• Quelques-uns de mes tweets (eva) :

    La démocratie, qu'on vous dit. Ouais, ici faut revoter, là il faut maquiller un Traité, ailleurs comme en Amérique Latine, on débarque l'Elu
    Hé quoi, vous aviez cru qu'on allait laisser le petit peuple décider du sort de son pays? Bah voyons, c'est la ploutocratie vorace qui décide
    Vous êtes un vieux con, du terroir, et sans diplôme, bah faudra plus voter, c'est ça la démocratie "moderne". Laissez la place aux jeunes loups !
    Quand le vote ne plaît pas, nos décideurs "démocrates" sortent de leur chapeau melon un lapin 2e vote, des calomnies, ou un chaos économique

    "Laisser partir la GB signifie assister à l’écroulement du système de domination anglo-saxonne sur le monde"

    RT Étonnant que tous les médias voient dans le Brexit un cataclysme et les méfaits,mais pas ce qui a de positif a long terme pour le peuple

    https://twitter.com/rsistons

     

    samedi 25 juin 2016

    Petit billet de rigueur sur le Brexit, what else?

     
     
     
    Le oui l'a remporté, mais l'on nous explique que les anglais sont désespérés, que c'est tragique pour le pays, qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Père, pardonnes leur! En effet, comment oser dire non à l'UE, à son avenir glorieux, à ses routes pavées d'euros, à sa City fleurissante, à ses horaires dérégulés et à son SMIC remis au placard avec les fichus de mémé. Comment lui dire non? Im-pen-sable. Alors imaginez un instant que les anglais aient réellement voulu sortir de l'UE? Bouhhh, j'en ai des frissons dans le dos, comme toute la presse française.
     
    Les titres de notre bonne presse nationale sont d'une originalité digne des grandes heures du bolchévisme. "Le jour d'après ..." lit-on ici et là. Sans oublier le "choc historique", car évidemment l'UE est une très vielle institution européenne qui était vouée à l'éternité, qui en doutait?
     
    Entre les "ils vont tomber de hauts", les "on nous a volé notre pays", l'objectivité de la presse est, comme à son habitude, infallible. Prenons un article du journal Le Monde, en grande forme:
    « C’est un spectacle merdique. Nous sommes tous devenus un peu plus pauvres ce matin », résume Peter, 45 ans, un banquier de la City, où l’on craint de voir partir des milliers de banquiers pour d’autres places européennes. Vendredi matin, Peter criait « vendez ! » (de la livre sterling) à ses collègues, en constatant que David Cameron, qui a voulu ce référendum et échoué dans sa campagne en faveur du « Remain », s’apprêtait a annoncer sa démission, devant le 10 Downing Street, la résidence du premier ministre. « Sa femme [Samantha Cameron] se tenait à ses côtés. Ce n’était pas bon signe », dit-il.
    Bref, la City est en crise et il se trouve que la Grande Bretagne dépasse les frontières de la City, ce que le référendum vient de rappeler. Mais qui sont ces "autres", ceux qui ont osé voter contre l'ordre, somme toute nouvellement, établi? Ceux qui justement ont "volé" le pays (à qui, ce n'est pas précisé).
     
    Et là c'est L'Express qui prend le relai, en nous expliquant que ce sont les vieux (donc ceux qui sont rétrogrades, dépassés, ne comprennent rien - je traduis) et les ratés (ceux qui ne sont pas matériellement les mieux garantis, justement les "dérégulés" et les "desmicarisés") qui ont voté, mais ils se sont trompés. Si, si, je vous assure!

    Les plus fervents partisans du Brexit sont souvent âgés et d'un milieu plus modeste que la moyenne. A l'occasion du référendum sur l'UE, ils ont cru sanctionnerl'establishment. Mais leurs ennuis, et ceux du pays tout entier, ne font que commencer.

    Car évidemment, la City et l'UE, qui développaient la main dans la main une politique sociale incontestable et incontestée (voyons ce qui se passe en France avec la réforme du travail initiée selon les orientations données par l'UE), donc la City et l'UE ne pourront plus maintenant défendre la veuve et l'orphelin, ce qui les rend tristes. 
     
    Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Car, peut-être, ô sacrilège, justement les anglais ne voulaient plus de ce système qui les privaient de plus en plus de leurs prérogatives démocratiques, à savoir de pouvoir faire les choix politiques pour leur pays, indépendamment des intérêts de la City et de l'Union européenne? 
     
    Ce mouvement populaire de mécontentement n'est pas nouveau et n'est pas restreint à la Grande Bretagne. En France déjà, en 2013, les sondages étaient éloquents:
    58 % estiment que l'Union européenne a un impact négatif sur la France. Elles ne sont que 19 % à estimer que l'UE a un effet positif et 9 % qu'elle n'a pas d'impact. (...) Selon ce sondage, 52 % des Français souhaitent moins d'Europe à l'avenir, contre 17 % d'un avis contraire et 18 % qui préfèrent que rien ne change.
    Autrement dit, non seulement l'image est très négative, mais la volonté des gens de voir moins d'ingérance de l'UE n'a pas été respectée, la machine est lancée et s'est emballée.  Pour autant, en France, nous n'avons pas lancé de référendum, le dernier de 2005 sur la soi-disant "constitution" européenne a servi de leçon au pouvoir. L'opinion du peuple est connue, ce n'est pas la peine d'insister, il faut passer outre.
     
    En Grande Bretagne, manifestement, il reste des forces politiques capables de mettre un grain de sable dans l'engrenage. Pour autant, il y a peu de chances que cela fasse boule neige, dans un avenir proche. Tout d'abord, la Grande Bretagne a eu la sagesse de ne pas abandonner sa monnaie nationale, ensuite elle a bénéficié de toute une série d'exception lui donnant un statut particulier. Et cela a été possible justement en raison de forces politiques nationales non marginales également orientées vers la défense de l'intérêt nationale. 
     
    Mais, tout n'est pas gagné. L'UE enjoint le pays à lancer rapidement la procédure de sortie, même si cette procédure est particulièrement floue. Face à cela, les partisans de l'Union européenne se radicalisent, mettent la pression sur l'ancien maire de Londres et lancent une pétition pour faire annuler le référendum. Il y aurait déjà 850 000 signatures. Cela rappelle beaucoup le "troisième tour démocratique", non prévu par la Constitution, des élections présidentielles ukrainiennes de 2004, celles qui ont lancé le coup d'envoi à l'instabilité politique chronique du pays. Car il suffit de bafouer une seule fois les règles démocratiques, pour que la machine s'enraille. En d'autres termes, combien faudra-t-il de référendum pour obtenir le "bon" résultat?
     
    Côté Union européenne, certes, la situation est compliquée. Nous sommes, avec le départ de l'Angleterre, à la veille de l'avènement du 4e Reich. Mais l'Allemagne d'aujourd'hui a-t-elle les reins assez solides pour entraîner autant de boulets? Il s'agit non seulement de ses capacités financières, mais aussi de sa force politique. Et l'on peut en douter.
     
    Par ailleurs, l'UE ne peut pas se permettre que la sortie de l'Angleterre ne se passe trop bien, ça pourrait lancer des vocations, déjà bien présentes, même si, pour l'instant, elles manquent d'artisans pour le réaliser. Pour autant, il va être difficile de "sanctionner" la Grande Bretagne, sans risquer des revers financiers et politiques sérieux.
     
    Nous sommes encore bien loin d'un Armageddon politique européen, mais des fissures importantes apparaissent sur un édifice dont le déficit démocratique est flagrant. Aurons-nous le courage de nous poser cette question: avons-nous réellement besoin de cette Europe-là?
     
     

    Alors, Brexit, ou pas ? (+ mes tweets)


    votre commentaire

  • vendredi 10 juin 2016

    Seppelt, le héros agressif de la propagande allemande anti-russe

     Seppelt

     
     
    La chaîne allemande ARD et le journaliste Hajo Seppelt sortent le troisième film sur le dopage en Russie, un seul n'a manifestement pas été suffisant. Mais suffisant pour quoi? Le 17 juin la décision finale doit être prise sur la participation - ou non - de toute l'équipe russe d'athlétisme aux JO de Rio. Peu importe, ceux qui se sont dopés, ceux qui ne se dopent pas. Si ce n'est toi c'est donc ton frère ... Et le troisième film, ça devient de l'acharnement, est sorti le 8 juin. Trois mois après le précédent.
     


    Nous ne reviendrons pas sur le fond de ce film, je n'ai pas mené d'enquête et je ne suis pas chimiste. Mais certains éléments concernant la démarche laissent songeur sur la fiabilité des informations obtenues et des conclusions tirées: il y a un dopage d'état en Russie. Donc ce n'est pas un ou deux athlète - 0,3% sont contrôlés positifs - qui doivent être écartés et justement sanctionnés pour ne pas salir le sport dans son ensemble. Non, c'est la Russie en tant que tel qu'il faut sanctionner. 
     
    Et quoi de mieux que la presse? Quand les problèmes sont juridiques, on utilise la justice et un tribunal. Quand la question est politique, les journalistes font l'affaire. Ils sont indépendants, ne l'oubliez pas. 
     
    Donc je ne reviendrai pas (vous pouvez le voir dans la vidéo) sur les moments croustillants où, par exemple, ils cherchent dans l'ombre d'une voiture de l'équipe russe pour faire apparaître magiquement par traitement d'image le visage voulu et donc prouver l'implication des émissaires russes. C'est vraiment de trop bas étage. Et il y a des éléments plus intéressants.
     
    Tout d'abord, les éléments matériels à charge viennent de l'acien responsable du Centre russe anti-dopage, en place de 2006 à 2015, Grigori Rodtchenkov. Ses problèmes commencent en 2013, où il est éclaboussé par une affaire de dopage touchant sa soeur, condamné en première instance à une peine de prison, il est relâché en appel. Mais l'Agence mondiale anti-dopage déclare la nécessité de fermer ce Centre et en 2015 accuse son ancien responsable G. Rodtchenkov d'avoir détruit des preuves. Il est écarté de ses fonctions en fin d'année 2015 sur demande de l'Agence mondiale anti-dopage. En janvier 2016 il part à Los Angeles, où il est accueilli en héro, reçoit un appartement, une voiture et se trouve à la tête d'un laboratoire ... anti-dopage. Cette source principale est manifestement extrémement fiable ...
     
    Ensuite, Hajo Seppelt, le journaliste qui a réalisé ces trois films sur la Russie, reconnait devant les caméra du journaliste russe de NTV Kondratiev que son film devait sortir avant le 17 juin, c'est-à-dire avant que la décision ne soit prise quant à la participation de la Russie aux JO. Voir l'interview ici. Pour reprendre ses paroles:
     "après (le 17 juin) il ne présente aucun intérêt". 
    Il affirme sa position:
     "un état qui soutient le dopage n'a pas le droit de présenter ses athlètes aux JO". 
     
    Nous en sommes quitte pour l'objectivité du journaliste. Mais ce qui est intéressant, à côté de cela, est de remarquer qu'il a été respectueusement accueilli par le ministre russe du sport Vitaly Mutko, ministre qu'il traîne dans la boue ensuite dans son film.
     
     
     
    Et quand le journaliste russe lui demande ce qu'il pense de ces chiffres: 0,3% de dopage en Russie et 0,27% en Allemagne, Seppelt commence à perdre ses moyens et devient agressif. Il dit de ne pas s'occuper de l'Allemagne et que le journaliste russe s'occupe de la Russie. Cette conception ne semble pas s'appliquer à lui-même. C'est alors qu'il se lève et ne veut plus répondre aux questions qu'il juge "stupides". Ou dérangeantes ...
     
    Mais le summum est atteint avec l'interview qu'il accorde aux journalistes de BGTRK Olga Skabeeva et son opérateur. Regardez d'abodr ne serait-ce que les images, elles sont parlantes:
     
     
    Tout d'abord, H. Seppelt, le journaliste "indépendant", accepte de donner une interview à condition que les questions ne soient pas stupides. L'on frôle le complexe de supériorité, mais passons. Ca devient intéressant à partir de la minute 2.37. Lorsque O. Skabeeva lui demande s'il peut présenter les preuves dont il parle dans son film, des enregistrements qu'il prétend détenir et ne montre pas. Tout d'abord il prétend qu'elle n'a rien compris, qu'il n'y a pas d'enregistrements. Et quand elle le renvoie à son film il commence à disjoncter. Le pire arrive lorsqu'elle lui explique que c'est important pour elle car son pays risque de ne pas participer aux JO - notamment à cause de ce film salué par l'Organisation mondiale anti-dopage. Il lui répond qu'elle ne doit pas s'intéresser à son pays, mais être indépendante. Elle répond qu'elle aime son pays et que ça l'inquiète. Et là il disjoncte totalement. Il lui hurle qu'il n'y a aucune raison pour aimer son pays, qu'elle ne doit pas aimer son pays, qu'elle doit être indépendante. Mais qu'elle est trop stupide pour cela. Ensuite, il réalise qu'il va trop loin et exige les enregistrements que les journalistes russes évidemment ne veulent pas donner. Il prend le micro de force, il les met dehors avec l'appareillage, frappe l'opérateur dans le couloir et ensuite les poursuit 30 minutes dans la rue.
     

     
    Il est difficile de croire qu'un tel individu, qui déteste la Russie de manière aussi vicérale, qui rejette l'idée même qu'il soit possible pour un russe d'aimer son pays sans être stupide (ce qu'il hurle à la face de journaliste en guise de ponctuation), que cet individu puisse produire un reportage objectif. Il s'agit finalement d'une basse oeuvre de propagande, une de plus, mais qui est saluée par l'Agence  mondiale anti-dopage. 
     
    Imaginez si un journaliste européen était traité de la sorte en Russie? Ce serait un raz-de-marée médiatique. Mais les journalistes russes peuvent être dénigrés, agressés, s'ils ne sont pas "indépendants" (c'est-à-dire "indépendants" de la Russie manifestement), ça ne vaut pas une ligne. Ce qu'il faut tomber bien bas.
     
     

    votre commentaire
  • Le rôle manipulateur

    des médias occidentaux

    dans les renversements

    de régimes

    Le rôle manipulateur des médias occidentaux dans les renversements de régimes

    Deux journalistes vénézuélien et syrien ont révélé les manipulations auxquelles se sont adonnés des médias occidentaux dans deux crises du Moyen-Orient: celle de la Libye pour renverser le leader libyen Mouammar al-Kadhafi et celle de la Syrie pour renverser le président Bachar al-Assad.

    Au nom de la mission humanitaire

    Rolando_SeguraReporter de la chaîne Telesur, le vénézuélien Rolando Segura  se trouvait en Libye lors des événements de 2011.

    «J’étais correspondant dans ce pays et j’ai tout vu de mes propres yeux. Les journaux et les chaînes répétaient à longueur de temps qu’une +intervention humanitaire+ était indispensable dans ce pays pour protéger les civils contre le dictateur sanglant », a-t-il déclaré pour l’agence russe Sputnik, en marge d’un forum organisé dans la capitale russe, intitulé « Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux ».

    Et voilà que cette « mission humanitaire » s’est traduite par des bombardements qui ont fait entre 30 000 et 100 000 victimes, poursuit-il.

    « Ces mêmes médias qui accusaient sans répit Kadhafi de tous les maux, n’ont pas prononcé un seul mot sur les bombardements occidentaux sur des hôpitaux, écoles, immeubles résidentiels, installations d’approvisionnement en eau et en électricité », a pointé M. Segura.

    Et d’ajouter que les médias libyens officiels avaient été abolis, si bien que la population de ce pays ne pouvait plus être informée sur ce qui se passe dans le pays. « Ainsi, ils ont pris le contrôle même sur l’espace médiatique de ce pays », a-t-il rappelé.

    Une campagne planifiée à l’avance

    sana_DawaUn scénario similaire avait été planifié pour la Syrie, estime le directeur de l’agence officielle syrienne Sana.

    « Tout à coup (quand la guerre a embrasé la Syrie, ndlr), de nombreux journalistes en provenance d’autres pays sont venus en Syrie et ont commencé à diffuser des informations sur des événements qui n’avaient jamais eu lieu », a-t-il dit.

    « Certaines chaînes comme Al-Jazeera et Al-Arabiya ont immédiatement commencé à inventer des problèmes et la plupart des rapports n’étaient pas précis », a ajouté M. Dawa, affirmant qu’il s’agissait d’une campagne planifiée à l’avance. C’était une guerre d’information contre le peuple syrien », a mis en exergue M. Dawa.

    En raison de sa couverture biaisée de la crise syrienne en 2011, la chaine qatarie al-Jazeera a connu un mouvement de défection d’un nombre important de ses grands journalistes. Ils l’ont accusé d’occulter certains faits primordiaux. Dont entre autre que l’opposition syrienne était armée et a mené initialement des attaques contre les militaires et les gendarmes syriens.

    Guerre médiatique occidentale

    forum_medias1« Une rhétorique similaire résonne aujourd’hui et vise des pays comme la Russie et le Venezuela. Les médias américains peignent quotidiennement en noir la situation dans mon pays, appelant à une intervention extérieure et ce +pour le bien du peuple vénézuélien+ », a lancé Rolando Segura.

    Selon ce dernier, les médias qui diffusent un point de vue alternatif sur les événements internationaux doivent s’unir pour faire front uni face à « la guerre médiatique occidentale ».

    « C’est avec tout le sérieux possible qu’il faut prendre les déclarations des leaders occidentaux appelant à torpiller le travail des médias comme RT, Sputnik ou Telesur. Nous devons nous entraider pour leur compliquer la tâche qui n’est autre qu’une attaque à la liberté d’expression », a conclu l’expert.

    Le forum « Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux » a démarré à Moscou le lundi 6 juin. Des experts des médias de 30 pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, la Chine, l’Egypte, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et les Emirats Arabes Unis, participent au forum qui se tient dans l’agence Rossiya Segodnya.

    L’événement a été inauguré par une session intitulée « Le journaliste à l’époque de l’après mainstream » où des experts russes et étrangers se sont réunis pour discuter des tendances actuelles dans les médias et des traits caractéristiques de cette époque pour tenter de pénétrer la dynamique de son développement.

    Sources : Sputnik

    via: http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=307668&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=33&s1=1

    http://reseauinternational.net/le-role-manipulateur-des-medias-occidentaux-dans-les-renversements-de-regimes/


    votre commentaire
  •  Alep: L’histoire de deux hôpitaux

    http://reseauinternational.net/alep-lhistoire-de-deux-hopitaux/

    Alep: L’histoire de deux hôpitaux

    Ces derniers jours, la presse commerciale occidentale s’est déchaînée avec des reportages de bombardements d’hôpitaux, de civils morts et de crimes de guerre tous attribués, de manière prévisible, au gouvernement laïque de Bachar al-Assad. Selon les gouvernements occidentaux et leurs porte-voix médiatiques, les forces d’Assad ont visé des hôpitaux dans le but de… eh bien… personne ne sait pourquoi, en toute logique, les forces d’Assad bombarderaient des hôpitaux civils. Pourtant, les harpies occidentales – les médias et les ONG de défense des droits de l’homme – continuent à marteler à tue-tête des affirmations infondées comme la fausse information que l’Armée arabe syrienne bombarde des équipements médicaux civils.

    Le premier hôpital : al-Qds

    Le bombardement attribué à l’armée arabe syrienne a entraîné la destruction de l’hôpital al-Quds, un hôpital prétendument lié à Médecins sans frontières, situé à Alep. Même officiellement, toutefois, il est important de noter que le supposé hôpital n’était pas un établissement appartenant à MSF, mais qu’il était soutenu par MSF. Cela peut paraître un petit détail technique, mais cela fait effectivement une différence importante puisque MSF est bien connu pour être tout sauf un observateur impartial dans la crise syrienne. Comme Tony Cartalucci l’a écrit dans son article de 2013 Les médecins à l’origine des accusations d’utilisation d’armes chimiques en Syrie donnent un coup de pouce aux terroristes.

    Alors que MSF est souvent décrit par les médias occidentaux comme indépendant, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

    Pour commencer, Médecins sans frontières est entièrement financé par les mêmes institutions financières qui sont derrière Wall Street et le cercle dominant la politique étrangère de Londres, et qui espèrent un changement de régime en Syrie et en Iran. Le propre rapport annuel de Médecins sans frontières (le rapport de 2010 est accessible ici), mentionne comme donateurs Goldman Sachs, Wells Fargo, Citigroup, Google, Microsoft, Bloomberg, Bain Capital, la société de Mitt Romney, et une myriade d’autres sociétés financières. Médecins sans frontières présente aussi des banquiers dans son Comité de parrainage, dont Elizabeth Beshel Robinson de Goldman Sachs.

    Ce qui complique encore, c’est que Médecins sans frontières, organisation soi-disant indépendante et humanitaire affirme que ses équipements médicaux sont installés dans des régions tenues par les terroristes en Syrie, en particulier le long de la frontière syrienne nord avec la Turquie, qui est membre de l’Otan. Dans une interview avec NPR [la radio publique nationale des Etats-Unis, NdT], Stephen Cornish, de Médecins sans frontières, a révélé la nature de l’implication de son organisation dans le conflit syrien, en expliquant que l’aide a été envoyée à des régions hors du contrôle du gouvernement syrien, et que son organisation installe en fait des équipements dans ces zones. Cornish admet [c’est nous qui soulignons] :

    Ces derniers mois, nous avons eu une salle de soin qui s’est ouverte dans une cave. Nous en avons une autre qui était ouverte dans une ferme de poulets, une troisième dans une maison. Et ces structures, nous avons essayé de les équiper du mieux que nous pouvions sans technologie moderne et avec des équipes médicales complètes. À l’origine, elles traitaient principalement des combattants blessés et des gens qui étaient… des civils qui étaient directement touchés par le conflit.

    Autrement dit, l’organisation financée par Wall Street fournit un soutien aux militants armés et financés par l’Occident et ses alliés régionaux, dont la plupart se sont révélés être des combattants étrangers, affiliés ou appartenant directement à al-Qaïda et son aile politique de facto, les Frères musulmans. Cette soi-disant organisation humanitaire internationale est en réalité un autre rouage de la machine militaire secrète tournée contre la Syrie et joue le rôle d’un bataillon médical.

    Dans une interview révélatrice à NPR, que Cartalucci cite partiellement dans son propre article, le directeur exécutif de MSF, Stephen Cornish, a admis que l’organisation apportait une aide importante aux escadrons de la mort ; pas seulement un traitement basé sur un serment d’Hippocrate impartial, mais ce qui semble être un programme basé chez les rebelles.

    Même en admettant que les civils dont parle Cornish sont vraiment des civils, l’équipe de ce dernier s’est aussi concentrée sur les blessures des combattants, ce qui est un objectif intéressant si on considère que les équipes sont principalement localisées dans les territoires contrôlés par les escadrons de la mort.

    En effet, Cornish lève tous les doutes sur la question de savoir si oui ou non les escadrons de la mort reçoivent des soins en priorité lorsque l’interview se poursuit. Cornish déclare :

    Il est donc très difficile pour les civils d’accéder à des soins. Et l’une des difficultés, aussi, est qu’un grand nombre de plus petites salles de soins mises en place soit sont submergées par des combattants soit traitent en priorité des combattants. Et ce dont nous aurions certainement besoin est que toutes les salles de soins et tous les dispensaires accueillent aussi la population civile.

    BLOCK: Vous voulez dire, en d’autres termes, que les combattants ont la priorité pour les soins médicaux et que les civils souffrent de cela.

    CORNISH: Malheureusement, c’est parfois la réalité sur le terrain. Pour certaines des salles de soins que nous avons visitées, vous pourriez le dire parce que non seulement il n’y avait pas de civils dans les unités de soins, mais il n’y avait pas non plus de lits et de toilettes pour les femmes. Donc c’est en quelque sorte un don pour rien. [C’est nous qui soulignons]

    Si on revient à la question de l’hôpital al-Quds, cependant, il faut relever que l’établissement a été signalé comme n’étant rien de plus qu’un hôpital de campagne pour les terroristes emprisonnés à Alep par le passé, dont le bombardement a tué plus de 50 combattants des escadrons de la mort, du moins selon les rapports de Ziad Fadel de Syrian Perspective. Après tout, l’hôpital était géré dans la zone de Sukkari, tenue par les rebelles.

    Certains, cependant, ne sont pas d’accord sur la question de savoir si oui ou non l’hôpital a effectivement été bombardé. Les gouvernements tant syrien que russe ont niéavoir bombardé l’hôpital, pour commencer. Les Russes ont suggéré que la coalition anti-EI faisait manœuvrer des avions de combat dans la zone à peu près au moment du bombardement, laissant entendre que le bombardement avait peut-être été conduit par les forces américaines, mais les États-Unis rejettent l’affirmation russe.

    En plus de la question de savoir si oui ou non l’hôpital bombardé était un établissement civil ou de combattants, il y a encore la question si oui ou non l’hôpital de campagne qui a été bombardé était effectivement al-Quds et, assez étrangement, si oui ou non al-Quds a jamais effectivement existé.

    Par exemple, Dr. Nabil Antaki, un médecin basé à Alep ouest, a remis en questionl’existence d’al-Quds. Après avoir vu la vidéo de Channel 4 montrant l’hôpital peu de temps avant l’attaque, il a répondu que «cet hôpital [Al Quds] n’existait pas avant la guerre. Il doit avoir été installé dans un immeuble après le commencement de la guerre. Je ne connais personne dans l’est d’Alep qui puisse confirmer que cet hôpital est Al Quds.»

    Le second hôpital : al-Dhabeet

    Pourtant, si le summum des crimes de guerre et de la brutalité est le bombardement d’hôpitaux, les États-Unis ont été obligés de se rétracter lorsque, après quelques jours seulement de propagande à l’adresse du public occidental avec des rapports sur le bombardement de l’hôpital par l’Armée arabe syrienne, leurs propres animaux de compagnie terroristes ont commencé à tirer ouvertement des missiles sur un autre hôpital d’Alep.

    Évidemment, les États-Unis n’ont pas fait mention de leur propre bombardement d’un hôpital de MSF à Kunduz, en Afghanistan plus tôt cette année.

    Pourtant, le secrétaire d’ État américain John Kerry a été contraint de condamner les attaques de roquettes visant l’hôpital syrien par des terroristes soutenus par l’Occident, quoique d’une manière qui ne faisait pas directement peser le blâme sur les forces auxiliaires des États-Unis.

    En effet, le 3 mai dernier, l’agence de presse SANA rapportait :

    Les terroristes ont tiré 65 roquettes sur les quartiers de la rue al-Neel, al-Siryian, al-Khalidyia, al-Mocambo, al-Sabeel et aux alentours de la mosquée al-Rahman, laissant 11 civils tués et 37 blessés. Une source de la Direction de la santé d’Alep a dit que la plupart des civils blessés étaient des enfants et des femmes et que leurs blessures sont si graves que le nombre de civils morts pourrait augmenter.

    Eva Bartlett commente le rapport dans son propre article Hospitals Bombed: Aleppo Burning Under ‘Moderate’ Terrorist Bombs et écrit :

    Plus tard, le correspondant de l’agence SANA à Alep a rapporté que trois femmes avaient été tuées, que 17 autres femmes et enfants étaient blessés et que des dommages matériels importants avaient été causés par l’attaque des organisations terroristes à l’obus sur l’hôpital al-Dhabeet dans le quartier d’al-Mouhafaza.

    SANA a recensé les districts attaqués : al-Midan, al-Furqan, Nile Street, al-Mukambo, al-Khalidiye, Jami’et al-Zahra’a, al-Ameriye, al-Ramousa, al-Masharqa, al-Muhafaza, al-Meridian, al-Serian, al-Sabeel, et al-Jamiliye dans la ville d’Alep.

    SANA a posté sur sa page Facebook de nombreuses photos de l’hôpital al-Dhabeet bombardé, notant que le nombre de morts avait augmenté pour atteindre au moins 14, un chiffre qui sans doute augmentera encore au cours des prochaines heures.

    Selon SANA TV, le nombre des personnes tuées a augmenté pour atteindre 28.

    Les images brutes de Ruptly TV montrent les effets désastreux des bombardements et – sans censure – quelques victimes mutilées.

    L’histoire de deux hôpitaux, en effet, du moins du point de vue de l’Occident et des Anglo-Américains. Dans les médias occidentaux, le bombardement d’un hôpital (s’il a effectivement eu lieu) équivaut à un crime de guerre qui justifie la condamnation du monde tandis que l’autre justifie une plainte contrainte, hésitante et tiède. Même l’aveu douloureux que bombarder des civils et des hôpitaux civils est mal a eu de la peine à sortir de la bouche de Kerry avant d’être accompagné par la condamnation requise du gouvernement syrien et du président élu Bachar al-Assad. Pourtant, le récent bombardement de l’al-Dhabeet n’est rien de nouveau en Syrie. Les terroristes soutenus par l’Occident ont lancé des assauts contre les hôpitaux depuis le début de la crise. Comme le Prof. Tim Anderson l’a fait remarquer :

    Ces cinq dernières années, les groupes d’al-Qaida ont attaqué deux tiers de tous les hôpitaux et cliniques de Syrie, plus les fabriques de médicaments, dont beaucoup étaient à Alep. [Le plus récent s’appelle Al Dabit] L’hôpital général Al Razi (public) a aussi été frappé par la coalition al-Nusra, il n’y a que quelques jours.

    Anderson a aussi mentionné un grand nombre d’autres attaques sur des hôpitaux comme énumérés ci-dessous.

    • l’hôpital al Watani à Qusayr bombardé par Farouq FSA, en 2012 (Video)
    • un attentat suicide d’al-Nusra–ASL frappe l’hôpital al Kindi Alep (Video)
    • des groupes d’al-Qaida ont bombardé l’hôpital Ibn Rushd, aussi à Alep, le 26 avril (Video)
    • L’hôpital général al Razi a aussi été touché il y a quelques jours (lien)

    «Sans surprise, écrit Eva Bartlett, au lieu de rapporter ces exemples documentés de terroristes (qui se filment eux-mêmes) attaquant des hôpitaux syriens, les médias commerciaux et les groupes propagandistes des droits de l’homme remplissent les premières pages et les écrans de télévision avec des accusations bruyantes que l’Armée syrienne et/ou les Russes ont bombardé un prétendu hôpital de MSF à Alep.»

    Conclusion

    C’est évident, l’indignation occidentale à propos du prétendu bombardement du non-hôpital al-Quds n’a jamais été rien d’autre que de la propagande destinée à rallier le soutien populaire à un plus grand engagement militaire étasunien en Syrie et une tentative de plus de détruire le gouvernement syrien laïque. Au mieux, l’information répétée aux publics occidentaux a été mal interprétée. Au pire, elle a été entièrement inventée.

    Article original en anglais :A Tale Of Two Hospitals: Fabricated Bombing Incident vs. Open Terrorist Targeting Of Facilities In Aleppo?

    Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francohone

    Brandon Turbeville – voir les archives de ses articles – est l’auteur de sept ouvrages : Codex Alimentarius — The End of Health Freedom, 7 Real Conspiracies, Five Sense Solutionset Dispatches From a Dissident, volume 1 and volume 2, The Road to Damascus: The Anglo-American Assault on Syria, ainsi que The Difference it Makes: 36 Reasons Why Hillary Clinton Should Never Be President. Turbeville a publié plus de 650 articles sur une grande variété de sujets qui comprennent la santé, l’économie, la corruption du gouvernement et les libertés civiles. L’émission de radio de Brandon Turbeville, Truth on The Tracks peut être écoutée chaque lundi soir à 21h UCYTV. Son site : BrandonTurbeville.com Il est disponible pour des interviews à la radio et la TV. Contact : activistpost (at) gmail.com.


    votre commentaire
  • L’immonde présentation du concert russe à Palmyre par «Le Monde »


    La bassesse de la rédaction du quotidien Le Monde, aveuglée par son hystérie russophobe et son aversion à l’égard du président Poutine, s’étale ci-dessous. [Silvia Cattori]

     

    Syrie : un orchestre symphonique russe donne un concert dans l’amphithéâtre de Palmyre

    LE MONDE | 06.05.2016 

    Le chef d’orchestre russe Valéri Guerguiev a dirigé, jeudi 5 mai, l’orchestre symphonique du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg dans l’amphithéâtre de la cité antique syrienne de Palmyre. Il était notamment accompagné du violoncelliste Sergueï Rodoulguine, proche du président russe Vladimir Poutine et lié au récent scandale des « Panama Papers ».

    Le concert a eu lieu en fin d’après-midi dans la cité dont les monuments les plus célèbres ont subi des dégâts inestimables de la part des djihadistes. Il a été retransmis en direct par la télévision publique russe, M. Poutine intervenant en vidéoconférence pour saluer un « extraordinaire acte d’humanité ». Le ministre des affaires étrangères britannique, Philip Hammond, a vivement critiqué l’organisation de ce concert, le qualifiant dans un communiqué de « tentative de mauvais goût de détourner l’attention des souffrances continues de millions de Syriens »Le monde.fr

    Le Point, reprend la dépêche de l’AFP, qui depuis le début de la guerre en Syrie est dans la ligne diplomatique de l’Etat français. SC

    Poutine à la baguette d’un concert en Syrie

    Source: http://www.lepoint.fr le 06/05/2016 

    Sergueï Roldouguine, proche du président russe, a participé au concert symphonique décrit par Vladimir Poutine comme un « extraordinaire acte d’humanité ».


    Nous reproduisons ci-dessous la présentation sobre de la presse russe touchant cet évènement exceptionnel. SC.


    Un maestro russe et son orchestre symphonique dans les ruines de Palmyre pour célébrer sa libération

    http://arretsurinfo.ch/limmonde-presentation-du-concert-russe-a-palmyre-par-le-monde/#.VyzVHwlFg_A.facebook

     

    palmyre

    Cela a dû donner de longs frissons aux invités qui ont eu le privilège d’assister à ce concert unique dans Palmyre libérée. Sans les sacrifices de la Russie. venue en aide à l’armée syrienne, ce site antique n’aurait pas encore repris vie. SC

    Le célèbre chef d’orchestre Valeri Guerguiev a dirigé ce jeudi 5 mai un concert dans l’antique ville de Palmyre pour soutenir la restauration de ce site inscrit à l’UNESCO et rendre hommage aux victimes de la guerre syrienne.

    Ce n’est pas la première fois que la musique classique pourra être entendue dans des ruines : en 1990, trois célèbres ténors, Luciano Pavarotti, Plácido Domingo et José Carreras avaient donné un concert aux Thermes de Caracalla, à Rome, la veille de la finale de la coupe du monde de football organisée en Italie. L’incroyable succès commercial de leur concert a montré que la musique classique n’était pas qu’un musique destinée à l’élite.

    La musique classique jouée parmi les antiques bâtiments de Palmyre représente, pour beaucoup de par le monde, un symbole de la victoire de la civilisation sur la barbarie. Il y a seulement quelques semaines, cette perle de l’architecture antique inscrite au patrimoine de UNESCO se trouvait entre les mains des terroristes de Daesh. La ville a subi des dommages irréversibles sous l’emprise des extrémistes : ils ont détruit les temples de Baalshamin et de Baal, ont fait exploser d’autres constructions et statues anciennes.

    L’archéologue Khaled Asaad, chef du département des antiquités de Palmyre, a été exécuté et pendu par les terroristes sur le colonne de l’un des bâtiments à la restauration duquel il avait consacré la plupart de sa vie. L’objectif : dissuader tous les «infidèles» d’admirer de telles ruines. Ces atrocités ne relevaient pas du pur et simple vandalisme : la destruction des édifices a été utilisée dans les vidéos de propagande de l’Etat islamique, et le pillage de monuments historique s’est avéré être un fructueux business : les antiquités de Palmyre ont connu un succès immédiat sur le marché noir.

    La ville de Palmyre, conquise par Daesh en mai 2015, a étéreprise par l’armée du gouvernement syrien soutenue par l’aviation russe le 27 mars, après des combats acharnés qui ont duré plusieurs jours. Dans les jours qui ont suivi la reconquête de la ville, des démineurs russes sont arrivés à Palmyre à la demande du gouvernement syrien pour déminer non seulement les routes, mais aussi les immeubles d’habitation et les monuments historiques. Au total, 2 991 explosifs – dont 432 bombes artisanales – ont été désamorcés, a annoncé la défense russe après la fin des opérations.

    Valeri Guerguiev dirige un des orchestres symphoniques les plus connus et les plus prestigieux au monde. Dans un geste symbolique humanitaire, ses musiciens ont déjà joué dans des lieux où de terribles combats se déroulaient. Juste après la fin de la guerre en Ossétie de Sud en 2008 Valeri Guerguiev a emmené son orchestre dans la capitale d’Ossétie en ruines, Tskhinval pour rendre hommage aux victimes du conflit. Le chef d’orchestre, s’il est né à Moscou, est d’origine ossète et a passé la majeure partie de son enfance et de sa jeunesse dans le Nord de l’Ossétie.

    La performance de Valeri Guerguiev qui a eu lieu sur le site antique de Syrie s’intitule «Prière pour Palmyre» et sa musique vise à faire revivre la ville antique pour célébrer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie en libérant la ville des troupes de Daesh et soutenir les efforts nécessaires pour restaurer les joyaux architecturaux endommagés.

    5 mai 2016.


    Les opinions et assertions exprimées sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.


    votre commentaire