• Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 06:52
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    Dans la série "Les Roberts de France", voici Isabelle qui surclasse de loin notre premier postulant. Il faut dire qu'Isabelle est Journaliste au Figaro, journal de ( d'extrême?) droite détenu par le vendeur de mort Dassault.

    Voici que tous ceux qui cherchent, réfléchissent et se font une idée différente du monde que le manichéisme enfantin et débilitant servi par les médias aux mains des industriels et autres multinationales sont devenus, je cite, "Plus solides qu'al-Qaida et plus immuables que Ben Laden".

    Pire, nous sommes les fruits d'"une croyance collective qui atteint tous les continents et résiste, comme les mauvaises herbes, à tous les traitements".

    C'est très grave, car nous rejoignons là les discours nauséabonds des années sombres où il fallait liquider des mauvaises herbes parce que différentes par leurs origines. Une époque où l'élimination des mauvaises herbes, empêchant le développement "normal" de la société allemande, n'avait qu'un aboutissement logique, normal et unique : La Solution Finale.

    Nous en sommes là.

    Nous pouvons désormais clairement saisir la manipulation orchestrée depuis septembre 2001.
    Al Qaïda n'existant pas, tout ceci est une politique fasciste visant à l'élimination complète de toute résistance au Nouvel Ordre Mondial, "Ordre" qui n'a pour but que l'exploitation de tout et de tous dans l'intérêt des multinationales.

    Aujourd'hui, des mots de collabos, demain, des actes de génocide.

    Bienvenus dans le quatrième Reich.

    Pour voir le trochon d'Isabelle, c'est
    ICI.


    http://changementclimatique.over-blog.com/article-l-inquietante-derive-des-medias-43722099.html


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    Depuis les attentats du 11 septembre 2001,
    les théoriciens du complot ont retrouvé du grain à moudre.



    Neuf ans après les attentats contre le World Trade Center, la traque de Ben Laden est à nouveau considérée comme une priorité par les responsables américains, qui cherchent une porte de sortie à la guerre en Afghanistan. La tentative d'attentat contre le vol Amsterdam-Detroit par un jeune Nigérian, le 25 décembre, a replacé al-Qaida au centre de l'actualité. Mais, depuis le 11 septembre 2001, une chose n'a guère changé : la persistance des thèses révisionnistes qui contredisent la version officielle des événements. Plus solides qu'al-Qaida et plus immuables que Ben Laden, elles se sont transformées en une croyance collective qui atteint tous les continents et résiste, comme les mauvaises herbes, à tous les traitements.

    «Le Pentagate»

    Pour les tenants des thèses conspirationnistes, la CIA, les Juifs et les compagnies pétrolières seraient à l'origine des attentats. Au mieux, l'Administration américaine aurait été au courant des attaques mais aurait laissé faire, pour justifier son projet de s'emparer du Moyen-Orient. Les idées qui veulent que les Twin Towers se seraient effondrées sous l'effet d'explosifs, qu'un missile américain et non un avion aurait frappé le Pentagone et qu'aucun appareil ne se serait jamais écrasé en Pennsylvanie se portent toujours très bien. Après avoir vendu 200 000 exemplaires de son livre, L'Effroyable Imposture, traduit en vingt-huit langues, le chef de file des révisionnistes français sur le 11 Septembre, Thierry Meyssan, directeur du réseau Voltaire, a écrit une suite, LePentagate. Sur le Net, les associations se multiplient comme des petits pains. Le Mouvement (américain) pour la vérité sur le 11 septembre 2001 fédère aujourd'hui une centaine de sites différents, vend des tee-shirts, édite des DVD, organise des conférences dans le monde entier.

    Depuis neuf ans, les zones d'influence des thèses négationnistes sont plus ou moins les mêmes : le monde musulman en général, la Russie, d'anciens pays communistes, l'Amérique latine et quelques pays isolés comme la France et l'Allemagne. «La carte des théories révisionnistes épouse parfaitement celle de l'antiaméricanisme dans le monde», explique Claude Moniquet, le président du Centre européen pour l'intelligence stratégique et la sécurité (ESISC), basé à Bruxelles. Ainsi, elles n'ont pas marché en Ukraine et en Géorgie, dont les cœurs sont tournés vers Washington plutôt que vers Moscou. Les présidents iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et vénézuélien, Hugo Chavez, les ont en revanche soutenues dans des discours officiels.

    Aidées par l'effet amplificateur d'Internet, les thèses révisionnistes sont constamment alimentées par les sympathisants. «Leur popularité est quotidiennement nourrie par de nouveaux arguments», explique le sociologue Gérald Bronner, qui a consacré deux ouvrages à la question (*). Mais si ces théories marchent si bien, c'est aussi parce qu'elles sont très difficiles à démonter. «Les arguments paraissent toujours convaincants. Il faut être à la fois ingénieur, physicien, pilote… pour pouvoir les anéantir. Fondés sur un effet de dévoilement satisfaisant pour l'esprit, les mythes conspirationnistes répondent en outre à notre soif de comprendre le monde.»

    Les théories du complot ont toujours existé. Parmi les mythes conspirationnistes les plus connus, on peut citer l'assassinat de John F. Kennedy, en 1963, qui aurait été fomenté par Cuba, par l'URSS ou par la CIA. Et les Protocoles des sages de Sion, faux document censé représenter un plan de conquête du monde par les Juifs, fabriqué par la police secrète du tsar russe Nicolas II. Plus récemment, les théories conspirationnistes se sont emparées du sida, qui aurait été créé par la CIA, et de la mort de Lady Di, qui aurait été assassinée par les services secrets britanniques. «Les thèses conspirationnistes correspondent à des cycles conjoncturels… Aux XIX, XX et XXIe siècles, nous assistons à une véritable culture de l'opposition et du complot», écrit la chercheuse Nathalie Bastin dans une étude réalisée pour l'ESISC.

    Une suspicion généralisée

    Mais elles évoluent aussi avec les époques. Longtemps limités à une région ou à un pays, les mythes sont désormais devenus mondiaux et transcendent les frontières. «Auparavant concentrés sur les minorités (Juifs, gitans, francs-maçons), ils se polarisent aujourd'hui sur un nouvel acteur, les États-Unis, qui représentent la force centrale, l'expression du pouvoir occidental», explique Gérald Bronner. Pour le sociologue, l'époque contemporaine est particulièrement favorable à leur développement. «Il y a, dans nos sociétés occidentales, un désaveu de la parole officielle et une suspicion généralisée de l'expertise et de l'innovation scientifique.» Deux particularités auxquelles il faut, selon lui, ajouter le développement des idées «anticapitalistes» et la «libération du marché cognitif» avec l'explosion des radios, des télévisions et la généralisation d'Internet. «Il est de plus en plus difficile de cacher les choses et les complots. Mais paradoxalement, comme tout finit par se savoir, y compris les mensonges, le sentiment que l'on nous ment se développe.»

    Le sociologue voit aujourd'hui un autre grand mythe prendre le pas sur ceux qui entourent le 11 Septembre : le «précautionnisme», c'est-à-dire le principe de précaution poussé à l'extrême.

    (*) «Vie et mort des croyances collectives», chez Hermann, et «La Pensée extrême», chez Denoël.



    http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/25/01003-20100125ARTFIG00710-l-amerique-cible-de-choix-du-revisionnisme-.php

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  • Révélation sur la pseudo agression de Hassan Chalghoumi ( Imam de Drancy )
    Révélation sur la pseudo agression de
    Hassan Chalghoumi ( Imam de Drancy )


    Comment les Médias (sionistes) contribuent à salir
    la Communauté musulmane dans le cadre
    du futur choc de civilisations (eva R-sistons)



    Nous avions refusé de réagir à la "pseudo" agression du "pseudo" imam de la mosquée Drancy afin de ne pas jouer le jeu de ces provocateurs de désordre qui entourent Hassan Chalghoumi. La réalité nous a malheureusement depassé; Des témoins de l'incident ( et des responsables de la mosquée ) ont décidé de réagir à la désinformation massive des Médias en publiant un communiqué témoignage pour exposer les véritables faits.
     
     On y apprend notamment qu'un fidèle voulait interpeller Hassan Chalghoumi mais que ce dernier n'était pas présent, le fidèle s'est adressé à des responsables de la mosquée et c'est ce qui a rapidement provoqué un rassemblement de fidèles. Ce rassemblement n'était autre qu'un "déplacement de curieux" et non "un groupuscule d'islamistes."
     
     Voici un des communiqués :
       
     Quand le mensonge et la manipulation
     
     se banalisent … dans les médias
     
     Ou l’histoire d’un commando islamiste monté de toutes pièces
      
     
     « Quelque 80 personnes ont fait irruption lundi soir dans la mosquée de Drancy, en Seine-Saint-Denis, pour proférer des menaces à l'encontre de son imam, Hassen Chalghoumi … »
     
     «Un commando de quatre-vingts personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée où se trouvaient quelque 200 fidèles».
       
     Voila ce que l’on pouvait lire dans les principaux médias (le Figaro, le Parisien, le Monde, …). Encore une fois, les médias ont fait preuve d’incompétence, d’irresponsabilité et bafouant les règles les plus élémentaires du journalisme.
     
     Nous avons alors décidé de mener notre enquête en allant à la rencontre des fidèles qui étaient présents ce soir là, chose que les journalistes auraient dû faire !
     
     Tous les témoignages, même ceux des responsables de la mosquée et de l’imam qui y office, nous ont affirmé que cela est un pur mensonge, qu’aucun commando n’a fait irruption, qu’aucune menace de mort n’a été proférée, qu’aucun anathème n’a été lancé.
     
     Bref, une histoire montée de toute pièce !!!
     
     Quel est donc ce fameux conseiller de la conférence des imams qui rapporte ces faits et qui est cité par tous les journaux ? Était-il présent lors des faits?
     
     Un jeu dangereux se met en place qui met en péril notre société dans ses fondements les plus élémentaires :
     
     Pourquoi essaie t on de salir une partie des citoyens de confessions musulmane ?
     
     Pourquoi certains souhaitent le confrontation ?
     
     Un facebook en soutien à Mr Chelghoumi, animé par un certain Bernard Koch nous dit même que Mr Chelghoumi a « fait l'objet d'une véritable "fatwa", un appel au meurtre, de la part d'Imams irresponsables et hostiles aux juifs et à la paix entre Israéliens et Palestiniens. »
     
     Nous voilà repartit dans la surenchère démesurée de personnes irresponsables et menaçant la paix dans notre ville et société.
     
     Une fatwa, des imams et en plus hostiles à la paix, tous les ingrédients sont là pour monter la plus belle des histoires, mais une histoire qui n’a jamais existée, si ce n’est dans la tête de ceux qui l’ont écrite.
     
     Combien de temps pouvons-nous encore tolérer que de tels mensonges soient relayés par les médias ? Que des personnes puissent mener de telles manipulations sans être inquiétées ?
     
     Le Collectif pour la Vérité et la Justice
     
     CollectifdeDrancy@hotmail.fr
     
    http://www.islamenfrance.fr 

    http://www.alterinfo.net/Revelation-sur-la-pseudo-agression-de-Hassan-Chalghoumi-Imam-de-Drancy_a41912.html
      
      
     Nb : TF1 doute de l'agression :
    http://lci.tf1.fr/france/societe/2010-01/voile-integral-l-imam-anti-burqa-s-est-il-vraiment-fait-agresser-5657426.html



    Posté par 2012 ??? le 27/01/2010 20:19
    Drancy : Agression de l'Imam ou coup de pub ?
    Chalghoumi n'était pas présent ce soir là, donc il n'a pas été agressé directement. En effet, c'est le second imam de Drancy, Yassine Aouidet, qui dirigeait la prière ce soir-là, et qui ne comprend pas cette polémique : "C'est une invention complète. Personne ne m'a arraché le micro des mains. Après la prière, j'ai simplement invité différents responsables religieux, une dizaine, tout au plus, à donner leur point de vue sur l'interdiction de la burqa. En aucun cas, il n'y a eu menace physique ou verbale contre quiconque".

    http://rimbusblog.blogspot.com/2010/01/drancy-agression-de-limam-ou-coup-de.html  


    http://www.alterinfo.net/Revelation-sur-la-pseudo-agression-de-Hassan-Chalghoumi-Imam-de-Drancy_a41912.html

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  •  http://blog.wildside.fr/images/Formatage-masques%20Malko.jpg

     

     

    Intervention de Jean-François Bianchi :


    La question évoque l’esprit des lumières. Comment l’esprit des lumières est venu transformer les fondements de notre société. La morale à l’école s’est nourrie de faits d’actualités et des normes de la République. L’Etat a ainsi formaté les étudiants à partir de cette logique là.


    Qu’est-ce que l’on entend par formatage ?


    Soit on dit que c’est une démarche éducative, la transmission de la pensée dominante, la vocation de formation des attitudes, le formatage religieux et philosophique, le façonnement des esprits… Soit on parle de reformatage : comment à partir d’un modèle de société nous allons reformater les esprits. Cela passe par la remise en question et la contestation du modèle dominant.


     

    1- Le formatage peut être compris comme le fruit d’une éducation ou d’un modèle, il est par nature l’arme du fort. Ce modèle qui va définir une norme de pensée va être intégré dans tous les travers d’une société. Le danger survient lorsqu’il met en péril le libre arbitre : exemple: le modèle américain, qui produit une matière de modèle dominante. Quand la France dit que la culture n’est pas un bien marchant, elle ne fait que contester le modèle dominant américain.

    Lorsqu’un mineur dit au tribunal « objection votre honneur », il témoigne de l’influence d’une culture et de code qui ne sont pas ceux de notre société. Il a probablement appris ces codes dans une série américaine. On reconnait dans les principes éducatifs un certain nombre de modèle de fonctionnement, l’ENA, Science-Po… Les médias et les lobbies sont des acteurs très puissants du formatage des pensées. Ils veulent rentrer dans des principes d’éducation. (par exemple : l’enseignement du souvenir de la shoah). L’homme trouve sa liberté dans le choix de ce qu’on lui propose. L’idée est que si on peut formater alors on peut reformater. Il s’agit d’une reprogrammation qui est très certainement l’art du faible.

     


    2- L’utilisation de l’influence, de la polémique, va casser la norme, contester sa légitimité, et la remettre en cause. Le formatage des esprits est bien le formatage des mécanismes de la pensée qui amène à un changement de comportement. L’alter mondialisme, l’EGE s’inscrivent dans des mouvements de reformatage des esprits. A bien y réfléchir, la reprogrammation est souvent la source de sa propre disparition. Exemple du colonialisme : Les valeurs des lumières ont été transmises dans les territoires colonisés et pourtant on a perdu nos colonies.

     

    Le formatage des esprits est-il l’arme du fort au faible ? Dans la logique du fort, peut-on utiliser le mot « arme » ? Probablement pas ! On ne considérera jamais le formatage comme une arme. Si l’on demande à un Américain si la culture est une arme il dira non… Si on utilise le formatage comme un outil offensif, le formatage est beaucoup plus l’arme du faible (séance de rééducation des populations par le Vietminh, endoctrinement religieux par les talibans).

     

     

    Intervention d’Hervé Busini :


     

    Nous ne passerons pas en revu les différentes périodes politiques. Je peux être perçu comme un agent de formatage des esprits car le journaliste de télé participe au formatage des esprits. Il est responsable, voire coupable mais il ne s’en rend pas compte. J’ai lu l’ouvrage de Christian Salmon « Story Telling » (éditions de la Découverte, 2007), ce livre est intéressant mais dans le fait qu’il fait « tilt ». C’est un choc considérable ou tout d’un coup, il y a eu une révélation sur ce qui nous guettait….Par rapport à la question qui est posée, je poserai la question du discours de vérité. Dans l’activité des différents discours, on le justifie car c’est une production de vérité. Il y a un philosophe Michel Foucault qui parle de la production de la vérité y compris à travers la production des images. La production de vérité est importante y compris pour la politique des civilisations. Quelles furent les différentes productions de vérité suivant les différents pères fondateurs de la technicité des discours. Hérodote a écrit l’enquête qui a plusieurs tomes (aller vers, sur le terrain). L’ancêtre du métier, l’ancêtre du discours de description qui parle du terrain, de ce que l’on a vu, du témoignage oculaire (Tome 2 : les croque-morts qui viennent voir les familles égyptiennes). Un peu plus tard, Thucydide, un général qui a perdu la guerre du Péloponnèse, raconte la guerre pour que l’humanité ne recommence pas les atrocités. Il critique Hérodote car il ne recoupe pas les informations. C’est le besoin d’avoir plusieurs témoins. Ainsi va naître progressivement la matrice de production de vérité. L’église va mettre en place l’art de l’interview. L’interview veut dire « avouer, se présenter dans ses complexité » c’est à dire montrer la part d’ombre, la part simple. C’est l’époque royale. L’enquête et l’aveu permettent de fonder le système judiciaire et permettent la parité, l’équilibre. Dans ce régime de vérité, on aboutit à un récit. Gaston Leroux invente le héros de type « Rouletabille » c’est l’œuvre de fiction. Cela se traduit sous sa forme vulgaire aux Etats-Unis par le grand reportage. Des femmes se spécialisent dans l’investigation. Cela aboutit aux lignes profondes de structuration du récit. La statistique apporte un autre régime de vérité au XVIIème siècle. C’est le regard global, celui qui porte sur la série : analyse de la répétition du fait et non plus seulement la narration du fait.

    Le premier régime de vérité pour le journaliste se déroule de l’antiquité aux années 1950, ce sont les faits divers qui sont racontés (sur l’exemple de l’émission « faites entrer l’accusé » que Christophe Hondelatte a réactualisée ces dernières années). A partir des années 1950, c’est le régime du chiffre, « mon information est chiffrée ! » sur le « fait » de société. Intéressant car une personne incarne quelque chose qui va se reproduire. C’est là qu’intervient l’expert. Il faut un discours savant sur ce fait de société. Nous sommes sur la gestion de la vie. Problème de sexualité, de voiture, d’enfant…quelles sont les réalités chiffrées sur ce sujet. L’intégralité de nos faits et gestes peut faire l’objet d’une revue, d’une chaine télé, d’une presse. C’est ce qui crée les niches en termes de marché audiovisuel. Il est intéressant de voir comment les chiffres sont venus conditionner les décisions. Il faut aller au fait, il faut que ce soit rapide. Il y a une diffusion des arts de faire du journaliste dans la société pour produire des discours de vérité. La crise de la vérité provient du web c’est la crise de la vérité car c’est une manière de faire resurgir les individualités qui s’auto-publient dans son intimité. Le monde se morcelle au plus proche. L’invraisemblable est possible, il peut baffer et mettre sur le net, créer des communautés. Comment on intègre ce discours d’hyper individualité. Cette affaire est planétaire. Nous somme au niveau de l’humanité. La question est politique, philosophique…Comme gérer cette problématique. Dans « Storytelling », l’auteur a retrouvé les fondements du discours de vérité en expliquant comme des gens l’ont utilisé comme des armes. J’ai trouvé regrettable qu’il n’y ait pas assez d’éléments concrets sur ces techniciens de la narration. C’est vrai que la statistique a bousculé la donne. La vie est théorisée en parlant de bio pouvoir : le pouvoir sur la vie. Tout ça a pour corollaire la production d’image.

     

     

    Est que le formatage est l’arme du faible ou du fort ? La question porte sur la production du discours de vérité.

     

    Débat:

     

    CH : Pour rebondir sur ce que vient de dire Hervé, je citerai l’exemple du mouvement d’extrême gauche Tupamaros qui a fait parlé de lui en Uruguay au cours des années 70, la première phase de leur action révolutionnaire visait à leur donner une image de « Robin des bois » (le héros au secours du faible qui lutte contre les actes d’oppression du fort). Les revendications des opérations subversives symboliques créaient à la fois une légitimité et une forme de formatage des esprits dans les couches de population qui soutenaient leur combat. Lorsque les Tupamaros ont durci leurs actions et ont sombré dans le terrorisme, leur matrice de vérité s’est affaiblie et leur propagande a perdu en résonance.

     

    JFB : Dans les démonstrations il y a deux paradigmes, il y a la gestion de la cible et la gestion de la vérité. L’expert prétend à une connaissance scientifique. Aujourd’hui on a un nouvel intermédiaire entre l’expert et la crise du discours de la vérité, c’est le coach qui dit comment faire. Exemple des émissions de décoration qui formatent les esprits des téléspectateurs pour expliquer comment décorer leur habitation. Ce qui est vrai, c’est ce que l’on voit. Si on reprend les différentes étapes par rapport au cycle de décision, on retrouve Hérodote : Ce que je vois, l’église, les croyances, des attitudes avec les statistiques.

     

    Philippe Baumard : Elle a bon dos la capillarité, l’archéologie du savoir, deux gros messages : la dépossession (de notre métier par la statistique), la déresponsabilisation (le spectateur). Il y a en fait une crise d’un système de production face à un autre système de production. On a le canal historique (la télévision) et d’un coup surgit ce grand phénomène, le web.

     

    HB : Il y a des grandes pratiques de production de vérité qui sont à l’œuvre. Le journaliste renvoie à des choses qui sont extrêmement profondes. La capillarité s’exprime sur une période très longue. La validation dans le temps est très compliquée à expliquer. Nous ne sommes pas dépossédés par le fait qu’il y aurait une extension de la capacité à produire la vérité par la statistique. La statistique permet autre chose, on approche des réalités politiques. La restauration de l’intimité, de l’individualité avec la statistique est une garantie d’une vérité personnelle. Je pense que la statistique est une science qui a son rôle et qui suscite une pratique radicalement différente.

     

    Philippe Baumard : Dans les interviews des années 50, il y avait de la ruse, des jeux …est-ce que les grands médias ne se plantent pas en prenant le web par le mauvais coté. Vous abandonnez la capacité d’intelligence en répondant au volume.


    HB : On retrouve dans l’art de l’interview, un voyage dans l’intimité de la personne. Je suis d’accord que l’on n’arrive pas à copier le web, sauf par l’utilisation des petites caméras. Exemple du film de Brian de Palmas. Le brut devient quelque chose estampillé de vérité. C’est ce qu’on appelle la vidéo journalistique. Intéressant car ça permet de retrouver le témoignage oculaire, en utilisant le web.

     

    Guillaume Desmorat : Quant on parle d’arme du fort et du faible, on parle d’offensive donc de violence. L’influence reste une forme de violence contre l’esprit. Est ce que le journalisme n’est pas responsable de la violence liée au formatage des esprits ?

     

    JFB : L’influence c’est tout sauf l’utilisation de l’autorité et de la force. Le formatage des esprits, si l’on considère qu’il est l’objet d’une seule volonté, est d’une violence absolue. En fait il y a 200 sources de formatages, le libre arbitre s’exprime dans le choix que l’on fait de suivre une école de pensée ou une autre. Qu’est ce que la liberté de l’homme si ce n’est de choisir ses propres subordination. L’homme va devoir choisir un modèle mais il a la liberté de choisir.

     

    Soufiane El Khiati : La différenciation dans le journalisme fait que le marché est hyper- segmenté, on ne reçoit plus la publicité, on prend ce qui nous intéresse. Est-ce qu’il y a une crise des médias qui ne sont plus adaptés au marché ?

     

    HB : J’ai été rédacteur en chef du 20 heures de la 2, à aucun moment nous ne pensons, nous ne jugeons le choix de nos sujets, versus l’audimat… TF1 fait pareil… Il faut se méfier de ce qui apparait comme des évidences et ne recouvre aucun aspect pratique de la vie des gens. Il n’y a plus de faits divers mais des faits sociétaux… Si vous regardez bien, il y a plein de reportage de politique étrangère, exemple le Kosovo dans le 20H. Des scoops à la télé, il n’y en a plus, il n’y a rien de plus ennuyeux que le 20H. Du scoop dans l’information télévisée, il n’y en a pas, c’est ça la violence, je fais faire un sujet sur la grève, je reste une heure sur place, ou est le scoop ? Rien, c’est du vent. Par contre pour le programme, on voit l’importance de la part de marché, car les émissions sont capitales…. Toutes les 45 secondes, il faut une relance, les mecs qui passent doivent être acceptables. Dans le service public, il n’a jamais vu ça. Voir la shoah par balle le 12 mars.

     

    Etre journaliste : faire les gros titres pour que l’attention soit attirée, que le journal soit acheté et que le journal soit regardé. Si on reproche à la presse sa logique marchande, la presse n’a jamais été un service public, c’est un service commercial. La dimension marchande de la presse et de l’information, existe depuis longtemps, c’est la nature profonde du marché de l’information.

     

    Bertrand Terreux: Quand Nicolas Sarkozy tutoie tous les journalistes, la vérité n’existe plus, que se passe t-il à France 3 ?

     

    HB : Je suis d’accord avec vous, c’est une technique du politique par excellence qui tutoie tout le monde même Angela Merkel. On voit les photos de Nicolas Sarkozy au milieu de la presse, l’air heureux, il joue de la connivence, c’est à eux et à nous d’élever la conscience des uns et des autres, qu’elle soit vigilante. Il y a plein de spécialistes de ce genre. Exemple de

     

    Villiers Le Bel : Nicolas Sarkozy l’a annoncé dans une de ces émissions une semaine avant l’arrestation. Aujourd’hui on montre le contre champ, un rééquilibrage par rapport à un certain nombre de légendes. Pour retirer le doute, s’il y a beaucoup de journalistes sur place, on les montre. Autre exemple quand Nicolas Sarkozy voulait retirer une émission de France 3, cette émission était vraiment nulle. Mais j’ai répondu à Nicolas Sarkozy qui parlait de cette émission : « on assume, on défend mais derrière on nettoie la mauvaise conduite ». C’est la relation qu’il induit : « on est pote, on se parle et on se dit la vérité». Dans la gestion en temps réel, il vaut mieux avoir les idées claires plutôt que de défendre l’indéfendable….Problème de déontologie : tant qu’il y a une caméra qui est là, il ne faut pas parler sauf si elle est par terre. C’est une affaire de jeu. Ce sont les journalistes belges qui nous ont (passez moi l’expression) « mis le nez dans la merde » avec Mitterrand, qui les a jetés, ils ont tout monté et ont bien fait.


     

     

     

    Source: SEMINAIRE DE RECHERCHE

    Le formatage des esprits est-il l’arme du faible ou du fort ?

     

     

    20 février 2008

    Intervenants :

    MR Jean-François Bianchi

    Mr Hervé Brusini.

     

    Présentation de Jean-François Bianci:

     

    Spécialiste dans l'ingénierie de l'information, J-F. Bianchi enseigne la théorie et les moyens des actions d'influence appliqués aux champs de confrontation. Il est l'un des trois professeurs associé de l'École de Guerre Économique. J-F. Bianchi est titulaire d'un diplôme de 3e cycle d'Intelligence Économique (EGE, Paris), d’une maîtrise en communication (EFAP, Paris) et est breveté du cours supérieur d_état-major des ORSEM (ESORSEM, Paris). Il est également diplômé du cours de commandement interarmées (r) du Collège des Forces Canadiennes de Toronto (CFC, Canada). Il est aujourd'hui consultant en stratégie de communication au sein du cabinet Sensei Communication, après avoir été responsable de la communication et des relations extérieures de l_Office du Tourisme et des Congrès de Paris. Comme colonel (r) et spécialiste d'état-major, J-F. Bianchi sert également au Ministère de la Défense comme spécialiste des opérations d'informations et des opérations militaires d'influence. Il contribue à la rédaction et à l'évolution des doctrines militaires nationales et multinationales. Il a déjà participé à plusieurs missions opérationnelles, plus particulièrement en ex-Yougoslavie et au sein de l'OTAN. Il est détenteur de plusieurs distinctions nationales et étrangères.

     

    Présentation d’Hervé Brusini :

     

    Directeur délégué à l’information à France 3, Hervé Brusini a un parcours singulier (licence en Droit, doctorat de sciences politiques). Il est aussi professeur associé à l’école de journalisme de Science-po Paris. Hervé Brusini a fait l’essentiel de sa carrière dans les chaînes de la télévision publique. Il a réalisé de nombreux reportages pour Antenne 2 et l’émission La marche du siècle avant de prendre la direction de la rédaction nationale de France 3 jusqu’en 2003. Il s’occupe également de l’émission pièce à conviction. Hervé Brusini est co-lauréat avec Dominique Tierce en 1991 du prix Albert Londres dans la catégorie Grand Reporter de l'audiovisuel pour un reportage sur l'affaire Farewell diffusé sur France 2. Ce reportage a été réalisé avant la chute du mur de Berlin et relate la défection d’un agent du KGB qui a informé le monde occidental sur le pillage mené par l’URSS. Une partie des images a été filmée en URSS.

     

    http://mariereveuse.over-blog.com/article-le-formatage-des-esprit-est-il-l-arme-du-faible-ou-du-fort--43664330.html


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