• Mardi 7 février 2012
    Se312770_250229411699179_100001363671692_613111_952180859_n.jpgnt: Tuesday, February 07, 2012. Subject: http://www.silviacattori.net/article2787.htmlHoms, une ville plongée dans l'horreur organisée par des groupes armés et non par Damas
    Le Syrien qui témoigne ici vit à Homs, dans le quartier où a été tué Gilles Jacquier en même temps que huit sympathisants syriens du gouvernement Assad. Les obus tombaient tout autour de son immeuble au moment où nous parlions. Tétanisé par la peur et l’angoisse de la mort qui rôdait, il parlait à voix basse, difficilement.

    Nous croyons ce que ce cadre, père de deux enfants, nous a dit avec sobriété. Nous croyons en sa sincérité. Ce qu’il affirme contredit ce qu’affirment les autorités politiques -impliquées dans le conflit- et nos médias, qui persistent à nier la réalité ; à attribuer les destructions et les assassinats aux forces armées syriennes et à affirmer à tort qu’elles torturent des enfants, violent des jeunes filles, tuent intentionnellement des civils.

    En opposant leur véto à la résolution proposée par l’Occident et ses alliés arabes des pays du Golfe, la Chine et la Russie viennent de montrer qu’elles ne sont pas dupes de cette colossale désinformation. Mais, depuis que le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni, ces bandes armées ont redoublé de sauvagerie se sentant de toute évidence fortes du soutien que leur apporte la prétendue « communauté internationale ».

    Silvia Cattori : Dans un article du 4 février, le journaliste de l’AFP, Khaled Soubeih [1], affirme que, selon des militants, « dans la nuit, les forces du régime ont bombardé au mortier et au char plusieurs quartiers rebelles comme Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Wadi Araba, et surtout Khaldiyé. » Le Conseil national syrien (CNS) fait, lui, état d’au moins 260 morts et de centaines de blessés. Est-ce bien votre point de vue sur ce qui s’est passé dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 février 2012 ?

    Réponse : Ils tirent de tous côtés…ils veulent juste tuer…Leurs tirs ont tué 20 militaires qui se trouvaient dans notre quartier (Hadara)… Ce sont eux qui tirent et nous bombardent. Vous entendez ? Ils lancent des bombes sur notre quartier en ce moment [11h40 du dimanche 5 février] Ils tirent et tuent pour tuer aussi bien des alaouites que des sunnites dont ils contrôlent les quartiers.

    Silvia Cattori : Quand vous dites « ils », « eux » qui désignez-vous ?

    Réponse : Je parle des opposants armés contre Bachar.

    Silvia Cattori : On a vu des images montrant des opposants devant des dizaines de corps recouverts de linceuls blancs que l’on a dit avoir été tués dans le quartier de Khaldiyé. Alors, selon vous, ce sont les corps de civils et de militaires exécutés par des groupes armés ?

    Réponse : Oui. Ce sont eux qui les ont tués. Parmi ces corps, des gens de notre quartier ont reconnu des personnes qui avaient été kidnappées [2], certaines depuis longtemps. Ils ont enlevé beaucoup de gens. Les enlèvements ont commencé en avril.

    Silvia Cattori : A-t-on reconnu parmi ces corps une personne enlevée que vous connaissiez ? Le ministre des Affaires étrangères françaises, Alain Juppé, a parlé de 100 enfants tués à Homs l’autre jour…

    Réponse : Des parents de mon quartier ont reconnu, parmi ces cadavres, une vingtaine d’hommes qui avaient été kidnappés. Ils portaient des traces de torture. Ils n’ont pu voir tous les corps. Ils n’ont vu ni femmes ni enfants, parmi les cadavres. Ils ont vu les corps d’hommes, de disparus, de parents, présentant pour certains des traces de torture apparemment antérieures à la mort ; ils ont assuré que ces hommes avaient été enlevés auparavant, qu’ils paraissaient avoir été exécutés et non pas tués par des obus.

    Silvia Cattori : Savez-vous combien de personnes ont été enlevées par ces groupes armés depuis avril ?

    Réponse : On ne sait pas exactement…mais beaucoup d’hommes ont disparu. L’un d’eux est mon cousin. Ils l’ont kidnappé il y a 15 jours. On n’a plus eu aucune nouvelle. Il y a des familles ici qui ont eu des fils, des pères ou des oncles kidnappés. On estime à quelques 400 le nombre de personnes enlevées, disparues.

    Je connais un autre cas récent. Celui du frère d’une amie. Il est parti en voiture le 24 janvier et on ne l’a plus revu. Sa famille a eu des nouvelles de lui par téléphone il y a 4 jours disant que ses ravisseurs demandent une rançon. La famille est en train de trouver une somme importante … Il arrive que, une fois trouvé, l’argent se perde en route, car le médiateur se fait tuer…

    Silvia Cattori : Mais, ici, on dit que l’armée viole, torture les enfants...On dira en vous lisant que c’est peut-être l’armée qui kidnappe les gens ?

    Réponse : Tout cela ne reflète pas ce que nous voyons depuis notre côté. Ce sont les opposants armés qui assiègent, qui kidnappent, qui tuent et torturent les enfants dont l’on voit ensuite la photo sur Aljazeera. Ils attribuent leurs crimes à l’armée syrienne. Les destructions, les morts, les blessés que nous avons, ce sont les opposants armés qui en sont responsables.

    Silvia Cattori : Toujours est-il que ce chiffre de 260 civils [3] « dont une centaine d’enfants et de femmes », qui auraient péri sous les obus de l’armée d’Assad dans le faubourg de khalidiya, à Homs, la nuit du vendredi 3 février, ont mis le monde en émoi ; ce qui n’arrange pas les choses. Or, parmi les corps exposés à Khaldiyé on ne voit ni femmes ni enfants. On voit des jeunes hommes dont les corps portent des traces de tortures. Ils ne paraissent pas avoir été tués sous les décombres, suite à des bombardements. Tout cela confirme ce que vous nous avez dit. Que les tueries sont davantage le fait de groupes armés. Il est important de mettre cela au clair ; car si ce que vous dites - que les corps exposés sont ceux de gens qu’ils ont préalablement enlevés et exécutés - cela incrimine ceux qui, comme Obama et Sarkozy, couvrent les atrocités de ces opposants car ils veulent obtenir le renversement d’Assad coûte que coûte. Y a-t-il des photos des immeubles qu’ils auraient bombardés ?

    Réponse : Oui. Ils ont bombardé Hadara, notre quartier (là où ils ont tué Gilles Jacquier - Nda) vendredi nuit. Les tirs partaient depuis Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Khaldiyé …dans tous les sens. Ce n’étaient pas des tirs qui partaient de l’endroit où se trouvaient des forces armées gouvernementales qui sont ici dans notre quartier pour nous protéger. C’est un petit quartier le nôtre.

    Silvia Cattori : Alors, ce qu’ont rapporté des Syriens par téléphone au journaliste de l’AFP n’est pas vrai ?

    Réponse : Non, ce n’est pas vrai. Ils sont lourdement armés. Ils ont pris le contrôle de Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Khaldiyé... Ils détruisent, tuent, blessent les gens. Ils bombardent en ce moment…Ce sont eux (les groupes islamistes armés) qui font exploser des bâtiments, qui menacent les gens pas seulement dans notre quartier, partout. Il y a des tirs en ce moment dans plusieurs endroits. Les habitants appellent l’armée à l’aide.

    Silvia Cattori : Avez-vous peur en ce moment ?

    Réponse : Oui, on est effrayés. C’est très dangereux pour nous.

    Silvia Cattori :On peine à comprendre comment ces groupes peuvent « contrôler » la population de quartiers entiers de la ville de Homs ?

    Réponse : Ils sont entrés dans les quartiers ; ils s’y sont installés par la terreur ; ils maintiennent les habitants sous la menace ; ils les obligent à collaborer pour les protéger ; ils les obligent à fermer leurs échoppes, les écoles.

    Silvia Cattori : Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous qui êtes exposés à leurs tirs ?

    Réponse : On ne peut pas sortir, on ne peut pas voir d’autres gens, on vit dans la crainte permanente qu’une bombe nous touche, nous tue. Nous ne vivons pas en sécurité…Je ne peux pas aller à mon travail ; il y a sans cesse des bombardements dehors ; ils nous tuent dès que l’on sort ; la maison de mon voisin a été détruite…

    Silvia Cattori : Depuis quand la situation est-elle devenue à ce point intenable ?

    Réponse : Depuis deux jours cela est allé de pire en pire. Mais les choses se sont aggravées depuis sept jours.

    Silvia Cattori : Avez-vous l’impression que l’administration d’el-Assad ne fait pas ce qu’il faut pour vous protéger ?

    Réponse : Ils font de leur mieux dans un contexte très difficile.

    Silvia Cattori : Les journalistes des médias traditionnels parlent de manifestants pacifiques, d’une révolution qui promet la démocratie…

    Réponse : Non, il n’y a pas de manifestations pacifiques de leur côté. Toutes leurs manifestations sont violentes, sont des incitations à la violence.

    Silvia Cattori : Ce que vous dites atteste que ce que les politiques et les médias qualifient chez nous de « militants pro-démocratie » sont en réalité des groupes armés qui terrorisent la population. C’est tout de même une douloureuse équation. Que ressentez-vous quand vous entendez MM. Alain Juppé et Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, donner raison à ces opposants armés qui vous tuent, vous kidnappent et tuent les soldats qui, avec la meilleure volonté, n’arrivent pas à vous protéger ?

    Réponse : Ce que je ressens ? De la tristesse. Je suis très triste pour mon pays, mon peuple…je ne cesse de me demander pourquoi ils mentent…Nous sommes ici face à l’inconnu…Je remercie la Russie et la Chine pour avoir opposé leur veto au Conseil de sécurité. Car si eux aussi laissent faire ce que veulent d’autres pays, ce qui est arrivé en Libye arrivera ici en pire…

    J’aimerais dire aux journalistes et aux responsables politiques que par leurs mensonges, par leur biais en faveur des opposants armés qui nous terrorisent, ils détruisent l’esprit, et surtout l’âme de notre jeunesse.

    Silvia Cattori : Nous vous remercions d’avoir accepté de nous répondre. Nous allons faire de notre mieux pour faire connaître votre témoignage.

    *****
    Atterrée par ce que nous venions d’entendre, nous avons posé le téléphone tout en sachant que nos politiciens et nos médias ne voudront pas l’entendre [4]. (5 février 2012 )

    Post scriptum

    Ce matin, 6 février, alors que nous nous apprêtions à publier ce témoignage, en entendant dire sur France Culture que l’armée syrienne pilonnait sans discontinuer depuis samedi les opposants, et l’invité du matin, Salam Kawabiki, opposant syrien résidant à Paris, se plaindre que « malheureusement les médias du régime (sont) relayés par des sites d’extrême droite français... » [5], nous avons dressé l’oreille. Salam Kawabiki parlait de plus de 400 morts du côté des opposants dans la nuit de vendredi. Opposants qu’il présente comme étant totalement pacifiques, manifestant en chantant, comme les membres d’une révolution qui a «  développé un humour syrien ».

    Nous ne l’avons pas cru. Tout ce qu’il disait transpirait la propagande, ne cadrait aucunement avec ce que, depuis des mois, nos contacts à Homs, terrorisés par les opposants armés, disent et répètent. Nous les avons rappelés pour leur demander qui les pilonnait aujourd’hui. Il nous ont dit : « Aujourd’hui les groupes armés ont attaqué le centre de communication ; ils ont fait exploser des immeubles dans le quartier d’al-Nazihin et le quartier al-Inchaat ; ils ont menacé de faire sauter d’autres immeubles dans d’autres quartiers ; sur les toitures des pneus brûlent [6] ; les habitants appellent l’aide de l’armée ».

    Silvia Cattori

    Pour des raisons de protection nous n’indiquons pas le nom de nos correspondants.

    Cet entretien n’aurait pas pu être réalisé sans le précieux soutien de Rim, une jeune Syrienne.

     


     

    [1] « Syrie : choc et horreur dans la ville dévastée de Homs », par Khaled Soubeih, (AFP) 4 février 2012.

    [2] Mgr Jean-Clément Jeanbart dit lui aussi que « des gens sont tués en plein jour, kidnappés par des gangsters, qui demandent des rançons élevées » Voir :
    http://www.silviacattori.net/article2780.html

    [3] Le correspondant de la BBC en Arabe qui se trouvait à Homs du côté des rebelles estime lui à 50 le nombre des tués (et non pas 260), tout en précisant que, dans le chaos actuel, il est difficile de compter.

    [4] Voir : « Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n’est pas des médias occidentaux que vous pourriez l’apprendre », par Jonathan Steele, The Guardian, 17 janvier 2012.

    [5] Il y a de nombreux sites d’information en France, de sensibilités politiques diverses, qui publient des auteurs sérieux et sans biais, (traduisent également des auteurs étrangers comme MAHDI DARIUS NAZEMROAYA, BILL VAN AUKEN, PEPE ESCOBAR, JEREMY SALT, JONATHAN STEELE, etc), infiniment plus crédibles, au sujet de ce qui se passe au Moyen et au Proche Orient, que les journalistes Christophe Ayad ou Georges Malbrunot, publiés par Le Monde et Le Figaro

    [6] Il y a deux jours, sur Facebook, de prétendus « révolutionnaires démocrates épris de liberté » ont appelé à mettre le feu a des pneus sur les toitures

    166934 234517459950607 100001770649973 533313 995009093 n

    .Voir aussi :

    Témoignage d'une Syrienne dont le frère a été tué à Homs par des "opposants"

     

    Sur ce blog,

    La coopération sino-allemande pleine d'espérance

    connaît des perspectives d'avenir prometteuses.

    La coopération sino-allemande pleine d'espérance connaît des perspectives d'avenir prometteuses La Chancelière allemande Angela Merkel a entamé depuis le 2 février sa visite officielle en Chine et…


    Pour lire la suite cliquez ici


     

     

    §§§§§

     

     

    International, voir aussi :

     

     

    Les pays de l’ALBA dénoncent à leur tour l’ingérence des « Contras » en Syrie

     

    La Révolution arabe pour arriver à ça ?

    Syrie ou l'ancrage de la Tunisie dans le camp Occidental/wahhabite


    Le bilan des pertes civiles, en Afghanistan, s’alourditI

     

     

    Il veut forcer la main, là aussi, comme pour le Traité de Lisbonne ?

    Il veut séduire et corrompre Medvedev, plus malléable ?

    Sarkozy veut évoquer la Syrie avec Medvedev

     

    Syrie: l'opposition forme une nouvelle structure militaire

     

    Réconciliation Palestinienne : Le Qatar Agit Pour Protéger Israël

     

    Discours sur le colonialisme - Un livre immortel

      .

    Les pays de l’ALBA dénoncent à leur tour l’ingérence des « Contras » en Syrie


    Dans un communiqué publié en marge du XIème sommet de l’organisation, les 9 États membres de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique) ont rejeté ce dimanche la « politique systématique d’ingérence et de déstabilisation » qui cherche à « imposer par la force un changement de régime au peuple Syrien ».



    Reseau Voltaire
    Mardi 7 Février 2012



    Les pays de l’ALBA dénoncent à leur tour l’ingérence des « Contras » en Syrie
    La résolution des membre de l’ALBA condamne « les actes de violence armée que des groupes paramilitaires appuyés par des puissances étrangères on lancé contre le peuple syrien ».

    Les chefs des États membres de l’organisation d’intégration latino-américaine ont manifesté leur soutient à la « politique de réforme nationale initiée par le Gouvernement du président Bashar al-Assad, qui cherche à trouver une solution politique à la crise actuelle », « dans le respect de la souveraineté du peuple syrien et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

    Les États atlantistes et du Golfe, ainsi que leurs relais de communication, accusent le gouvernement syrien de réprimer dans le sang une contestation pacifique. Au contraire, le gouvernement syrien affirme que ces mêmes pays occidentaux soutiennent des groupes armés qui mènent des opérations de sabotage dans le pays, ayant entrainé la mort de plusieurs milliers de citoyens, civils et militaires.

    Les observateurs de la Ligue arabe ont invalidé les accusations de leurs propres gouvernements et ont partiellement validé le point de vue syrien.

    Bien que le cynisme qu’implique la mise en œuvre d’une stratégie de déstabilisation puisse laisser les Européens incrédules, il n’en est pas de même pour les latino-américains. Là-bas l’épisode des « Contras » est encore dans toutes les mémoires, et le parallèle avec la situation syrienne est immédiat.

    Ces groupes armés (en espagnol : « Contre-Révolutionnaires ») avaient été soutenus et entrainés d’abord par la dictature Argentine, en tant que sous-traitant, puis directement par les administrations Carter et Reagan pour renverser le gouvernement socialiste du Nicaragua durant les années 80. Ils opéraient des raids contre l’économie et la population du Nicaragua à partir de bases arrières situées au Honduras.

    Le bilan de cette fausse guerre civile organisée par les États-Unis contre un État et un peuple souverains est estimé à 57 000 victimes, dont 29 000 morts.

    Les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN et du CCG, eux, multiplient les déclarations à l’encontre de la Syrie, à leurs yeux « plus isolée que jamais ».

    Résolution du XIème sommet de l’ALBA-TCP sur la République Arabe Syrienne

    Les chefs d’États et de gouvernements de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA) réitèrent leur condamnation de la politique systématique d’ingérence et de déstabilisation contre notre sœur la République Arabe Syrienne, qui a pour but d’imposer par la force un changement de régime au peuple Syrien.

    Les pays membres de l’ALBA condamnent les actes de violence armée que des groupes paramilitaires appuyés par des puissances étrangères ont lancés contre le peuple syrien, et formulent le vœu que la société syrienne retrouve le calme et la paix.

    Les pays de l’ALBA réitèrent leur appui à la politique de réforme nationale initiée par le Gouvernement du président Bashar Al Assad, qui cherche à trouver une solution politique à la crise actuelle, dans le respect de la souveraineté du peuple syrien et de l’intégrité territoriale de ce pays arabe frère.

    http://www.voltairenet.org/Resolution-du-XIeme-sommet-de-l

    http://www.voltairenet.org/Les-pays-de-l-ALBA-denoncent-a http://www.voltairenet.org/Les-pays-de-l-ALBA-denoncent-a

     

    http://www.alterinfo.net/Les-pays-de-l-ALBA-denoncent-a-leur-tour-l-ingerence-des-Contras-en-Syrie_a70878.html

     

    .

     

    .

    .


    votre commentaire
  • Les médias passent sous silence les morts dont les Etats-Unis sont responsables

    Un million de morts en Irak (Socialist Worker)

    Danny LUCIA

    Plus d’un million d’Irakiens sont morts dans la guerre américaine.

    Cette phrase est un test décisif. La réaction immédiate de certaines personnes est de dire "Ce n’est pas possible" parce que les Etats-Unis ne pourraient pas faire une chose pareille. Ou parce que des crimes d’une telle envergure ne se produisent plus. Ou parce qu’ils se produisent mais seulement dans des endroits épouvantables que les Etats-Unis n’ont pas encore libérés.

    Un million de morts c’est un chiffre qui vous fait dire "Grand-papa, pourquoi n’as-tu rien fait pour empêcher ça ?". C’est un chiffre qui place indéniablement les Etats-Unis au rang des méchants de l’histoire. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas accepter cela ne peuvent pas non plus admettre qu’un million d’Irakiens soit mort. Leur cerveau rejette cette éventualité comme s’il s’agissait d’un virus étranger.

    Noam Chomsky a écrit un jour que "le signe d’une culture vraiment totalitaire est que des vérités importantes ont tout simplement perdu tout sens pour les gens et sont assimilées à des provocations du niveau de ’Va te faire foutre !’ et ne peuvent générer en réponse qu’une torrent parfaitement prévisible d’injures."

    C’est en effet à peu près la manière dont les médias ont réagi au chiffre de un million quand il a été annoncé en 2007 par la firme de sondages britannique, Opinion Research Business (ORB) (En fait la firme estimait que 1 220 580 Irakiens étaient morts, ce qui confirmait en la mettant à jour une étude réalisée l’année précédente par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins et publiée dans le journal médical The Lancet).

    Prenons par exemple Kevin O’Brien, le rédacteur en chef du Cleveland Plain Dealer. Quand il a reçu le mail qui l’informait des résultats des recherches de ORB qui a parmi ses clients le Parti Conservateur Britannique et Morgan Stanley, il a répondu : "Enlevez-moi de votre mailing list et épargnez-moi votre propagande cousue de fil blanc".

    * * * *

    "Nous ne tenons pas le compte des cadavres" est la célèbre réponse que le Général Tommy Franks a faite à un reporter qui l’interrogeait sur les pertes civiles. Il n’est pas le seul dans son cas.

    Dans les commentaires moroses du mois dernier sur la fin de la guerre en Irak, on a rarement trouvé un chiffre correspondant au nombre d’Irakiens morts. Les reporters ont répété que les chiffres des pertes irakiennes "n’étaient pas connus", ce qui montre que les médias ont à peu près le même intérêt pour le nombre de morts en Irak que pour le nombre d’écureuil morts dans un feu de forêt.

    Ce que Mary Milliken de Reuters a écrit est typique : "Aujourd’hui nous avons commémoré la mort dans cette guerre d’un nombre inconnu d’Irakiens et celle de presque 4 500 Etasuniens."

    Combien d’Etasuniens sont morts, Mary ? - Presque 4 500. Et combien d’Irakiens ? - Oh, vous savez, beaucoup. Un grand nombre.

    "Un nombre inconnu" signifie qu’il n’y a pas d’estimation disponible du nombre exact de morts irakiens. En fait, il y en a deux : une organisation intitulée Iraq Body Count (IBC) a estimé à environ 110 000 le nombre d’Irakiens morts, sur la base des rapports des médias et des statistiques du ministère de la Santé. IBC admet que ce total est sûrement inférieur à la réalité parce que les armées d’occupation et les combattants de guerres civiles sectaires n’ont pas l’habitude de bien tenir leurs livres de comptes, mais il n’est pas d’accord avec le chiffre plus élevé de ORB et Johns Hopkins indiqué plus haut.

    Sans vouloir entrer dans un débat méthodologique, il y a des chiffres disponibles qui permettraient de se faire une bonne idée des pertes civiles en Irak. Mais les reporters comme Kevin O’Brien et Mary Milliken ne les font pas "connaître".

    Le silence qui entoure les chiffres n’est pas tant une conspiration que l’évidence que certains chiffres sont absolument incompatibles avec la mentalité impériale étasunienne.

    Prenons un autre chiffre funeste d’une décennie antérieure : selon le Fond pour les Enfants de l’ONU, 500 000 enfants irakiens sont morts dans les années 1990 à cause des sanction imposées par l’ONU (sous la pression des Etats-Unis) qui empêchaient les médicaments et autres produits de première nécessité d’entrer dans le pays.

    En 2000, le coordinateur des l’aide humanitaire de l’ONU a donné sa démission pour protester contre les sanctions, deux ans après que son prédécesseur ait fait la même chose. Ces deux diplomatiques expérimentés ont plus tard utilisé le mot "génocide" pour décrire la politique étasunienne.

    Si vous ignorez ces faits ou les avez oubliés, vous n’êtes pas le seul. Il en est de même pour ceux qui ont décidé d’attaquer l’Irak. Il n’y a pas d’autre explication au fait que la stratégie de guerre et d’occupation étasunienne reposait sur la présomption que leur soldats seraient accueillis en libérateurs par les parents de ces 500 000 enfants. (Les sanctions d’ailleurs n’avaient pas été imposées au nord kurde, la seule partie d’Irak qui n’a pas offert de résistance massive à l’occupation étasunienne).

    Ce n’est pas par hasard que la plupart des militants pacifistes les plus engagés sont des révolutionnaires d’une couleur ou d’une autre. Nous sommes capables d’appréhender l’atrocité du crime commis contre l’Irak parce que nous sommes radicaux. Et vice-versa.

    Nous, les révolutionnaires, nous sommes confrontés ironiquement à la sagesse conventionnelle qui nous accuse d’être des adeptes fanatiques de "la fin justifie les moyens" sans aucun souci du sang versé, parce que nous voulons transformer la société.

    Mais c’est Madeleine Albright, la Secrétaire d’Etat de l’époque, qui a dit en parlant de la mort des 500 000 enfants irakiens que "c’était le prix à payer". Et c’est Leon Panetta, le secrétaire de la Défense actuel qui a utilisé exactement la même expression à propos de la seconde invasion et occupation de l’Irak.

    Ces paroles sont l’expression d’une ordre fanatique auquel nous devrions tous nous opposer de toutes nos forces.

    Danny Lucia

    Pour consulter l’original : http://socialistworker.org/2012/01/30/one-million-dead

    Traduction : Dominique Muselet


    URL de cet article 15724
    http://www.legrandsoir.info/un-million-de-morts-en-irak-socialist-worker.html

    votre commentaire
  •       Spécial Presse Criminelle

     

    http://www.pacainfoeco.com/actune/2011/phot/sarkovatenguerre.jpg

    http://www.pacainfoeco.com/actune/2011/phot/sarkovatenguerre.jpg

    Image illustrant ce post : SARKOZY LE VA-T-EN GUERRE????? Et maintenant, que va t'on faire ?

     

     

    Courriel reçu, 14 janvier 2012

     

    Coucou Eva,

    je viens de regarder ce document :

    .
    .
    Commentaire vidéo : Comment les médias poussent le monde à la guerre par Cosmo765
    Alors que le ton monte dans le détroit d'Ormuz entre les gouvernements US et iranien, et que la Chine et la Russie dénoncent l'ingérence de Washington dans leur politique intérieure, la tension est à son comble dans le monde. Loin d'être des observateurs impartiaux de ces développements, les médias alimentent ces tensions et préparent le public à une confrontation militaire. Avec l'essor des médias en ligne qui supplantent les anciens supports dans la présentation des problèmes mondiaux, nous découvrons comment les médias poussent le public à la guerre.

    http://www.corbettreport.com/faking-it-how-the-media-manipulates-the-world-into-war/
    http://www.youtube.com/watch?v=y4P2O8UjQeU
    .
    Et évidemment je suis scandalisé une fois de plus a propos des comportements Américains qui n'ont jamais cessé de provoquer la mort pour s'en nourrir comme seuls le font les charognards d'un monde animal de loin beaucoup moins pervers que n'osent l’être ces impérialistes sans âmes.
    Leurs méthodes ignobles de manipulations et de mensonges utilisées pour asservir le monde et servir leurs seuls intérêts au mépris des peuples doivent être condamnées et dénoncées par le plus grand nombre pour qu'enfin le doute s'installe dans les consciences de ceux qui écoutent le monstrueux chant des machiavéliques sirènes diffusé par leurs médias.
    En attendant une sanction définitive qui consistera j'espère en une mise en  quarantaine absolue et définitive afin qu'ils ne puissent plus jamais distiller le fiel et le poison de leurs stratégies pour détruire tout ce qui ne leur convient pas, tout ce qui ne se soumet pas, tout ce qui n'est pas acquis a leurs certitudes funestes.
    J'ai hâte de vivre le temps du boycott sans réserve de ce pays qui représente en fait a lui seul l'essentiel des troubles que nous constatons amèrement depuis si longtemps ...

     

    http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

    http://www.planetenonviolence.org/photo/art/default/258746-324521.jpg?v=1289419679

     

     

    Les médias français criminels

    poussent à la guerre

    par eva R-sistons

     

     

    Je reçois à l'instant ce courriel d'un ami blogueur que je tiens à mettre en valeur dans un post spécial, en effet il va droit au but, il cerne l'essentiel, sans doute le plus grave problème de notre temps : Les Médias censés nous informer sont en réalité des relais CRIMINELS des politiques meurtrières, eugéniques, sordides, des Anglo-Saxons et de leurs alliés israéliens ou français. Les journaleux, vendus aux intérêts des Industriels de mort et aux gangsters de la Finance, devraient se retrouver devant un Tribunal pour incitation à la haine (islamophobe aujourd'hui), à l'acceptation de l'ultra-libéralisme meurtrier, aux guerres assassines ! Loin d'informer, ils désinforment, ils font de la propagande de guerre, ils deviennent des collabos des ennemis des peuples déstabilisant les pays, les bombardant, les ruinant, les morcellant, crachant sur l'humanité comme les soldats américains sur les résistants afghans défendant leur pays contre le modèle américain vomi dans le monde entier - sauf par le cow-boy à la tête de notre pays afin de l'aligner sur le mode de vie yankee, contrairement à nos traditions et à nos valeurs et pour notre malheur à tous !

     

    Et que dire du choc de civilisations quotidiennement entretenu par les suppôts des Médias aux ordres des néo-sionistes, à travers les tirades quotidiennes contre les Musulmans désignés comme nos adversaires pour détourner l'attention des vrais ennemis des peuples, au sommet ? Musulmans qui sont des citoyens modèles, ne bronchant pas (et heureusement ! Sinon tout serait épinglé par les Médias aux ordres, par exemple on tait la profanation des cimetières musulmans, mais on fait tout un plat d'un incident provoqué par un Arabe !), modérés pour la plupart, alors qu'on ne se prive pas de pointer du doigt les rares extrémistes tout en se servant d'eux en Libye, en Syrie ou ailleurs, pour contrer les gouvernement arabes laïcs non-alignés sur la dictature de l'Occident ?

     

    Un Lecteur m'écrivait aussi récemment: On ne devrait pas parler de guerres, mais d'assassinats de masse ! N'oublions pas, par exemple, que les pays bombardés le sont avec des armes de destruction massive, ce n'est pas l'Irak qui les possédait (un mensonge de plus des "bons" chrétiens américains), ou l'Iran qui menace le Moyen Orient, mais les bombes par exemple à l'uranium appauvri qui pleuvent sur Gaza (minuscule territoire, c'est un véritable génocide de masse, une Shoah lente mais implacable, occultée par les Médias dirigés par des Industriels de l'armement et occupés par les néo-sionistes chantres de toutes les guerres), ou qui déciment l'Irak, l'Afghanistan, la Libye.... savez-vous que de plus en plus de malformés naissent ? C'est un scandale volontairement tu par les Médias de Droite comme de Gôche ! Sait-on, aussi, que toutes les infrastructures sont bombardées dans les pseudos guerres humanitaires, volontairement, pour couper l'eau, l'électricité, tous les moyens d'assainissement... C'est un génocide déguisé ! Il s'agit d'éliminer les gêneurs, c'est-à-dire les populations ! D'ailleurs même chez eux, nos "bons zamis" américains, au sommet, programment le malheur de leurs concitoyens, laissent par exemple leurs étudiants financer leurs études hors de prix en devenant de la chair à canons, interdisant aux habitants de cultiver leur potager (pour mieux leur imposer la nourriture industrielle remplie de poisons), construisant d'immenses camps de la mort, via la FEMA, aux portes des grandes villes, pour ceux qui oseraient se rebeller contre l'enfer programmé par leurs dirigeants ,

     

    Et la France, avec le caniche des Etats-Unis, du CRIF et du MEDEF, surtout des Industriels de l'Armement qui se frottent les mains avec un tel homme ? Eh bien, elle a élu Celui qui pousse à la guerre, aux "assassinats de masse" pour satisfaire ses amis anglo-saxons, israéliens et... ses potes du Fouquet's ! Et outre le coût pour notre image de marque à l'étranger et pour nos finances (c'est NOUS qui payons les frasques sanguinaires des amis milliardaires de notre Bush), nous serons désormais bien exposés lorsque le conflit deviendra planétaire grâce à tous les psychopathes qui se repaissent de guerres juteuses pour leurs coffre-forts personnels, oui grâce à "Super Sarko" (comme disent les Médias collabos), nous serons aux premières loges pour recevoir le prix de nos forfaits quand les peuples agressés se défendront - attentats ou armes bactériologiques, par exemple ! 

     

    Avec des dirigeants comme Sarko-Bush, Obama Prix Nobel de la guerre, Cameron l'Anglo-Saxon, et tous les rats néo-sionistes qui prospèrent actuellement dans le sillage des Lieberman et Co au sommet d'un Etat devenu fascisant, avec des dirigeants comme ceux-là, nous sommes sur une poudrière ! Et sans les Médias qui distillent dans notre esprit toutes sortes de poisons, sans les chaînes de télévision comme France2, Arte ou France24 pour ne citer que celles-là, qui polluent sans cesse tous ceux qui les croient encore, sans elles, nous pourrions voir en face la réalité, la vérité, et choisir notre destin, nous libérer des chaînes qu'on nous impose pour notre malheur et pour celui de nos enfants ! Que faisons-nous du sens des responsabilités, du respect de la vie humaine ?

     

    Je ne cesse de le dire sur ce blog né du dégoût de la désinformation : Les Médias sont notre pire ennemi car ils sont en réalité de simples relais, de simples courroies de transmission des psychopathes qui mènent le monde à sa perte, détruisent des Etats prospères comme la Libye ou souverains comme la Syrie et l'Iran millénaire, et menacent même la survie de l'humanité en faisant le jeu de la future guerre mondiale nucléaire !

     

    Moi la journaliste attachée à la neutralité de l'information et au pluralisme, je le dis haut et fort : Les journaleux qui, pour faire carrière, se couchent devant les assassins de l'humanité (pratiquant des crimes de masse en effet), ces individus-là devraient se retrouver devant un Tribunal pour crimes contre l'humanité, au lieu de recevoir leur carte de presse et de se pavaner dans des clubs nauséabonds comme le Siècle ou courir à des repas serviles comme celui du CRIF !

     

    Y-a-t-il encore des journalistes intègres ? Savent-ils qu'ils sont en train de préparer un avenir dantesque pour leurs descendants ? Quand ouvriront-ils enfin les yeux ?

     

    J'appelle les citoyens du monde entier, et en France en particulier, à occuper les places, les rues, les sites... devant les Rédactions, pour imposer enfin le droit le plus élémentaire d'une démocratie enfin digne de ce nom : La liberté de la Presse !

     

    Eva R-sistons à l'intolérable 

     

    http://r-sistons.over-blog.com


    votre commentaire
  • Al Jazeera, une arme de guerre

    au service de l’empire israélien

    par Ali Dani

    Al Jazeera, une arme de guerre au service de l’empire israélien par Ali Dani

     

     

    Depuis son ouverture au milieu des années 90, la chaîne qatarie « Al Jazzera » a constitué un événement dans les médias arabes, noyés de discours officiels insipides. La chaîne est créée et financée par l’Emir du Qatar, dont le pays abrite le centre de commandement pour le Moyen-Orient des armées des États-Unis, connue sous le nom de CENTCOM (« US Central Command »). En 2003, l’Amérique a installé ses quartiers généraux au Qatar et ce pays est aussi l’hôte d’une grande base de l’armée de l’air américaine. En outre, le Qatar a servi de quartier général et a été une des principales bases de départ lors de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.


    Avec le déclenchement de la révolution populaire en Égypte et sa façon de mettre en avant certains des insurgés au détriment des autres, ainsi que son insistance à transformer le cheikh Kardaoui en véritable inspirateur de la révolution, alors qu’il s’y est rallié en retard et qu’il n’a cessé de tenir un langage confessionnel, loin es idéaux des insurgés. Puis la couverture de la chaîne des événements du Bahreïn a révélé son hypocrisie. Alors qu’en Égypte et en Tunisie, « Al Jazeera » faisait une couverture « non stop », là il n’y avait plus moyen de savoir ce qui se passait véritablement, la chaîne faisant une couverture assez maigre de la situation à Bahreïn, et ouvrant surtout sa tribune aux proches du pouvoir et à la thèse officielle.


    Pourquoi les insurgés de Bahreïn, qui constituent certainement l’opposition arabe la plus pacifiste n’avaient-ils pas droit à la neutralité, si ce n’est à l’appui, d’« Al Jazeera » ? En quoi étaient-ils moins intéressants, et leurs revendications moins justifiées que celles des autres insurgés arabes ? Les journalistes sont soudain devenus serviles avec les représentants du pouvoir au Bahreïn et agressifs avec les rares représentants de l’opposition Bahreini, qui, rapidement, n’ont plus eu droit d’antenne. D’ailleurs, depuis quelques semaines, les événements de Bahreïn, comme la destruction des mosquées, l’invasion des hôpitaux, les arrestations des opposants n’intéressent pas la chaîne du Qatar. D’autan que cheikh Kardaoui y a été de son discours incitant à la discorde confessionnelle entre musulmans chiites et sunnites, largement diffusé pare la chaîne.


    Al Jazeera préfère consacrer son temps à appuyer l’opposition en Syrie et à inciter la population contre le régime là bas, en dépit des réformes effectuées par le président syrien. Les présentateurs des nouvelles passent leur temps à pousser les opposants à descendre dans la rue et à ne pas céder au régime de Bachar al Assad. Des films, soi-disant, de la répression sont diffusés en boucle et des informations basées sur « les témoignages de témoins oculaires » sont sans cesse évoqués. Or, les témoins oculaires n’ont aucune valeur en langage journalistique.


    Désormais, peu importe aux journalistes de montrer la réalité ; les morts qui tombent de façon atroce à Bahreïn sont des « chiites sectaires », tandis qu’en Syrie les « rebelles » à la solde d’Israël qui tuent les forces de l’ordre et qui complotent contre un régime qui a su résister à toutes les pressions occidentales sont des révolutionnaires. La grandeur « d’Al Jazeera » est tombée aux portes de Bahreïn et de Syrie.


    En réalité, les masques sont aujourd’hui tombés : « Al Jazeera » ne défend que ce qui arrange ses « parrains » et finalement le plan américain. Le but est pour elle d’attirer le maximum de téléspectateurs, d’asseoir sa crédibilité et de commencer ensuite à influer sur les esprits arabes perturbés par cet emballement de l’Histoire.


    Le grand rêve d’un média arabe libre et défendant les aspirations réelles des peuples, au lieu de reproduire les thèses occidentales, est tombé aux portes de la Syrie et de Bahreïn, en attendant que son manque d’objectivité se confirme dans d’autres pays. La méthode était pourtant subtile : gagner les esprits arabes épris de liberté et de dignité en couvrant les agressions israéliennes contre le Liban et la Palestine, avant de profiter de la brèche des aspirations arabes pour défendre discrètement les plans américains de déstabilisation de la région.


    Heureusement, ces manœuvres ne passent plus. Tant pis pour ce rêve-là. D’autres médias comme Al Alam ou Al Manar portent haut le flambeau de la résistance. Ceux qui suivent la voie d’Al Mahdi auront le dernier mot.

     

    Source


    votre commentaire
  • Méthodes et fonctions de la propagande en Syrie

    Méthodes et fonctions de la propagande en Syrie

     

    Cet article de Sharmine Narwani est avant tout un compte rendu de lecture d’un texte publié par Stratfor, un institut privé d’analyse stratégique basé au Texas.

    Stratfor s’est intéressé au discours sur la Syrie et aux récits colportés par les uns [le gouvernement] et surtout les autres [l’opposition] et à ses implications sur la crédibilité des acteurs Syriens de la crise.

    Je n’ai pas de commentaire particulier à faire, le texte est d’une grande clarté.

     

    Stratfor remet en cause le discours sur la Syrie

    par Sharmine Narwani, The Huffington Post (USA) 19 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

    Depuis l’éclatement des premières manifestations de rue en Syrie en mars dernier, les discours sur la crise syrienne sont restés assez fidèles au thème propose pour toutes les révoltes arabes. Un dirigeant autoritaire qui écrase une opposition pacifique à son régime et ouvre le feu sur des civils avec un nombre de contestataires qui explose et une montée du nombre des tués…

    Mais nous entrons maintenant dans le dixième mois de cette révolte particulièrement violente – même la Libye avec sa guerre civile à outrance, les choses n’ont pas été si longues. Alors qu’est-ce qui se passe ?

    Selon l’organisme texan d’analyse du risque géostratégique Stratfor, qui a publié la semaine dernière un article à rebrousse-poil sur les efforts propagandistes de l’opposition syrienne, « la plupart des accusations les plus graves faites par l’opposition se sont avérées être grandement exagérées ou tout simplement fausses, nous en apprenant ainsi plus sur la faiblesse de l’opposition que sur le niveau d’instabilité à l’intérieur du régime syrien.»

    C’est important pour deux raisons. Premièrement, c’est peut-être la première fois qu’une firme américaine de recueil d’informations ayant pignon sur rue met en cause ouvertement le discours en vigueur sur la Syrie. Deuxièmement, les conclusions de Stratfor soulèvent la question : sur quoi basons-nous nos initiatives politiques si nos hypothèses sous jacentes sont faussées ?

    Quel est  réellement le niveau d’instabilité en Syrie? Quelle est l’ampleur de l’opposition au régime de Bachar al-Assad ? Le bilan des victimes nous  cloue sur place de dégoût – aujourd’hui, le plus fort taux de décès par jour – mais quelle est la valeur de ces chiffres ? Qui sont ces victimes et peut-on vérifier ? Les militants locaux sont-ils capables de distinguer entre un civil pro-régime tué et un civil anti-régime mort  – surtout maintenant que les deux camps sont armés et tirent ?

    Je ne suis pas en mesure de discuter ces chiffres et ces aspects, alors je ne le ferai pas. Mais je poserai la question : d’où viennent les « faits » rapportés ?

    Un biais inhérent aux données syriennes?

    Le problème avec les données qui proviennent des organisations d’opposition est que ces dernières ont un intérêt évident à diffuser des informations dont elles tirent un « bénéfice » et à minimiser les statistiques qui leur sont « dommageables.» Et ce même principe vaut aussi pour le gouvernement – et c’est pourquoi nous accueillons avec prudence les annonces du régime syrien.

    On ne voit pas l’opposition syrienne informer activement sur les simples soldats tués par exemple – sauf à dire que ce sont des militaires tués pour avoir déserté. Twitter grouille e ce moment de messages selon lesquelles plus de 70 de la grosse centaine de tués sont des «déserteurs».

    On n’entend pas non plus parler du nombre de civils favorables au régime tués par l’opposition armée – dont certains auraient été tués alors qu’ils «manifestaient» pour soutenir le régime syrien.

    Maintenant, ça ne veut pas dire que l’opposition syrienne ment purement et simplement pour s’adjuger la sympathie et le soutien de l’étranger – surtout parce que « l’opposition » n’est pas homogène et vient de différents horizons, par leur importance et leurs orientations.

    Mais Stratfor s’interroge clairement sur les vises de certaines de ces organisations et le fait sur la base de preuves très récentes sur des campagnes de désinformation :

    L’article de Stratfor s’intéresse principalement aux efforts de l’opposition pour créer l’impression ces dernières semaines qu’il existe une fracture significative dans le propre clan du président Assad et dans sa secte alaouite minoritaire dont des membres occupent les plus hautes fonctions dans les forces armées du pays et au gouvernement.

    Parmi ces gaffes de toute première importance, une information du 10 décembre qui laissait entendre que le “vice ministre syrien de la défense et ancien chef du renseignement militaire Asef Shawkat avait été tué avec son adjoint et ancien chef de la direction générale de la sécurité, le général Ali Mamlouk.”

    Stratfor postule que “l’image [sans fondement réel] de deux sunnites haut placés dans le régime tournant leurs armes l’un contre l’autre » contribue à créer « une histoire convaincante » pour des organisations qui veulent « entamer l’image d’un cercle rapproché d’Assad uni dans la volonté de réprimer l’opposition et de sauver le régime. »

    Autre exemple avec une déclaration du 9 décembre publiée dans le journal à capitaux saoudiens Asharq al Awsat par une « ligue Alaouite des Comités de Coordination » auparavant inconnue qui prétend représenter la communauté alaouite en Syrie, « rejetait toute tentative de tenir la secte alaouite pour responsable de la ‘barbarie’ du régime Assad. Stratfor explique que cette histoire fabriquée donne « l’impression que la communauté alaouite se fissure et que le régime Assad fait face à une sérieuse perte de soutien à l’intérieur de sa propre secte minoritaire. »

    Les analystes bases aux USA citent alors leurs propre source interne à l’opposition syrienne qui “admet que cette organisation était en fait une invention de l’opposition Sunnite en Syrie.”

    Le même jour, d’autres organisations d’opposition connues, dont le Conseil national Syrien (CNS), l’Armée Syrienne libre (ASL) et l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme établi à Londres, commençaient à diffuser « des affirmations selon lesquelles les forces du régime assiégeaient Homs et avaient donné un ultimatum de 72 heures aux déserteurs Syriens pour qu’ils se rendent avec leurs armes sous peine de risquer d’être massacrés.»

    Cette information a fait la une dans le monde entier – après tout, Homs avait été le centre de la colère et de la dissidence contre le régime, avec un nombre de tués bien supérieur à celui d’autres points chauds. L’enquête de Stratfor n’a cependant trouvé « aucun signe [annonciateur] de massacre, » et nous avertit que «les forces de l’opposition ont un intérêt à brosser le tableau d’un massacre imminent, dans l’espoir de reproduire les circonstances qui ont entraîné une intervention militaire en Libye.»

    L’article poursuit en laissant entendre que les massacres dont on parle sont peu probables parce que « le régime a calibré sa répression pour éviter un tel scénario. Les forces gouvernementales, » soutient Stratfor, « ont pris soin d’éviter les chiffres élevés de tués qui pourraient conduire à une intervention sur la base de principes humanitaires. »

    Et ainsi de suite

    Les récits mensongers brouillent les pistes

    Stratfor identifie quelques objectifs évidents qui orientent la propagande des organisations syriennes d’opposition

    - Convaincre les Syriens à l’intérieur du pays (en allant au delà de la majorité Sunnite pour toucher les minorités qui pour l’instant soutiennent largement le régime) que le régime se lézarde et qu’il n’y a donc plus d’intérêt à le soutenir.

    - Convaincre les acteurs externes, comme la Turquie, la France et les Etats Unis, que le régime est en train de se fracturer et s’apprête à commettre des massacres pour écraser l’agitation, dans le droit fil de ce que le régime avait fait en 1982 à Hama.

    - Convaincre les Syriens comme les acteurs extérieurs que l’effondrement du régime Assad ne débouchera pas sur le niveau d’instabilité qui a sévi en Irak pendant près d’une dizaine d’années, ni sur la montée des islamistes comme cela semble être le cas en Libye. A cette fin, l’ASL a mis l’accent sur ses actions défensives et de protection des civils pour éviter d’être qualifiée de militants [terroristes]. Entre temps, l’opposition civile a souligné couloir conserver les structures étatiques intactes, de sorte à éviter le scénario irakien ou d’avoir à reconstruire l’Etat à partir de zéro en pleine guerre sectaire.

    Stratfor relève que les organisations d’opposition ont réussi à faire passer leurs messages dans les media grand public occidentaux, et que ces organes d’informations « citent [régulièrement] des dénombrements de victimes fournis par l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, sans être en mesure de vérifier l’information. ». Mais l’article observe aussi que « le manque de coordination entre les divers organes d’informations de l’opposition et le manque de fiabilité des informations fragilise la crédibilité de l’opposition dans son ensemble.»

    La Syrie a signé aujourd’hui un protocole avec la Ligue Arabe qui ouvrira la voie à une mission d’enquête sur le terrain. Si cet important processus n’est pas détourné par des forces politiques régionales – un scénario improbable même avec les meilleures intentions – nous devrions commencer à avoir des informations vérifiables sur ce qui se passe dans le pays.

    En l’absence de faits, l’histoire syrienne n’a aucune chance de surmonter l’animosité et la rancœur ressentis dans les deux camps. Des histoires fausses, même sincères, ne feront qu’entretenir le conflit. Bravo à Stratfor pour avoir mis en relief l’importance de la transparence de l’information.

    [http://mounadil.wordpress.com/]urlblank:http://mounadil.wordpress.com/

     

    http://www.alterinfo.net/Methodes-et-fonctions-de-la-propagande-en-Syrie_a68408.html

     

     

    VOIR  AUSSI :

     

    Dossier Syrie: Désinformation médiatique et dangers d'une nouvelle guerre

     

    Syrie: La vérité (témoignage) - Visées inquiétantes du Qatar et de l'Occident

     

    Ingérence en Syrie: Armée syrienne libre = Mercenaires d'Al Quaïda encadrés par CIA

     

    Nouvelle guerre Proche-Orient: Génocide pour compenser des dettes souveraines?

     

    Israël et les USA sur le point d'attaquer l'Iran ? Signes inquiétants

     

    Ron Paul: Les sanctions contre la Syrie et l’Iran sont des actes de guerre

     

    Les Frères Musulmans Syriens avec l'OTAN travaillent au démantèlement de la Syrie laïque et nationaliste

     

    Iran, 3e guerre mondiale: Moscou et Pékin font barrage - Silence Médias

     

    Israël est la seule menace nucléaire dans la région, mais c’est l’Iran qui est dans le collimateur !

     

    Obama rallume la mèche pakistanaise dans la poudrière mondiale

     

    Guerres en cours ou en préparation. Chine-USA. La Russie arme la Syrie..

     

    La Turquie a des visées sur la Syrie: Une nouvelle guerre se prépare

     

    Les disciples de Goebbels à l’œuvre contre la Syrie (+ tous les liens à lire)

     

    La Russie se prépare à une guerre nucléaire contre l'OTAN - via la Syrie

     

    Nouvelle guerre froide - Syrie enjeu du jeu géostratégique - Russie et Chine garants paix

     

    Le Sud-Soudan, nouveau terrain de la guerre du pétrole sino-américaine

     

    Préparation de la 3ème guerre mondiale: le plan de destruction de l’Iran va bien au delà des installations nucléaires…

     

     

    .

    Critique de la "révolution" syrienne (3) : Le Hezbollah face à Tsahal

    Fida DAKROUB

    La plus évidente des vérités ? Un mensonge qui nous plaît [1] . Contrairement à ce que les médias impérialistes ambitionnent, l’image mensongère des événements en Syrie, qu’on fabrique inlassablement, se décompose rapidement et constitue de nouvelles substances, une fois qu’une lecture critique de l’épisode syrienne du prétendu Printemps arabe soit impliquée.

    Des ambitions impérialistes Une telle lecture doit prend comme objet d’analyse les intérêts stratégiques des puissances impérialistes dans la région, depuis la floraison des violettes odorantes du Printemps arabe, arrosées soigneusement par les puissances impérialistes elles-mêmes, jusqu’au lendemain du retrait des troupes américaines de l’Irak, qui s’accomplira à la fin du mois de décembre 2011. En ce qui concerne l’ambition des médias impérialistes, il est tout naturel. On commence par falsifier les données objectives sur le terrain, pour que les choses se montrent sur scène comme épisodes de l’épopée humaine, âpre, immense, — écroulée [2] ; une sorte de bataille épique entre les forces du bien et celles du mal ; on diabolise le personnage de l’Autre – ici le président Bachar al-Assad et son régime – jusqu’au point où l’on voit en lui un Chashmodai [3] , un Astaroth [4] ; enfin on glorifie les groupes salafistes wahabites armés ; on les sublime jusqu’au point qu’on les présente comme moines méditateurs, (...) Lire la suite »

     

     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique