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    (À l’intention des médias de l’information)

     

    Ils ont assassiné le journaliste Israel Zelaya Díaz. C’est le dixième journaliste assassiné depuis le début de cette année… mais n’en parlez pas, parce que ça ne s’est pas passé à Cuba. Ça s’est passé dans cette irréprochable démocratie qu’est le Honduras, cette démocratie née d’un Coup d’État ourdi aux États-Unis et béni en Europe.

    Et, déjà, ça fait 31 syndicalistes assassinés depuis le début de cette année… mais n’en parlez pas, parce que ça ne s’est pas passé à Cuba. Ça s’est passé dans cette vertueuse démocratie qu’est la Colombie, cette démocratie où les disparus se comptent par dizaines de milliers et où, tous les jours, on découvre une nouvelle fosse commune.

    On a trouvé les cadavres de 72 émigrants assassinés. C’est la dernière tuerie connue depuis le début de l’année… mais n’en parlez pas, parce que ça ne s’est pas passé à Cuba. Ça s’est passé dans cette virginale démocratie qu’est le Mexique, cette démocratie où la fraude se répète tous les quatre ans et où les tueries et la misère ne connaissent pas la récession.

    42 prisonniers poursuivent leur grève de la faim pendant que se perpétue la brutale répression policière contre leurs frères Mapuches… Mais n’en parlez pas, parce que ça ne se passe pas à Cuba. Ça se passe dans cette immaculée démocratie qu’est le Chili, cette démocratie dans laquelle les augustes continuent de régner même après leur mort, en vertu de leurs privilèges impunis.

    À Cuba, malheureusement, comme vient de le déclarer Silvio Rodríguez (*) :

    [Je suis en ville depuis samedi, c’est une urgence qui m’y a conduit. La carte vidéo de l’ordinateur a grillé et, hélas, il s’est arrêté.

    Ici on ne vend pas ce genre de cartes. Gare à l’entreprise qui s’y risquerait ! Ils écoperaient d’amendes de plusieurs millions. Nous ne pouvons pas non plus les commander, bien évidemment, depuis Cuba. C’est ça notre défaut :]

    « Nous vivons là où nous ne devrions pas vivre. Parce que nous vivons là où nous sommes nés, nous sommes mauvais, nous sommes complices et, le comble, nous sommes idiots. La stupidité de vivre dans notre propre pays nous complique la tâche de créer des écoles de musique et des studios d’enregistrement. Et encore plus de les faire vivre. Quelle drôle d’idée pour un condamné que de vouloir améliorer ne serait-ce que son panorama professionnel ! Ce qu’il doit faire c’est s’en aller. Et s’il le fait de façon illégale, c’est encore mieux. Pour certains, la seule façon de justifier un projet c’est de dénigrer tout ce qui a pu se passer à Cuba au cours des 50 dernières années.

    Ils nous punissent parce qu’ils nous aiment énormément. Ils souffrent de nous voir endurer tant de choses sur cette île maudite. C’est pour ça qu’ils nous serrent la vis. Pour que nous apprenions depuis l’extérieur à être de meilleurs Cubains. Et ils prennent des mesures pour nous isoler encore davantage, nous qui vivons déjà sur une île. Pourquoi les prennent-ils ? Parce qu’ils sont les plus riches, les plus beaux, les plus heureux. Pourquoi contre nous ? Parce qu’ils nous considèrent tout le contraire. Qui applaudit ? Ceux qui soupirent d’envie de leur ressembler.

    Heureusement, il y a toujours des mains qui parviennent à échapper de ce “monde libre”. Bénies soient-elles.

    Nous sommes un pays qui s’est consacré à alphabétiser, à construire des universités de médecins et d’artistes. Et maintenant, ils prétendent faire croire que ça nous plaît d’avoir des pianos sans cordes et des instruments à vent sans pistons.

    Quelle imagination ! »

    Koldo Campos Sagaseta
    Rebelión
    http://www.rebelion.org/noticia.php...

    Traduction M. Colinas

    (*) Chanteur/compositeur cubain (précision pour ceux qui n’ont pas la chance de le connaître et qui feraient bien d’acheter tous ses disques) - Les deux premiers paragraphes de la citation ont été rajoutés par nos soins pour mieux éclairer ses propos. NdR


    Auteur : Koldo Campos Sagaseta  - Source : Le Grand Soir

     

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15453


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  • carte

    Wikipedia

    Colombie : Le poids des maux, le choc des photos

    Vous avez oublié les photos (bidons) du faux charnier de Timisoara en Roumanie ?

    En décembre 1989, elles démontrèrent au monde entier la férocité du régime communiste roumain. La presse avança le chiffre d’une dizaine de milliers de morts. Ceausescu renversé et exécuté, on a appris que les cadavres (moins de 200) avaient été sortis de la morgue d’un hôpital pour une mise en scène politico-macabre que les médias avalèrent illico et propagèrent urbi et orbi sans chercher à vérifier.

    Et voici que nous en parviennent d’autres, authentiques, non niées par le gouvernement en place, des photos aussi atroces, sur un charnier bien plus grand. Massacres militaires contre de paisibles citoyens qui, en mourant, permettaient aux tueurs de les baptiser « terroristes » et d’obtenir primes et avancement.

    On imaginait que les médias, qui savent que l’émotion est une bonne vendeuse, que les photos valent mille discours pour dénoncer des criminels, allaient nous en horrifier au journal de 20 H, dans les pages des magazines et jusque dans les quotidiens qui les accompagneraient de bons éditoriaux humanistes.

    Déception ! Nous ne voyons rien venir. Même Paris Match, « Le poids des mots, le choc des photos » nous en prive.

    Pourquoi ? Parce que cela s’est passé dans un pays allié des USA qui forme et arme ses militaires-là ?

    Le Grand Soir, « journal militant d’information alternative », doit donc s’y coller.

    Accrochez-vous, c’est du fétide, c’est du crime à grande échelle contre des innocents. Et ça se passe en Colombie.

     

    Photos et vidéos sur le site :

    http:// www.legrandsoir.info/Colombie-Le-poids-des-maux-le-choc-des-photos.html


    Auteur : Le Grand Soir - Source : http://www.legrandsoir.info/

     

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15416


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    Infographie de Ria Novosti

     

     

    Vivre à Moscou est très plaisant, les saisons y sont prononcées, la ville est vibrante, très verte et c'est sans doute l'un des endroits au monde ou vos amis de l'étranger vous demandent le plus fréquemment si « tout va bien ». Prenons cette année 2010, lorsque j'ai affiché sur ma page Facebook les températures de cet hiver, mes amis se sont rués pour me demander comment survivre par un froid aussi polaire. Au printemps, les odieux attentats perpétrés dans le métro ont déclenché angoisses bien justifiées chez ces mêmes amis. Récemment, la semaine dernière, ils m'ont demandé si l'on pouvait "survivre" à Moscou avec ce cocktel de fumée et de grande chaleur. Je leur ai répondu que contrairement à ce que l'on pouvait lire sur le net, comme par exemple qu'il était impossible de passer plus de 72 heures d'affilée à Moscou, la vie ne s'était pas arrêtée, et que les Moscovites avaient continués à travailler, faire leur course et sortir, prenant leur mal en patience. Je ne pense pas avoir des amis particulièrement craintifs ou angoissés, mais des amis qui, comme beaucoup de gens de leur génération, surfent et lisent les synthèses d'actualité que Internet propose. Comment pourraient t-il dès lors être sereins ?

    Au coeur de cette année croisée, la presse francaise s'est en effet relativement "emporté" sur l’analyse des évènements difficiles que la Russie traverse. La seule lecture des titres des articles ne donnaient pas il est vrai une impression très positive de la situation en Russie si l’on en juge à ces quelques exemples pris au hasard: "Armageddon", "Tchernobyl", "Enfer", "Danger nucléaire", "Le pouvoir incapable de faire face" etc etc. Hormis avoir ajouté de l’huile sur le feu (ce que le journaliste Hugo Natowitcz a parfaitement bien expliqué dans cet article : «  Offensive contre un pays en flammes »), la presse n’a au final pas été fichue d’informer objectivement les francais sur la réalité des évenements. Normal, son objectif n’était visiblement pas celui la, a en juger par l’obsession hystérique de certains correspondants (prenons l’exemple de la journaliste de France 2 qui m’a contacté) à vouloir à tout prix démontrer une hypothétique responsabilité du pouvoir Russe et notamment une « faille du système Poutine ». L’argument massue de « nos amis les journalistes » : la réforme du code forestier de 2006, voulue par Poutine, qui supprimait le système fédéral centralisé de « prévention et gestion des incendies » (et les 70.000 postes de gardes forestiers liés) pour déléguer aux autorités régionales la gestion de leurs espaces verts, et donc également leur protection.  On ne peut qu'être à moitié surpris que ceux qui furent les premiers à dénoncer la re-centralisation du pouvoir Russe dans les premières années du règne Poutine (dénoncée à l’époque comme quasi-totalitaire), soient aujourd'hui également les premiers à dénoncer les très hypothétiques effets pervers de cette même décentralisation qu'ils ont pourtant continuellement défendus.

    Trève de plaisanteries, tentons d'être un tout petit peu objectif, à l'inverse de certains, qui se sont permis dans un excès de chauvinisme mal venu de comparer le système Francais de gestion et protection des incendies au système Russe, en pointant du doigt que la Russie ne comprend que 22.000 pompiers, soit deux fois moins que la France alors que le pays est 26 fois plus étendu. Pourtant comment comparer l'incomparable ? La Russie s’étend sur plus de 17 millions de km². Son immense ceinture forestière Russe s'étend elle sur une surface totale de 8 millions de km² (45% de la surface du pays), ce qui fait de la Russie le pays du monde ayant la plus grande surface boisé, devant l'Amérique, le Brésil ou le Canada. Une grande partie de cet espace boisé est composée de résineux, et de forêts dites "sauvages", c'est-à-dire non entretenues. Au cœur de ces forêts, de nombreux villages de maisons en bois, parfois sans lac à proximité, et sans eau courantes, ont été construits, souvent de façon anarchiques, et cela dès les années 1980. Le grand éparpillement de ces « maisons » et « villages » rend très difficile leur protection. La France en comparaison s'étend sur 650.000 km² et les forêts (très entretenues) sur 150.000 km/² (soit 23% de la surface du pays). Le nombre de pompiers professionels y est de 51.000 soit un pompier professionnel pour 3 km² de forêt. Autre comparaison, aux Etats-Unis d'Amérique, les forêts occupent 780.000 km² sur 9.800.000 km² soit 8% de la surface du pays. Le nombre de pompiers professionels y est de 321.700 soit un pompier professionnel pour 2,4 km² de forêt. Un équivalent Franco-Américain en russie signifierait tout simplement 2.500.000 pompiers, soit presque 3% de la population adulte du pays (les 16-64 ans étant 96 millions en 2009). On comprend bien le ridicule d'un tel argument.Et pourtant, malgré cela, les incendies n'épargnent pas la France ni l'Amérique. En France chaque année brûlent en moyenne 30.000 hectares, soit 0,05% de la surface du pays. Aux états-unis, chaque année, les flammes emportent 1.740.000 hectares soit 0,18% du territoire. En 1991 par exemple l'incendie d'Oakland Hills avait détruit 2.900 maisons et tués 25 personnes, l'incendie de Cedar en 2003 avait lui détruit 4.847 maisons (source et source). En 2007 et 2008, rien qu’en Californie, plus de 800.000 hectares ont brulés. A titre indicatif, en Russie depuis le début de ces incendies, 28.000 foyers d’incendies ont brûlés près de 850.000 hectares, 3.000 personnes ont perdu leurs logements et 52 seraient mortes. Cela correspond à une surface de 8.500 km², soit 0,05% de la surface du pays. A comparer aux chiffres fournis ci-dessus. On se demande au vu de ces chiffres les justifications des critiques excessives contre le pouvoir Russe, personne ne critiquant le pouvoir Américain, démocrate ou républicain, lorsque chaque année, l'Amérique est tragiquement en proie aux flammes.

    *Plus grave, et bien plus important qu’une simple démonstration statistique, le même scénario se répète dans le traitement des « victimes » de ces incendies. Les gens dont les maisons ont brulées n’intèressent finalement que les médias Francais que lorsque ceux-ci « crient » sur Poutine ou se « plaignent » du pouvoir. L’express a par exemple titré : « un village tient tête à Poutine » , en utilisant cette vidéo montrant des femmes dont les maisons avaient brûlée parler virulement au premier ministre. Comment ne pas comprendre le désespoir de ces femmes qui ont tout perdu ? Comment aurait t-elles pues être calme ? Pourquoi néanmoins en tirer des conclusions hâtives qui seraient que « elles incrimineraient Vladimir Poutine » alors qu’une simple écoute de la vidéo montre que ce n’est pas le cas ? Serait ce pour influencer les lecteurs non Russophones ? Reprenant la même source, la tribune de Genève affirmait le 03 aout 2010, par la voix de son « pigiste » du moment, Frédéric Lavoie que « Poutine était dépassé par les incendies », rien que ca. L’article décrivait une situation catastrophique, précédant une éventuelle fin du monde et en portant bien plus d’intêret à la responsabilité d’un Poutine soi disant dépassé qu’aux victimes Russes. Pour le quotidien régional Alsacien, Poutine est « otage de son système ».. Je le répète, l’obsession poutinophobe qui a frappé nombre de correspondants de presse ne me semble pouvoir se justifier que par l’excès de CO2 respiré, et se traduire par l’adage suivant : « La Russie se calcine, c'est la faute à Poutine", "Je suis tombé par terre/C'est la faute à Voltaire.. »

    Les exemples sont légions, les victimes qui intéressent nos « amis les journalistes » seraient donc principalement les victimes urbaines de la canicule. Sans chiffres réels, mais en se basant sur des « on dits », la presse Francaise n’a pas manqué de rappeler que la mortalité pour les mois de juin et surtout juillet devrait être plus deux fois plus élevée que la normale. Pour ma part j’attends les chiffres officiels et ne serait pas surpris d’une hausse de la mortalité des personnes agés, surmortalité qui, si nous envisageons la situation d’un point de vue statistique, « améliorera » la baisse de de la mortalité dans les prochains mois. Je rappelle néanmoins que cette même presse Francaise s’est fait bien plus discrète quand au décès de 15.000 personnes en 2003 en France, et pour voir plus large, se fait encore plus discrète quand au fulgurant rétablissement démographique que la Russie connait depuis 2005.

    *L’obsession à dénoncer le « culte du silence », « les vieux démons » est perceptible dans nombre d’articles de la presse soit disant spécialisée ou régionale. Si l’on lit avec beaucoup d’attention la majorité des articles, on s’apercoit que la propagande n’est pas la ou elle est montrée du doigt. La « voix du nord » a par exemple trouvé des Français de Russie, visiblement non Russophones, qui affirment que l’ambiance de fin du monde à Moscou était accrue car je cite « En Russie, il n'y a pas d'infographies ni de cartes détaillées. Le pouvoir refuse de communiquer ». Enormité parmie les énormités, il suffit de voir la page d’acceuil du site Yandex, ou bien alors sur le site de l’agence ria novosti en 9 langues pour trouver les fameuses cartes interactives et détaillées qui « soi disant » manquent.

    Un autre exemple, le Figaro le 10 08 2010 publiait un article signé Yves Myserey pour nous expliquer que la vague de chaleur qui frappait Moscou était la plus forte depuis « 1000 ans » ! Rien que ca ! Un rappel millénariste et ésotérique effrayant, si le pigiste enfermé dans son petit bureau Parisien n’avait pas confondu le Mexique et la Russie en nous présentant en image pour illustrer son article des citoyens en grands chapeaux blancs. Non il ne s’agit pas de touristes Mexicains à Moscou, mais de .. Grévistes de la faim de Kabardino Balkarie qui protestent contre une loi fédérale pour portéger leur identié locale, bref rien à voir avec les incendies ! On ne peut que rester ébahi devant le choix du Figaro d’illustrer la canicule à Moscou avec une image de militants identitaires, grévistes de la faim. Quand à une vague de chaleur « jamais vue depuis 1000 ans », une simple recherche sur internet nous prouve le contraire, source en Russe la et en anglais ici.

    Enfin les Français se sont fait forts de dénoncer le silence terrible des autorités Russes sur les incendies dans les zones radioactives, autour des centres nucléaires, ou de retraitement des déchêts, mais également celles contaminées par tchernobyl, à la frontière Ukrainienne. Je me demande quel silence parle t-on, alors que l’agence RIA Novosti, agence d’état, propose sur sa page en « anglais » une carte interactive des « émanations  radioactives ».

    Mais visiblement, au pays de la presse francaise de 2010,  on a rien à envier à la Pravda. Mauvaise foi ou incompétence ?*

    Loin des mensonges, de la propagande et de la mauvaise foi, ou en est t-on objectivement aujourd’hui sur le front des incendies, de l’effondrement de popularité qui attend Poutine et Medvedev et enfin de l’alerte rouge sur la production de blé qui guette la Russie ?
    Selon le ministère russe des Situations d'urgence, 27.724 foyers d'incendies naturels d'une superficie totale de 856.903 ha sont apparus en Russie depuis le début de l'été, y compris 1.133 feux de tourbières sur une superficie de 2.051 ha. En ce 19 aout 2010 les incendies ont été réduits à a peu près 20.000 hectares. Oui la Russie aurait pu « empêcher » une grande partie de ces incendies, mais en premier lieu via les « citoyens » qui doivent s’approprier des comportements écologiques, essentiels. Oui il faut que les Russes « cessent » de laisser trainer leur déchêts lors des pic-nics, les milliers de bouteilles en verre abandonnées ayant eu un effet loupe, déclencheur d’un très grand nombre, si ce n’est malheureusement sans doute de la majorité des incendies.

    Non l’effondrement de popularité n’est pas arrivé, au contraire les côtes de popularité du président et du premier ministre remontent passant de 53% en juin à 57% en aout pour Dimitri Medvedev et de 61% à 64% sur la même période pour Vladimir Poutine. Des côtes de popularité qui ferait envie à tous les leaders Occidentaux à la sortie d’une telle crise, quoi qu’en pensent nos « amis les journalistes » trop habitués à écouter les « spécialistes » de Carnégie et pas assez le peuple Russe.

    Non, la Russie ne subira pas une explosion des prix qui entrainera une révolution sociale qui entrainera la destitution de Poutine, la crise du blé que va connaitre la Russie n’aura que des effets minimes, et l’embargo à le soutien des producteurs locaux.

    Non, chers amis journalistes, contrairement à ce que vous avez pu écrire, aucune « censure » comme vous en parlez n’a eu lien, les commentaires des gens « ulcérés » par la situation ont été publiés, comme vous pouvez le voir ici ou la. A noter d’ailleurs l’échange publié sur internet entre un Vladimir Poutine plein d’humour et Aleksey Venediktov, rédacteur en chef de la radio « écho de Moscou ».
    Non Poutine n’a pas passé ces 3 dernières semaines à allumer des incendies la nuit pour les éteindre la journée en jouant au « canadair » et afin de passer à la télévision, puisque il a pris le sens tragique des évenements en comparant les incendies à : « la Seconde Guerre Mondiale,  l'invasion des Petchenègues, des Cumans et des chevaliers qui ont déchiré la Russie »Vladimir Poutine a d’autant plus de raisons d’être concerné par de tels évènements que en 1996 c’est sa propre Dacha qui a brûlé. Enfin, vous avez omis « amis journalistes Francais » de parler des remerciements de Vladimir Poutine envers les pompiers étrangers, notamment les sapeurs Français, surnommés « escadron Normandie Niemen ».

    Non, la centralisation politique, que vous avez sans cesse décriée comme étant Fascisante avait des raisons d’être, comme le rappellait Izvestia à la lumière de ces incendies: « Скорее всего к централизованной системе придется вернуться. Слишком дорогой ценой дается нам победа над огнем »...  Mais sans doute faut-il un traducteur pour comprendre ce qui est écrit .. En attendant, les reconstructions sont lancées, et les nouveaux logements doivent être prêts avant le 1ier novembre. La surface des habitations sera de 100m², à raison de 30.000 roubles (750 eurs) par mètre carré (source).

    Alexandre Latsa, Moscou, 18 aout 2010

     


    Image ajoutée par Dazibaoueb: Capture d'écran d'une infographie de Ria Novosti (source)

     

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15162


    Auteur : Alexandre LATSA - Source : Dissonance


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  • Frédéric André   20 août 2010

     

    Dimanche soir, l'émission "Enquête exclusive" consacre un reportage à Benidorm, haut lieu d' un tourisme de masse mêlant littoral bétonné, bordels et drogues. Fin du reportage, un autre s'apprête à commencer, son titre: "Caracas: Gang, favelas, Miss univers», une émission déjà diffusée en mars de cette année.

     

    D'emblée, cela peut paraître quelque peu réducteur, dans un pays qui depuis un peu plus de 10 ans vit autre chose que les seuls crimes dans les favelas (appelés «ranchos» au Venezuela) - bien que cela soit un problème majeur - et l'élection de ses miss siliconées, puisqu'il est tout de même marqué par un processus politique important auquel la majorité de la population participe activement.

     

    Au fil des minutes, la ligne du reportage apparaît de plus en plus clairement : il s'agit effectivement de ne montrer de Caracas que les miss et la violence, et quand on quitte l'un, c'est immédiatement pour retrouver l'autre.

     

    En bonus, nous avons droit en début de reportage, à une petite parenthèse sur le président de ce pays, Hugo Chavez, cela dure très peu de temps, mais le commentateur a le temps de lâcher quelques petites phrases non-dénuées de sens : tout d'abord on nous dit qu'un homme a mis la main sur la manne pétrolière pour soutenir sa politique et ses ambitions. Magnifique utilisation des mots, car la phrase du journaliste pourrait laisser entendre que c'est M. Chavez lui-même et non l'Etat vénézuélien qui a récupéré le contrôle du pétrole et de ses revenus.

     

    Ensuite, l'on réduit les objectifs de ce « président populiste de gauche» à une seule obsession : «contester la toute puissance du voisin américain», excluant toute idée de volonté de transformation sociale du Venezuela. Celui-ci ne ferait donc que de l'anti-américanisme primaire, sans projet sérieux pour son pays.

     

    Nous comprenons bien dès lors, que ce reportage de M. de la Villardière ne dérogera pas à la règle communément admise dans les médias occidentaux qui consiste à diaboliser le leader vénézuélien et sa politique.

     

    En politique internationale, le journaliste déclare que le président a l'habitude de s'afficher avec «des dirigeants qui ont en commun d'opprimer leur peuple», en premier lieu son «modèle» cubain Fidel Castro, mais aussi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et pour finir, que ces derniers mois, il s'est fait un nouvel ami en la personne du colonel Libyen Mouammar Khadafi.

     

    Rétablissons la vérité sur quelques points essentiels :

     

    En premier lieu sur les relations du Venezuela, qui ne seraient -selon le reportage- essentiellement qu'avec des «régimes qui oppriment leur peuple».

     

    Le Venezuela entretient bel et bien des relations avec Cuba, l'Iran et la Libye, comme de nombreux autres pays dans le monde et en Amérique latine.

     

    La Havane et Caracas ont créé ensemble l'ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques) en 2004, et cette coopération apporte en effet une aide des plus importante au Venezuela, dans le domaine de la santé par exemple, et a envoyé dans le cadre d'un échange contre du pétrole, des milliers de médecins dans les bidonvilles vénézuéliens, ce qui a permis de sauver la vie de centaines de milliers de vénézuéliens modestes qui ont toujours été abandonnés par les pouvoirs néolibéraux précédents (1).

     

    Cette collaboration sanitaire cubaine (qui ne s'arrête pas aux simples consultations) a été élargie à un certain nombre de pays latino-américains comme la Bolivie ou l'Equateur, et permet aujourd'hui d'ambitieux programmes comme l' «Operación Milagro» ou la « Misión Manuela Espejo »(2).

     

    Les relations avec l'Iran sont également dynamiques, et quoi qu'on puisse penser de ce pays, les échanges  commerciaux avec celui-ci apportent au Venezuela un transfert de technologie

    primordial dans certains domaines, principalement dans l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique.

     

    De plus, ces deux pays ont crée ensemble l'OPEP, les relations entre eux sont donc tous simplement logiques et compréhensibles à plusieurs niveaux.

     

    Mais contrairement à ce que laisse entendre le reportage, Mr Chavez ne limite pas les relations de son pays à Cuba, l'Iran et la Libye. Le Brésil et l'Argentine sont aussi de très proches alliés de Caracas, et les relations politiques et commerciales sont excellentes avec la plupart des pays latino-américains. De plus ces 10 dernières années, les échanges se sont multipliés avec la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, le Portugal, ou l'Espagne.

     

    Le reportage accuse ensuite le président d'être la cause de l'immense insécurité qui règne dans son pays, pour preuve cet avis d'une habitante de Caracas interrogée sur le problème.

     

    Si la criminalité est un problème majeur de Caracas, elle existait bien avant l'élection de M. Chavez, et le gouvernement a commencé à s'occuper sérieusement de ce problème, de par ses importantes politiques sociales dans les quartiers concernés, mais aussi avec la création il y a peu, de la Police nationale bolivarienne (3).

     

    Ce reportage ne montre de Caracas, que criminalité (avec en prime, délires de criminels défoncés à l'alcool et à la drogue) et difficultés. A peine montre t-il une clinique populaire entièrement gratuite et une coopérative de textile (en tournant en ridicule au passage la conscience politique de ses ouvrières et ouvriers), pour aussitôt parler des problèmes d'approvisionnement du magasin « Mercal » du secteur,  et continuer sur la soi-disant baisse importante de popularité du président Chavez et la            « fermeture » par ce dernier de la chaine d'opposition RCTV.

     

    Nos amis de M6 ont d'abord oublié de nous rappeler que cette chaine avait soutenu activement le coup d'Etat contre le pouvoir en 2002, et qu'il ne s'agissait pas d'une fermeture mais de la fin d'une concession publique (4). RCTV continue aujourd'hui d'émettre depuis le câble. En Europe, n'importe quel média de ce type aurait été fermé sur le champ. Et que dire de la chaine Globovision, qui s'est transformée en organisation politique véhiculant mensonges et manipulations contre la politique du président, quand ils ne violent pas tout simplement les lois. Son PDG Guillermo Zuloaga, recherché par la justice vénézuélienne et Interpol pour corruption, a les faveurs des grands médias dominants qui le font passer pour un persécuté politique.

     

    Est t-il normal d'oublier de parler dans cette parodie de journalisme, de la majorité de la population (les plus modestes) de ce pays qui s'est approprié la construction d'une société nouvelle, en donnant au concept de «démocratie active» toute sa considération? Est-il normal de ne pas parler du fait que le Venezuela, malgré ses immenses difficultés, est parvenu à baisser son taux de pauvreté de moitié entre 1999 et 2009 ? Abaisser son taux de mortalité infantile de 35%, son chômage de 19 à 8% (6).

     

    Est-il normal de ne pas mentionner que depuis l'élection de M. Chavez, tous les citoyens, quel que soit leur milieu ont accès gratuitement à l'éducation supérieure, à la santé gratuite, à la culture?..

    Que presque 100% des enfants sont scolarisés avec distribution de 3 repas par jour?                          Que plus personne ne meurt de faim au Venezuela grâce aux politiques du gouvernement?

    Que 3 millions d'hectares de terres ont été redistribués aux petits paysans avec appuis techniques et financiers, alors qu'ils étaient quasi-esclaves de grands propriétaires auparavant?

     

    Enfin, pourquoi ne pas avoir mentionné le fait que le Venezuela avait atteint un certain nombre

    d' « objectifs du millénaire » fixés par l'UNESCO avant même la date prévue (7) ?

     

    Je ne rédigerai pas ici de façon exhaustive les acquis de la révolution bolivarienne entamée en 1999 avec l'élection de Hugo Chavez -et qui a véritablement commencé avec la révolte de 1989 (8) -, mais ces quelques chiffres suffisent à démonter la propagande ridicule de l'émission de M. de la Villardière, qui avait déjà fait l'exploit de ne pas mentionner le système éducatif et de santé cubain lors d'un document sur ce pays, oubliant de dire notamment, qu'il n'y avait pas d'enfants des rues dans ce pays comme il en existe dans chacun des pays d'Amérique latine.

     

    Quiconque aura vu ou regardera ce reportage, constatera le parti-pris flagrant de celui-ci, et sa description réductrice du Venezuela et de son président. Un reportage de plus qui n'a encore une fois rien montré des acquis sociaux et démocratiques considérables de ce pays depuis 11 ans, mais qui a l'avantage de constituer un élément des plus intéressant pour quiconque veut étudier les mécanismes de manipulation des grand médias.

     

    N'en déplaise à M6 et à M. De la Villardière, le peuple vénézuélien a bien des difficultés, mais les avancées qu'il a connu ces 11 dernières années sont des plus significatives, et il construit chaque jour cette alternative qui fait tant peur aux puissants et à leurs valets médiatiques : le socialisme du XXIème siècle.

    Frédéric André  

     

    Actuellement, environ 30000 médecins cubains opèrent au Venezuela depuis 2003.

    Lire également « La dette du Venezuela à l'égard de Cuba « de Salim Lamrani.

    (http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7124 )

    http://andes.info.ec/sociedad/mision-manuela-espejo-se-extiende-por-todo-el-ecuador-5264.html

    Lire: « La Police nationale bolivarienne relève le défi » de Maurice Lemoine

    (http://www.monde-diplomatique.fr/2010/08/LEMOINE/19524 )

    Lire: « Venezuela: Reporters sans frontières et RCTV: Désinformation et mensonges » de Salim Lamrani.

    (http://www.legrandsoir.info/Venezuela-Reporters-sans.html)

    http://www.venezueladeverdad.gob.ve/logros-del-gobierno-bolivariano/la-pobreza-extrema-se-redujo-en-72-4588.htmlDe 2003 (lors du « lock-out » pétrolier mené contre le gouvernement) à 2010.

    http://www.minci.gob.ve/reportajes/2/183781/venezuela_sobresale_en.htmlhttp://risal.collectifs.net/spip.php?article860

     

    http://cbparis.over-blog.com/article-enquete-exclusive-et-le-venezuela-55697543.html


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  • Justice-statue.jpg

    Dans la France communautariste d'aujourd'hui,

    il vaut mieux être nanti (la Police a aussitôt

    retrouvé le voleur de moto du fils Sarkozy),

    et Juif (quand un Juif est attaqué, tous les Médias

    sont là, les projecteurs sont braqués, la Justice

    fait son boulot) que pauvre et arabe ! Normal ? Eva

     

     

    Justice :  "Selon que vous serez Juif ou Musulman..."

     

     

    Le silence médiatique s’est rompu sur l’étrange noyade d’un vigile de Bobigny d’origine marocaine, agressé par une bande de jeunes juifs, le 30 mars dernier.

    Le 31 mars, à 16 heures, un homme est retrouvé mort dans le canal de l’Ourcq à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Il s’agit de Saïd Bourarach, un vigile d’origine marocaine de 35 ans, travaillant à Batkor, un magasin de bricolage de la ville.

    Cette étrange noyade avait été précédée d’une altercation qui a dégénéré devant le magasin puis d’une course-poursuite le long de la berge. Les enquêteurs se trouvent rapidement sur la piste de quatre individus, de jeunes juifs âgés de 19 à 25 ans, connus des services de police. Ils sont placés en garde à vue. Pour se défendre, le principal accusé soutient que Saïd Bourarach lui aurait refusé l’accès du magasin en proférant des insultes antisémites.

    Quand bien même la photo du repêchage du corps de Saïd Bourarach fait la une du Parisien, l’affaire est près de s’étouffer. Les quatre agresseurs sont défendus par un ténor du barreau, Me Georges Kiejman. Et la procureure, chef du parquet à Bobigny, ouvre une enquête judiciaire pour homicide involontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, avec usage ou menace d’une arme. Le représentant du parquet de Bobigny insiste : « Il n’y a aucun élément de matière à donner à cette affaire une connotation raciste ou religieuse. »(SIC)

     

    Las, Bakchich a mis la main sur internet sur des éléments étonnants qui donnent à l’agression un tour nettement plus raciste, et une interprétation bien différente de celle présentée par la défense.

     

    Une enquête à lire dans Bakchich Hebdo n°23 , en kiosques jusqu’au 14 mai. Filez au kiosque, ou achetez l’hebdo en ligne ci-dessous, ou pour ne plus rien manquer des infos de Bakchich, consultez avec profit nos offres d’abonnement.

     

    http://www.marcfievet.com/article-course-poursuite-mortelle-a-bobigny-50261953.html

      

    NB Eva:

    Quand un citoyen juif est attaqué par des Musulmans, c'est un crime raciste. Quand un citoyen musulman est attaqué par des Juifs, ce n'est pas un crime raciste. Cherchez l'erreur ! . 


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