• ANNONCE : Bernie Sanders tabassé physiquement à la Convention Démocrate – Quitte le Parti Démocrate ce jour même ! 
     
    Une coupure bien visible sur la joue droite de Bernie Sanders a suscité des questions pour savoir si oui ou non il avait été tabassé par les gorilles « de quelqu’un » au cours de la Convention Nationale Démocrate.
     
    Des images de Sanders datant de lundi ne montrent aucune marque sur son visage. Cependant, mardi soir on aperçoit distinctement une entaille sur sa joue droite, du genre qu’on s’attend à voir à la suite d’un coup asséné avec un coup de poing américain.
     
    L’entaille semble assez profonde, rien à voir avec une coupure de rasoir. L’homme a été visiblement frappé avec quelque chose.
     
    Qui aurait intérêt à agresser physiquement un Sénateur des Etats-Unis qui demande l’investiture de son Parti comme candidat à la présidence contre l’épouse d’un ancien Président ?
     
    En effet, pour qui et dans quel intérêt ?
     
     
     
    Texte original de l’information.
     
     
    Cette question a fait rapidement le tour des partisans de Bernie Sanders et alimente des rumeurs à l’intérieur et dans l’entourage de la Convention Nationale Démocrate. Voici une des publications sur Facebook à ce sujet :
     
    SANDERS QUITTE LE PARTI DEMOCRATE
     
    A peine un jour après que la photo ait été prise, le Sénateur Bernie Sanders QUITTE le Parti Démocrate. Une décision étrange pour un homme qui a passé toute l’année en cours à faire campagne pour la présidentielle sous la bannière Démocrate.
     
    A moins, bien sûr, qu’il se soit fait tabasser par quelqu’un de son propre Parti … quelqu’un qui a tout à gagner à son départ.
     
    C’est ainsi que les Communistes agissent en politique et il semble que le Parti Démocrate soit devenu une véritable vitrine marxiste*. Ce n’est certainement plus le Parti Démocrate que connaissaient vos parents. 
     
    *On rappellera à l’auteur que ceux qu’il appelle les Communistes étaient des Bolcheviques (minoritaires) et généralement non-Russes entraînés, financés et envoyés en Russie en 1917 par les financiers et des industriels américains (emmenés par Trotsky).
     
    Rappelons également que Bill Clinton est un petit-fils Rockefeller.
     
    SOURCE :
     
     
    © Hal Turner Show 3 Août 2016
     
     
    Voici une info que j'avais annoncée le 6.9.16 en Anglais, Réseau International l'a reprise en Français. La voici :

    Accident ou attentat ? Choc frontal mortel entre la limousine officielle de Poutine et un autre véhicule

    Accident ou attentat ? Choc frontal mortel entre la limousine officielle de Poutine et un autre véhicule

    Mise à jour : 09/09/2016 : 03h30 –

    Après vérification, il semblerait que la voiture n’est pas une des voitures officielles de Vladimir Poutine. Cela semble plus logique, car, comme je le disais dans le texte plus bas, avec le blindage dont bénéficie les voitures officielles de Poutine, il est difficilement croyable que le chauffeur meure sur le coup.

    ***********

    Pour l’instant, c’est silence radio autour d’un évènement dramatique qui aurait pourtant pu coûter la vie à Vladimir Poutine.

    Une collision entre la limousine officielle du président russe et une voiture ayant quitté sa file a eu lieu à Moscou sur l’avenue Koutouzov, une voie rapide située à l’ouest du centre-ville. Le chauffeur de Vladimir Poutine est mort sur le coup mardi.

    Des images de vidéosurveillance montrent les deux grosses berlines noires en train de se télescoper. Selon les médias, Vladimir Poutine ne se trouvait pas à bord au moment de l’accident.

    Pour que le chauffeur, présenté comme un homme expérimenté, meure au volant d’une des voitures les plus blindées au monde, il a fallu que le choc ait été phénoménal. Si l’on y rajoute le silence quasi tombal qui entoure l’évènement, on ne peut que vouloir en savoir plus.

    Avic – Réseau International


    Traduction Française Patrick T rev Isabelle
     http://reseauinternational.net/accident-ou-attentat-choc-frontal-mortel-entre-la-limousine-officielle-de-poutine-et-un-autre-vehicule/ 

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    Bruno Guigue

    Parution demain de mon nouvel article dans le N° de septembre du mensuel "Afrique-Asie".

    LES MEILLEURES PERLES DES CHARLATANS DE LA REVOLUTION SYRIENNE

    Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l'administration US. Comme l'écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». Mais pour garantir le succès de cette opération, deux conditions étaient requises. La première, c'est la manipulation des desperados du djihad global, auxiliaires zélés et toujours prêts à l'emploi de l'impérialisme occidental. La seconde, c'est le déferlement d'une propagande destinée à persuader l'opinion mondiale que Bachar Al-Assad est un monstre sanguinaire.

    La France s'étant rangée derrière les USA dans cette entreprise de déstabilisation d'un Etat souverain, une meute de charlatans, depuis 2011, y abreuve de ses affabulations les plateaux télévisés et les colonnes des journaux. Avec le concours de ces plumitifs, un déluge de mensonges s'est abattu sans répit sur la Syrie, ajoutant à la cruauté de cette guerre par procuration l'effet délétère d'une manipulation à grande échelle. Voici une première esquisse, non exhaustive, du florilège de ces impostures. Des experts douteux, des intellectuels vendus et des journalistes serviles y ont excellé depuis cinq ans. Ce sont les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne.

    PERLE N°1 : La théorie des deux mamelles

    « Les deux mamelles de Daech, c'est la guerre en Irak en 2003, et la répression menée par Bachar el-Assad depuis 2011. Ceux qui étaient pour la guerre d'Irak comme ceux qui soutiennent le président syrien sont mal placés pour nous donner des leçons sur la meilleure façon de gagner la guerre contre Daech. »

    Pascal Boniface, Metronews, 15/11/2015.

    Si l'agression américano-britannique de 2003 contre l'Irak est effectivement à l'origine de Daech, le gouvernement syrien, lui, n'est pour rien dans la percée d'une organisation qui a juré sa perte et qu'il affronte sans répit. En juxtaposant de façon maligne les deux événements, Pascal Boniface pratique un amalgame grotesque entre George W. Bush et Bachar Al-Assad. Mêlant le vrai et le faux, il attribue au président syrien, dans la genèse du prétendu « Etat islamique », une responsabilité qui n'existe que dans son imagination.

    PERLE N°2 : Bachar extermine son peuple à l'arme chimique

    « Syrie : l'extermination chimique que prépare Bachar » (titre de l'article)

    Jean-Pierre Filiu, L'Obs-Rue89, 25/08/2013.

    Pour ôter toute légitimité au pouvoir syrien, il fallait absolument lui imputer les pires horreurs. Une indignation vengeresse devait alors justifier, sur le modèle libyen, une intervention militaire occidentale. Pièce maîtresse de cette opération, l'imputation à Damas du massacre du 21 août 2013 n'a jamais fait l'objet du moindre commencement de preuve. L'ONU a confirmé la réalité d'une attaque au gaz de combat, mais elle ne l'a jamais attribuée à qui que ce soit. Une enquête indépendante menée par le « Massachusetts Institute of Technology », en revanche, a conclu sans hésitation que l'attaque chimique ne pouvait venir que de la zone rebelle.

    PERLE N°3 : Le complot contre la Syrie est imaginaire

    « Malgré la violence qu’il exerce contre son peuple, M. Bachar Al-Assad et son régime sont présentés comme les victimes d’un plan savamment concocté à Washington pour affaiblir l’un des rivaux régionaux de l’Etat hébreu. »

    Akram Belkaïd, Le Monde Diplomatique, juin 2015.

    Le propos se veut sans doute ironique, mais il sombre dans le ridicule. Comme l'a écrit Hillary Clinton, le renversement du gouvernement syrien visait à sanctuariser Israël en éliminant le principal allié de l'Iran et du Hezbollah. Que l'administration US et ses vassaux aient propagé le « chaos constructif » en Syrie par djihad interposé ne relève pas d'une interprétation subjective, c'est un fait avéré. Quitte à mettre le Moyen-Orient à feu et à sang, Washington a pactisé avec le diable en poursuivant son objectif de toujours : la fragmentation ethno-confessionnelle de la région.

    PERLE N°4 : Les réfugiés fuient Bachar

    « Les réfugiés syriens ne fuient pas Daech, ils fuient Bachar el-Assad. On n'a pas à choisir entre lui et Daech. »

    Pascal Boniface, France TV Info, 24/09/2015.

    Si les réfugiés syriens fuyaient Bachar Al-Assad, les régions contrôlées par le gouvernement n'accueilleraient pas la grande majorité des personnes déplacées à l'intérieur du pays. Les réfugiés syriens au Liban n'auraient pas provoqué une énorme cohue, à Beyrouth, pour aller voter en faveur de M. Assad lors de l'élection présidentielle du 3 juin 2014. Et puisqu'il affirme cyniquement que « les réfugiés ne fuient pas Daech », nous invitons M. Boniface à se rendre dans les zones où sévit cette organisation pour y vérifier par lui-même l'allégresse de la population.

    PERLE N°5 : La division inter-confessionnelle, c'est la faute à Bachar

    « Le régime ne protège pas vraiment les minorités mais il s'en sert habilement pour se protéger. C'est lui et certainement pas les islamistes qui a joué dès le début cette carte pernicieuse de la division sectaire. »

    François Burgat, cité par Catherine Gouësët, L'Express, 15/03/2013.

    Chez notre expert hexagonal de l'islamisme, l'inversion accusatoire est une seconde nature. Le régime baasiste a sans doute beaucoup de défauts, mais c'est un régime non confessionnel qui garantit la liberté des cultes et la coexistence des communautés. Attachées à ce modèle unique au Moyen-Orient, les autorités religieuses, musulmanes et chrétiennes, accordent un soutien unanime au gouvernement légitime. Et c'est l'opposition islamiste armée, inspirée par la détestation wahhabite pour les chiites et les alaouites, qui veut instaurer un Etat confessionnel fondé sur une lecture sectaire de la charia.

    PERLE N°6 : Le régime syrien écrase la majorité sunnite

    « Ceux qui s'indignent des menaces qui pèsent sur les chrétiens ou les alaouites ne s'embarrassent guère de justifier l'oppression de la majorité sunnite (70% de la population) : ils préfèrent la tyrannie exercée sur la majorité afin de préserver la minorité, constate Ziad Majed. »

    Ziad Majed, cité par Catherine Gouësët, L'Express, 15/03/2013.

    Cette lecture confessionnelle du conflit syrien est conforme aux exigences des parrains wahhabites de l'opposition syrienne, mais elle se situe à des années-lumière de la réalité. Aucune minorité religieuse n'opprime la majorité en Syrie, puisqu'il s'agit d'un Etat séculier qui ne favorise aucune confession. Si les sunnites sont victimes de la tyrannie alaouite, comme le sous-entend M. Majed, on se demande par quel miracle le premier ministre, la majorité des ministres, mais aussi la majorité des officiers et des soldats de l'armée arabe syrienne sont sunnites.

    PERLE N°7 : Les pétromonarchies n'y sont pour rien

    « Les élites politiques saoudiennes n'ont jamais soutenu les radicaux islamistes. »

    François Burgat, auditionné par la Mission d'information de l'Assemblée nationale, 12/01/2016.

    Venant de François Burgat, cette échappée hors du monde réel n'est pas étonnante. Depuis trente ans, il explique que l'islamisme, pour les peuples arabo-musulmans, est une voie express vers la démocratie. Que cette collusion entre les pétromonarchies et le jihadisme soit dénoncée inlassablement par Marc Trévidic, ex-juge anti-terroriste, Alain Chouet, ex-directeur du renseignement à la DGSE, ou encore par le général Vincent Desportes, ex-directeur du Collège Inter-armées de défense, est sans importance. Régulièrement invité à Riyad, M. Burgat est sans doute mieux informé par ses amis saoudiens.

    PERLE N°8 : Les jihadistes sont quantité négligeable

    « Les jihadistes ne représenteraient que 10 à 15% des combattants de la révolution syrienne, selon le chercheur Romain Caillet. Ils sont mieux entraînés, mais le rapport de forces sur le terrain est en train de changer en faveur des laïques et des islamistes modérés. »

    Pierre Puchot, MediaPart, 12/09/2013.

    Expert renommé en jihadisme, le moins qu'on puisse dire est que Romain Caillet connaît son sujet de l'intérieur. On peut toutefois douter de sa capacité d'analyse et de prévision. Car on n'a pas vu, depuis cinq ans, les « laïques » et les « islamistes modérés » prendre le dessus au sein de l'opposition armée en Syrie. C'est exactement le contraire. Les jihadistes d'Al-Nosra règnent désormais en maîtres, et leurs alliés islamistes se sont alignés sur leur agenda politique. Quant aux combattants présumés « laïques », cette fable est éventée depuis longtemps.

    PERLE N°9 : La solution, c'est de livrer des armes

    « Il s’agit d’une guerre où l’armée d’Assad ne recule devant rien pour écraser l’adversaire. Il faut donc envoyer des armes pour tenter de rééquilibrer ce rapport de forces ; et surtout des armes capables de tenir en échec les chars, les hélicoptères et les avions. »

    Jean-Paul Chagnollaud, Confluences-Méditerranée, 28/09/2012.

    Partisan enthousiaste d'une révolution imaginaire, Jean-Paul Chagnollaud est l'incarnation parfaite de « l'idiot utile » au service de l'impérialisme. Décidé à parler à leur place, il exige la démocratie pour les Syriens, dénonce Bachar Al-Assad et réclame des armes pour la rébellion. François Hollande l'a entendu et les armes ont été livrées. Malheureusement, cet arsenal a fini entre les mains d'Al-Qaida. La prochaine fois qu'il accompagnera François Hollande en visite officielle en Israël, il est souhaitable que M. Chagnollaud s'abstienne de lui parler de la Syrie.

    PERLE N°10 : Bachar ne sert à rien contre Daech

    « Et puis, soyons justement réalistes : que peut rapporter Assad dans la lutte contre Daesh? Des soldats? Non, il n’en a pas. Des informations? Il n’en a pas. Une légitimité politique? Il n’en a pas. Il n’y a plus d’Etat en Syrie. On est face à une bande mafieuse soutenue à bout de bras par la Russie et par l’Iran. »

    Jean-Pierre Filiu, Le Soir, 05/02/2016.

    Prenant ses désirs pour des réalités, le distingué professeur à Sciences-Po n'a visiblement pas entendu parler de Palmyre, arrachée en avril 2016 aux griffes des jihadistes qui y ont laissé 450 morts. Il ne sait pas que l'armée arabe syrienne affronte durement Daech à l'est d'Alep, qu'elle progresse vers Raqqa et qu'à Deir Ezzor la Garde républicaine met en échec depuis trois ans les offensives de l'organisation jihadiste. Quant à la légitimité politique de Bachar Al-Assad, elle est supérieure à celle d'un président français dont l'affligeante politique étrangère reflète largement les conseils insensés que lui prodigue M. Filiu.

    Bruno Guigue (01/09/2016)

    https://www.facebook.com/marie.bars.7/posts/1207738222611995

     assa

    source: http://arretsurinfo.ch/les-meilleures-perles-des-charlatans-de-la-revolution-syrienne/

     

     


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    Le gamin qui fait la une a un peu de poussière sur lui.. . l'autre a été décapité dans l'indifférence générale

    Alep: la propagande « Droits de l’homme » prépare le terrain pour une escalade militaire

     
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    Omran médias

    Les images et vidéos montrant un garçon de cinq ans d’Alep, Omran Daqneesh, sont rapidement devenues omniprésentes dans les médias aux États-Unis et en Europe de l’ouest, après avoir été distribuées par un groupe aligné sur les « rebelles » islamistes soutenus par la CIA en Syrie.

    On voit le garçonnet un peu hébété, assis dans le siège orange d’une nouvelle ambulance bien équipée, le visage couvert de poussière et taché par ce qui semble être du sang séché provenant selon les médias d’une entaille au cuir chevelu. Une vidéo le montre attendant, sans qu’on s’occupe de lui, pendant que des photographes et vidéastes enregistrent son image pour la diffuser dans le monde entier. De toute évidence, les responsables ont senti que le garçon, avec une mèche de cheveux couvrant son front et un t-shirt de bande dessinée, fournissait une image commercialisable.

    CNN a proclamé l’enfant « visage de la guerre civile en Syrie » ; sa présentatrice a fondu en larmes de façon théâtrale en racontant son histoire. Le New York Times le qualifia de « symbole de la souffrance d’Alep », tandis que USA Today publiait une brève note disant, « Ce garçon syrien s’appelle Omran. Allez-vous faites attention maintenant ? »

    Plus direct dans son approche, le Daily Telegraph britannique titrait un article « Pour l’amour des enfants d’Alep, nous devons de nouveau essayer d’imposer une zone d’exclusion aérienne en Syrie. »

    Parmi les articles les plus obscènes il en y avait un, c’était prévisible, de Nicholas Kristof du New York Times, qui mélangeait le sort des enfants syriens et la mort de son chien familial. Il invoquait ensuite une déclaration du secrétaire d’État John Kerry selon laquelle l’État islamique (EI) était en train d’effectuer un génocide, comme justification pour que les États-Unis lancent des missiles de croisière contre le gouvernement syrien qui se bat contre l’EI. Cette tentative d’abolir toute pensée rationnelle au nom des Droits de l’homme est stupéfiante.

    Nous assistons là à une campagne de propagande de guerre soigneusement orchestrée, destinée à faire appel aux sentiments humanitaires de la population pour l’embrigader dans une nouvelle escalade de violence impérialiste au Moyen-Orient. Si l’incident avec Omran a été mis en scène par les « rebelles » et ceux qui les gèrent à la CIA, ou si Washington et les médias exploitent cyniquement la souffrance réelle d’un enfant innocent, n’est pas encore avéré.

    Ce qui est indiscutable c’est que la feinte préoccupation au sujet de cet enfant est imposée au public avec des motifs politiques et géostratégiques très précis, non déclarés, qui n’ont rien à voir avec la protection d’enfants innocents. Des enfants sont morts par centaines de milliers au cours du dernier quart de siècle d’invasions, de bombardements et de guerres par procuration conduites par les Etats-Unis dans toute la région.

    L’image d’Omran a été choisie parce qu’elle venait du secteur est d’Alep où environ un sixième de la population de la ville vit sous la domination des milices islamistes soutenues par les États-Unis. La plus importante d’entre elles est Fateh al-Sham, qui s’appelait le mois dernier encore Front al-Nosra et était l’affilié désigné d’Al-Qaïda en Syrie.

    Les enfants syriens tués par « les canons de l’enfer » des milices d’Al-Qaïda, pilonnant aveuglément les quartiers ouest d’Alep contrôlés par le gouvernement, n’ont pas le même effet sur les glandes lacrymales des éditorialistes et « têtes parlantes » des médias. Ni d’ailleurs les images venant du Yémen, des enfants abattus par les frappes aériennes saoudiennes menées à l’aide de bombes fournies par les États-Unis et du soutien logistique indispensable du Pentagone. La vidéo horrifiante des « rebelles » syriens « modérés » soutenus par les États-Unis, sciant la tête d’un garçon palestinien d’une dizaine d’années, n’a pas non plus provoqué d’indignation significative.

    Les forces motrices sous-jacentes de cette nouvelle campagne de propagande sont de deux ordres. D’abord et de façon immédiate, l’offensive des « rebelles » — armés et financés par les États-Unis et leurs alliés régionaux — visant à rompre le siège de l’est d’Alep par le gouvernement syrien et à intensifier la guerre contre la population civile dans l’ouest de la ville, s’est immobilisée, et l’armée syrienne, soutenue par l’aviation russe, refait des gains importants sur le terrain. D’où la nouvelle demande de cessez-le-feu immédiat.

    Ensuite, il y a le développement d’une collaboration plus étroite entre Russie, Iran, Chine et Turquie qui a, par rapport aux cinq ans de guerre pour un changement de régime en Syrie, des conséquences d’une grande portée. La semaine dernière, l’Iran a permis à la Russie d’utiliser des bases iraniennes pour attaquer des cibles en Syrie et Pékin a annoncé une augmentation de l’aide militaire à Damas. Suite à la tentative de coup militaire du mois dernier soutenue par les États-Unis, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdo&;an a cherché à se rapprocher de Moscou et de Téhéran.

    Washington est de plus en plus inquiet de cette alliance potentielle et la considère comme un obstacle à sa campagne militaire pour affirmer l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et ses vastes réserves d’énergie. Il ne peut pas accepter un tel défi et va inévitablement préparer une réponse militaire. C’est à cette fin que la campagne de propagande « humanitaire » pour « sauver les enfants » de la Syrie — et sauver les forces Al-Qaïda mandatées par Washington par la même occasion — a été montée.

    Les méthodes employées dans cette campagne sont pour le moins usées. Il y a vingt-cinq ans, la première guerre du Golfe contre l’Irak avait été préparée à l’aide d’un conte effrayant, raconté au Congrès américain, parlant de troupes irakiennes envahissant le Koweït, volant les incubateurs dans les hôpitaux et laissant mourir les bébés. On a appris par la suite que le prétendu témoin de cette atrocité, une femme présentée comme une infirmière, était la fille de l’ambassadeur du Koweït et un membre de la famille royale de l’émirat. Toute l’histoire était un canular de propagande.

    Dans les années qui ont suivi, les États-Unis ont imposé des sanctions punitives à l’Irak, qui ont coûté la vie à un demi-million d’enfants irakiens. Madeleine Albright, alors ambassadrice américaine à l’ONU, a déclaré de façon tristement célèbre : « Le prix en valait la peine. » Des guerres américaines subséquentes en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie ont tué des centaines de milliers d’autres enfants.

    Examinant ces 25 années de violence et de sang, le livre nouvellement publié de David North: « Un quart de siècle de guerre: la poursuite de l’hégémonie mondiale par les États-Unis, 1990-2016 » déclare :

    « L’étendue des opérations militaires s’est continuellement élargie. On a commencé de nouvelles guerres tout en poursuivant les précédentes. On s’est servi cyniquement de l’invocation des Droits de l’homme pour faire la guerre à la Libye et renverser le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Le même prétexte hypocrite a été utilisé pour organiser une guerre par procuration en Syrie. Les conséquences de ces crimes, en vies humaines et en souffrances, sont incalculables. »

    « Il faut étudier le dernier quart de siècle de guerres menées par les États-Unis comme une chaîne d’événements interconnectés. La logique stratégique de la poursuite de l’hégémonie mondiale par les États-Unis se prolonge au-delà des opérations néocoloniales du Moyen-Orient et de l’ Afrique. Les guerres régionales en cours sont les éléments constitutifs d’une confrontation montante des États-Unis avec la Russie et la Chine, qui s’accélère rapidement. »

    Le flot de propagande de guerre qui annonce une escalade imminente de l’intervention américaine en Syrie menace de précipiter une telle confrontation qui comporte le danger réel d’une guerre nucléaire mondiale.

    Bill Van Auken

    Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 19 août 2016

    http://www.mondialisation.ca/alep-la-propagande-droits-de-lhomme-prepare-le-terrain-pour-une-escalade-militaire/5541814


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    Le Monde est devenu le (sale) canard de l'OTAN ! (eva)

    L’idéologie du Monde

    L’idéologie du Monde

     

    Depuis plus de cinq ans, Le Monde nous annonce la chute imminente de ce qu’il appelle « le régime de Damas », assimilé à une seule personne : Bachar al-Assad, « dictateur sanguinaire », « fils de dictateur », « nouvel Hitler », « nouveau Staline », etc… seul responsable (il va sans dire !) des 300 000 victimes d’une guerre civile qu’il aurait inventée lui-même pour conserver le pouvoir ! Depuis plus de cinq ans, le quotidien essaie de nous vendre la fiction d’une rébellion, sinon d’une « révolution » armée et constituée de « groupes modérés », laïcs, voire démocratiques. Depuis plus de cinq ans, l’ensemble de la rédaction du Monde (avec l’aide des Bernard-Henri Lévy, Jean-Pierre Filiu, Basma Kodmani et autres diseurs de bonne aventure) est mobilisée par la production idéologique du « politiquement correct » concernant la Syrie, sa guerre civilo-régionale et ses acteurs internationaux.

    Patatrac, la reconquête en cours d’Alep (la deuxième ville du pays) par l’armée gouvernementale met brutalement par terre cette belle fable. En effet, les groupes jihadistes qui mènent la contre-offensive sont des terroristes d’Al-Qaïda et de Dae’ch. Dans une singulière volte-face, Le Monde du 10 août dernier nous apprend un peu tard que « l’insurrection a, désormais un nouveau visage », le visage hideux de groupes terroristes salafo-jihadistes !

    Citation : « c’est un scénario que prédisent des observateurs depuis des mois : le siège des quartiers rebelles de la ville d’Alep, mené par le régime de Bachar al-Assad et l’échec des négociations politiques à Genève allaient bénéficier aux groupes les plus radicaux, et en particulier, au Front Al-Nosra. Dans l’immédiat, la nouvelle offensive menée depuis la fin juillet par les forces qui combattent le régime pour « briser le siège d’Alep » semble leur donner raison. Le groupe jihadiste, qui s’est rebaptisé fin juillet Front Fatah Al-Cham, a joué un rôle clef dans la percée réalisée au sud de la ville, samedi 6 août. Il est un pilier de la coalition Jaïch Al-Fatah, déployée sur ce front ». Des observateurs… Quels observateurs ? Les journalistes du Monde en font-ils partie ?

    Sans préciser que cette nébuleuse – structurée durant l’été et l’automne 2012 – est financée par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, le quotidien nous prévient : « sa participation déterminante aux combats pourrait avoir d’importantes répercussions pour l’insurrection syrienne », mais nous rassure aussitôt, parce que cette évolution « s’accompagne d’une tentative de normalisation : quelques jours avant l’assaut, le groupe (Front Fatah Al-Cham) affirmait avoir pris ses distances avec Al-Qaïda ». Ouf, on l’a échappé belle ! D’autant que le chef de la « Coalition syrienne » Anas Al-Abdé (sous la coupe des Frères musulmans et de l’Arabie saoudite) ouvre son cœur aux lecteurs du Monde : « la bonne nouvelle est que les groupes qui se battent contre Bachar al-Assad à Alep n’ont pas de liens avec les organisations terroristes comme Al-Qaïda et l’Etat islamique, a estimé M. Abdé, en tentant de minimiser le poids des hommes du Front Fatah Al-Cham qui représentent peut-être 10% des forces combattantes » (SIC). Le Monde a-t-il cherché à vérifier, sinon à contredire ces dires ? Que nenni !

    Les connaisseurs de la région savent à quoi s’en tenir à propos de la campagne de communication de Nosra annonçant la rupture de ses liens avec Al-Qaïda. « D’abord, cette opération de com. s’est faite à la demande du Pentagone afin que celui-ci puisse légitimer ses livraisons d’armes à Nosra devant le Congrès », précise un officier des renseignements extérieurs français, « quant au fond, cette tentative de normalisation c’est un peu Frankenstein qui proclame vouloir devenir l’ami des hommes ou Michael Corleone qui déclare à la commission parlementaire anti-mafia qu’il est un honnête chef d’entreprise… »

    Cependant, le quotidien poursuit : « au cours des semaines précédant l’offensive, les factions rebelles implantées dans l’est d’Alep, dont les artères ont été mutilées par les bombardements à répétition du régime, avaient appelé à la rescousse, sans enthousiasme, la coalition Jaïch Al-Fatah. Conscients du caractère radical de cette alliance, des militants affirmaient cependant qu’il n’y avait pas d’autres options disponibles pour éviter la chute du bastion insurgé ». Les bombardements américains sont des « frappes », ceux du « régime syriens » sont des « bombardements » qui mutilent… Par ailleurs, des « militants » affirmaient… Des militants de qui et de quoi ? Des militants de la Société de protection des animaux ??? On ne le saura sans doute jamais… Que de sources sérieuses pour un journal qui prétend toujours faire référence !

    La chute est encore plus savoureuse puisqu’elle nous avertit (en guise de scoop) que le « nouveau visage de l’insurrection » entend imposer la Charia en Syrie et y établir… un « émirat islamique ». Bigre, nous voilà prévenu ! Mais on se demande aussitôt ce que sont devenus les autres « scoops » du Monde, notamment celui concernant l’attaque chimique de la Ghouta du 21 août 2013. Démenties par trois rapports des Nations Unies, les « informations exclusives » du Monde semblent être passées à la trappe, abandonnées à la critique rongeuse des souris comme celles accusant dernièrement le groupe Lafarge d’avoir financé les hordes de Dae’ch.

    Dans cette dernière affaire, selon les informations de prochetmoyen-orient.ch, le quotidien se serait fait enfler de bout en bout par les concurrents du cimentier français. En effet, la reconquête d’Alep par l’armée gouvernementale annonce non seulement la fin de la rébellion syrienne mais aussi le début de la reconstruction du pays qui nécessitera nombre de sacs de ciment. Par conséquent, tout est bon pour salir les concurrents et prendre leur place, une guerre économique sans merci fait déjà rage. Même au cœur d’une guerre civilo-régionale de grande ampleur, les affaires restent les affaires pour gagner la guerre économique sans fin…

    Dans L’Idéologie allemande (1845), Karl Marx nous rappelle au réel : « la production des idées, des représentations et de la conscience, est d’abord directement et intimement mêlée à l’activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle ». Les journalistes du Monde, qui couvrent la guerre civilo-internationale de Syrie depuis le début, semblent plus inspirés par Alice au pays des merveilles que par les bons auteurs. Hubert Beuve-Méry, Jacques Fauvet, André Fontaine, André Laurens réveillez-vous, ils sont devenus fous !

    Richard Labévière

    Proche&Moyen-Orient.ch
    Observatoire Géostratégique

    source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7483

    http://reseauinternational.net/lideologie-du-monde/


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  • Quelques-uns de mes tweets (eva) :

    La démocratie, qu'on vous dit. Ouais, ici faut revoter, là il faut maquiller un Traité, ailleurs comme en Amérique Latine, on débarque l'Elu
    Hé quoi, vous aviez cru qu'on allait laisser le petit peuple décider du sort de son pays? Bah voyons, c'est la ploutocratie vorace qui décide
    Vous êtes un vieux con, du terroir, et sans diplôme, bah faudra plus voter, c'est ça la démocratie "moderne". Laissez la place aux jeunes loups !
    Quand le vote ne plaît pas, nos décideurs "démocrates" sortent de leur chapeau melon un lapin 2e vote, des calomnies, ou un chaos économique

    "Laisser partir la GB signifie assister à l’écroulement du système de domination anglo-saxonne sur le monde"

    RT Étonnant que tous les médias voient dans le Brexit un cataclysme et les méfaits,mais pas ce qui a de positif a long terme pour le peuple

    https://twitter.com/rsistons

     

    samedi 25 juin 2016

    Petit billet de rigueur sur le Brexit, what else?

     
     
     
    Le oui l'a remporté, mais l'on nous explique que les anglais sont désespérés, que c'est tragique pour le pays, qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Père, pardonnes leur! En effet, comment oser dire non à l'UE, à son avenir glorieux, à ses routes pavées d'euros, à sa City fleurissante, à ses horaires dérégulés et à son SMIC remis au placard avec les fichus de mémé. Comment lui dire non? Im-pen-sable. Alors imaginez un instant que les anglais aient réellement voulu sortir de l'UE? Bouhhh, j'en ai des frissons dans le dos, comme toute la presse française.
     
    Les titres de notre bonne presse nationale sont d'une originalité digne des grandes heures du bolchévisme. "Le jour d'après ..." lit-on ici et là. Sans oublier le "choc historique", car évidemment l'UE est une très vielle institution européenne qui était vouée à l'éternité, qui en doutait?
     
    Entre les "ils vont tomber de hauts", les "on nous a volé notre pays", l'objectivité de la presse est, comme à son habitude, infallible. Prenons un article du journal Le Monde, en grande forme:
    « C’est un spectacle merdique. Nous sommes tous devenus un peu plus pauvres ce matin », résume Peter, 45 ans, un banquier de la City, où l’on craint de voir partir des milliers de banquiers pour d’autres places européennes. Vendredi matin, Peter criait « vendez ! » (de la livre sterling) à ses collègues, en constatant que David Cameron, qui a voulu ce référendum et échoué dans sa campagne en faveur du « Remain », s’apprêtait a annoncer sa démission, devant le 10 Downing Street, la résidence du premier ministre. « Sa femme [Samantha Cameron] se tenait à ses côtés. Ce n’était pas bon signe », dit-il.
    Bref, la City est en crise et il se trouve que la Grande Bretagne dépasse les frontières de la City, ce que le référendum vient de rappeler. Mais qui sont ces "autres", ceux qui ont osé voter contre l'ordre, somme toute nouvellement, établi? Ceux qui justement ont "volé" le pays (à qui, ce n'est pas précisé).
     
    Et là c'est L'Express qui prend le relai, en nous expliquant que ce sont les vieux (donc ceux qui sont rétrogrades, dépassés, ne comprennent rien - je traduis) et les ratés (ceux qui ne sont pas matériellement les mieux garantis, justement les "dérégulés" et les "desmicarisés") qui ont voté, mais ils se sont trompés. Si, si, je vous assure!

    Les plus fervents partisans du Brexit sont souvent âgés et d'un milieu plus modeste que la moyenne. A l'occasion du référendum sur l'UE, ils ont cru sanctionnerl'establishment. Mais leurs ennuis, et ceux du pays tout entier, ne font que commencer.

    Car évidemment, la City et l'UE, qui développaient la main dans la main une politique sociale incontestable et incontestée (voyons ce qui se passe en France avec la réforme du travail initiée selon les orientations données par l'UE), donc la City et l'UE ne pourront plus maintenant défendre la veuve et l'orphelin, ce qui les rend tristes. 
     
    Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Car, peut-être, ô sacrilège, justement les anglais ne voulaient plus de ce système qui les privaient de plus en plus de leurs prérogatives démocratiques, à savoir de pouvoir faire les choix politiques pour leur pays, indépendamment des intérêts de la City et de l'Union européenne? 
     
    Ce mouvement populaire de mécontentement n'est pas nouveau et n'est pas restreint à la Grande Bretagne. En France déjà, en 2013, les sondages étaient éloquents:
    58 % estiment que l'Union européenne a un impact négatif sur la France. Elles ne sont que 19 % à estimer que l'UE a un effet positif et 9 % qu'elle n'a pas d'impact. (...) Selon ce sondage, 52 % des Français souhaitent moins d'Europe à l'avenir, contre 17 % d'un avis contraire et 18 % qui préfèrent que rien ne change.
    Autrement dit, non seulement l'image est très négative, mais la volonté des gens de voir moins d'ingérance de l'UE n'a pas été respectée, la machine est lancée et s'est emballée.  Pour autant, en France, nous n'avons pas lancé de référendum, le dernier de 2005 sur la soi-disant "constitution" européenne a servi de leçon au pouvoir. L'opinion du peuple est connue, ce n'est pas la peine d'insister, il faut passer outre.
     
    En Grande Bretagne, manifestement, il reste des forces politiques capables de mettre un grain de sable dans l'engrenage. Pour autant, il y a peu de chances que cela fasse boule neige, dans un avenir proche. Tout d'abord, la Grande Bretagne a eu la sagesse de ne pas abandonner sa monnaie nationale, ensuite elle a bénéficié de toute une série d'exception lui donnant un statut particulier. Et cela a été possible justement en raison de forces politiques nationales non marginales également orientées vers la défense de l'intérêt nationale. 
     
    Mais, tout n'est pas gagné. L'UE enjoint le pays à lancer rapidement la procédure de sortie, même si cette procédure est particulièrement floue. Face à cela, les partisans de l'Union européenne se radicalisent, mettent la pression sur l'ancien maire de Londres et lancent une pétition pour faire annuler le référendum. Il y aurait déjà 850 000 signatures. Cela rappelle beaucoup le "troisième tour démocratique", non prévu par la Constitution, des élections présidentielles ukrainiennes de 2004, celles qui ont lancé le coup d'envoi à l'instabilité politique chronique du pays. Car il suffit de bafouer une seule fois les règles démocratiques, pour que la machine s'enraille. En d'autres termes, combien faudra-t-il de référendum pour obtenir le "bon" résultat?
     
    Côté Union européenne, certes, la situation est compliquée. Nous sommes, avec le départ de l'Angleterre, à la veille de l'avènement du 4e Reich. Mais l'Allemagne d'aujourd'hui a-t-elle les reins assez solides pour entraîner autant de boulets? Il s'agit non seulement de ses capacités financières, mais aussi de sa force politique. Et l'on peut en douter.
     
    Par ailleurs, l'UE ne peut pas se permettre que la sortie de l'Angleterre ne se passe trop bien, ça pourrait lancer des vocations, déjà bien présentes, même si, pour l'instant, elles manquent d'artisans pour le réaliser. Pour autant, il va être difficile de "sanctionner" la Grande Bretagne, sans risquer des revers financiers et politiques sérieux.
     
    Nous sommes encore bien loin d'un Armageddon politique européen, mais des fissures importantes apparaissent sur un édifice dont le déficit démocratique est flagrant. Aurons-nous le courage de nous poser cette question: avons-nous réellement besoin de cette Europe-là?
     
     

    Alors, Brexit, ou pas ? (+ mes tweets)


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