• publié par roland (webmaster) 
     



    Chavez - Twitter







    La planète Internet est en émoi. Un article qui circule actuellement(
    http:// www.boingboing.net/2010/02/04/venezuela-chavez-equ.html), et dont la teneur est reprise par de nombreux autres sites, donne le frisson : Chavez voudrait filtrer le net ! Comme il voudrait bâillonner les médias privés, c’est-à-dire 80 % des titres de presse et des stations de radio et de télévision qui le vilipendent quotidiennement. Voyons les choses de plus près.


    Les groupes de l’opposition vénézuélienne sont actuellement déchaînés contre le président Chavez et réclament sa démission. Comme s’il n’avait pas été élu démocratiquement il y a un peu plus de deux ans, et avec un score supérieur à ceux obtenus par Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Les appels à manifester ont été diffusés en grande partie via Twittter qui est inondé de messages de ces groupes de droite selon lesquels Hugo Chavez aurait dit : “Twitter est un instrument du terrorisme”.


    Quiconque procèdera à une enquête minimale constatera que la source primaire de cette « information » est la version en espagnol du site
    ReadWriteWeb, propriété d'une entreprise nord-américaine. Dans le texte en question, on ne trouve cependant aucune référence au moment ou au lieu où le président vénézuélien aurait prononcé cette phrase. Personne ne s'est donné la peine d’en vérifier l’authenticité. Au contraire, le faux a rebondi d’un site sur l’autre et alimenté Twitter. Non seulement Chavez n’a rien dit de semblable, et encore moins demandé une loi pour contrôler Twitter, mais, bien au contraire, il a encouragé ses partisans à en faire usage !


    Qui a réellement affirmé que
    « Twitter est un instrument pour le crime ? » C’est un tribunal de Pennsylvanie dans un procès intenté à un militant, Elliot Madison, accusé d’avoir utilisé son téléphone portable pour informer les manifestants du dispositif policier mis en place autour du Sommet du G-20 à Pittsburgh. Twitter s’est révélé être un bon outil de mobilisation en faveur de la démocratie, au Honduras, mais aussi contre elle, au Venezuela.


    Dans ce pays, et depuis plusieurs années, le gouvernement a beaucoup investi dans l'accès des catégories populaires à l’outil Internet, en multipliant les "infos-centres communautaires". Il a imposé l'usage des logiciels libres dans toute l'administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande d’ailleurs que l’on étudie les avancées du Venezuela dans ce domaine :
    http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650


    La dose quotidienne de faux contre Chavez et la Révolution bolivarienne a augmenté dans des proportions telles qu´il est impossible de les démentir tous. Si tant de sites dits “alternatifs” utilisent comme sources des médias liés à de grands intérêts commerciaux et politiques comme Semana en Colombie, Fox aux Etats-Unis, El Pais en Espagne, TF1 en France, comment le citoyen peut-il encore décemment s´informer ?


    Pour éviter que des révolutions démocratiques soient la cible de cette désinformation bien huilée, qui prépare des coups d'État semblables à ceux qui renversèrent Allende ou Zelaya ; pour que les gouvernements progressistes d’Amérique latine ne soient pas en permanence mis au banc des accusés, il est plus que temps que les forces de gauche (notamment en France) inscrivent enfin dans leur programme, et de manière centrale, la démocratisation du système médiatique.


    Tout comme Hugo Chavez, la présidente argentine Cristina Fernandez, Rafael Correa et Evo Morales se sont fait traiter récemment de "liberticides" parce qu´ils tentaient de ménager quelques espaces démocratiques dans le monde capitaliste de la communication. Lorsqu´on évoque cette question en Europe, la gauche et la plupart des journalistes font des réponses évasives ou se taisent. Pourtant une démocratie authentique, et la survie d´une gauche et d´un journalisme dignes de ce nom, ne peuvent exister sans un pluralisme médiatique radio-TV-écrit. On pourrait imaginer un équilibre du type 40 % de médias associatifs, 40 % de médias publics participatifs, et 20% de médias commerciaux.


    Des mensonges comme ceux concernant Twitter, à propos desquels les autorités vénézuéliennes sont en permanence sommées de s‘« expliquer », sédimentent jour après jour les prétextes que cherche la droite pour renverser des gouvernements progressistes. En Amérique latine, sa base sociale est faible, mais les grands médias nationaux et internationaux la confortent dans ses velléités d'anéantir des expériences qui échappent à l'ordre néolibéral.


    La véritable question, en forme de rideau de fumée, n’est pas de savoir si Chavez veut « filtrer le net ». Elle est de savoir quand la gauche aura enfin le courage de s´attaquer à la dictature médiatique.



    Auteur : Thierry Deronne - Source : Mémoire des luttes



    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10851#10851

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  • blié par roland (webmaster) Avant-hier 16H33 


    Le 29 décembre dernier, César Silva, journaliste engagé dans la lutte du peuple hondurien contre le coup d’Etat, a été victime d’un enlèvement et sauvagement torturé par des inconnus qui, selon lui, étaient des militaires ou des policiers en civil. Selon plusieurs organisations des droits de l’Homme présentes au Honduras, ce fait relève d’une stratégie répressive mise en place par le gouvernement de facto en connivence avec les forces répressives du pays, pour semer la terreur parmi la population et les media qui ne se sont pas soumis aux forces responsables du coup d’Etat.



    César Silva et Edwin Renán Fajardo, le jeune homme de 22 ans assassiné le 22 décembre dernier, sont les auteurs d’un grand nombre de documents audiovisuels qui on été indispensables pour raconter au monde la tragédie que vit le peuple hondurien depuis le 28 juin, et pour organiser des activités de formation et de prise de conscience pour la résistance dans différents quartiers et bidonvilles de la capitale et dans le reste du pays.


    Au cours de son enlèvement, il a été emmené dans la banlieue de Tegucigalpa, la tête recouverte d’un sac, et a subi un interrogatoire pendant toute une journée pour qu’il livre des informations sur de supposés dépôts d’armes de la Résistance dans le pays. Il a été sauvagement roué de coups, torturé, dévêtu, et presque asphyxié. Mais il a finalement été libéré, ce qui n’a pas été le cas de Walter Tróchez, le défenseur des droits de l’Homme assassiné quelques jours après sa séquestration.


    Sirel a pu rencontrer César Silva quelque part en Amérique Centrale, dans un lieu dont nous ne mentionnerons pas le nom, à la demande de l’interviewé, pour des raisons de sécurité. Tout de suite après son enlèvement et sa libération, celui-ci a décidé de suivre les conseils des ses amis et d’abandonner le pays pour préserver sa vie.


    Comment s’est déroulé l’enlèvement ?


    Je revenais du sud du pays où nous avions distribué du matériel audiovisuel à des réseaux de paysans. En arrivant à la capitale, j’ai arrêté un taxi pour rentrer chez moi. Je ne m’imaginais pas que mon téléphone portable avait été mis sur écoute et que toutes mes conversations étaient enregistrées, de sorte que l’on pouvait connaître tous mes déplacements.


    Alors que l’on arrivait au périphérique, une camionnette s’est approchée du taxi et les personnes qui s’y trouvaient ont sorti des pistolets et nous ont arrêtés. Pensant qu’il s’agissait d’un braquage, je leur ai dit d’emporter mon équipement, mais ils ont répondu sans détours : « ces merdes ne nous intéressent pas, connard, c’est toi qu’on est venus chercher. »


    Ils m’ont fait monter dans la camionnette, ont menacé le taxi en lui disant d’oublier ce qu’il venait de voir, et ils ont démarré. D’abord ils m’ont obligé à me baisser et à garder ma tête entre mes genoux, et quand je ne pouvais plus supporter la position, ils m’ont frappé au visage et l’ont recouvert d’un sac. Une heure plus tard nous nous sommes arrêtés à la campagne et on m’a enfermé dans une pièce plongée dans une obscurité totale. C’est alors que l’interrogatoire a commencé.


    Que s’est-il ensuite passé ?


    Ceux qui m’interrogeaient étaient de plus en plus agressifs à mesure que le temps passait, même si l’un d’entre eux tentait d’être plus aimable avec moi. Je savais qu’il s’agissait bien évidemment d’une stratégie. Ils m’ont demandé où étaient les armes, par où on faisait entrer les troupes dans le pays, combien de cellules étaient à ma charge et quels étaient mes contacts internationaux.


    Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et je leur répétais que j’étais journaliste et que je ne savais rien aux sujets de ces armes. Ensuite ils ont commencé à s’énerver et à me frapper violemment au visage, dans le ventre, dans le dos et dans les testicules. Ils m’ont enlevé mes habits et m’ont jeté à terre, m’ont mis de l’eau dans le nez et ont appuyé une chaise sur ma trachée pour me faire suffoquer.


    Ils savaient parfaitement qui j’étais, et qu’à un moment donné je me mettrais à parler du matériel audiovisuel que je produisais avec Renán Fajardo. Ils en ont même fait mention explicite. Au petit matin, ils ont à nouveau essayé de me faire peur et se sont mis à planifier mon assassinat à voix haute. Mais ils ont finalement décidé de me libérer. Ils m’ont fait monter dans un véhicule et quand ils se sont arrêtés la personne qui étaient à côté de moi m’a donné un coup de pied dans le dos et m’a jeté dans la rue.


    Je me suis relevé et j’ai décidé de dénoncer ce qui venait de se passer au COFADEH (Comité des familles des Détenus Disparus au Honduras) pour que l’on conserve une trace écrite de ce qui est en train de se passer dans le pays.


    T’es-tu demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles tu as été séquestré ?


    Quand la répression n’a plus lieu au quotidien à l’occasion des mobilisations, ce sont les enlèvements sélectifs qui commencent à se mettre en place. En ce qui me concerne, je crois que le travail que j’ai accompli avec Renán pendant la fermeture de Radio Globo y Cholusat Sur-Canal 36 a été assez néfaste aux responsables du coup d’Etat. C’est un travail qui était diffusé partout et qui d’une certaine manière permettait de briser l’isolement et la désinformation, objectifs du gouvernement de fait.


    Le matériel audiovisuel que nous produisions se penchait sur tout ce qui se passait dans le pays. Il racontait la répression, les assassinats, la violence, et nous le distribuions pour qu’il soit utilisé par la Résistance, afin d’informer les gens qui ne pouvaient avoir accès aux informations dans les milieux fermés.


    Nous avons finalement décidé d’arrêter ce travail quand ont commencé les violations de domicile et la répression au cours des activités organisées dans les quartiers et les bidonvilles par les chefs de la résistance. Plusieurs assassinats ont eu lieu parmi ceux-ci.


    D’après toi, pourquoi a-t-on décidé de ne pas t’assassiner ?


    Je crois qu’ils n’avaient jamais reçu l’ordre de le faire, et surtout parce qu’ils voulaient utiliser mon cas pour semer la terreur parmi mes collègues nationaux dont le travail est véritablement préjudiciable aux responsables du coup d’Etat. Le message se dirige aux autres : s’ils ont pu faire cela avec moi, ils peuvent le faire à n’importe quel moment et avec n’importe quel autre journaliste. Ce qu’ils veulent, c’est que nous nous taisions.


    Par contre, ce qui me préoccupe vraiment, c’est qu’il y a déjà un grand nombre de collègues qui se sont pliés aux ordres du pouvoir de facto, qui se sont vendus pour quelques billets et qui vendent le sang du peuple pour un boulot.


    Pourquoi as-tu décidé de quitter le pays ?


    Après mon enlèvement je savais qu’ils pouvaient débarquer chez moi à tout moment pour m’assassiner. De plus, les organisations de droits de l’Homme et plusieurs amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus voir de nouvelles photos de victimes et m’ont conseillé de quitter le pays. J’espère que ce ne sera que temporaire, car mon désir est de revenir et de pouvoir continuer à faire mon travail.


    Je n’ai pas peur, mais je dois être plus prudent pour ne pas livrer ainsi ma vie aussi facilement. Ils n’ont qu’à lutter un peu plus s’ils veulent me tuer.

     

    Source: La Revolución Vive


    Auteur : Giorgio Trucchi - Source : Investg'action


    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10649

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  • Appel contre Villepin : Une logique judiciaire 
    http://www.alterinfo.net/Appel-contre-Villepin-Une-logique-judiciaire_a42012.html

    Qui était la cible de Clearstream ?
    Sarkozy, ou.. de Villepin ???
    A lire absolument !



    Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu son jugement dans l’affaire Clearstream (
    Télécharger le document). Il a condamné deux prévenus et innocenté Dominique de Villepin. Cependant le Parquet a immédiatement interjeté appel de cette décision, de sorte que les déboires judiciaires de l’ancien Premier ministre vont se poursuivre et entraveront les préparatifs de sa candidature à la présidence de la République.


    L’histoire n’est pas banale. De faux listings bancaires ont circulé attestant mensongèrement que plusieurs personnalités disposeraient de comptes occultes. Cela n’est pas en soit bien grave, mais l’une des personnes diffamées, Nicolas Sarkozy, a choisi d’en faire une grosse affaire, en espérant démontrer que son rival, Dominique de Villepin, avait fait usage des faux documents contre lui.


    Durant la procédure, Dominique de Villepin se vit interdire tout contact avec ses anciens collaborateurs, ce qui par voie de conséquence l’empêchait de développer un mouvement politique en vue de l’élection présidentielle.

    Le président Sarkozy modifia le plan de carrière des magistrats pour que des juges d’instruction particulièrement inquisiteurs se chargent du dossier.

    Puis, lorsque le procureur de la République conclut que les éléments rassemblés par une armée d’enquêteurs ne justifiaient pas de passer en jugement, le président Sarkozy sut le convaincre de changer d’avis. Bafouant la présomption d’innocence et sa charge de président du Conseil de la magistrature, Me Sarkozy alla jusqu’à déclarer en privé qu’il prendrait son rival de toujours à un croc de boucher, puis à le qualifier de « coupable » lors d’un entretien télévisé. A tout instant, il était apparu comme instrumentant la procédure.


    Encore ne faudrait-il pas se tromper et réduire ce combat à un simple conflit d’ambition. C’est de l’opposition entre deux courants de la droite française dont il s’agit ; une opposition qui divise le pays depuis l’affrontement entre Edouard Balladur et Jacques Chirac, un choc qui dépasse les enjeux franco-français depuis le
    discours de Dominique de Villepin au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre le droit international face, tandis que Nicolas Sarkozy affichait sa proximité avec George W. Bush.


    Pour notre part, nous avons depuis longtemps indiqué que cette affaire a été montée de toutes pièces par le cabinet londonien Hakluyt & Co [1]. Il est désormais établi que l’un des condamnés, Jean-Louis Gergorin, tenait ses informations de ce cabinet [2], pourtant les juges d’instruction n’ont pas voulu envisager qu’Hakluyt & Co ait pu organiser la manipulation. Et pour cause : ce cabinet, notoirement lié à la CIA et au MI6, est notamment administré par le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy.

    ==

    [1] « Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 juillet 2008.

    (2] Voir jugement p. 177.


    Source :
    Voltairenet.org

    http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10554


    __________________________________________________________________________________________



    A lire, d' Eva r-sistons:



    M. Elkabbach, de qui vous moquez-vous ?
    http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20100116







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  •  
    L'avenir de l'Europe, c'est la Russie !


    "Nul doute déjà, que la fin de «la guerre froide» a marque la fin d'une etape plus longue du developpement international – 400-500 ans, durant lesquels la civilisation europeenne a domine dans le monde. L'Occident historique s'est toujours propulse a la pointe de cette domination".

    "La nouvelle etape est parfois definie comme «post-americaine». Mais, certes, ce n'est pas le «monde d'apres les USA» et d'autant plus sans les USA. C'est un monde, ou, a la suite de la montee d'autres centres globaux de la force et de l'influence, l'importance relative du role de l'Amerique se reduit, comme cela avait deja eu lieu au cours des dernieres decennies dans l'economie et le commerce globaux. Le leadership est un tout autre probleme, avant tout celui de l'obtention de l'entente parmi les partenaires, de la capacite d'etre premier, mais parmi ses égaux".

    " Pour definir le contenu de l'ordre mondial en formation, on avance aussi les termes comme multipolaire, polycentrique, non-polaire".

    "Nous ne partageons pas les craintes, que la reconfiguration actuelle qui se passe dans le monde mene inevitablement « au chaos et a l'anarchie ». On observe le processus naturel de la formation d'une nouvelle architecture internationale – tant politique, que financiere et economique, qui repondrait aux realites nouvelles".

    "La Russie se voit comme une partie de la civilisation europeenne, qui possede les racines chretiennes communes".

    "Le dur modele anglo-saxon du developpement socio-economique presente de nouveau des rates, comme dans les annees 20 du ХХe siecle.l'Occident avait pour beaucoup cree l'architecture financiere et economique globale a son image. Et actuellement, ou l'on est en presence du deplacement reconnu par tous de la force financiere et economique vers les nouvelles economies en croissance rapide comme la Chine, l'Inde, la Russie, le Bresil, il devient evident que ce systeme n'est pas adequat aux realites nouvelles. Au fond, on a besoin d'une base financiere et economique, qui correspondait au polycentrisme du monde contemporain".



    ***

    Plus d'un an après ses propos tenus par Sergei Lavrov (en juin 2008) un seul constat s'impose, la crise financière les a totalement confirmés. A l'aurore de cet automne 2009, l'occident s'apprête à sortir de l'histoire par la petite porte, après avoir transmis ses métastases à l'humanité toute entière. Dans ce monde en re-configuration, il est bon se se demander quelle est la place que les peuples du continent Européen entendent jouer.

    A l'heure ou les lignes de fractures sont de plus en plus illisibles, il est bon de rappeler que la seule chance de survie des peuples  Européens survivent est de sortir de l'ornière atlantiste suicidaire et de développer une collaboration poussée et intégré avec la fédération de Russie, afin que ce binôme "Euro-Russe" contribue à maintenir la paix sur le Heartland, au sein de ce nouveau monde multipolaire et polycentrique.

    Dans un monde polycentrique et multipolaire,
    l’unite Européene est inévitable

    Loin de l'idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par l'économie et la démographie. La baisse d'influence de l'Amérique se traduit également par une augmentation de l'influence de nombres d'autres acteurs (BRIIC, monde arabo-musulman riche en énergie et en capital humain ..).  La population de la planète atteint aujourd'hui 6,5 milliards d'habitants et devrait dépasser les 9 milliards en 2050. L'europe, qui compte aujourd'hui 728 millions d'habitants (dont 1/3 hors de l'UE) devrait voir 
    sa population tomber à entre 564 millions et 632 millions d'habitants, soit représenter entre 7 et 8% de la population mondiale et moins de 20% du PIB soit à peu près autant que la Chine seule (!). La France pour prendre un exemple devrait compter elle 70 millions d'habitants en 2050, soit 0,8% de la population mondiale, un habitant sur trois ayant plus de 60 ans (!) et la moitié la plus jeune de sa population étant à cet moment la d’origine extra-européene, principalement Afro-maghrébine.

    Dans ce contexte, et malgré les discours percutants de personnalités crédibles et intéressantes (nicolas dupont aignant, paul marie couteaux ou jean pierre Chevènement pour ne citer qu’eux) la sortie de l’UE et le retour au « souverainisme » national est probablement la dernière des solutions à envisager. L’UE est certes imparfaite à 99% mais elle est imparfaite en ce qu’elle est dirigée par Bruxelles, qui est une officine du « parti américain » qui traite l’Europe en colonie américaine.

    Pire les Américains (qui souhaitent avant tout maintenir leur position dominante et défendre leurs interets) ne souhaitent pas une Europe unie et puissante, apte à ne pas les suivre dans leurs offensives militaires illégales ou même à s’y opposer, diplomatiquement, voir militairement. C’est la raison pour laquelle les Américains font « tout » pour rentrer leur cheval de troie (Turque) dans l’Europe, afin d’y semer la discorde et de déstabiliser un ensemble homogène en création. N’oublions pas enfin que la Turquie, seconde armée de l’OTAN, est avec Israêl le pion de l’Amérique au proche orient, et que celle-ci occupe militairement l’Europe (Chypre).

    C’est la raison pour laquelle les Américains ont tout fait pour dissuader De Gaulle d’obtenir l’indépendance nucléaire et de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Parcequ’une France indépendante, prélude à une Europe indépendante pouvait entraîner la pire des situations envisageables pour les stratèges US, perdre l’avantage pris à la fin de la guerre (l’occupation de l’europe de l’ouest) et donc la main mise sur la façade « ouest » du heartland.

    C’est également la raison pour laquelle certains stratèges du « parti américain » en Europe ont parfaitement compris l’interet a appuyer les « refus » de l’UE en soutenant des partis « anti UE » et Europhobes comme ce fus ouvertement le cas en Irlande avec le candidat Libertas par exemple. Plus récemment, le Bruxellophobe Philippe de Villiers a lui aussi rejoint le parti Atlantiste de Nicolas Sarkosy, l’UMP, pourtant ouvertement Europhile et après que celui ci ai fait rejoindre à la France le commandement intégré de l’OTAN.

    La perte de souveraineté des pays Européens est un processus
    qui a traversé deux stades principaux.

    * Le premier est celui de la fin des empires, issu du traité de westphalie et qui prône l’identité nationale (l’état nation) comme identité première. Cette ‘nationisation’ des identités Européennes a crée les conditions de la guerre de 30 ans qui a ravagé notre continent dans la première moitié du 20ième siècle. Curieux hasard, le traité de westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans.

    * Le second stade est celui de la régio-fragmentation. Ce processus que l’on nous affirme comme éminemment politico-progressiste (les régions seraient le stade ultime de l’intégration politique européenne) est en fait le résultat d’un processus politique extérieur volontaire afin d’affaiblir l’Europe en la morcelant en entité qui de par leur petite taille n’ont plus aucune autonomie économique ni de souveraineté militaire. Cela a été particulièrement le cas pour l’est de l’Europe comme en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou en URSS, pour des raisons évidentes : ces nations ne « baignant » dans le bain Occidental que depuis peu elles étaient suspectes de réticence à l’alignement euro-atlantique.

    Quoi alors de plus étonnant que les partis Européens les plus éminemment régionalistes soient les partis les plus européistes et les plus actifs en faveur de l’extension de l’OTAN et de l’intégration euro-atlantique ? Ces mêmes « lignes » politiques sont partagées par les commissaires de Bruxelles, agents zélés des intérêts Américains en Europe.

    Evidemment cette Europe de Bruxelles est évidemment l’inverse de l’Europe puissante et indépendante que nous voulons. L’union Européenne charnelle et réelle (et non légale) est néanmoins le seul objectif à défendre pour que les Européens maîtrisent leur destin et redeviennent acteur et non seulement spectateurs. Hors le monde de demain ne sera probablement pas un monde plus « ouvert » que celui que nous connaissons, ce sera plausiblement un monde d’affrontements, de conflits de blocs, de territoires, de zones et de civilisations. Dans ce monde de tension croissante, la clef pour l’Europe est de se doter d’une structure de défense qui lui appartienne et lui permette de protéger ses intérêts et ses citoyens. En ce sens, les propositions du président Medvedev sur la nécessité de créer une structure de sécurité Pan-Européenne (remplaçant l’OTAN) sont un défi réellement intéressant pour l’Europe.

    Dans un monde polycentrique et multipolaire, sortir de l’OTAN et créer une défense continentale non atlantique.

    L’OTAN est une alliance militaire constituée en 1949 pour faire face à l’URSS mais aussi au risque futur d’une nouvelle situation pour l’Europe comme celle-ci avait connu avec l’Allemagne. Rapidement, cette alliance sous la coupe des anglo saxons entraîna la constitution d’une alliance concurrente dans l’autre bloc (soviétique) en 1955 : « le pacte de Varsovie ». Cette double alliance scinda le monde en deux blocs rivaux jusqu’en 1958, lorsque la France de De Gaulle décida de quitter le bloc anglo-saxon et de développer son propre programme nucléaire. En 1966, la France quitte le commandement de l’OTAN, et le siège de l’OTAN est déplacé de Paris à Bruxelles, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, Bruxelles hébergeant donc et les institutions Européennes, et celles de l’OTAN. Retour dans le giron moins de 30 ans plus tard puisqu’en 1995, le président Français Chirac entama les négociations de retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, retour avalisé et effectué par le président Nicolas Sarkosy le 17 mars 2009.

    Il convient dès lors de se demander quelles sont les raisons de ce retour de la France en tant qu’acteur essentiel au sein de l’OTAN. Celle-ci n’a en effet aujourd’hui que deux fonctions principales, qui sont les deux dans le pur intérêt de l’Amérique mais vont toalement à l’encontre des intérêts Européens.

    Tout d’abord elle est devenue une arme de conquête du heartland Eurasien par l’Amérique et en ce sens, son extension à l’est, vers les frontières de la Russie, passe par l’adhésion de nations nouvelles (nouvelle Europe) pour des motifs erronés, qui sont la crainte historique d’un impérialisme Russe qui n’existe pas mais que les stratèges américains entretiennent parfaitement.

    Sous couvert d’entrée dans le  « partenariat euro-atlantique », l’OTAN s’installe directement dans le cœur de l’Europe afin de pousser la Russie dans ses retranchements orientaux et de diviser une nouvelle fois l’Europe en installant ses bases militaires devant la frontière Russe. C’est le but réel de la campagne de Serbie (la Serbie étant un pion Russe dans la logique du Pentagone) avec la base bondsteel mais également de la révolution orchestrée en Ukraine, le but étant d’installer une base Américaine en crimée, en lieu et place de la base Russe actuelle.

    Depuis le 11/09/2001 également, l’OTAN s’est transformée en « armée » de croisés au yeux du monde musulman, les mêmes stratèges tentant de nous persuader que l’OTAN est un rempart contre l’islamisme agressif et terroriste. Pourtant nul besoin d’être savant pour comprendre que la campagne d’Irak et celle d’Afghanistan, si elles devaient être gagnées (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas) ne vaincraient pas le « terrorisme Islamique ». L’Islamisme est aujourd’hui utilisé comme bouclier et paravent pour justifier des objectifs géopolitiques bien antérieurs. Ne suspecte t’on pas que l’attaque de l’Afghanistan ait été justifié par le 11/09 mais planifiée bien avant et que son but réel soit l’implantation de troupes US au cœur de l’Eurasie ? Peut on sans rire croire que l’Irak baathiste de saddam hussein ai été un des vecteurs du terrorisme islamique mondial, ou plutôt visée pour ses puits de pétrole ?

    Les guerres de domination de l’empire Américain sont des guerres pour la maîtrise des ressources naturelles, qui sont concentrées (hormis en Arctique) entre la péninsule Arabe, l’Irak, l’Iran, le golfe Persique, le sud Russie (caucase) et l’Afghanistan.  Hors ces conflits énergétiques déclenchés sur des faux motifs ne sont pas ceux de l’Europe. Pire ils sont susceptibles d’entrainer l’europe dans des tensions ethniquo-religieuses sur « son » territoire. La désintégration de la Yougoslavie nous a montré à quel point une structure de sécurité était essentielle pour maintenir son harmonie et faire face aux déstabilisations de l’extérieur.

    L’affaire récente du Kosovo a parfaitement démontré à quel point l’europe sert de tête de pont aux américains pour « attaquer » et « conquérir » l’Eurasie, et donc la Russie tout en créant des tensions entre peuples Européens et surtout avec la Russie, à qui « l’avertissement » Serbe était adressé. Point d’orgue de cette politique de conquête, le vote du Silk road strategy Act par le congrès US en 1999 destiné à « favoriser l’indépendance des pays du Caucase et d’Asie centrale et à créer un  pont terrestre détournant le commerce de ces pays avec l’ouest (qui passe actuellement par le territoire russe) vers le trajet de l’antique Route de la Soie aboutissant aux ports turcs, donc à un pays de l’OTAN. L’oléoduc BTC qui passe par la Georgie s’inscrit dans cette stratégie et explique en partie le développement de l’assistance militaire à la Géorgie depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili.

    Dans un monde polycentrique et multipolaire,
    éviter la désintégration continentale.

    Toujours en 1999, malgré l’attaque de la Serbie, et après 10 ans d’effondrement total, la prise de pouvoir de Vladimir Poutine va redresser la Russie et replacer celle ci sur le devant de la scène politique mondiale.
    L’Europe ayant basculé vers l’OTAN (participation des nations européennes à l’agression contre la Serbie), la Russie, la Chine et les nations musulmanes d’Asie centrale créent en 2001 
    l’Organisation de Shanghai ainsi que l’OSTC en 2002. Ces alliances militaires eurasiatique et inter-religieuses ayant pour but de répondre au double encerclement Russe et Chinois par l’armée Américaine et à défendre le pré-carré régional eurasiatique.  Comme le disait Zbigniew Brezinski : « La stratégie eurasiatique des Etats Unis a suscité en réaction un rapprochement entre la Russie et la Chine. Les deux puissances continentales sont en train de construire une véritable alliance militaire face à la coalition anglo-saxonne et à ses alliés. » 

    Cette offensive Américaine vers l’est (de Berlin à Kiev) s’est matérialisée en deux étapes essentielles, de 1996 à 2009.

    * En 1996 est créé l'organisation GUUAM qui regroupe Géorgie, Uzbékistan , Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie. Ces nations désirent à l’époque « sortir » du Giron post soviétique après la chute du mur et dans un contexte d’effondrement de l’état Russe. Il n’est pas surprenant que ces nations aient des positions géographiques 
    stratégiques et par conséquent aient été victimes des révolutions de couleur financées par les ONG proches de la CIA (révolution orange, des tulipes, des roses et récemment en Moldavie après les élections) ainsi que des changements de régimes pro Occidentaux liés. Symbole de la « couleur » de cette association, les membres observateurs sont la Turquie et la Lettonie (!). Néanmoins ces régimes renversés n’ont pas obtenu les résultats escomptés par leur supporters (intégration dans l’OTAN et l’UE, amélioration du niveau de vie ..) mais au contraire ont entrainé une dégradation de la situation économique et aucune intégration dans le système euro-atlantique. C’est la raison pour laquelle le départ de l’Ouzbékistan en 2005 et l’absence de réalisation concrète de l’organisation l’ont mise en sommeil politique et qu’en mai 2006, le politologue azerbaïdjanais Zardust Alizadé exprimait encore ses doutes quant aux « perspectives de développement de l'alliance, et l'obtention de résultats pratiques ».

    * Aujourd’hui, la seconde étape se matérialise agressivement via
    l’apparition d’un nouveau front, que l’on peut appeler le GUA (Georgie, Ukraine, Arctique).

    En Géorgie : l’incapacité politique du président a incité les stratèges Américains à lancer une opération militaire en août 2008, celle-ci ayant néanmoins échoué puisque l’armée Russe a répondu avec force et a « libéré » les territoires d’Ossétie et d’Abkazie. Ce conflit est le premier conflit de la Russie avec l’Amérique hors des frontières Russes (la précédente étant la déstabilisation Wahabitte en Tchétchénie, fomentée en grande partie par la CIA).

    En Ukraine les récents conflits gaziers témoignent des tensions grandissantes et un observateur éclairé jugeait récemment que « un conflit limité, sous le prétexte d'un litige territorial, devrait éclater, entraînant une rupture des fournitures de gaz pour une période plus ou moins lingue, les crises gazières sont provoquées afin d'entraîner les consommateurs européens à une telle coupure ».

    L’arctique nécessitant un développement propre, j’incite mes lecteurs à lire mes précédents articles à ce sujet (ici et la) et à consulter le blog de « 
    zebrastationpolaire » à ce sujet.

    Ces manœuvres d’encerclement,
    d’endiguement
    et de déstabilisation ont divers objectifs :

    -  
    Contrôler les pourtours des mers noire, caspienne et baltique, zone  essentielles et de transit entre l’orient et l’occident.

    - Maîtriser les futurs corridors énergétiques, notamment via un projet de construction d’oléo- et gazoducs contournant la Russie mais reliant les régions de la Caspienne, de la mer Noire et de la Mer Baltique.

    - Etendre l’influence de l’OTAN le plus à l’est, au cœur de l’Eurasie afin de réduire la sphère d’influence de la Russie (sur son étranger proche) mais surtout en Europe et empêcher un éventuel développement de l’influence Chinoise vers l’asie centrale
     
    Évidemment un lecteur non averti me dira que les Russes et les Américains n’ont cessé de s’affronter depuis 1945 et que globalement, ce n’est pas l’affaire de l’Europe et des Européens. Or c’est précisément l’inverse…

    Dans un monde polycentrique et multipolaire,
    l’alliance Euro-Russe, clef de voute de la paix sur le continent.


    Les conséquences sus cités sont absolument dramatiques pour l’Europe. Elles ont pour conséquences de nous couper de la Russie sur un plan civilisationnel, géopolitique, politique et énergétique ou encore de créer un nouveau mur en Europe, non plus à berlin mais au cœur de l’Ukraine, en séparant l’Ouest (ensemble sous influence Américaine) de l’Est (ensemble sous influence Russe). Plus prosaiquement, cette ligne de fracture coupe « presque » l’Europe orthodoxe de l’europe catholico-protestante, reprenant la vision des civilisations séparées de S. Hungtinton dans son ouvrage « le choc des civilisations ». Enfin il est à noter que la Chine, acteur géopolitique et économique majeur, juge probablement l’Europe (via l’OTAN) co-responsable de la situation d’encerclement total qu’elle subit, que ce soit à l’ouest (
    ring centro-asiatique) et à l’est (dans le pacifique devant ses côtes). 

    Cette rupture avec deux acteurs essentiels que sont la Russie (le pays le plus grand du monde) et la Chine (le pays le plus peuple du monde) sont doublement graves. En cas de tension croissante entre l’OTAN et l’OCS, la France et les pays d’Europe Occidentale seraient en conflit avec une organisation qui regroupe presque un homme sur trois dans le monde, couvre 32,3 millions de km² et comprend au niveau des ressources énergétiques 20 % des ressources mondiales de pétrole, 38 % du gaz naturel, 40 % du charbon, et 50 % de l'uranium.

    Cette stratégie de séparation de la Russie et de l’Europe de l’ouest et du centre a en outre comme conséquence de « limiter » l’Europe dans un micro territoire encastré à l’ouest du continent et de la couper des possibilitées immenses que lui offriraient un partenariat avec la Russie.

    ·         L’Europe à besoin de la Russie au niveau énergétique car la Russie dispose des réserves de gaz et de pétrole dont l’Europe à besoin. La Russie est un fournisseur stable comme le prouve sa relation avec la Turquie qui ne souffre elle d’aucun problème d’approvisionnement (il faut rappeller que les coupures d’approvisionnement lors de la guerre du gaz avec l’Ukraine étaient dus à cette dernière, mais que les « médias » ont curieusement désignés la Russie comme coupable). La  question énergétique est essentielle car l’Europe sous commandement Américain se voit proposer des alternatives à hauts risques, comme celui de remplacer la Russie par la Turquie (pays de l’otan candidat à l’UE !) comme fournisseur énergétique (Nabucco au lieu de south stream) ou encore de participer à des conflits pour l’énergie (Irak) dont elle pourrait se passer.

    ·         L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel humain avec ses 140 millions d’habitants, que géographique avec ses 17 millions de Km² et le débouché sur le pacifique. Elle deviendrait ainsi un acteur de premier plan notamment avec le monde asiatique, qui est en plein développement.

    ·         La Russie à également besoin de l’Europe et des Européens, tant pour l’acheminement de ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’oural. Enfin et surtout, elle a besoin de l’Europe comme d’un allié naturel, complémentaire car issu de la même civilisation.

    En effet cette unité Euro-Russe (seule garante de paix et d'indépendance pour les peuples du continent) n'est pas seulement vitale, elle est souhaitable car les Européens d'Occident ou de Russie appartiennent avant tout à la même civilisation.

    Comme le disait récemment Natalia Narotchnitskaïa lors d’un colloque à Paris : « La vraie coopération entre la Russie et l’Europe pourrait cependant donner un nouvel élan à notre continent à l’aube du troisième millénaire. Les grandes cultures romano-germanique et russe-orthodoxe partagent un seul et même fondement apostolique, chrétien et spirituel. Les Européens, qu’ils soient Occidentaux ou Russes, ont donné au monde les plus grands exemples de la spiritualité latine et orthodoxe ».

    Voilà pourquoi l’avenir de l’Europe, c'est la Russie.


    http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/10/lavenir-de-leurope-cest-la-russie_03.html





    Axe Washington-Paris-Tel-Aviv
    instrumentalisant l'Europe
    contre la Chine et la Russie

    par Eva R-sistons
    http://r-sistons.over-blog.com/article-29626350.html

    Lire aussi, d' Eva :

    La planète ? 2 blocs antagonistes
    Le cirque des Grands (Russie-USA)
    L'occident à la conquête de l'Asie

    Exigeons la vérité envers les Russes
    http://r-sistons.over-blog.com/article-32339347.html
    La Russie n'est pas notre ennemie
    http://r-sistons.over-blog.com/article-22350756.html

    Spécial Russie
    http://r-sistons.over-blog.com/article-22293145.html



    http://r-sistons.over-blog.com/article-36887232.html

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    Cuba: Un blocus économique sans
    équivalent dans l'Histoire

    Washington s'est bien gagné, en cinquante ans, le titre de génocide, même s'il fait tout son possible pour échapper au jugement de l'histoire. Le blocus économique à Cuba a été instauré pratiquement depuis le triomphe de la Révolution, en janvier 1959. Il constitue maintenant le cas le plus prolongé d'un siège maintenu par un ennemi contre sa victime.
    De tous les blocus connus dans l'histoire, aucun n'a été aussi prolongé, obstiné et intégral. Homère a conté comment les grecs ont assiégé Troie pendant dix ans. Le siège de Leningrad  par les nazis, au cours de la seconde guerre mondiale, a duré 900 jours.
    Mais à Cuba, il y a déjà plusieurs générations qui n'ont pas connu, dans toute leur existence, autre chose que les difficiles conditions imposées par la guerre économique, financière et commerciale à laquelle les soumet le puissant empire.
    Des calculs récents montrent que l'île a perdu au moins 96 milliards de dollars en raison de cette agression officielle du pays nord-américain qui, depuis les années 70, a reçu annuellement l'approbation de l'occupant de la Maison Blanche, semblable en cela au César qui, dans l'arène, décidait  d'un seul geste la vie ou la mort du gladiateur vaincu.
    Il s'agit bien d'un authentique acte de génocide et non pas d'une simple figure de rhétorique journalistique. Les lois internationales établissent clairement que toute mesure destinée à laisser mourir de faim ou de maladie un prétendu ennemi doit être classifiée comme acte de génocide et un bon nombre d'organisations internationales utilisent ce qualificatif de façon tout à fait justifiée lorsqu'ils font allusion à ce thème.
    Si le peuple cubain a été capable de faire face à une telle violence et s'il peut faire état de réussites importantes malgré les tentatives d'asphyxie menées par le puissant voisin du Nord,  cela se doit en premier lieu à un patriotisme profondément ancré dans tous les esprits et une grande capacité de résistance, assistés bien sûr par la solidarité de nombreux amis tout autour du monde.
    Ce sont ces amis qui, au cours des vingt dernières années, ont exprimé en vote majoritaire à l'Assemblée Générale de l'ONU leur rejet  de l'obstination de la Maison Blanche et qui sont parvenus à l'isoler internationalement, même si l'empire refuse toujours de tenir compte de
    la volonté mondiale.

    Nestor Nunez

    source : Agence Cubaine D´Information

     

    http://eldiablo.over-blog.org/article-36871990.html

    Un blog à visiter, militant, avec son grenier d'affiches


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    On attaque indirectement la Russie :

    Echos de nos Médias
    par Eva R-sistons :


    Iran : Manifestations de l'opposition


    Manifestations contre le Pouvoir formentées par l'Etranger, certainement, pour ensuite servir de prétexte à une attaque de l'Iran (en dressant les veaux contre ce pays), soi-disant des installations nucléaires, mais au passage l'Occident détruira les forces armées de l'Iran, toutes les infrastructures du pays, etc, on connaît la chanson, on a vu ça en Irak !

    Sur FR2, le 4 novembre 2009 on insiste par exemple sur la "terrible répression" (coups de bâtons et gaz lacrymogènes!), Kouchner le néoconservateur se dit "inquiet" (et les atrocités de l'Occident ne l'inquiètent jamais ?); lors du rassemblement marquant le 30e anniversaire de la prise de l'ambassade américaine, les manifestants iraniens pro-gouvernementaux auraient crié "Mort à l'Amérique", mais FR2 (Journal de 20 h) a oublié de dire qu'en face, on criait "Mort à la Russie" (pourquoi, au fait ?).

    On en profite pour rappeler qu' "Après l' élection controversée, des dizaines de personnes avaient été tuées et quelque 4000 arrêtées lors de troubles", fichtre, qu'ils sont méchants ces Iraniens !

    Le Mur de Berlin, c'est l'over-dose, FR2 a même été dénicher un reportage sur les sportifs de haut niveau drogués pour gagner,  allons-y les flots d'anticommunisme primaire, et jamais un reportage sur l'enfer du capitalisme ! Côté cinéma, c'est la sortie de "le concert" qui mobilise évidemment les Médias communautaristes, avec à la clef des attaques contre la Russie rétive au Nouvel Ordre Mondial diabolique et la séance quotidienne d'apitoiement sur les persécutions des Juifs (Pauvre peuple ! Il a bien raison, après tout, de vouloir la guerre contre l'Iran !). Et puis un petite dose de sécuritaire,
    vous voyez on a tout: Le méchant Iran, la vilaine Russie, les sauvages jeunes, l'atroce communisme, l'insécurité, et pour finir, le morceau quotidien sur la Shoah (des seuls juifs).

    Elle est pas belle, l'information, en France ?

    Eva R-sistons
    Supercontent


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