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    BHL à l'Elysée dicte sa politique au Président sans passer par l'Assemblée

     

     

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    Sarkozy en Libye, aujourd'hui, avec BHL.

    C'est normal ????

    Où est la démocratie ?

    Où est l'indépendance de la France ?

    Un pseudo philosophe au service d'Israël

    dicte sa politique à la France, maintenant ?

     

    eva R-sistons


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  • L'affaire Couso dans les cables wikifuités

    du Département d'État :

    Comment les ministres et procureurs espagnols

    obéissaient aux ordres de Washington

    pour annuler les poursuites

    contre les soldats impliqués


    Mónica Ceberio Belaza

    Traduit par  Chloé Meier
    Edité par  Michèle Mialane  -  Fausto Giudice

     

    Les USA  comptaient sur le gouvernement espagnol et sur les procureurs pour clore l'affaire Couso- Selon une note de l'ambassade US, le procureur Conde-Pumpido a affirmé à l’ambassadeur US Aguirre qu'il faisait tout son possible pour que soit classée l'affaire concernant le décès à Bagdad du caméraman de Telecinco. "D'après le ministre des AE Moratinos, la vice-Première ministre De la Vega est intervenue dans ce sens."

    Consulter les cables relatifs à cette affaire

     


    Obtenir le classement de l'affaire Couso par le tribunal de l'Audience nationale, voilà l'un des objectifs prioritaires de l'Ambassade US à Madrid au cours des sept dernières années. Dans sa lutte diplomatique, la légation a fait pression sur deux tableaux. D'une part, elle a entretenu des contacts avec des membres du gouvernement de l'époque, à savoir la vice-Première ministre, María Teresa Fernández de la Vega, les ministres de la Justice et des Affaires étrangères, Juan Fernando López Aguilar et Miguel Ángel Moratinos, ainsi que le secrétaire d'Etat à la Justice, Julio Pérez Hernández.

    D'autre part, elle s'est adressée directement au procureur général de l'Etat, Cándido Conde-Pumpido, et au procureur en chef de l'Audience nationale, Javier Zaragoza. Selon l'ambassade US, le soutien de l'exécutif espagnol était absolu. Une dépêche confidentielle datée du 21 octobre 2005 et signée par l'ambassadeur (US d’origine cubaine) Eduardo Aguirre portait en titre: "Les ministres espagnols déploient  leurs efforts afin que le mandat d'arrêt reste sans effet". Le mandat auquel ce titre fait référence est celui que le juge de l'Audience nationale chargé de l'affaire, Santiago Pedraz, avait lancé deux jours auparavant contre les trois soldats impliqués dans la mort du caméraman espagnol José Couso à Bagdad le 8 avril 2003, survenue suite aux tirs d'un blindé US.

     


    L'ambassade savait parfaitement ce qu'elle voulait – et selon les télégrammes diplomatiques ce qu'elle obtenait – de l'exécutif espagnol. Dans une note (109781) adressée à la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, quelques jours avant sa visite officielle à Madrid, le 1er juin 2007, l'ambassadeur écrit que "le gouvernement espagnol a apporté son aide, en coulisse, pour que le procureur fasse appel [de la décision du juge]". Il lui recommande par ailleurs de mentionner lors de sa rencontre avec le Premier ministre, José Luis Rodríguez Zapatero, la "préoccupation constante" du gouvernement US concernant cette affaire. Il conclut par ces mots: "Nous attendonsdu gouvernement espagnol une vigilance et une coopération soutenues jusqu'à ce que l'affaire soit classée".
     
    Dans un rapport confidentiel envoyé au Département d'Etat le 14 mai 2007 (108143), la légation admet que même si elle s'emploie en public à "faire preuve de respect pour la mort tragique de Couso et pour l'indépendance du système judiciaire espagnol", […]"en coulisse [elle lutte] bec et ongles pour faire disparaître les charges" portées contre les trois militaires.
     
    José Couso, caméraman pour Telecinco, est mort le 8 avril 2003, lors de la prise de Bagdad. Un blindé US a tiré sur l’hôtel Palestine, où il résidait. Le projectile a atteint la chambre 1503, tuant le caméraman ukrainien Taras Protsyuk, de l'agence Reuters, et blessant trois autres journalistes. Couso tournait depuis la terrasse de l'étage inférieur. Grièvement blessé, il est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital malgré les efforts des médecins, qui avaient notamment dû l'amputer d'une jambe. Le 27 mai, la famille a porté plainte contre les auteurs des tirs. Une procédure pénale a été ouverte par l'Audience nationale.

     

     

    Une affaire "dormante"

    Pendant la première année, l'ambassade considère cette affaire comme "dormante". Elle commence à s'inquiéter lorsque le juge Pedraz entreprend des démarches qu'elle trouve plus agressives. Le 22 juillet 2004, le chargé d'affaires de l'ambassade, Robert Manzanares, s'entretient avec le secrétaire d'Etat au Affaires étrangères, Bernardino León, dans l'idée de remettre au ministre Miguel Ángel Moratinos une lettre de Colin Powell sur l'affaire Couso, en réponse à un précédent courrier. Manzanares exprime l'inquiétude que lui inspire cette affaire. Il précise que les USA souhaitent éviter une mise en accusation de leurs soldats et qu'en cas d'inculpation formelle par le juge, ils espèrent que le Ministère des affaires étrangères espagnol exprimera clairement sa désapprobation à l'Audience nationale (note confidentielle 19029).
     
    Le juge Pedraz poursuit son enquête. Le 19 octobre 2005, il lance un mandat d'arrêt international aux fins d'extradition contre les trois militaires US impliqués dans la mort de Couso, à savoir le sergent Thomas Gibson, auteur du tir, le capitaine Philip Wolford, chef de l'unité de blindés et le lieutenant-colonel Philip de Camp, commandant  du 64ème Régiment de blindés. Le magistrat avance que cette démarche était la seule permettant d'obtenir des déclarations des militaires, vu le manque de coopération judiciaire de la part des USA.
     
    Le jour même où la décision judiciaire a été rendue, deux ministres ont contacté l'ambassadeur par téléphone pour le rassurer. Le premier, Juan Fernando López Aguilar, en charge de la Justice, assure à Aguirre que "le gouvernement fera tout son possible pour contester la décision du juge en invoquant des arguments techniques" (note confidentielle 43323, du 21 octobre 2005). Le second, Miguel Ángel Moratinos, à la tête des Affaires étrangères, lui dit que la vice-Première ministre, María Teresa Fernández de la Vega,s’occupe elle aussi de cette affaire et que "si le magistrat lève les objections techniques, le gouvernement fera appel de la décision". La note relève qu'"en public, les deux ministres ont exprimé leur respect quant à la décision du juge". 

    "Les ministres s'efforcent de résoudre la situation"

    Ces appels téléphoniques ont effectivement rassuré l'ambassadeur, qui a lui-même calmé les craintes de son gouvernement avec l'analyse suivante: "Des ministres de haut rang sont intervenus rapidement pour nous faire savoir que le gouvernement s'efforçait de résoudre cette situation. Toutefois, il doit se montrer prudent dans ses démarches pour tenter d'influencer l'appareil judiciaire, qui est férocement indépendant. Afin de ne pas aggraver la situation, les responsables gouvernementaux doivent en public faire montre de respect à l'égard du travail indépendant des tribunaux. (...) Pour notre part, nous réitérons que l'affaire a fait l'objet d'une enquête complète, que le gouvernement espagnol a été parfaitement informé et que les actions des soldats étaient justifiées". Classé confidentiel, le télégramme porte le titre suivant: "Les ministres espagnols déploient leurs efforts afin que le mandat d'arrêt reste sans effets".
     
    Le lendemain des appels téléphoniques des ministres à l'ambassadeur, le procureur général Conde-Pumpido annonce officiellement que le ministère public fera appel de la décision rendue par le juge Pedraz. Il précise qu'il invoquera d'une part le manque d'indices pouvant être retenus contre les soldats et d'autre part le fait que l'Espagne ne dispose pas d'une juridiction adéquate pour trancher le cas. Le jour même, 20 octobre, le procureur Pedro Rubira dépose effectivement un recours contre la décision d'arrêter les militaires US.
     
    Cinq mois plus tard, le 10 mars 2006, LA Chambre d’appel de l'Audience nationale ordonne le classement de l'affaire Couso. Les juges ont avancé qu'il ne s'agissait pas d'un assassinat, mais d'un "acte de guerre contre un ennemi apparemment identifié de manière erronée". Considérant que les faits ne relèvent pas de sa compétence, le tribunal annule le mandat d'arrêt émis contre les trois soldats US.


    Manifestation devant l'ambassade US à Madrid pour demander justice pour José Couso. Photo Ricardo Gutiérrez/El País

    Un ambassadeur satisfait

    Satisfait de la décision – qu'il croit définitive –, l'ambassadeur rencontre la vice-Première ministre María Teresa Fernández de la Vega le 21 octobre pour aborder plusieurs sujets. Selon une note confidentielle envoyée le 22 (57678), celle-ci lui dit avoir déjà été informée par Conde-Pumpido de "l'excellente coopération dont il a bénéficié de la part de l'ambassade et des autorités US pour régler l'affaire".
     
    La famille de José Couso, qui se bat depuis près de trois ans devant les tribunaux, ne jette pas l'éponge pour autant et saisit le Tribunalsuprême. Elle obtient gain de cause le 14 décembre 2006: la plus haute instance du pays ordonne à l'Audience nationale de rouvrir le dossier. Le juge Santiago Pedraz poursuit son enquête.
     
    À partir de là, l'ambassade US intensifie ses contacts avec des personnalités politiques et des magistrats pour stopper le processus (rapport non classé  92692). Le 18 janvier 2007, des diplomates de la section politique, juridique et consulaire tiennent une réunion avec le procureur en chef de l'Audience nationale, Javier Zaragoza, "pour le sensibiliser aux préoccupations du gouvernement US pour cette affaire". Zaragoza leur explique qu'il ne connaît pas suffisamment le dossier, mais qu'il va l'étudier en détail. Il ajoute être conscient de "l'intérêt de Cándido Conde-Pumpido pour cette affaire et de son implication". Dans la dépêche envoyée par l'ambassade à la même date (93036), il est écrit que Zaragoza "comprend clairement les implications politiques de l'affaire". La légation pense en outre qu'il "agira avec les précautions annoncées".
     
    À chaque démarche entreprise par Pedraz, l'inquiétude monte à l'ambassade. Le 22 janvier, le juge envoie un fax à la légation pour demander les données complètes concernant les militaires incriminés. Trois jours plus tard, le procureur général de l'Etat participe à une "réunion informelle" avec l'ambassadeur Aguirre. D’après un télégramme confidentiel daté du 26 janvier (94177) – où les propos de Conde-Pumpido sont qualifiés de "strictement protégés" – le procureur assure à Aguirre que "même si le gouvernement espagnol ne peut rien faire pour contrôler les actions des juges, les procureurs de l'Audience nationale continueront à s'opposer au mandat d'arrêt émis contre les trois militaires ainsi qu'à toute tentative de saisie de biens US en lien avec cette affaire".

     

     

    Les USA n’avaient pas l'intention de répondre au juge

    Les USA  n'avaient aucunement l'intention d'accéder à la demande de Pedraz, comme l'ambassade le reconnaît dans la note. D’après elle, la demande lui a été adressée de manière informelle, et non selon les voies légales requises. Toutefois, Conde-Pumpido recommande à l'ambassadeur de répondre, même de manière "superficielle", pour désamorcer l'argument du juge, selon lequel les USA ne collaborent pas. Le procureur général de l'Etat se dit convaincu que l'Espagne n'est pas compétente en la matière et que "l'affaire n'aboutira à rien". Il rassure également l'ambassadeur en lui confirmant que toute demande d'extradition des trois militaires devrait être approuvée par le gouvernement espagnol.
    L'ambassadeur Aguirre dit avoir l'impression que le gouvernement continuera à "chercher des arguments techniques afin d'obtenir le classement de l'affaire sans avoir à affronter de manière directe et publique la famille Couso (qui a déjà accusé les procureurs de travailler pour défendre les intérêts du gouvernement américain)".
     
    Face au revers que représente la décision du Tribunal suprême, l'ambassadeur envisage plusieurs possibilités, notamment de s'adresser au ministre de la Justice et/ou à la vice-Première ministre De la Vega. "Comme nous l'avons déjà fait dans de précédents dialogues avec les autorités espagnoles, nous nous engagerions de manière informelle vis-à-vis d'elles à éviter d’ébruiter en quelque manière lespressions que nous exerçons sur le gouvernement Zapatero dans cette affaire et lesencouragements àintervenir dans la procédure judiciaire que nous lui prodiguons" (note confidentielle 95857, du 8 février 2007.
     
    La note contient également des élucubrations sur les motivations du juge Pedraz , "qui serait guidé en partie par sa frustration due au refus des USA de reconnaître sa compétence dans ce dossieret en partie par son désir d'éviter qu'on lui reproche son incapacité à mener cette affaire à bien". Elle fait par ailleurs référence à un représentant de Reporters sans Frontière qui aurait dit à l'ambassade que le magistrat recherchait un effet publicitaire et qu'il ne traitait pas l'affaire Couso come une affaire judiciaire sérieuse".

     

    La délicate mise en examen des trois militaires

    Autre épisode délicat: la mise en examen des trois militaires par le juge Pedraz, le 27 avril 2007. Une fois l'affaire rouverte, le magistrat inculpe formellement les soldats pour crime contre la communauté internationale (passible de 10 à 15 ans d'emprisonnement) et pour assassinat (de 15 à 20 ans). Dès ce moment, l'ambassade parle d'exercer une pression directe sur le gouvernement. Dans la note de ce jour (106159), l'ambassadeur écrit: "Manifestement, le juge Pedraz (…) cherche à traiter l'affaire sur un mode agressif. Nous poursuivrons nos contacts à un haut niveau avec les représentants du gouvernement espagnol pour faire pression et obtenir le retrait des charges formulées contre les militaires US". Il ajoute que des personnalités respectées des ministères de la Justice et de l'Intérieur, ainsi que de l'administration Zapatero, ont informé l'ambassade qu'elles partageaient le point de vue des USA sur cette affaire et qu'elles estimaient que le dossier était si fragile qu'il allait finir par s'effondrer.
     
    Le jour de l'inculpation, un membre de la légation téléphone au secrétaire d'Etat à la Justice, Julio Pérez Hernández, pour lui signifier la déception causée par cette décision, le gouvernement US ayant remis un rapport complet démontrant que les circonstances du décès de José Couso avaient déjà fait l'objet d'une enquête approfondie. Peu après, la directrice générale des Relations internationales du Ministère de la Justice, Cristina Latorre, appelle à son tour l'ambassade. Selon la note diplomatique, elle a dit que son ministère avait été totalement surpris par les actions du juge Pedraz, qu'elle trouvait également les accusations de crimes de guerre infondées et qu'en "2006, elle avait travaillé avec les procureurs pour obtenir le classement de l'affaire".
    Le 10 mai 2010, le numéro 2 de l'ambassade Hugo Llorens rencontre Julio Pérez Hernández pour aborder le sujet sans détours. Selon la dépêche confidentielle envoyée le lendemain (107903), ce dernier "a rappelé que le gouvernement espagnol n'a pas pouvoir sur les juges et qu'une tentative de rapprochement formel de sa part pourrait s'avérer contre-productive, mais qu'il travaillerait avec le gouvernement US pour l'assister dans la procédure". Il a également affirmé que le gouvernement espagnol partageait l'inquiétude du gouvernement US, qu'il suivrait chaque étape de la procédure et qu'il resterait en contact avec l'ambassade".

     

     

    Zaragoza appelle l'ambassade

    Le 11 mai, le parquet émet un recours contre la mise en examen des trois militaires, comme il l'a fait contre toutes les précédentes décisions prononcées par le juge Pedraz. Trois jour plus tard, le procureur en chef de l'Audience nationale, Javier Zaragoza, appelle lui-même l'ambassade pour l'en informer (note 108128, du 14 mai 2007). Il dit que malgré la compassion qu'il éprouve pour la famille Couso, son travail consiste à effectuer une évaluation technico-légale, et que l'appréciation des faits l'ont amené à conclure que la mort de José Couso n'avait pas été intentionnelle. Le recours n'est rendu public que le 19 mai.
     
    Pendant que le recours est examiné, les démarches diplomatiques se poursuivent. Le 18 juin 2007, Cándido Conde-Pumpido déjeune avec l'ambassadeur Aguirre. Dans un câble confidentiel daté du lendemain (115995), ce dernier assure que le procureur général lui a dit continuer "à faire ce qu'il pouvait pour que l'affaire soit classée, malgré les pressions exercées par la famille, les groupes de gauche et la presse".
     
    Le 13 mai 2008, l'Audience nationale annule la mise en examen des militaires US. Les magistrats ont jugé plausible l'hypothèse selon laquelle ceux-ci auraient cru que des francs-tireurs opéraient depuis la terrasse qu'ils ont visée. Cette décision, qui se traduit par un non-lieu provisoire, a été prise malgré l’opposition marquée d'un des magistrats, José Ricardo de Prada, convaincu que le dossier comprenait des "indices suffisants pour poursuivre les trois militaires" et qui a qualifié d'"insolites" les critères et les raisonnements adoptés par ses pairs.
     
    L'ambassade est très soulagée d'apprendre la nouvelle, communiquée le jour même par Javier Zaragoza et par un magistrat de l'Audience nationale, Javier Gómez Bermúdez. Dans un message envoyé le lendemain (153919), elle écrit que ce jugement constitue l'un des derniers pas à franchir pour mettre fin à cette "longue saga". La suite lui prouvera que non. Après l'apparition de nouvelles preuves, le juge Pedraz inculpe encore une fois les trois militaires, le 21 mai 2009. Désormais, on ne trouve pratiquement plus de notes diplomatiques à ce sujet parmi les documents "fuités". Seule la dépêche du 22 mai 2009 (208341) contient une description aseptisée des derniers événements et des récentes preuves. On peut y lire que selon un conseiller juridique espagnol, le Ministère public déposera probablement un nouveau recours contre la réouverture du dossier ordonnée par Pedraz (présenté comme passionné par  l'affaire et proche de la famille Couso). Les auteurs du texte suggèrent que Washington pourrait souhaiter aborder ce sujet avec le procureur Javier Zaragoza lors d'une de ses prochaines visites aux USA.
     
    Encore une fois, le parquet conteste la réouverture du dossier, et encore une fois, l'Audience classe l'affaire, le 14 juillet 2009. Le 6 juillet 2010, le Tribunal suprême décide une énième reprise de l'instruction. Le 30 juillet, le juge Pedraz ordonne la recherche, l'arrestation et la détention des trois soldats, mais Interpol n'enregistre pas les ordres, en raison du refus des USA, qui considèrent que les faits constituent un "délit militaire". Le juge dispose maintenant d'une autorisation, délivrée par le Conseil général du Pouvoir judiciaire, lui permettant de se rendre en Irak pour réaliser une reconnaissance des lieux où le caméraman José Couso a été tué durant la prise de Bagdad par l'armée US.

    Malgré ses innombrables tentatives, l'ambassade n'a pas réussi à faire classer l'affaire.


    Merci à Tlaxcala
    Source: http://www.elpais.com/articulo/espana/ministros/espanoles/trabajan/prosperen/ordenes/detencion/elpepuesp/20101130elpepunac_35/Tes
    Date de parution de l'article original: 30/11/2010
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    evolution-porcherie.jpg

    La DGCCRF n’est plus. Qui protègera les consommateurs ?

     

    Je ne vous cache pas que je suis assez scandalisé par cet escamotage. Malgré les assurances données par le gouvernement et Bercy, la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes), véritable gendarme de la consommation en France, sera diluée avec d’autres services dans le Direction départementale de la protection des populations (DDPP)… Le tout dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le programme supposé faire économiser de l’argent à l’Etat. Au détriment des consommateurs ?

     

    Car les quelques 3 000 agents de la DGCCRF seront placés sous l’autorité des préfets (qui sont nommés directement par le gouvernement), du coup, on peut légitimement craindre pour l’indépendance de ces fonctionnaires qui font un boulot formidable. Je vous ai souvent proposé de la documentation de ce service, dont le site est une véritable mine d’or ! Les fiches synthétiques pour passer les fêtes sans arnaques, les réflexions sur la « nouvelle économie de services », les « warning » sur les arnaques à la loterie sur Internet, ou encore les Ateliers de la consommation qui réunit des universitaires et des spécialistes sur des thèmes autour de la consommation… c’est bien tout ça qui est menacé, et encore plus ! Les hotlines qui ne marchent pas, les SMS surtaxés, l’obligation pour les banques d’envoyer aux usagers le relevé des frais bancaires, font aussi partie du champ de compétences de la DGCCRF.

     

    http://consommaction.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/18/la-dgccrf-n-est-plus-qui-protegera-les-consommateurs.html


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    la journée mondiale de l'autisme

    http://www.alterinfo.net/photos/la-journee-mondiale-de-l-autisme_gp888920.html

     

     

    Alerte ! Des événements très graves se préparent !

    La France va être au PREMIER rang d'événements sans précédent....

     

      

     

    NS-drapeau-OTN.jpg 

    Mes amis,

     

    Le plus important, dans le choix d'un candidat, doit être, pour moi, ses options en matière de politique étrangère. Elles sont déterminantes ! Si ceux de politique intérieure ne conviennent pas, il est toujours possible de le faire savoir dans la rue (mais attention, je vous recommande absolument de lire ceci : http://sos-crise.over-blog.com/article-alerte-eurogendfor-troupe-d-intervention-de-l-ue-contre-les-citoyens-47910077.html). Par contre, si nous avons un homme à la solde de l'Etranger pour déterminer la politique extérieure, comme c'est le cas aujourd'hui, alors nous sommes en danger. Non seulement Mister Sarkozy de Nagy Bocsa n'aime pas la France et ne la sert pas, non seulement il a scandaleusement (et contre l'avis des Français mais aussi contre les traditions de notre pays), sans consultation, bradé l'indépendance de notre pays, mais il est évident pour moi qu'il est à la solde de l'Etranger, anglo-saxon et israélien. Rappelez-vous: Son premier voyage fût pour la G-B, et jamais aucun dirigeant français n'a été accueilli comme lui, et pour cause ! C'est le même homme qui a aussitôt prêté allégeance à un Bush pourtant désavoué par le monde entier...

     

    Cet homme est dangereux: Non seulement il piétine allègrement les traditions françaises, non seulement il ne tient absolument pas compte de l'avis des citoyens de notre pays, mais il est à la solde de l'Etranger et après avoir réintégré la France dans l'OTAN, sans réelle contrepartie, après avoir choisi les pires néoconservateurs à la tête de la Diplomatie de notre pays (Kouchner) ou des questions européennes (Lellouche), il va conduire notre République dans des aventures meurtrières, nucléaires, qui ne sont pas les siennes ! Pire encore: Il va, comme je l'ai annoncé depuis le début, prendre la tête des croisades guerrières, impériales, de l'OTAN ! Sous des prétextes fallacieux, il va, pour commencer, conduire la France à risquer de "rayer de la carte" un pays qui n'a jamais attaqué personne, l'Iran !

     

    Ceci est mon point de vue, mais encore une fois mon instinct me trompe rarement: Je soupçonne même Sarkozy, en sous-mains, d'être un agent double, de livrer à ses amis des secrets Defense, de divulguer des informations qui ne devraient jamais franchir nos frontières !

     

    Je partage entièrement le point de vue de M. Gouasmi dans son dernier article: Oui, la France de Sarkozy, forte de son aura passée auprès de nombreux pays, va l'utiliser comme caution de politiques monstrueuses, sanguinaires, prédatrices,  purement cupides et authentiquement criminelles ! Car l'Amérique d'Obama est désormais discréditée, et derrière le paravent de la France, à ses côtés, elle cherchera sans doute la caution qui lui manque pour entreprendre les aventures néo-coloniales nucléaires lui permettant de prendre, par la force, la maîtrise d'espaces vitaux "nécessaires" au maintien de l'american way of life, et juteux pour les Financiers de la City ou de Wall-Street . Et nos Médias se sont prêtés à des campagnes mensongères et injustes visant à discréditer l'Iran, et d'une façon générale le monde arabe ou musulman ! C'est criminel !   

     

    Allons-nous accepter que l'Amérique d'Obama tente, grâce à la France, de rendre plus acceptable, plus "vendable" aux opinions (ce qui est intolérable), une politique de plus en plus insatiable, prédatrice, meurtrière, folle ? Allons-nous, contre nos intérêts, contre notre passé, contre nos traditions, contre notre volonté, servir les objectifs d'un autre pays, et d'un pays assassin, agissant comme les cow-boys envers les Indiens, c'est-à-dire supprimant tous les obstacles sur la route de ses conquêtes impériales, coloniales ! Et cette fois, avec des armes de destruction réellement massives, elles, contrairement à l'Irak ou à l'Iran, et avec la caution d'un homme qui a fait main-basse sur la France et la gère comme si elle lui appartenait ! Et qui de surcroît ne tient compte de l'avis de personne...

     

    Tout ceci me conduit à penser que si nous ne faisons rien, le scénario risque d'être le suivant:

     

    Le Président, au service de l'Etranger, mènera les politiques décidées à l'Etranger et dans ses seuls intérêts ! 

     

    Il sera prêt à prendre la tête de cette croisade infâme contre, au final, une partie de l'humanité ! C'est un arriviste sans scrupules, complexé et haineux (une dizaine d'ouvrages ont été écrits sur son état mental), qui règle ses comptes avec son passé et contre la France qui maintenant le déteste autant qu'il la déteste, et il l'entraînera dans des aventures effroyables, nucléaires même, qui ne sont pas les siennes !

     

    Pire, il conduira notre pays, contre son gré, à prendre la tête de cette abominable croisade de mort, tout en servant de caution à un Etat hautement criminel !

     

    Lui-même se protégera, et protégera sa famille (en la mettant en lieu sûr, au Groënland par exemple - où les milliardaires se promènent d'ailleurs beaucoup en ce moment -) des guerres qu'il aura lui-même décidées, laissant la France subir, sur son territoire, les conséquences de ses effroyables machinations, car notre pays, placé au coeur et même à la tête des conflits, sera le premier, n'en doutons point, à subir les conséquences de l'horreur programmée (attentats, armes biologiques, etc), comme d'ailleurs Israël ! 

     

    J'appelle tous les Républicains de ce pays, tous les démocrates, tous les humanistes, tous les Elus aimant la France, tous les journalistes ayant une haute idée de leur fonction, à dénoncer l'intolérable en préparation qui va conduire l'humanité à sa propre perte !  Il est temps d'exiger la destitution de celui qui détruit la France et la conduit inexorablement vers l'apocalypse ! Cet homme, pour moi, par arrivisme, par cupidité, et pour régler ses problèmes internes, est coupable de haute trahison envers notre pays !

     

    Nous ne pouvons pas rester simples spectateurs de ce qui se prépare ! Ce serait non-assistance à pays en danger, à humanité en danger !

     

    Merci de relayer ce post,

     

    Votre eva R-sistons, qui plaide pour la Vie, la Paix, pour la survie de l'espèce humaine ! 

     

    NB Je crois que nos Elus ont fini par comprendre à qui ils avaient affaire,  et que leur fronde est plus profonde qu'elle ne paraît !

     

    Voir http://sos-crise.over-blog.com/article-la-crise-au-sommet-rien-ne-va-plus-en-sarkozy-15-jours-de-castagne-47964855.html

     

    Rappel :

    http://r-sistons.over-blog.com/article-35816171.html (La France en danger, "l'appel du 18 juin" d'eva)

     

    Petit retour sur le "CV" édifiant de Sarkozy, l'homme qui prétend continuer à présider à la liquidation de la France. & quelques autres "huiles"  (je vois que mon expression "liquidation de la France" fait des émules ! Eva)

     

    UMP : chronique d’une mort annoncée, et qui n'a que trop tardé

    http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZpkulklEidBBjFfv.shtml

     

    Un sénateur UMP, ancien ministre (!) reconnaît que

     

    Un sénateur UMP, ancien ministre (!) reconnaît que "les méthodes de Sarkozy nous entraînent droit dans l'abîme" et appelle "à envisager toutes les éventualités". On y arrive!

    Extraits. Force est de constater que la critique est franche : en premier lieu, rapporte l'élu, il faut entendre la critique d'électeurs "déboussolés, se sentant méprisés, tenus pour quantité négligeable", contre "un comportement désinvolte, irrespectueux de ceux qui avaient porté à la présidence de la France un homme dont le premier geste fut de se rendre... au Fouquet’s ! Quel symbole !".
    Alain Lambert rappelle ensuite les griefs martelés depuis la défaite aux régionales, contre "des décisions aussi discutables que des taxes nouvelles, l’ouverture à gauche débridée, des paroles aussi surprenantes que 'le Parlement, je m’en moque, j’ai décidé'".
    "SES MÉTHODES NOUS ENTRAÎNENT DROIT DANS L'ABÎME"
    http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZpFFVEEkRGQXMsiq.shtml

     

    NS-recoit-prix-US.jpg

    Le Prix US décerné à Sarkozy

    Voir aussi :

    http://r-sistons.over-blog.com/article-la-france-et-les-etats-unis-unis-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire-47756213.html

     

     

    Très fine analyse

    de M. Gouasmi:

    Les deux complices…

     

                  Le séjour du Président M. Sarkozy aux États-Unis a donc culminé avec le fameux dîner «dans la salle à manger privée du Président Obama à la maison blanche». Ce dîner a marqué la totale «réconciliation entre les deux Présidents». Il s’agit en quelque sorte de montrer que sur les grands problèmes du moment (Iran, Afghanistan, Proche-Orient), la France et les USA sont sur la même longueur d’onde.

     

                  Au sujet de l’Iran, M. Obama a reconnu qu’il n’y «avait pas encore» d’unanimité internationale sur les sanctions mais qu’il espère un consensus «pendant le printemps». De son côté, M. Sarkozy a réclamé «les sanctions les plus fortes au Conseil de Sécurité», ajoutant que «le temps est venu des décisions».

     

                  En ce qui concerne l’Afghanistan, le Président français a apporté son total soutien à la stratégie du Président américain, ajoutant «nous ne pouvons pas perdre». Avant l’entretien, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a précisé que les États-Unis ne reformuleraient pas leur demande (d’envoi de renforts français en Afghanistan ndlr.) lors de leur entretien. C’est une façon de poser le problème de l’envoi de renforts en Afghanistan tout en prétendant ne pas le poser ! Des renforts français pourraient bientôt renforcer le dispositif américain.

     

                  On comprend mieux maintenant la subordination de la France à la politique américano-sioniste. Un soutien français total à la politique afghane des USA avec mission également pour la France de rassembler l’Union Européenne et les gouvernements arabes collaborateurs derrière Israël, en vue d’une agression contre l’Iran. Une telle manœuvre présente aux yeux d’Obama un double avantage :

                  - ne pas donner l’impression de s’embourber tout seul en Afghanistan, en accentuant le caractère « international » de la guerre grâce à des renforts français.

                   - Laisser à la France de M. Sarkozy le soin de prendre la tête de la croisade contre l’Iran, M. Obama se réservant la possibilité de demeurer en deuxième ligne en apparence, quitte à exiger un cessez-le-feu dans les heures qui suivent les premières frappes.

     

                  La politique étrangère de M. Obama consiste à perpétuer la domination américano-sioniste en se donnant l’image d’un homme de dialogue, d’un chef d’état «paralysé» par le Congrès, etc. Il lui faut pour cela rechercher un consensus international (en bon français des complices). Avec Moscou et Pékin, ce consensus est délicat à trouver et peut avoir un coût trop élevé.

     

                  La France en revanche est l’alliée et le complice idéal pour aider M. Obama à continuer sa politique en préservant son image de «bon démocrate américain». Malgré le total alignement de Sarkozy-Kouchner sur les positions de Tel-Aviv et de Washington, la France conserve encore, dans certains milieux, un petit capital de sympathie. Pour des raisons historiques trop longues à développer ici, on attend de la France, une politique pour le moins plus équilibrée au Moyen-Orient, alors qu’il y a longtemps qu’on n’attend plus rien de la Grande-Bretagne. C'est sur cette illusion (héritage de la politique gaullienne) que mise M. Obama.

     

                  M. Obama, tout en reconnaissant qu’il n’y a pas encore d’unanimité contre l’Iran espère y parvenir «pendant le printemps». Que se passera-t-il d’ici là ? Quels marchandages, quelles pressions ou provocations sont déjà programmés ou en cours de réalisation pour que l’unanimité se fasse contre l’Iran ? Cette volonté franco-américaine de rallier la Russie et la Chine dans les sanctions pour étouffer l’Iran, confirme deux points : malgré son image largement fabriquée par les médias, M. Obama a de plus en plus de difficultés à tromper qui que ce soit, spécialement les Musulmans qui savent comment le Président Américain exporte la « démocratie » en Afghanistan et dans les zones frontières du Pakistan.

     

                  Il lui faut donc trouver des alliés complices, plus ou moins «présentables» et la France en est un car, ayant gardé, malgré la triste politique Sarkozy-Kouchner, un petit capital de sympathie auprès de certains peuples.

     

                  Il faut également rallier les gouvernements arabes soumis au sionisme. Pour cela, on agite le fameux « gel de la colonisation » par Israël dans les territoires occupés. Précisons que le mot « gel » signifie deux choses :

    1/ le caractère totalement provisoire du fameux « gel » (on parle de quatre mois pour permettre le redémarrage des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne.

    2/ surtout le « gel » revient à légitimer les colonisations antérieures et l’entité sioniste.

    C’est le « pourboire » que l’USraël et la France semblent offrir aux dirigeants arabes pour s’assurer leur complicité active contre la République Islamique d’Iran. Ce serait, en quelque sorte, la continuation de ce qui a été expérimenté à Gaza :

                  - un axe Union européenne – Israël – dirigeants arabes sionisés

                  - les USA en arrière plan n’intervenant que lorsqu’Israël a fini le « travail ».

     

                  Mais l’Iran, par son poids régional et mondial, par ses moyens militaires de défense, par l’influence qu’il a acquis dans le monde musulman est un enjeu d’une taille toute autre que la bande de Gaza. De là, la volonté de grouper le plus grand nombre de nations dans le projet d’agression contre l’Iran.

     

                  Voilà pourquoi, la politique française qui voudrait nous mener à la guerre est folle et criminelle. Ce serait une guerre pour Tel-Aviv, et, dès ses premières heures, une telle guerre dépasserait le cadre régional. Il est temps que la politique française soit totalement libérée du lobby sioniste. Les nombreux messages de sympathie que reçoit notre Parti, la récente question au gouvernement de M. le Député Hervé de Charette, ancien Ministre des Affaires Étrangères (voir notre site), l’agressivité même, du lobby sioniste dans ses interventions en France, tout cela démontre que le parti de la Résistance se renforce quotidiennement.

     

                  Pour notre part, nous continuerons dans la voie que nous nous sommes tracée.

     

    Le Président, M. Yahia Gouasmi  Site Web : www.partiantisioniste.com 

     

     

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    http://r-sistons.over-blog.com/article-situations-explosives-destitution-sarkozy-47973028.html

     


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