéré en quelques heures, lui-même tombé sous le coup du reporting restriction, à l'heure d'internet il est difficile de mettre quelqu'un au secret, la lettre de cachet est divulguée, une réaction sociale explose. Et les médias, dociles mais vaincus, finissent pas en parler. 13 mois de prison pour avoir parlé d'un scandale, que la presse acceptait de taire.
     
    Les indo-pakistanais. En Grande-Bretange, c'est sensible, ils sont nombreux. L'immigration en général est un sujet sacré. Il faut redorer l'image des immigrés, lancer des Mamoudou, mais modifier les noms et taire les origines lors des crimes - pour ici ne pas "stigmatiser". Idéologie oblige. C'est la ligne politique, la presse doit suivre. Les médias suivent. Une partie de la société réagit.
     
     
    Ces mesures extrêmes, liberticides, sont toujours le signe d'une rupture entre la société et le pouvoir, de la difficulté pour celui-ci de faire passer ses préceptes, le signe d'un grincement idéologique, le grain de sable. En France aussi, la mécanique peine à entraîner, pourtant ce n'est pas faute d'y recourir. Mais elle ne convainc plus. Ils ont déjà trop souvent retourné leurs pantalons.
     
    Face à ce constat d'échec, il y a deux attitudes possibles. La première consiste à se remettre en cause et à comprendre que la politique menée n'est pas soutenue par la majorité de la population. Démocratie obligeant, le pouvoir réoriente alors le cours politique du pays. La seconde consiste en une reprise en main du discours social et à son reformatage par une pression plus importante des médias de tous genres. La France, avec la loi sur les Fakes news, dont la définition est tellement large qu'elle permettra de toucher toute publication indésirable, a fait le second choix. Ce choix oblige à une reprise en main de l'espace médiatique, ce que la ministre de la Culture a annoncé. Franco. Sans nuances, ni ambages. Dans une parfaite novlangue. Je vous passe les médias qui sont "en même temps" universels et doivent "faire terroir". Donc, niant toute différenciation régionale? Et en transférant les efforts sur le numérique pour toucher "les jeunes". Et tuer le service public de la télévision au passage. Bref, le PAF, c'est dépassé et arrêtez de me parler d'une grille de programmation. Les buts sont, il est vrai, ... magnifiques: 
    "Anticiper", "oser", "s'engager" : ce sont les dimensions essentielles qui ressortent du "scénario d'anticipation" pour la réforme de l'audiovisuel public (...). "Les synergies entre sociétés devront être développées, pour permettre à l’audiovisuel public d’innover, de gagner en performance et en visibilité. Il faudra également qu’elles dégagent des gains d’efficience et des économies pour financer les priorités
    J'adore la langue creuse et prétentieuse. Des mots pour ne rien dire ou plutôt pour ne pas dire ce qui sera fait. Finalement le triptique est totalement autre: il faut des médias engagés + qui doivent changer les mentalités + en présentant moins de mâles blancs, donc des médias communautarisés. Magnifique! Donc, le Gouvernement reconnaît que les médias publics français ne feront officiellement plus de l'information, mais de la propagande. Et non seulement il le reconnaît, mais il le revendique. 
     
    Evidemment, il faut réduire le financement public, sur un service déjà largement sous-financé par rapport à la Grande-Bretagne ou à l'Allemagne. Et c'est là toute l'ambiguïté de la situation: si le Gouvernement veut reformater la société avec le service public de la télévision, qui reste quand même très regardée quoi que l'on en dise, il faudrait donner les moyens aux journalistes de travailler. Mais l'idéologie dominante impose un retrait de l'Etat, donc il ne peut pas financer ses ambitions idéologiques. Ce qui par ailleurs permettra à terme de dire que le service public de la télévision ne sert plus à rien et de tout transférer vers le privé. Idéologie oblige. Le pouvoir sera alors définitivement passé des mains de l'Etat entre celles d'entreprises, elles aussi, de plus en plus globalisées.
     
    Voici l'universalité dont F. Nyssen nous parle. C'est celle de la négation de la pluralité.
     
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    Israël tue, mais c’est la faute des Palestiniens et de l’Iran

     

    On vit quand même une drôle d’époque : voilà une armée régalienne – dite de « défense » – qui tue plus d’une soixantaine de personnes et en blesse plusieurs milliers lors d’une manifestation du « droit au retour » et de protestation contre l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem (territoire occupé), mais… mais, il se trouve encore des voix pour oser affirmer que c’est la faute des victimes, que les assassins étaient dans leur bon droit et que toute cette violence… « c’est la faute de l’Iran ! » Orwell, réveille-toi, ils sont devenus fous !

    Aucun étonnement lorsque ces élucubrations proviennent des militants, porte-paroles et nervis de l’Etat israélien. Mais l’atmosphère devient encore plus irrespirable quand ces insultes à l’intelligence collective sont colportées et répétées par des « journalistes » ou des « experts » des médias du service public, financés par nous !

    Exemple : Dorothée Olliéric – envoyé spécial de France-2 sur la frontière de Gaza – ose affirmer sans ciller dans le 20-heures du lundi 14 mai que « la violence est instrumentalisée par le Hamas et qu’elle va servir l’organisation islamique… » Mais, ma pauvre chérie, ça fait 70 ans que ça dure, 70 ans que l’armée d’occupation et de répression israélienne tue des civils palestiniens en toute impunité, sans encourir la moindre critique ni sanction internationale. Pour faire carrière dans les rédactions parisiennes (Dorothée le sait parfaitement), il s’agit de raser les murs et, surtout de ne pas se mettre à dos les milieux pro-israéliens français… Cela dit, dans ce contexte de tuerie banalisée, comme l’a justement rectifié Elias Sambar l’ambassadeur de Palestine à l’UNESCO : arrêtons de parler de « massacre », puisqu’on est en présence d’un véritable crime de guerre qui devrait provoquer une saisine immédiate de la Cour Pénale Internationale.

    INEPTIES JOURNALISTIQUES

    Au lieu de cela, une demande d’enquête des Nations Unies est bloquée par Washington, au nom de la légitime défense d’Israël, tandis que l’Union Européenne et la France appellent à… la retenue !

    Autre exemple d’affirmations kafkaïennes : la matinale du mardi 15 mai de France-Culture, avec cet idiot-utile de Guillaume Erner se demandant qui tire les ficelles de la mobilisation palestinienne ??? et renvoyant la responsabilité de la violence de l’armée israélienne à… la passivité des pays arabes ! Fallait quand même oser ! Et le pompon revient au correspondant de Radio France à Jérusalem Etienne Monin, qui estime que « la marche du retour est un outil (sic) du mouvement islamique. Que cet ahuri ménage les autorités dont dépend son accréditation de correspondant… on peut le comprendre, mais – en de telles circonstances – il y a manière, et manière d’essayer de faire son métier.

    Les journaux télévisés étaient, peu ou prou, dans la même tonalité, donnant toujours la parole à Frédéric Encel, la voix de son maître, qui explique – lui – que, si Israël tue, c’est la faute à… l’Iran ! Bon dieu… mais c’est bien sûr ! Encore une fois, aucune surprise de la part de cet ancien militant du Betar (organisation de l’extrême-droite pro-israélienne), le problème étant que les médias, qui l’invitent pour proclamer de telles inepties, ne lui opposent jamais (ou presque) de contradicteur, comme si ce personnage incarnait l’oracle des géopolitiques des Proche et Moyen-Orient.

    Comme pour faire peur aux enfants, Frédéric Encel désigne toujours le Hamas en prononçant à l’israélienne « Rrramas », sans rappeler que ce sont bien les services israéliens qui ont favorisé l’implantation des Frères musulmans (précurseurs et fondateurs du Hamas) dans les Territoires occupés – dès le début des années 1970, pour contrer l’OLP de Yasser Arafat – à l’époque, laïque et marxisante. Depuis des décennies, ce sont bien les services israéliens qui favorisent les groupes jihadistes pour casser le mouvement national palestinien. Ayant réussi avec Gaza, ils veulent aller encore plus loin pour « criminaliser » les dernières organisations de libération de la Palestine, pour que la question de l’autodétermination palestinienne soit définitivement digérée dans d’impératives nécessités sécuritaires et de lutte contre le terrorisme.

    Mais le prix himalayen – hors-toutes catégories – de la bêtise-méchante revient quand même à l’éditorialiste de BFM-TV, Ulysse Gosset qui déplore que les événements de Gaza… aient gâché la fête ; celle de l’inauguration de l’ambassade américaine s’entend1 ! Bravo cher Ulysse, tu ferais mieux de rentrer à Ithaque pour faire le ménage dans ta tête.

    Comme l’écrivent Corinne et Laurent Mérer dans leur dernier livre2 : « ici, l’occupation dure depuis maintenant cinquante ans. Le seul horizon de ces jeunes, ce sont les murs, les check-points, les barbelés, l’humiliation des fouilles au corps et les colons qui paradent, armés jusqu’aux dents ». Alors qu’on ne vienne plus comparer – comme on l’a beaucoup fait hélas ces dernières années en France – les actes de la résistance palestinienne avec le terrorisme jihadiste qui a ensanglanté nos rues et celles d’autres capitales européennes.

    UNE TÂCHE SUR LA CONSCIENCE UNIVERSELLE

    Si le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem a le mérite de dévoiler la nudité du roi, elle n’en n’est pas moins criminelle. Après le démantèlement de l’apartheid sud-africaine, l’occupation et la colonisation israéliennes demeurent l’une des injustices les plus criantes de notre histoire contemporaine, une tâche sur la conscience universelle… une question récurrente qui se pose à chaque être humain normalement constitué.

    « Je discute presque tous les jours avec les soldats ; hier l’un d’entre eux m’a dit que ses ordres étaient de tirer dans les genoux des enfants s’il se sentait menacé ; je lui ai demandé : pourquoi les genoux ? Il m’a répondu : comme ça on ne les tue pas, ils ne deviennent pas des martyrs pour leur copains mais ils ne pourront plus jamais marcher, ça dissuadera les autres de lancer des pierres – Vous trouvez normal de tirer dans les genoux des enfants ? Oui, ce sont des Arabes ».

    Ces terribles propos sont aussi rapportés dans le livre-événement des Mérer. Ils ont passé trois mois en Palestine entre février et mai 2016, dans le cadre d’un programme international du Conseil Œcuménique des Eglises, lancé à la suite de la deuxième Intifada à l’initiative des Eglises chrétiennes de Palestine. Venez, partagez un moment de notre vie, et retournez chez vous pour raconter, telle est la mission ! Les Volontaires se relaient tous les trois mois, une trentaine à chaque fois et vivent au cœur des Territoires occupés, par équipe de quatre ou cinq, dans les zones les plus sensibles.

    Le moins que l’on puisse dire est que pour Corinne et Laurent Mérer, la mission est accomplie et bien accomplie : sans scorie moralisante ni idéologique, la vie quotidienne dans les Territoires palestiniens occupés par la soldatesque israélienne est restituée réellement, cliniquement à la manière d’une leçon d’anatomie. On y vit la répression ordinaire et le racisme quotidien de l’occupation, de la colonisation et de la répression dans un système d’apartheid que le nouveau président américain a décidé de légaliser, de cautionner et de favoriser.

    Cet imparable constat n’est pas le fait d’excités ou d’idéologues. Laurent Mérer est officier de marine. Il a commandé les forces navales françaises de l’océan Indien. Vice-amiral d’escadre, il a été préfet maritime de l’Atlantique. Sa femme, Corinne, est une grande voyageuse et auteure de plusieurs ouvrages, dont la plupart ont été couronnés de prix littéraires dont un Grand Prix de l’Académie française.

    TORSIONS DU LANGAGE

    En fait, si des Palestiniens sont tués par des militaires israéliens, c’est pour leur bien ! Du reste, ils ne sont pas vraiment tués, mais « libérés » de leurs conditions de vie, non pas inhumaines mais contre-nature, absurdes et proprement a-historiques, parce qu’en définitive, ils n’ont rien à faire là, en Palestine, chez eux, sur leurs terres ! Du reste et en dernière instance, les Palestiniens sont-ils des hommes ? Souvenons-nous du slogan du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl : « un peuple sans terre, pour une terre sans peuple » qui justifie, aujourd’hui encore toutes les manipulations historiques et les torsions du langage les plus inattendues.

    En tirant sur des enfants avec des balles explosives et d’autres armes prohibées par les Conventions de Genève, l’armée israélienne « défend » sa sécurité et son territoire. Les tireurs ne sont pas des soldats en chair et en os qui auraient à répondre – un jour – de leurs crimes mais des extra-terrestres hors-sols et hors-droit d’une volonté divine toujours déjà-là, guidant les bras infaillibles de Benjamin Netanyahou et Donald Trump, ces grands bienfaiteurs de l’humanité qui prétendent travailler pour la paix mondiale !

    En fait, les seuls et vrais coupables sont le « Rramas », l’Iran et puis certainement – pendant qu’on y est – Bachar al-Assad et le « régime » de Bachar al-Assad, pour faire bonne mesure, comme on sait si bien la faire dans les matinales de France-Culture. Les sombres prédictions du 1984 de George Orwell sont dépassées depuis belle lurette : « la guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Nous y sommes, mais encore plus : le mur israélien de la honte, c’est une « barrière de sécurité », les colonies de peuplement sont des « implantations », les bombardements de Gaza, de Cisjordanie et de la Syrie sont des « frappes » certainement chirurgicales. Et les égorgeurs des groupes armés syriens sont des « révolutionnaires » que Jean-Pierre Filiu et d’autres crétins osent comparer aux Brigades internationales de la Guerre d’Espagne…

    Dans le Cratyle de Platon, les mots, la rectitude des mots, servent à convoquer les choses et rendre compte des situations concrètes afin d’orienter le sujet qui pourra établir ainsi, sinon un jugement définitif, du moins une connaissance minimale pour vivre en conscience, pour se différencier des animaux… Avec les répressions récurrentes de l’armée israélienne, c’est l’humanité toute entière qui régresse à l’état de nature où la bestialité supplante l’intelligence, où la violence remplace le droit, où l’affirmation péremptoire s’impose au jugement critique.

    Pour ne pas conclure, signalons la parution aux éditions Fayard d’une Histoire de la Syrie, signée par Matthieu Rey, un chercheur du CNRS associé au Collège de France. La bibliographie française concernant la Syrie n’est pas si pléthorique pour que prochetmoyen-orient.ch salue l’initiative. Cela dit, la lecture est plutôt décevante, buttant sur plusieurs contre-sens (notamment sur Antoun Saadé et le Parti syrien national social/PSNS, sur l’histoire du Baath et la succession d’Hafez al-Assad). Cette publication s’inscrit dans la droite ligne du scientifico-politiquement correct de Filiu à Henry Laurens du Collège de France.

    Le 26 octobre 2015, prochetmoyen-orient.ch publiait son Editorient intitulé : « Adieu Henry ! » Ce collaborateur du Collège de France venait de trébucher gravement, affirmant que Bachar al-Assad avait tué plus de Palestiniens que l’armée israélienne depuis la création de l’Etat hébreu. Fallait oser aussi ! En ce moment, comme le Quai d’Orsay et l’Union Européenne, Henry Laurens doit certainement appeler Tel-Aviv à… la retenue ! Quelle époque, en effet…

    Richard Labévière

    1 Voir la chronique HUMEURS de notre collaborateur Jacques-Marie Bourget.
    2 Corinne et Laurent Mérer : S’ils se taisent, les pierres crieront… Trois mois en Palestine au service de la Paix. Editions Balland, août 2017.

    source:http://prochetmoyen-orient.ch/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

    https://reseauinternational.net/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

     

     Un bon Palestinien est un Palestinien mort

     


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