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    Israël tue, mais c’est la faute des Palestiniens et de l’Iran

     

    On vit quand même une drôle d’époque : voilà une armée régalienne – dite de « défense » – qui tue plus d’une soixantaine de personnes et en blesse plusieurs milliers lors d’une manifestation du « droit au retour » et de protestation contre l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem (territoire occupé), mais… mais, il se trouve encore des voix pour oser affirmer que c’est la faute des victimes, que les assassins étaient dans leur bon droit et que toute cette violence… « c’est la faute de l’Iran ! » Orwell, réveille-toi, ils sont devenus fous !

    Aucun étonnement lorsque ces élucubrations proviennent des militants, porte-paroles et nervis de l’Etat israélien. Mais l’atmosphère devient encore plus irrespirable quand ces insultes à l’intelligence collective sont colportées et répétées par des « journalistes » ou des « experts » des médias du service public, financés par nous !

    Exemple : Dorothée Olliéric – envoyé spécial de France-2 sur la frontière de Gaza – ose affirmer sans ciller dans le 20-heures du lundi 14 mai que « la violence est instrumentalisée par le Hamas et qu’elle va servir l’organisation islamique… » Mais, ma pauvre chérie, ça fait 70 ans que ça dure, 70 ans que l’armée d’occupation et de répression israélienne tue des civils palestiniens en toute impunité, sans encourir la moindre critique ni sanction internationale. Pour faire carrière dans les rédactions parisiennes (Dorothée le sait parfaitement), il s’agit de raser les murs et, surtout de ne pas se mettre à dos les milieux pro-israéliens français… Cela dit, dans ce contexte de tuerie banalisée, comme l’a justement rectifié Elias Sambar l’ambassadeur de Palestine à l’UNESCO : arrêtons de parler de « massacre », puisqu’on est en présence d’un véritable crime de guerre qui devrait provoquer une saisine immédiate de la Cour Pénale Internationale.

    INEPTIES JOURNALISTIQUES

    Au lieu de cela, une demande d’enquête des Nations Unies est bloquée par Washington, au nom de la légitime défense d’Israël, tandis que l’Union Européenne et la France appellent à… la retenue !

    Autre exemple d’affirmations kafkaïennes : la matinale du mardi 15 mai de France-Culture, avec cet idiot-utile de Guillaume Erner se demandant qui tire les ficelles de la mobilisation palestinienne ??? et renvoyant la responsabilité de la violence de l’armée israélienne à… la passivité des pays arabes ! Fallait quand même oser ! Et le pompon revient au correspondant de Radio France à Jérusalem Etienne Monin, qui estime que « la marche du retour est un outil (sic) du mouvement islamique. Que cet ahuri ménage les autorités dont dépend son accréditation de correspondant… on peut le comprendre, mais – en de telles circonstances – il y a manière, et manière d’essayer de faire son métier.

    Les journaux télévisés étaient, peu ou prou, dans la même tonalité, donnant toujours la parole à Frédéric Encel, la voix de son maître, qui explique – lui – que, si Israël tue, c’est la faute à… l’Iran ! Bon dieu… mais c’est bien sûr ! Encore une fois, aucune surprise de la part de cet ancien militant du Betar (organisation de l’extrême-droite pro-israélienne), le problème étant que les médias, qui l’invitent pour proclamer de telles inepties, ne lui opposent jamais (ou presque) de contradicteur, comme si ce personnage incarnait l’oracle des géopolitiques des Proche et Moyen-Orient.

    Comme pour faire peur aux enfants, Frédéric Encel désigne toujours le Hamas en prononçant à l’israélienne « Rrramas », sans rappeler que ce sont bien les services israéliens qui ont favorisé l’implantation des Frères musulmans (précurseurs et fondateurs du Hamas) dans les Territoires occupés – dès le début des années 1970, pour contrer l’OLP de Yasser Arafat – à l’époque, laïque et marxisante. Depuis des décennies, ce sont bien les services israéliens qui favorisent les groupes jihadistes pour casser le mouvement national palestinien. Ayant réussi avec Gaza, ils veulent aller encore plus loin pour « criminaliser » les dernières organisations de libération de la Palestine, pour que la question de l’autodétermination palestinienne soit définitivement digérée dans d’impératives nécessités sécuritaires et de lutte contre le terrorisme.

    Mais le prix himalayen – hors-toutes catégories – de la bêtise-méchante revient quand même à l’éditorialiste de BFM-TV, Ulysse Gosset qui déplore que les événements de Gaza… aient gâché la fête ; celle de l’inauguration de l’ambassade américaine s’entend1 ! Bravo cher Ulysse, tu ferais mieux de rentrer à Ithaque pour faire le ménage dans ta tête.

    Comme l’écrivent Corinne et Laurent Mérer dans leur dernier livre2 : « ici, l’occupation dure depuis maintenant cinquante ans. Le seul horizon de ces jeunes, ce sont les murs, les check-points, les barbelés, l’humiliation des fouilles au corps et les colons qui paradent, armés jusqu’aux dents ». Alors qu’on ne vienne plus comparer – comme on l’a beaucoup fait hélas ces dernières années en France – les actes de la résistance palestinienne avec le terrorisme jihadiste qui a ensanglanté nos rues et celles d’autres capitales européennes.

    UNE TÂCHE SUR LA CONSCIENCE UNIVERSELLE

    Si le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem a le mérite de dévoiler la nudité du roi, elle n’en n’est pas moins criminelle. Après le démantèlement de l’apartheid sud-africaine, l’occupation et la colonisation israéliennes demeurent l’une des injustices les plus criantes de notre histoire contemporaine, une tâche sur la conscience universelle… une question récurrente qui se pose à chaque être humain normalement constitué.

    « Je discute presque tous les jours avec les soldats ; hier l’un d’entre eux m’a dit que ses ordres étaient de tirer dans les genoux des enfants s’il se sentait menacé ; je lui ai demandé : pourquoi les genoux ? Il m’a répondu : comme ça on ne les tue pas, ils ne deviennent pas des martyrs pour leur copains mais ils ne pourront plus jamais marcher, ça dissuadera les autres de lancer des pierres – Vous trouvez normal de tirer dans les genoux des enfants ? Oui, ce sont des Arabes ».

    Ces terribles propos sont aussi rapportés dans le livre-événement des Mérer. Ils ont passé trois mois en Palestine entre février et mai 2016, dans le cadre d’un programme international du Conseil Œcuménique des Eglises, lancé à la suite de la deuxième Intifada à l’initiative des Eglises chrétiennes de Palestine. Venez, partagez un moment de notre vie, et retournez chez vous pour raconter, telle est la mission ! Les Volontaires se relaient tous les trois mois, une trentaine à chaque fois et vivent au cœur des Territoires occupés, par équipe de quatre ou cinq, dans les zones les plus sensibles.

    Le moins que l’on puisse dire est que pour Corinne et Laurent Mérer, la mission est accomplie et bien accomplie : sans scorie moralisante ni idéologique, la vie quotidienne dans les Territoires palestiniens occupés par la soldatesque israélienne est restituée réellement, cliniquement à la manière d’une leçon d’anatomie. On y vit la répression ordinaire et le racisme quotidien de l’occupation, de la colonisation et de la répression dans un système d’apartheid que le nouveau président américain a décidé de légaliser, de cautionner et de favoriser.

    Cet imparable constat n’est pas le fait d’excités ou d’idéologues. Laurent Mérer est officier de marine. Il a commandé les forces navales françaises de l’océan Indien. Vice-amiral d’escadre, il a été préfet maritime de l’Atlantique. Sa femme, Corinne, est une grande voyageuse et auteure de plusieurs ouvrages, dont la plupart ont été couronnés de prix littéraires dont un Grand Prix de l’Académie française.

    TORSIONS DU LANGAGE

    En fait, si des Palestiniens sont tués par des militaires israéliens, c’est pour leur bien ! Du reste, ils ne sont pas vraiment tués, mais « libérés » de leurs conditions de vie, non pas inhumaines mais contre-nature, absurdes et proprement a-historiques, parce qu’en définitive, ils n’ont rien à faire là, en Palestine, chez eux, sur leurs terres ! Du reste et en dernière instance, les Palestiniens sont-ils des hommes ? Souvenons-nous du slogan du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl : « un peuple sans terre, pour une terre sans peuple » qui justifie, aujourd’hui encore toutes les manipulations historiques et les torsions du langage les plus inattendues.

    En tirant sur des enfants avec des balles explosives et d’autres armes prohibées par les Conventions de Genève, l’armée israélienne « défend » sa sécurité et son territoire. Les tireurs ne sont pas des soldats en chair et en os qui auraient à répondre – un jour – de leurs crimes mais des extra-terrestres hors-sols et hors-droit d’une volonté divine toujours déjà-là, guidant les bras infaillibles de Benjamin Netanyahou et Donald Trump, ces grands bienfaiteurs de l’humanité qui prétendent travailler pour la paix mondiale !

    En fait, les seuls et vrais coupables sont le « Rramas », l’Iran et puis certainement – pendant qu’on y est – Bachar al-Assad et le « régime » de Bachar al-Assad, pour faire bonne mesure, comme on sait si bien la faire dans les matinales de France-Culture. Les sombres prédictions du 1984 de George Orwell sont dépassées depuis belle lurette : « la guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Nous y sommes, mais encore plus : le mur israélien de la honte, c’est une « barrière de sécurité », les colonies de peuplement sont des « implantations », les bombardements de Gaza, de Cisjordanie et de la Syrie sont des « frappes » certainement chirurgicales. Et les égorgeurs des groupes armés syriens sont des « révolutionnaires » que Jean-Pierre Filiu et d’autres crétins osent comparer aux Brigades internationales de la Guerre d’Espagne…

    Dans le Cratyle de Platon, les mots, la rectitude des mots, servent à convoquer les choses et rendre compte des situations concrètes afin d’orienter le sujet qui pourra établir ainsi, sinon un jugement définitif, du moins une connaissance minimale pour vivre en conscience, pour se différencier des animaux… Avec les répressions récurrentes de l’armée israélienne, c’est l’humanité toute entière qui régresse à l’état de nature où la bestialité supplante l’intelligence, où la violence remplace le droit, où l’affirmation péremptoire s’impose au jugement critique.

    Pour ne pas conclure, signalons la parution aux éditions Fayard d’une Histoire de la Syrie, signée par Matthieu Rey, un chercheur du CNRS associé au Collège de France. La bibliographie française concernant la Syrie n’est pas si pléthorique pour que prochetmoyen-orient.ch salue l’initiative. Cela dit, la lecture est plutôt décevante, buttant sur plusieurs contre-sens (notamment sur Antoun Saadé et le Parti syrien national social/PSNS, sur l’histoire du Baath et la succession d’Hafez al-Assad). Cette publication s’inscrit dans la droite ligne du scientifico-politiquement correct de Filiu à Henry Laurens du Collège de France.

    Le 26 octobre 2015, prochetmoyen-orient.ch publiait son Editorient intitulé : « Adieu Henry ! » Ce collaborateur du Collège de France venait de trébucher gravement, affirmant que Bachar al-Assad avait tué plus de Palestiniens que l’armée israélienne depuis la création de l’Etat hébreu. Fallait oser aussi ! En ce moment, comme le Quai d’Orsay et l’Union Européenne, Henry Laurens doit certainement appeler Tel-Aviv à… la retenue ! Quelle époque, en effet…

    Richard Labévière

    1 Voir la chronique HUMEURS de notre collaborateur Jacques-Marie Bourget.
    2 Corinne et Laurent Mérer : S’ils se taisent, les pierres crieront… Trois mois en Palestine au service de la Paix. Editions Balland, août 2017.

    source:http://prochetmoyen-orient.ch/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

    https://reseauinternational.net/israel-tue-mais-cest-la-faute-des-palestiniens-et-de-liran/

     

     Un bon Palestinien est un Palestinien mort

     


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    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

    Syrie – Une technique de la manipulation devenue courante

     

    Il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie, mais une agression extérieure planifiée et sponsorisée par les Occidentaux.

    Stephen Sackur (BBC) s’entretenait récemment avec le député syrien Fares Shehabi, membre du Parlement syrien d’Alep : ce dernier dénonçait en direct sur la BBC le rôle du Gouvernement britannique dans le soutien aux terroristes djihadistes en Syrie et la propagande mensongère de la BBC (voir la Vidéo VO, 30/04/2018 ).

    Fares Shehabi évoque les terroristes djihadistes britanniques qui étaient présents à Douma et ont été renvoyés dans leur pays où dans le nord de la Syrie : « Il y a 280 Britanniques en route de Douma vers l’Europe, ils retournent à présent en Angleterre… »

    Il ne faut pas oublier que ce sont les habitants de la Ghouta qui se sont révoltés contre les terroristes du Front al-Nosra, de Jaych al-Islam et de Faylaq al-Rahmane. Cela n’est jamais divulgué dans nos médias à la solde d’un Pouvoir occidental qui ne pense que par ses intérêts égocentriques.

    Dans la Ghouta orientale et dans d’autres banlieues de Damas, les terroristes djihadistes utilisent les populations civiles comme boucliers humains pour se protéger des bombardements de l’armée syrienne : croyez-vous qu’un seul média traditionnel occidental va en parler? Aucun. C’est le silence complet. Mais les médias vont se déchaîner sur les « horreurs des bombardements » qualifiés du « régime », avec en même temps un silence absolu sur le déluge d’obus tirés par les terroristes sur la ville de Damas : sur la place des Abbassides, sur les quartiers chrétiens, sur le centre ville, faisant des centaines de victimes syriennes, des morts et des blessés dont la presse occidentale ne dira jamais un mot! C’est quoi cette information ? C’est quoi cette objectivité Monsieur Le Drian et Cie? Quels sont les intérêts que vous protégez dans ce camp mafieux d’Etats voyous? Pour qui travaillez-vous, qui est votre « parrain », dans un tel contexte de mensonge et de trahison ? Pourquoi continuez-vous de faire passer les terroristes de Jabhat al-Nosra, et d’autres groupes armés, soutenus par l’Occident, les pays du Golfe et Israël, pour des «combattants de la liberté»?

    Chaque semaine, le Père Daniël, un prêtre Belge du pays Flamand, vivant en Syrie depuis des années, publie un bulletin d’information dans lequel il décrit ses expériences et ses réflexions sur la situation concrète qu’il observe.

    « Des milliers d’hommes ont dû creuser des tunnels de dizaines de kilomètres de long, comme des esclaves, jusqu’à ce qu’ils soient épuisés, puis tués. Voyez ce que l’armée syrienne a trouvé : Prisons et salles de torture, grandes réserves de nourriture et de fournitures médicales appartenant à l’aide humanitaire internationale, toutes gardées par les terroristes, un hôpital entièrement équipé, une quantité importante d’armes, de munitions et même d’usines, également pour les armes chimiques, des communications sophistiquées….. »

    Les grands reporters des « rebelles modérés » (les « Casques blancs » et l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme ») ignorent tout cela, et c’est aussi le cas des médias occidentaux. Dans leur aveuglement, ils continuent de dire que l’ «horrible dictateur syrien» est la cause de toute cette misère et qu’il faut cesser de recourir à la violence militaire.

    « Ils trouvent cela tellement gênant que l’armée syrienne a mis un terme au « travail libérateur » de ces « rebelles modérés ». Et ainsi, notre VRT [un radiodiffuseur flamand], comme les autres, continue d’encourager une sale guerre depuis sept ans maintenant, pour rendre la souffrance du peuple syrien encore plus intolérable. »

    « C’est malheureusement la vérité. Les médias occidentaux n’ont pas publié un mot sur les actions meurtrières de ces soi-disant « rebelles modérés », ni sur la façon dont le président Assad est aimé – et non détesté – par une grande majorité du peuple syrien, ni sur les actions de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont sauvé tant de vies.Nous n’entendons que des accusations hystériques, sans aucune preuve. »

    « Les « sources » utilisées par les médias aux ordres occidentaux sont l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme » (SOHR), un obscure « bureau d’information » basé au Royaume-Uni qui diffuse des informations non factuelles sur la Syrie, et les « Casques blancs » ; des terroristes portant des casques blancs qui prétendent sauver des gens, et qui partagent des photos et des vidéos sur les médias sociaux pour manipuler l’opinion publique en accusant arbitrairement le « régime Assad ». Leurs » preuves » ont été exposées comme étant fausses à de nombreuses reprises. Pourtant, les » Casques blancs » continuent de recevoir d’importantes sommes d’argent liquide. En octobre 2016, cette fausse équipe « humanitaire» a reçu 123 millions de dollars et 32 millions de livres sterling supplémentaires du ministère britannique des Affaires étrangères. »

    On est sidéré en constatant que l’argent des contribuables sert à soutenir des terroristes et à répandre délibérément le mensonge gravissime de la désinformation qui a pour conséquence directe le martyre du peuple syrien, jugé coupable d’aimer son président !

    Ces histoires n’atteindront jamais les médias occidentaux, parce qu’ils les ignorent délibérément, parce qu’elles ne cadrent pas avec le faux récit diffusé par leurs Gouvernements au sujet de la Syrie. Les médias grand public ne parleront de la souffrance du peuple syrien à leurs lecteurs ou téléspectateurs que lorsque cela leur conviendra, et lorsqu’ils le feront, ils s’arrangeront encore pour blâmer faussement ce qu’ils nomment injustement le « régime Assad».

    Le 27 février 2018, la New York Review of Books a publié une lettre ouverte signée par 200 personnes se présentant comme militants engagés, universitaires, écrivains et journalistes. La lettre avait été intitulée à l’origine : « Arrêtez de prétendre que vous ne pouvez rien faire pour sauver les Syriens ». Les a priori sont nombreux et une censure implicite est évidente, l’affirmation péremptoire se basant sur un non dit implicite considéré comme évident et non discutable! Ce titre serait ensuite remplacé par : The World Must Act Now on Syria, « Le monde doit agir maintenant en Syrie ».

    Publiée au milieu d’une campagne de propagande de guerre massive dans les médias occidentaux contre l’assaut des Gouvernements russe et syrien sur la banlieue de la Ghouta à l’Est de Damas, parce qu’elle était l’un des derniers bastions des terroristes islamistes djihadistes takfiristes, les tortionnaires et égorgeurs des innocents, soutenus par la « coalition de Doha », dont la France fait partie, la lettre constitue un appel ouvert aux États-Unis et aux autres puissances impérialistes de la « coalition de Doha » pour y lancer une ultime intervention militaire à grande échelle avant de devoir accepter la défaite devenue probable dans cette guerre par proxy…

    Cette lettre s’élève uniquement et « étrangement » contre « les crimes que le régime de Assad a commis contre les Syriens, aidés par les milices locales et étrangères, par l’aide stratégique et financière iranienne, par la puissance aérienne et les mercenaires russes ».Si vous demandez où sont les preuves de cette affirmation péremptoire sur le martyre du peuple syrien infligé par ses Gouvernants et leurs alliés, affirmation qui ne souffre pas la critique, personne ne peut donner des preuves parce que le peuple syrien ne cesse de répéter le contraire en réclamant l’aide de son armée de conscrits mobilisée pour le défendre et le libérer des criminels djihadistes qui sont leur cauchemar évident…

    Les crimes perpétrés par les États-Unis et les autres puissances impérialistes en Syrie, sans parler de la région dans son ensemble, sont visiblement absents de ses préoccupations. Les auteurs de la lettre ouverte et ses signataires n’étaient pas motivés pour lancer un tel appel lors des frappes aériennes et des bombardements d’artillerie américains qui ont rasé les villes de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, enterrant des dizaines de milliers d’habitants sous les décombres. Ils ne sont pas plus motivés, lorsqu’Israël bombarde la population démunie des Palestiniens de Gaza au phosphore blanc, ou lorsque l’Arabie Saoudite bombarde et pratique un odieux blocus sur le Yémen, massacrant principalement les enfants avec des armes françaises! Ils ne sont pas plus motivés lorsque les criminels terroristes djihadistes martyrisent les pauvres réfugiés Africains en Libye, accusés arbitrairement d’avoir soutenu Kadhafi!

    Seulement quelques jours après la publication de la lettre, il a été rapporté que le Pentagone avait déployé 600 autres soldats des forces spéciales, appuyés par des blindés, dans la zone stratégiquement vitale d’El Tanf, à la frontière irakienne. Loin de protester contre une telle intervention sans mandat de l’ONU, ceux qui ont rédigé la lettre ouverte voudraient au contraire encore beaucoup plus d’interventions de ce genre! C’est dire le niveau d’objectivité de ces 200 signataires se voulant les « indignés », représentants de la « conscience occidentale »!

    Les impérialistes n’ont « rien proposé » ? Le Gouvernement Assad maintient un « monopole sur la violence » ? De qui les signataires de cette lettre se moquent-ils ? La CIA, la Turquie, l’Arabie saoudite et les autres pays dirigés par les sheiks sunnites réactionnaires ont injecté en Syrie des dizaines de milliers de tonnes d’armes et de munitions, et des milliards de dollars, pour armer les milices islamistes terroristes de Daech qui ont fait régner la terreur dans la population  syrienne. Des dizaines de milliers de combattants étrangers ont été acheminés dans le pays et payés pour servir de forces terrestres par procuration dans la guerre orchestrée par les Etats-Unis, pour un changement de régime visant à renverser le Gouvernement indocile du président Bachar al-Assad. Environ 170 000 soldats et membres de l’armée populaire Syrienne, ont été tués en combattant les terroristes de Daech soutenus par la CIA. Tout cela ce sont les données objectives de la réalité telle qu’elle est… Et pourtant, nous continuons d’entendre le refrain pitoyable, gravement mensonger, malhonnête, de Jean Yves Le Drian et Cie, qui accusent sans relâche ce qu’ils appellent « le Régime syrien » de Bachar El Assad, tortionnaire de son peuple ! Lorsqu’un tel niveau d’aveuglement est devenu la norme du comportement de nos « élites politiques », on est en droit de se poser la question : « Que font de tels imbéciles ou de tels salauds dans le Gouvernement de la France?»

    « Pour que l’agonie du peuple syrien cesse, il faut l’arrêter de force »,poursuit cette fameuse lettre, écrite par « la voix de la conscience occidentale », ajoutant qu’il existe « une myriade de raisons géopolitiques pour lesquelles c’est un impératif, mais aucune n’est aussi immédiate et importante que le caractère sacré de la vie et de l’exercice du libre arbitre ».

    Le message est clair : l’impérialisme mondial doit s’imposer par la guerre franche et directe ! La Russie et l’Iran présents en Syrie, sont un obstacle intolérable à la lutte sanglante et prolongée pour l’hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole ! Avec leur discours sur le « caractère sacré de la vie », ces auteurs bien-pensants de la lettre, se moquent éperdument des plus de 400.000 morts Syriens, des nombreux exilés et de tous ceux qui ont été maltraités par les terroristes soutenus directement par la « Coalition occidentale de Doha », dont la France… Ces gens voulant se faire passer pour « honorables et piliers de la conscience droite-l’homiste », soutiennent ouvertement les opérations sanglantes des USA et complices, alors qu’elles sont justement la cause directe de « l’agonie du peuple syrien ». C’est un comble, mais voilà justement le type de discours navrant qui encombre le cerveau des dirigeants du monde occidental persuadés qu’ils représentent obligatoirement « l’axe du bien » s’opposant à « l’axe du mal » incarné par les méchants Russes, les méchants Iraniens, le méchant Hezbollah, le méchant Bachar El Assad…

    Au même moment, les Casques Blancs sortent leurs caméras et se filment eux-mêmes sauvant les bébés ensevelis sous des tonnes de gravats. Les ‘grands médias’, les seuls crédibles, ceux qui détiennent les « decodex » et autres supercheries du même acabit à leur disposition, quant à eux, « remplissent leurs colonnes de témoignages de massacres à grande échelle, tandis que les ONG de la CIA et du MI6 surenchérissent sur les chiffres des morts pour étayer un énième génocide. » Cet étalage de mensonges espère faire « pleurer dans les chaumières » et donner les coudées franches aux criminels qui dirigent nos Etats!

    Enfin, le comité des droits de l’homme de l’ONU intervient à son tour pour réclamer « un couloir humanitaire » qui sera bien entendu utilisé pour exfiltrer le maximum de terroristes djihadistes et leurs cadres : des agents militaires occidentaux qui iront se redéployer quelques kilomètres plus loin, afin de reprendre sans problème, le massacre du peuple syrien insoumis aimant son Président résistant.

    Les politiques qui nous abusent sans vergogne citent avec véhémence l’exemple de la fillette Bana qui « twittait sur la souffrance de sa communauté à Alep » et qu’un député du Parlement syrien aurait traité de « petite sorcière » et « qu’il fallait la laisser mourir. » Le simple bon sens dit aux gens qui ont une conscience éveillée que cette fillette a été évidemment instrumentalisée par la propagande des groupes terroristes djihadistes et des services secrets qui les encadrent, puisqu’elle s’exprimait dans un parfait anglais qui ne pouvait pas être le sien. Il était facile de le prouver en rencontrant cette fillette, mais encore une fois, peu importe, puisque le mal était fait et la mission accomplie…

    Jusqu’à son agression par l’Occident et ses mercenaires djihadistes, la Syrie était un pays prospère et en paix. La démocratie fonctionnait tout aussi bien en Syrie, pour ne pas dire mieux encore qu’aux USA, avant le déclenchement arbitraire de cette guerre pour la déstabilisation forcée de la République laïque de Syrie. Cette démocratie et la paix ne pourront revenir en Syrie que lorsque les terroristes de Daech et la « Coalition de Doha » qui les encadre, auront quitté le territoire syrien qu’ils occupent illégalement depuis 2011.

    Monsieur Le Drian et la bande de vos complices, il est inutile de continuer à mentir de cette manière aussi éhontée ! Les citoyens savent que vous êtes des menteurs et que vous cautionnez le crime contre le peuple Syrien, puisque c’est vous qui soutenez les terroristes, puisque c’est vous qui bombardez la Syrie!

    Puisque vous êtes forcément informé, vous savez que le Guardian a dévoilé comment des aides ont été utilisées par le Gouvernement britannique pour financer les activités d’Al-Nosra, groupe terroriste réputé avoir « fait du bon boulot en Syrie » (dixit Laurent Fabius) et celles d’autres milices extrémistes salafo-djihadistes présentes en Syrie !

    Vous savez parfaitement que des milliards de dollars ont été dépensés pour les opérations de la CIA en Syrie, comme le démontrait le rapport du Sénateur Ford devant le Congrès! Des milliards pour qui ? Pour le peuple syrien « persécuté par son président Bashar El Assad »? Monsieur Le Drian et Cie: ne soyez pas indécents !

    Le New York Times a écrit et publié que le programme de la CIA en Syrie était « un des efforts les plus coûteux de l’Agence pour armer et entraîner des terroristes djihadistes depuis son programme d’armement des moudjahidines en Afghanistan dans les années 1980 ». Voilà qui est clair et sans ambiguïté! Les étasuniens le disent ouvertement, sans honte et sans se cacher! Pourquoi continuez-vous Mr Le Drian et Cie à nous raconter vos bobards pitoyables sur la Syrie ? Vous devez aussi savoir que c’est de ce programme que sont nés Al Qaeda, les talibans, puis Daech, ISIS, EIIL. Avouez donc une bonne fois pour toutes que vous soutenez très concrètement les terroristes en Syrie et que vous n’êtes donc pas là pour les combattre! Il faudrait qu’une petite « Ahed Tamimi » française vous gifle pour vous ramener à la réalité!

    En juin 2015, The Washington Post a rapporté que les opérations secrètes de la CIA en Syrie avaient « un budget approchant 1 milliard de dollars par an ».  Il est absolument clair que le peuple Syrien « persécuté et victime de son président dictateur » n’en a jamais vu la couleur. Où sont donc passés ces milliards de dollars en Syrie. Soyons sérieux, un instant Monsieur Le Drian et Cie! Il fallait bien armer, ravitailler, payer, nourrir, encadrer, appuyer les cohortes de mercenaires terroristes de Daech qui font pour vous le sale boulot sur le terrain…

    Des fonctionnaires US ont dit au Washington Postque ces efforts de la CIA « faisaient partie d’un effort plus vaste, de l’ordre de multi-milliards de dollars, incluant l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, en vue de soutenir ‘l’opposition’ syrienne ».

    Un rapport de 2016 du New York Times a révélé de même que l’Arabie Saoudite a aidé à financer les opérations US en Syrie et que « les estimations chiffrent le coût total de ses efforts d’armement et d’entraînement à plusieurs milliards de dollars ». Un financement considérable a aussi été fourni par le Qatar, la Jordanie et la Turquie.

    Dans son discours de février, Tillerson confirmait que les troupes US « resteraient indéfiniment » en Syrie, même après qu’ISIS, EIIL, DAECH ait été anéanti. Il a également rappelé la nécessité d’un changement de « régime » en Syrie et a appelé la « communauté internationale », c’est-à-dire le groupe exclusif des criminels de la « coalition occidentale de Doha », dont la France, à saboter économiquement Damas en refusant de financer ses efforts de reconstruction.  Rappelons que c’est la « coalition occidentale de Doha » qui a réduit en ruine la Syrie et martyrisé le peuple syrien via ses mercenaires djihadistes égorgeurs et tortionnaires…

    Mais, Mme Nikki Haley, avocate suprême des néocons, disait au nom des Etats-Unis à l’ONU:

    « Nous mettons aussi en garde toute nation déterminée à imposer sa volonté par des attaques chimiques et des souffrances inhumaines, en particulier le régime syrien hors la loi. Les États- Unis restent prêts à agir s’il le faut.»

    Chacun sait que ce sont les Etats-Unis, en l’occurrence qui sont hors la loi en Syrie et non pas le Gouvernement syrien ! Mais peu importe ! Plus c’est gros et mieux cela vaut ! Le culot de ces menteurs hystériques est d’une violence inouïe : Nikki Haley osait tranquillement affirmer devant toutes les nations : « La nouvelle résolution de cessez-le-feu prendra effet dès son adoption par le Conseil. Elle ne laisse aucun vide juridique permettant à Assad, à l’Iran et aux Russes de se cacher derrière le contre-terrorisme. »Franchement : qui se cache derrière le contre-terrorisme? La coalition occidentale de Doha n’arrête pas de revendiquer ce rôle de « lutter contre le terrorisme »! Qui sont donc les naïfs qui peuvent encore gober cette propagande devenue un gavage indigeste?

    Heureusement pour le peuple syrien, la résolution a été rejetée. Comme d’habitude, les États- Unis ne proposent de cessez-le-feu que quand leurs mandataires, en l’occurrence les terroristes djihadistes, sont en train de perdre. A la suite de ces « cessez-le-feu » qui font perdre du temps à Damas, la « coalition occidentale de Doha » a le temps de fournir à nouveau les groupes djihadistes en équipements, en munitions et tout le reste. C’est un jeu pervers d’une extraordinaire violence et une honte qu’on a le culot de nous présenter dans les médias aux ordres, comme la cause de « l ‘axe du bien » et de la vertu démocratique agissant en Syrie!

    En réalité, la politique belliciste d’un Occident en mal d’hégémonie pourrit tout ce qu’elle touche. Elle brandit les « droits de l’homme », mais c’est pour soutenir les terroristes. Elle chante les louanges du « droit international », mais c’est pour mieux l’anéantir. Elle parle de « démocratie », mais elle la viole à domicile tout en déniant aux autres nations le droit à l’autodétermination. Quand Macron annonce qu’il va « punir » le président syrien lors d’une conférence conjointe avec le prince héritier d’Arabie Saoudite, il se moque du peuple français. Le club de l’oligarchie occidentale, se prend pour la «communauté internationale».

    L’objectif actuel de la « coalition occidentale de Doha », c’est de saboter les efforts de paix de Sotchi, ajouter deux nouvelles guerres à la crise syrienne : celle des Turcs contre les Kurdes et celles des Israéliens contre l’Iran et le Hezbollah libanais.

    Un document – assez exceptionnel – révèle le contenu d’une réunion du « Petit Groupe sur la Syrie», réunissant les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Arabie Saoudite et la Jordanie. Ce document aurait dû rester strictement confidentiel, parce qu’il révèle la «stratégie occidentale» concernant la guerre en Syrie : « nourrir et multiplier les hostilités par tous les moyens pour empêcher une Pax Russiana ; poursuivre une intense campagne de communication sur les bombardements russes et syriens qui tuent des civils ; cadrer le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie – Staffan de Mistura – par une feuille de route contraignante ; saboter la conférence de paix de Sotchi pour revenir à Genève dans un format tripartite : opposition terroriste syrienne, Gouvernement syrien et Forces démocratiques syriennes (FDS – constituées de supplétifs kurdes aux ordres du Pentagone) ».

    Il y a déjà bien des années que les diplomates Russes demandent à leurs homologues américains et européens la liste des groupes « armés » dits « modérés, laïcs et démocratiques ». Monsieur Le Drian et Cie, allez-vous être étonnés si je vous dis que cette liste n’a jamais été produite? Mieux encore, les forces spéciales américaines recyclent en ce moment même des terroristes de Daech dans de nouvelles unités des FDS et autres factions armées destinées à poursuivre la lutte contre « le régime de Bachar al-Assad ». Pourquoi mentez-vous, alors que nous savons que vous mentez?

    Cette stratégie occidentale opte pour « une guerre sans fin » en Syrie, tout en dénonçant auprès de l’opinion publique internationale une nouvelle « catastrophe humanitaire ». A Munich, Benjamin Nétanyahou a brandi, à la tribune officielle de la conférence, un morceau de tôle en affirmant qu’il s’agissait du débris d’un drone iranien abattu dans l’espace aérien israélien. Ce numéro pathétique lui a permis de menacer l’Iran, martelant encore et encore que ses « forces du mal » cherchaient à s’installer durablement aux frontières de l’Etat hébreu et que cette éventualité justifiait désormais des actions militaires « préventives ».

    Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les USA ont recyclé nombre d’anciens officiers de la Gestapo dans leurs unités spéciales, bras armés de la Guerre froide. Ils ont employé nombre de nazis au service des dictatures latino-américaines – dans la cadre du Plan Condor, au Chili, en Argentine, au Brésil ou à Panama, dans les « Contras » pour anéantir la révolution sandiniste à partir de la fin des années 1970. Les USA ont fait de même en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Ukraine… Benjamin Norman nous annonçait «une guerre sans fin» en Syrie et plus largement aux Proche et Moyen-Orient.

    « l’argent, c’est le sang des autres… » (Cécil John Rhodes)

    L’agression israélienne sur l’aéroport T4, dans le gouvernorat de Homs, tuant et blessant plusieurs citoyens, constituant une violation flagrante de la résolution 350 (1974) et des résolutions du Conseil de sécurité, n’aurait pas été possible sans l’immunité et le soutien illimité et continu accordés par l’administration américaine à Israël. Les délégués des pays occidentaux n’ont fait aucune mention de cette agression israélienne. Ce fait montre clairement que les Gouvernements de leurs pays en sont les complices et les protecteurs. Finalement, Netanyahou a déclaré lui-même, sans qu’on ne lui demande rien, que Israël avait en effet commis cette agression que les Occidentaux refusaient de reconnaître. Pourquoi donc continuer à mentir Monsieur Le Drian et Cie sur toutes ces violations du droit International?

    En effet, le mensonge pratiqué par certains États Membres permanents du Conseil de sécurité est devenu une sorte d’arme de destruction massive.

    C’est par le mensonge qu’ils ont fabriqué dans leurs laboratoires les organisations terroristes takfiristes telles Al-Qaïda, les Talibans, Daech, le Front Al-Nosra, Jaïch al Islam etc.

    Et c’est par le mensonge qu’ils tentent de démolir et de préparer, aujourd’hui, une agression contre la Syrie.

    A Alep et ailleurs, nous avons découvert les entrepôts des groupes terroristes qui étaient bondés de médicaments et de denrées alimentaires, envoyés théoriquement à la population syrienne par l’aide humanitaire mais qu’ils détenaient pour eux-mêmes et qu’ils vendaient aux civils à des prix exorbitants !

    Les forces syriennes attaquaient Daech, qu’elles ont éjecté de Deir ez-Zor et d’Abou Kamal. Daech s’est alors replié, sous la protection des forces américaines, dans cette zone de 30 Kms de large sur 60 Kms de long, située à la frontière syro-irakienne.

    Ce fait révèle, une fois de plus et sans aucun doute possible, la véritable fonction de cette Coalition et le rôle de Washington dans le soutien de Daech, comme ce fut le cas le 17 septembre 2016, lorsque ses forces aériennes ont attaqué les positions de l’Armée arabe syrienne sur le Mont al-Tharda, toujours près de Deir ez-Zor, permettant ainsi à l’organisation terroriste d’avancer et d’occuper ces mêmes positions. L’Iran, n’a évidemment jamais envoyé de drone sur le territoire de la Palestine occupée; ce discours de Netanyahou est scandaleusement faux, mensonges et tromperies.

    Les USA ont ouvertement déclaré : « Nous ne quitterons pas la Syrie tant qu’un règlement politique n’est pas mis en place et que la sécurité de nos alliés dans la région n’est pas garantie»; l’aveu était grand: « En Syrie, nous combattons le ‘régime’, l’Iran, le Hezbollah et la Russie ».

    L’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, a menacé la Syrie d’une frappe similaire à celle réalisée par Washington en avril 2017. Elle a annoncé que Washington était prêt à effectuer une nouvelle frappe sur la Syrie, si l’ONU s’avérait incapable d’obtenir l’arrêt des offensives contre ses mercenaires djihadistes dans la Ghouta orientale, banlieue Est de Damas! Les aveux deviennent clairs peu à peu! Cependant, en France, toute parole sur cette réalité de la vraie situation en Syrie est strictement interdite : toute conférence sur le sujet Syrie qui ne cadre pas avec cette odieuse propagande est boycottée. Les salles de conférences sont fermées à tous ceux qui vont révéler la vérité sur la Syrie. Les menaces de mort sont courantes contre les personnes qui voudraient faire de l’information respectueuse de la vérité. En France, la Patrie des « droits de l’homme », on ne peut pas parler, prendre la parole, publier, sans être saboté, accusé d’être propagateur de « fake news », car on n’ose plus traiter les gens de « complotistes » désormais, étant donné la masse énorme des informations, provenant du reste du monde non occidental, qu’il faudrait censurer à grande échelle! On ne peut plus décemment traiter 95% de l’information sur la Syrie, de « complotistes » en disant que les 5% restant de l’information de propagande occidentale, seraient la pure vérité !

    Il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Ceux qui prétendent remettre de l’ordre dans le monde en sont les fauteurs de troubles, les cambrioleurs crient au vol, les violeurs de la légalité crient au viol du droit, les agresseurs s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat syrien, tout ce monde pitoyable s’agite et manœuvre au grand jour, sans pudeur, traitant le mensonge comme étant la « vérité ».

    Le prétexte de la lutte contre Daech et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

    Jean-Yves Le Drian exige (sic) et ose demander : « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie? L’Iran, diabolisé, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie sauvagement sanctionnée, les forces « chiites » d’Irak. Ceux qui ont le droit d’être illégalement en Syrie sont les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses vassaux de la coalition de Doha, dont la France !

    Dans un discours au Commonwealth Club de Californie, le 3 octobre 2007, le général Wesley Clark, ancien commandant des forces de l’OTAN., faisait une déclaration stupéfiante: alors qu’il visitait le Pentagone une dizaine de jours après le 11 septembre, un général de ses amis l’interpelle et lui demande de l’accompagner dans son bureau. Il lui apprend que dans les cinq ans les Etats-Unis vont envahir sept nations : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Wesley Clark dit alors à son auditoire : « ce pays est victime d’un coup d’Etat réalisé par Wolfowitz, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et d’une demi-douzaine d’autres personnes dans le cadre du Projet pour un nouveau siècle américain. Ils veulent déstabiliser le Moyen Orient… alors qu’aucun sénateur ou député n’en est informé, et en l’absence de débat public. »

    La forteresse inexpugnable du capitalisme mondialisé, le défenseur autoproclamé de «l’ordre» économique mondial a été démasqué comme étant non seulement complice de terroristes coupeurs de têtes, esclavagistes et meurtriers sectaires de masse, mais militairement dépendants des forces mêmes qu’ils affirment combattre, « génération après génération », dans une guerre d’autodestruction. Les USA ont débité tous les mensonges possibles sur la Syrie, et la majorité de l’humanité le sait. Au fond d’eux-mêmes, la plupart des Américains soupçonnent aussi « l’Etat profond » de les trahir et savent que l’heure de la chute finale de l’empire a sonné!

    La Ghouta n’est pas tombée, comme l’a déclaré Nikki Haley déléguée des États-Unis. Elle a été libérée, comme Alep a été libérée. Ce qui est tombé dans la Ghouta orientale c’est le terrorisme et la chute du terrorisme annonce la chute de l’empire occidental qui a fabriqué le terrorisme!

    Enfin pour terminer cet article ne serait-il pas utile de rappeler ceci : le Gouvernement français au complet, avec Emmanuel Macron en tête, soutiennent politiquement et militairement des organisations criminelles contre la République arabe syrienne en se moquant du Parlement qui, à travers la voix du groupe d’opposition des insoumis, a posé des questions pouvant se résumer ainsi : « Auprès de qui envoyez-vous nos militaires ? A qui livrez-vous des armes et du matériel de guerre, sans l’accord du Parlement et en violation des traités et des lois concernant la vente des armes? Qui vous a autorisé à engager la France dans une guerre insensée contre la Syrie? Avec quels fonds avez-vous financé ces organisations criminelles et ces bombardements qui dévastent la Syrie et martyrisent son peuple? Quelle est la demande de l’ONU qui vous a autorisés à intervenir avec les USA et la Grande Bretagne en bombardant la Syrie souveraine sans motif dûment vérifié, avéré, spécifié et ordonné par une résolution de l’ONU?»

    Après avoir regardé objectivement la réalité telle qu’elle est, nous devons conclure sur la Syrie.

    Conclusion :Monsieur Le Drian et Cie, dans quelle catégorie de personnes faut-il vous classer? Dans les innocents, naïfs, débiles débonnaires croyant de « bonne foi » à la fable du loup déguisé en brebis, ou dans les pervers et les salauds parfaitement informés et pratiquant le crime contre l’humanité pour des « raisons d’Etat » supérieures à tous les « Droits de l’Homme » et justifié par la vénalité des intérêts sine qua non de l’économisme marchand?

    A vous de choisir !

    Jean-Yves Jézéquel

    source:https://www.mondialisation.ca/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/5625720

    https://reseauinternational.net/syrie-une-technique-de-la-manipulation-devenue-courante/


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    Les journalistes sont des acteurs, ils lisent face caméra ce qu’on leur demande de lire

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    Dans tous les pays sous contrôle de la Cabale, France donc y compris, mais surtout aux USA ou cela fait en ce moment un énorme scandale (bien sur vous n'en entendrez jamais parler dans les médias maintream), les journalistes ne font que lire des écrans prompteurs, lesquels diffusent le message de propagande à relayer sur toutes les chaines, puisque toutes les chaines mainstream appartiennent à des grands groupes qui eux même appartiennent tous à la mafia mondiale de l'ombre qu'on appelle internationalement : la Cabale.

    Il y a 2 jours, un youtuber scandalisé par ce qu'il voyait sur sa TV à savoir le même discours de journalistes acteurs, sur plusieurs chaines, a récupéré les émissions de plusieurs chaines nationales américaine et il en a fait un montage qui a cartonné sur le net, 88.000 vues en 2 jours :

    Le lendemain, le "Sinclair Broadcasting Group" de la Cabale ont été contraint à se justifier dans un article de USA TODAY :

    https://www.usatoday.com/story/money/media/2018/04/02/sinclair-defends-itself-over-uproar-after-local-news-anchors-read-anti-false-news-screed/477531002/

    Traduction de l'article :

    Sinclair se défend dans un tumulte après que les présentateurs de nouvelles locales ont lu des articles anti-fake news'.

    Sinclair Broadcast Group se défend contre la critique d'un récent message promotionnel à l'antenne que plusieurs de ses présentateurs de nouvelles locales ont été invités à lire que les téléspectateurs ont été mis en garde contre les " fake news" sur les médias concurrents.

    Des douzaines de stations appartenant au plus grand radiodiffuseur du pays ont diffusé des promotions vidéo au cours des dernières semaines, dans lesquelles leurs animateurs locaux expriment leurs préoccupations au sujet de " la tendance troublante des nouvelles irresponsables et unilatérales qui affligent notre pays ". Les présentateurs poursuivent en disant que de nombreux médias publient des " fausses histoires " et poussent les agendas.

    La promotion semble unique dans chaque marché, mais l'entreprise de Sinclair, Hunt Valley, Md.-siège social, l'a scénarisé et distribué à ses stations.

    Le conseiller municipal de Cincinnati, P.G. Sittenfeld, a tweetté qu'il ne regardera plus la chaîne locale 12 après avoir vu les présentateurs locaux - et d'autres à travers le pays - lire le même scénario. "Effrayant, culte, et beaucoup trop propagandiste à mon goût", a dit le démocrate en tweet dimanche.

    "La direction de leur propriété, @WeAreSinclair, est profondément troublante, et m'empêchera de soutenir leur flux de revenus en étant un téléspectateur."

     

    Ce message national de Sinclair arrive au moment où les organismes de réglementation envisagent d'approuver ou non l'opération de près de 4 milliards de dollars visant l'acquisition de Tribune Media Co. L'acquisition, annoncée en mai 2017, ferait passer le nombre de stations de télévision de Sinclair de 193 à 220 ou plus - et sa portée des foyers américains à 72 %.

    Les critiques de la fusion affirment que cette promotion à l'échelle nationale offre un indice sur la façon dont une Sinclair encore plus grande pourrait répandre des messages conservateurs dans la plus grande collection de médias locaux.

    La sensibilisation aux promotions s'est accrue au cours des derniers jours après que le site de nouvelles sportives Deadspin a monté ensemble une vidéo de douzaines de stations locales de Sinclair qui se font écho les unes aux autres. Le site l'a posté sur Twitter et ses autres pages de médias sociaux samedi et l'a rediffusé sur HBO's Last Week Tonight Tonight avec John Oliver Sunday. Le groupe d'information progressiste à but non lucratif ThinkProgress a également créé sa propre vidéo et l'a affichée sur sa page YouTube.


     

    Plusieurs organes de presse ont rendu compte des promotions et le Président Trump a pris certaines d'entre elles à la tâche le lundi Twitter. "C'est si drôle de regarder Fake News Networks .... critiquer Sinclair Broadcasting parce qu'elle est biaisée ", a-t-il dit sur Twitter. "Sinclair est de loin supérieur à CNN et encore plus à Fake NBC, ce qui est une blague totale."

     

    Sinclair a produit les spots pour exprimer son inquiétude face à la diffusion de faux reportages médiatiques tels que le faux reportage "Le Pape soutient Trump" qui s'est rapidement répandu dans les médias sociaux, a déclaré Scott Livingston, vice-président principal des nouvelles de Sinclair, au Baltimore Sun dans une déclaration par courriel.

    "D'autres fausses histoires, comme la fausse histoire de'Pizzagate', peuvent avoir des conséquences dangereuses", a-t-il déclaré au Sun.

    [Note SM: tu m’étonnes que ça peut être dangereux, dangereux tous les pédophiles de la Cabale oui, c'est certain, l'étau se resserre et ça fait mal...

    Voir : http://stopmensonges.com/?s=pizza+gate

    ]

    "Nous nous concentrons sur les rapports basés sur les faits. C'est notre engagement envers nos collectivités. C'est le but de ces annonces : réitérer notre engagement à rapporter les faits dans la recherche de la vérité. Nous considérons que c'est un honneur et un privilège d'annoncer les nouvelles chaque soir. Nous cherchons la vérité et nous nous efforçons d'être justes."

    Le mois dernier, d'autres présentateurs ont dit au correspondant principal des médias de CNN, Brian Stelter, qui a publié l'article sur la promotion planifiée de Sinclair, leurs préoccupations au sujet de l'enregistrement des promos. "J'avais l'impression d'être un prisonnier de guerre qui enregistre un message ", a déclaré l'un des présentateurs à l'animateur de Reliable Sources.

    Dans le scénario, que Stelter a obtenu et que l'IP de Seattle a posté vendredi, les présentateurs locaux commencent le segment vidéo en déclarant leur fierté dans "le journalisme équilibré et de qualité que (leur station) produit".

    Ensuite, le ou les présentateurs expliquent comment " le partage de nouvelles biaisées et fausses est devenu trop courant sur les médias sociaux " et que de nombreux médias " publient ces mêmes fausses histoires sans vérifier d'abord les faits ", dit le scénario. Il met en garde contre le fait que certains médias poussent " leurs propres préjugés et leur propre programme pour contrôler " exactement ce que les gens pensent ".... C'est extrêmement dangereux pour notre démocratie."

    Beaucoup de libéraux ont appelé Sinclair pour le même comportement que ces promotions décrient. L'entreprise a attiré l'attention en avril pour avoir embauché Boris Epshteyn, un assistant spécial du président Trump, en tant qu'analyste politique en chef. Ses segments de commentaires "Bottom Line with Boris", qui apparaissent à travers le réseau de stations de Sinclair, sont souvent attaqués comme de la désinformation qui fait la promotion d'un programme pro-Trump.

    Sinclair a été critiqué dans le passé pour avoir donné une couverture favorable au candidat républicain Donald Trump.

    Les démocrates ont également reproché au président de la FCC, Ajit Pai, d'avoir appuyé des changements aux règles de propriété des chaînes de télévision qui faciliteraient l'examen réglementaire de la fusion. Après leurs demandes, l'inspecteur général de la FCC a entrepris une enquête pour déterminer si Pai a agi de façon inappropriée en aidant Sinclair.

    "Sinclair est maintenant bien connu pour son histoire d'abus de la confiance du public pour diffuser des émissions d'extrême droite et promouvoir la xénophobie dans les journaux locaux ", déclare un communiqué du groupe de militants des médias libéraux Media Matters for America. Le groupe dit qu'il a trouvé au moins 62 stations Sinclair atteignant 29 états et le District de Columbia qui ont diffusé leurs propres versions du segment scénarisé.

    La fusion, dit le groupe, " l'aidera à diffuser davantage sa propagande conservatrice dans tout le pays ".

    En juillet 2017, Oliver a fait sauter les pratiques conservatrices du radiodiffuseur et ses segments vidéo "must-run" destinés aux stations locales. Après avoir diffusé la vidéo Deadspin sur l'émission de dimanche, l'animateur a commenté : "Ouais. Rien ne dit 'Nous valorisons les médias indépendants' comme des douzaines de reporters forcés de répéter le même message encore et encore comme les membres d'une secte qui a subi un lavage de cerveau".

    --Note SM---

    Il vous faut quoi de plus pour ouvrir les yeux sur cet ancien monde, arrêter de le financer par l’impôt et la consommation à outrance ?

    Le nouveau monde est déjà là, il suffit d'ouvrir son cœur et de tourner son regard vers lui.

    Alors l'ancien disparait et le nouveau jaillit.

    Namaste

    https://stopmensonges.com/les-journalistes-sont-des-acteurs-ils-lisent-face-camera-ce-quon-leur-demande-de-lire/

     


     


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    La sale guerre syrienne éclabousse les médias internationaux

     

    La sale guerre syrienne éclabousse les médias internationaux

     

    Par Elijah J. Magnier@ejmalrai

    Traduction : Daniel G.

    En plus d’avoir causé des centaines de milliers de morts et de blessés, une destruction évaluée à des centaines de milliards de dollars, des millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur du pays, la sale guerre en cours depuis sept ans en Syrie a sérieusement miné la crédibilité des médias internationaux. Unis comme un seul homme, la majorité des journalistes se sont lancés à corps perdu dans une campagne médiatique internationale violente en prenant position contre d’autres journalistes, analystes, universitaires et militants, qui se sont ainsi retrouvés en minorité.

    Quiconque s’opposait au « changement de régime », rejetait la propagande interventionniste, se prononçait contre une guerre plus large contre la Russie et se battait pour offrir un point de vue différent de la trame narrative étroite proposée par les néoconservateurs était pris à partie. Tous ont été qualifiés de « pro-Assad » ou, plus récemment, de « pro-attaque chimique ». De nouvelles perceptions sont toutefois apparues et ont créé ce qu’on pourrait appeler un nouveau constructivisme social, qui s’oppose à ces médias puissants, mais biaisés, qui cherche et trouve de nouvelles réalités, qui est prêt à faire le procès des médias institutionnels et qui se désintéresse de ceux qui ont été perçus pendant si longtemps comme les porteurs de connaissances vérifiées et incontestables. Certains accusent même aujourd’hui ces journalistes biaisés d’être des « apologistes salafo-wahabbites ».

    Ces médias se sont joints aux USA, au R.U., à la France et à de nombreux autres pays de l’Europe et du Moyen-Orient dans leur « guerre contre la Syrie », sans prendre en considération la volonté du peuple syrien ou l’existence et le résultat des élections générales. La majeure partie de la « Syrie utile » a été libérée, sans aide ou consensus des Nations Unies, et sans stratégie précise ou solution de rechange plausible proposée qui réponde aux désirs des Syriens plutôt qu’à ceux des mandataires de ces pays. Bon nombre de pays ont investi au total plus de 140 milliards de dollars en Syrie pour n’obtenir qu’un seul résultat : un « retour à la case départ », dans un pays détruit dont la population a été dispersée. Le monde semble ignorer ce qu’a apporté le changement de régime en Libye, l’intervention américaine en Afghanistan (aux conséquences destructrices pour ce pays et le Pakistan), de pair avec les conséquences du changement de régime en Irak.

    Les médias institutionnels ont cessé de rapporter les principaux faits de la guerre en Syrie parce qu’ils étaient en train de perdre la bataille en vue de faire tomber le gouvernement syrien et son président Bachar al-Assad, d’autant plus que l’armée syrienne était en train de gagner chaque lutte contre les militants pro-saoudiens et djihadistes. Ces djihadistes ont été défaits dans la plupart des régions de la Syrie, en ayant été repoussés principalement dans les villes d’Idlib et de Jarablous au nord, et dans des poches complètement à l’est et au sud, à la frontière avec Israël et la Jordanie.

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    Cependant, les journalistes ont décidé de s’engager dans une guerre d’un autre type (une vendetta?) : faire taire toute voix dissidente qui remet en cause la trame narrative insistante à la défense des djihadistes, qui les dépeint comme des « rebelles modérés » (depuis les sept dernières années en fait), tout en appelant à encore plus de guerre en Syrie. Curieusement, bien des membres – mais pas tous – du groupe « Media on Trial » sont dans la mire des médias institutionnels. Ils ont tôt fait d’être traités de « pro-Assadistes », de « pro-régime », de « pro-Hezbollah », de « pro-Iran » ou de « robots russes sur Internet ». C’est comme s’ils brandissaient le carton rouge pour punir tous ceux qui s’opposent à de nouvelles tueries au Moyen-Orient, à un autre bombardement aveugle de Trump ou à une montée de la tension entre les deux superpuissances, qui ont des troupes sur le terrain en Syrie, afin de pousser le monde vers une guerre plus large. Mais il existe aussi des comptes inconnusque les médias tolèrent sans problème tant qu’ils défendent la trame narrative anti-Assad.

    Ce pourrait être le résultat d’une méconnaissance des faits, mais les médias institutionnels donnent l’impression qu’ils sont prêts à délaisser leur mission initiale, la seule légitime, qui consiste à « informer les gens en présentant des faits ou en proposant une analyse ». En outre, ils supportent mal la critique et les contre-arguments et ne donnent que le point de vue du gouvernement, sans même tenter de corroborer leur trame narrative « mal ficelée ». N’empêche que le monde les surveille de près, et qu’il y en a beaucoup qui refusent d’accepterla version des faits vue sous un seul angle que nous proposent la télé, les magazines et les journaux. L’intensité et l’accessibilité de l’information sur Internet, plus particulièrement dans les médias sociaux, ont fait en sorte que chacun est maintenant en mesure de se mettre à la recherche de ce qu’il croit être la vérité, en se tournant vers des articles de journalistes rigoureux, des blogs privés, des analyses d’ex-ambassadeurs, d’anciens journalistes et de sources qu’on trouve facilement sur le net. C’est que la crédibilité des médias institutionnels a été ébranlée et que les dommages sont graves.

    Les journalistes ne semblaient pas être prêts à rapporter l’avance de l’armée syrienne dans le camp de Yarmouk, à Yalda et à al-Hajar al-Aswad, au sud de Damas, que le groupe armé « État islamique » (Daech) et al-Qaeda contrôlaient (et contrôlent encore), où ils s’entretuent depuis des années. Les forces armées de Damas remportent une victoire après l’autre contre ceux qui devraient être considérés comme des groupes terroristes, responsables d’attaques continuelles dans le monde entier, surtout depuis les dernières décennies. La confiance acquise par l’armée syrienne se manifeste par une démonstration de force qui parvient lentement, mais sûrement à mettre fin à la campagne futile des bellicistes. En théorie, ce devrait faire les nouvelles, mais rares sont ceux qui choisissent de rédiger un article à ce sujet. Il est probable que les néo-journalistes se contentent de ne rapporter que les faits compatibles avec la politique de leurs journaux, comme l’a indiqué le correspondant du Washington Post à Beyrouth, au détriment de ce que leurs lecteurs veulent savoir et devraient connaître.

    Peut-être que les barons des médias ont décidé de prendre parti et qu’ils ne sont plus intéressés par des reportages équilibrés et par des articles qui ne font que relater ce qui se passe sur le terrain. Si nous prenons l’exemple du Yémen, les mêmes journalistes qui expriment haut et fort leur indignation justifiée à propos de la mort de civils dans la guerre imposée à la Syrie, deviennent totalement muets, en étant incapables de couvrirla guerre de l’Arabie saoudite contre le Yémen, avec le soutien de l’establishment des USA et du R.U.

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    Les mêmes journalistes qui s’énervent tant chaque fois que les forces aériennes syriennes ou russes larguent une bombe pour libérer des villes sont restés relativement cois en ce qui concerne les milliers de civils tués par la US Air Force à Raqqa, au nord de la Syrie, qui a détruitplus de 80 % de la ville, en laissant les mines posées par Daech tuer d’autres habitants qui retournent dans cette cité syrienne maintenant en ruines.

    Aujourd’hui, nous lisons des articles qui citent des militants (même l’establishment des USAs’appuie sur les diresde militants pour bombarder la Syrie!), juste parce qu’ils sont contre le gouvernement de Damas, à un point tel que ces sources douteuses et non vérifiées, interviewées via WhatsApp, sont devenues « reconnues », donc validées par les médias institutionnels.

    Voilà maintenant que les journalistes pointent leurs plumes acérées contre les militants, les journalistes et les universitaires qui s’opposent à la version des faits unilatérale des médias institutionnels à propos de la Syrie, ainsi qu’à leur silence entourant la pire catastrophe humanitairede ce siècle qui se déroule actuellement au Yémen. Mark Lowcock, le chef du Bureau pour la coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies, a dit que « la situation au Yémen rappelle l’apocalypse ». Mais cela ne semble pas pertinent pour les médias institutionnels.

    La priorité est donnée à la chasse aux sorcières, dont la saison est maintenant ouverte. Des institutions respectables et des journalistes trouvent quelques cibles parmi ceux qui s’expriment haut et fort dans les médias sociaux et parmi les professeurs d’université afin de faire peur à tous les autres dans le but, semble-t-il, de réduire au silence toute opinion divergente. Le professionnalisme (l’absence de parti pris même devant des situations militaires et politiques inacceptables) ne semble plus faire partie des règles du jeu. Cela pourrait être dû au manque de rigueur au niveau des éditeurs, comme Owen Jonesl’a souligné.

    Impossible d’ignorer l’ironie : Pourquoi accuser les médias internationaux, eux qui ont déclaré la première « intifada » contre les anti-interventionnistes parce que la guerre en Syrie a été perdue malgré l’énorme investissement injecté, tous les efforts et des milliers d’articles annonçant la chute imminente du régime… qui est toujours là?

    Les médias institutionnels sont conscients que les lecteurs ont peu de pitié pour la fausse propagande, la manipulation des faits et la couverture de la guerre de loin. Les lecteurs prendront leur revanche en mettant fin à leurs abonnements, n’en pouvant plus de l’avalanche d’analyses et de prédictions erronées au sujet du sort du gouvernement syrien et de son armée. Voilà pourquoi les journalistes n’accepteront pas leur défaite si facilement et tentent de trouver des boucs émissaires pour détourner l’attention des lecteurs. Mais les grands médias institutionnels ne peuvent évidemment pas se contenter de porter la faute de leur échec concernant l’issue de la guerre en Syrie sur le dos de quelques comptes sur les médias sociaux. Il leur faut des excuses plus substantielles, et c’est là que la Russie entre dans le jeu. Les médias tentent d’insinuer que le succès des militants anti-interventionnistes actifs sur les médias sociaux sont liés à Moscou.

    Cela me rappelle une attaque que le groupe libanais AMAL avait mené contre Israël dans les années 1990, qui avait tué quelques soldats israéliens. AMAL avait revendiqué la responsabilité de l’attaque, mais Tel-Aviv l’a rejetée, en insistant pour accuser le Hezbollah. C’est qu’il aurait été trop humiliant pour l’armée israélienne d’avoir reçu pareille gifle par un groupe militairement faible comme AMAL. Les médias institutionnels font exactement la même chose aujourd’hui : il leur faut un coupable plus grand pour justifier le succès de quelques personnes, en accusant une superpuissance comme la Russie d’être responsable de ce succès, de façon à sauver la face.

    Lorsque je travaillais pour une agence de presse internationale, je regardais les nouvelles provenant des différents fils de presse auxquels l’agence était abonnée, qui s’imprimaient sur un rouleau de papier. Je donnais la préséance aux nouvelles des agences de presse dont l’exactitude et la crédibilité étaient établies depuis longtemps, en accordant moins d’importance à celles qui étaient moins crédibles. Aujourd’hui, les médias institutionnels sont rejetés par des lecteurs de tous les horizons. S’amuser à faire la chasse aux sorcières au lieu de mettre à jour l’actualité, comme la BBC le fait actuellement, est mortel pour la réputation des médias.

    Il est également possible que ces journalistes croient qu’en commettant tous la même erreur, ils s’en sortiront indemnes puisqu’ils ne seront pas tenus responsables. Mais ce qui semble se dessiner très clairement, c’est que des personnes présentes sur les médias sociaux ont maintenant beaucoup plus de succès, notamment au chapitre de l’influence, que les agences de presse, les journaux et les journalistes professionnels établis.

    La guerre en Syrie a été marquée par la chute de bien des présidents partout dans le monde, alors que le gouvernement syrien est toujours en place. Cette réalité aussi affaiblit la position des médias de masse et porte un coup direct à leur crédibilité. Même ceux qui se disent « militants humanitaires » se sont permis d’apporter une « légère » modification au titre de leur mission et de leur soutien à l’occupation de la Syrie. Les USA, la France et le R.U. occupent toujours illégalement une partie du pays, sans montrer d’intention visible d’éliminer Daech sous leur protection au nord-est de la Syrie. Il y a plus de 100 000 jihadistes au nord de la Syrie qui combattent sous la gouverne d’al-Qaeda et de la Turquie. Au sud, Daraa deviendra un enjeu problématique lié directement aux intérêts des USA et d’Israël, qui sont d’empêcher que le gouvernement syrien n’en prenne le contrôle. De fausses « attaques chimiques » et d’autres diversions sont encore possibles. Le feuilleton épique de la guerre en Syrie n’est pas terminé. Je me demande d’ailleurs qui va se retrouver dans la liste noire des médias et qui seront leurs prochaines victimes avant que la guerre ne prenne fin au Levant.

    source:https://ejmagnier.com/2018/04/25/la-sale-guerre-syrienne-eclabousse-les-medias-internationaux/

    https://reseauinternational.net/la-sale-guerre-syrienne-eclabousse-les-medias-internationaux/

     


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    Le Monde, par exemple, est devenu le torchon de l'OTAN, en publiant notamment des fake news pour inciter à la guerre, comme contre la Yougoslavie, ou la Libye, ou maintenant contre la Syrie ; on a là un exemple effroyable du dévoiement de la Presse ennemie des peuples eva R-sistons (pseudo de chantal dupille)

    Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

    Comment des journalistes peuvent provoquer des guerres

     

    Le bombardement de la Syrie, le 14 avril 2018, restera aussi dans les annales comme un exemple des conséquences du journalisme à scandale. Thierry Meyssan revient ici sur l’emploi du sensationnalisme dans la propagande de guerre.

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    En décembre 2016, les Casques blancs co-signèrent cette revendication des jihadistes qui assiègérent Damas et lui coupèrent l’eau. Priver des civils d’accès à l’eau est un crime de guerre.

    En décembre 2016, les Casques blancs co-signèrent cette revendication des jihadistes qui assiègèrent Damas et lui coupèrent l’eau. Priver des civils d’accès à l’eau est un crime de guerre.

    Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont bombardé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril 2018. Cette opération, qui constitue une agression en Droit international, a été présentée comme une réponse alliée à l’emploi supposé d’armes chimiques par la République arabe syrienne.

    Le secrétaire à la Défense US, le général James Mattis, a déclaré ne pas disposer de preuve de cette accusation, mais se fonder sur « des articles de presse crédibles ». En 2011, le procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno Ocampo, s’était également fondé sur des articles de presse —aujourd’hui tous démentis— pour lancer un mandat d’arrêt international contre Mouamar Kadhafi, justifiant ainsi l’intervention de l’Otan.

    En 1898, le gouvernement US s’était identiquement fondé sur les « articles de presse crédibles » des journaux de William Randolph Hearst [1] pour lancer la guerre hispano-américaine. Par la suite, ces articles se révélèrent totalement mensongers [2].

    Les « articles de presse crédibles » auquel James Mattis fait référence, quant à lui, se basent sur les déclarations de l’ONG britannique « Casques blancs » (White Helmets). Celle-ci, qui se présente comme une « association humanitaire », est en réalité partie au conflit. Elle a officiellement participé à plusieurs opérations de guerre, dont la coupure d’eau des 5,6 millions d’habitants de Damas durant une quarantaine de jours [3].

    Quelques heures avant le bombardement des alliés, la Russie et la Syrie avaient rendus publics les témoignages de deux hommes, présents à l’hôpital de Douma durant la prétendue attaque chimique. Ils attestaient que celle-ci était une mise en scène et n’a jamais eu lieu [4].

    Comme au XIXème siècle, il serait donc possible aujourd’hui pour des journalistes de manipuler des États et un tribunal international, de les pousser à renverser un régime ou à bombarder d’autres États.

    C’est pourquoi, en démocratie, une partie de la presse revendique constituer un « Quatrième Pouvoir », quoi qu’illégitime car non élu.

    Les médias qui disposent de cette capacité appartiennent à de grands capitalistes qui, par ailleurs, entretiennent des liens étroits avec les responsables politiques qui prétendent par la suite avoir été intoxiqués par leurs « articles crédibles ». William Randolph Hearst était par exemple un proche du président US, William McKinley, qui ambitionnait de lancer la guerre hispano-américaine et qui la déclara.

    À l’issue de la Seconde Guerre Mondiale, l’Union Soviétique et la France firent adopter par l’Assemblée générale des Nations Unies diverses résolutions condamnant la propagande de guerre [5]. Elles furent transcrites en droit national par les États membres. Théoriquement, les journalistes qui se livrent à cette activité devraient donc être poursuivis. Pourtant ce n’est pas le cas, car dans la pratique seuls les États ont la capacité d’enclencher ce type d’action judiciaire. La propagande de guerre est donc interdite, mais pour le moment seuls des journalistes d’opposition qui n’ont pas la capacité de mener des guerres peuvent en être jugés coupables en droit national, pas les États qui les conduisent.

    [1] Citizen Hearst : A Biography of William Randolph Hearst, W. A. Swanberg, Scribner’s, 1961.

    [2] Public Opinion and the Spanish-American War : a Study in War Propaganda, Marcus Wilkerson, Russell and Russell, 1932. The Yellow Journalism USA, David R. Spencer, Northwestern University Press, 2007.

    [3] « Une « ONG humanitaire » prive d’eau 5,6 millions de civils », Réseau Voltaire, 6 janvier 2017.

    [4] « Les témoignages qui infirment l’accusation des Casques blancs », Réseau Voltaire, 13 avril 2018.

    [5] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 août 2011.

    source:http://www.voltairenet.org/article200680.html

    https://reseauinternational.net/comment-des-journalistes-peuvent-provoquer-des-guerres/

     


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