• 16:38 mer 03 novembre 2010

    Espionnage Sarkozy

     

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    Les suspicions d’affaires de vol de portable ou d’écoutes téléphoniques s’avéraient être exactes! L’histoire Bettencourt y est pour beaucoup et Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard enchaîné dénonce.

    Retour en arrière. Depuis plusieurs années, les journalistes se plaignent d’être espionnés (sur écoute, suivis, cambriolés) lorsqu’ils couvrent des affaires hautement sensibles. La dernière en date, Bettencourt-Woerth, en est un exemple grinçant. Le site Mediapart, un journaliste du Point et un autre du Monde ont été cambriolés pour avoir suivi l’affaire depuis le début.

    Une cellule secrète?

    Les ordinateurs des deux journalistes contenant des informations (les fameux enregistrements) explosives ont été volés. Puis ce mercredi, Claude Angeli signe un article 'règlement de compte'. Dans Le Canard enchaîné, le rédacteur en chef certifie que Nicolas Sarkozy a demandé au patron de la DCRI (contre-espionnage) 'de mettre sous surveillance' les journalistes trop curieux.


    Il explique même, de sources sûres: 'un groupe a même été monté avec des anciens policiers des RG qui se procurent les factures détaillées du poste fixe et du portable du journaliste à espionner'. À l’Élysée, personne n’a souhaité répondre.


    Photo: familleeger.blogspot.com

     

    http://expresse.excite.fr/les-journalistes-espionnes-par-sarkozy-N12299.html

     

     


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  •  Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, en septembre 2007.

    http://www.lepost.fr/article/2009/02/04/1411499_affaire-kouchner-des-fuites-venues-de-l-elysee.html

     

    Le chef de l'Etat souhaite faire de la conférence internationale, voulue par son ministre sur la liberté d'expression sur Internet, "une vitrine des dispositifs répressifs français".

     

     

    Nicolas Sarkozy a décidé de mettre son grain de sel dans la conférence internationale consacrée à la liberté d'expression sur Internet qu'est sur le point de convoquer son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, selon une lettre adressée à son ministre que diffuse la Quadrature du net, jeudi 21 octobre.

    Sur le même sujet

    Le chef de l'Etat voit d'un œil circonspect cette conférence en faveur d'"un Internet universel, ouvert, fondé sur la liberté d'expression et d'association, sur la tolérance et le respect de la vie privée", comme le plaidait Bernard Kouchner dans une tribune du Monde.

    Nicolas Sarkozy a ainsi mis les points sur les "i" en rappelant son "objectif de bâtir un internet 'civilisé'". Le chef de l'Etat réaffirme son discours sécuritaire : "Il ne serait pas convenable que l'Internet se développe comme une zone de non-droit, que nos efforts pour mieux réguler l'économie s'arrêtent au monde de l'Internet".

     

    "Une instrumentalisation honteuse de la diplomatie française"

    Dans cette lettre, Nicolas Sarkozy affirme que cette conférence doit être "l'occasion de promouvoir les initiatives de régulation équilibrées prises par la France au cours des trois dernières années, en particulier la loi Hadopi dans le domaine du droit d'auteur".

    La Quadrature du Net estime que le Président essaye de "transformer la conférence en une vitrine des dispositifs répressifs français et d'empêcher qu'elle débouche sur une affirmation solide de la liberté d'expression sur Internet comme condition de la démocratie".

    Interrogé par Nouvelobs.com, le porte-parole de la Quadrature du net, Jérémie Zimmermann, parle d'"une instrumentalisation honteuse de la diplomatie française". "Sarkozy essaye d'exporter sa vision répressive et rétrograde de l'Internet. Les citoyens de tous les pays devraient s'inquiéter de cette manœuvre et rester vigilants", conclut-il.

    (Nouvelobs.com)

     

     


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  • Les Français semblent bien décidés à ne pas payer la crise en allongeant la durée du travail. Aujourd’hui, mardi 12 octobre 2010, partout en France les manifestations contre le projet de la réforme des retraites du gouvernement ont connu une forte mobilisation.

    Retour sur les déclarations du président Sarkozy lors de sa campagne électorale, en 2007.


     

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    Voici quelques extraits des propositions du candidat Sarkozy, en 2007, lors de sa campagne électorale (1) : « J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite.

    J’allouerai des droits sociaux et des droits à la retraite à ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée.

    Les droits des femmes sont fragiles et incomplets au moment de la retraite. Je veux parler de la pauvreté des femmes âgées. Parce que derrière la pudeur et la réticence à en parler, se cachent d’immenses injustices.

    Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail.»


    Les mensonges de Nicolas Sarkozy sur la retraite
    envoyé par Mecanopolis.

    Menace des agences de notation

    Comme en Espagne, où l’agence de notation Moody’s avait dégradé le note de la dette du pays au lendemain de la grève générale du 29 septembre dernier, Standard and Poor’s a prévenu aujourd’hui, en publiant une étude à l’attention des gouvernements, qu’il était nécessaire de « contenir davantage les dépenses de protection sociale », car sinon, les pays européens, « aussi bien les plus développés que les émergents », devront faire face à la détérioration la plus grave de leurs finances publiques. Menace particulièrement dirigée contre la France, prise opportunément à défaut par Standard and Poor’s, qui illustre son étude par l’exemple : « Si rien n’est fait, dans 40 ans, la France devra consacrer l’équivalent de près de 32% de son PIB aux dépenses de protection sociale liées au vieillissement de la population, contre moins de 25% en 2010 ». L’agence de notation juge, en conclusion, que les scénarios a venir seront « purement et simplement insoutenable en l’absence de changements de politique ». (2)

    Pendant ce temps, Wall Street verse des primes record

    Aux États-Unis, d’où la crise économique mondiale est partie en 2008, avec les subrpimes et la faillite de Lehman Brothers, il semblerait que les choses s’améliorent sensiblement. Pendant que l’on inaugure partout en Europe des mesures d’austérité après le plongeons du déficit des États en raison des besoins de refinancements massifs nécessaires pour sauver les banques et promulguer des plans de relance de l’économie, une étude publiée aujourd’hui par le Wall Street journal indique que c’est le montant encore jamais atteint de 144 milliards de dollars que s’apprêtent de verser cette année les 29 plus grandes banques de la place financière de NY, en terme de rémunérations variables à leurs dirigeants et employés. (3)

    Malgré les promesses des dirigeants politiques, comme Nicolas Sarkozy dans son discours lors du G20 de juin 2009, quand il promettait de faire la guerre au « système financier incontrôlable », on est bien obliger de constater que rien n’a changé, qu’il ne s’agissait en fait que d’une manoeuvre de diversion et que la crise doit être maintenant payée par les peuples.

    Restaurer les aptitudes à la logique

    D’ailleurs, à peine avait-on désigné les responsables de cette crise économique mondiale qu’on les avait immédiatement escamotés en expliquant qu’ils n’y étaient pour rien ou presque, qu’en somme ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que la responsabilité est a ce point diluée dans le pouvoir économique qu’il serait archaïque, barbare, digne des persécutions de l’Inquisition, de vouloir frapper des coupables. Bref, il n’y a plus de responsables de rien : c’est la faute à la « technostructure », par exemple, ou aux « conditions », qui, il faut bien l’admettre, sont mauvaises.

    On nous serine tellement que ce sont les « conditions » qui sont mauvaises qu’on en oublie qu’en réalité ce sont les hommes qui le sont. Si ceux qui prennent des décisions voyaient plus souvent en revenir les conséquences, par exemple sous la forme d’une balle, cela contribuerait efficacement à restaurer les aptitudes à la logique chez nos contemporains.

    Mecanopolis


    Notes :

    1. Archives de l’UMP

    2. Les Echos du 12 octobre 2010

    3. Challenge.fr du 12 octobre 2010

     

    http://www.mecanopolis.org/?p=20126


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  • arton848-571bb.jpg

     Extrait de l'ordre du jour du congrès de la CGT de Toulouse en 1910 :

    Contre la presse bourgeoise

    Le congrès engage les militants syndicaux à ne jamais collaborer à des journaux bourgeois, toujours prêts à salir et calomnier la classe ouvrière en oeuvre d'affranchissement. 
    Il engage ses militants à boycotter et à faire boycotter par les ouvriers conscients une presse particulièrement vénale et corrompue, toute au service de nos ennemis.


    Source : http://www.ihs.cgt.fr/

     

    100 ans après, soyez honnêtes, ce texte a-t'il vieilli ?

    Pourquoi pas un boycott des médias aux ordres et de leurs annonceurs publicitaires ?

     

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    Nous entrons dans la zone de turbulences où l'on ne débattra plus de la légitimité de cette réforme, mais uniquement des "faits divers" consécutifs aux manifestations provoquées par l'intransigeance (le mot est faible) gouvernementale.

     

     

    Article indispensable d'Acrimed :

     http://www.acrimed.org/article3459.html

     

    Retraites : Les « ultras » des médias se « radicalisent »

     

     

    Ces médias qui avaient sonné la retraite de la mobilisation avant même qu’elle ait commencé, entonnent désormais le grand air de la radicalisation. Des médias en grand nombre, mais pas tous : suffisamment pour que tout le monde connaisse les paroles.

     

    - Après avoir clamé sur tous les tons, dès le mois de mai, que la réforme sarkozyste était « urgente », « unique » , « inévitable », « incontournable » et non négociable, sinon à la marge et autour des maigres concessions préparées d’avance par le gouvernement...

    - Après avoir chanté en chœur, dès le mois de juin, que les Français étaient « résignés » à perdre le droit à prendre leur retraite à 60 ans...

    - Après avoir, avant de prendre leurs vacances, observé de loin, de travers, et d’un œil perplexe ces manifestations manifestement inutiles, puisque de toute façon le gouvernement « ne pouvait pas céder » aux revendications de « la rue »...

    - Après avoir fait partager à leur lecteurs, leurs émois de septembre face à cette résignation qui n’en finit pas de se résigner…

    Les plus valeureux de nos médias et de nos éditorialistes conjuguent désormais la « résignation » et la « radicalisation ».

     

    Jeudi 7 octobre

    Le Figaro.fr prend de l’avance et… cinq jours avant la grève, prophétise :

    http://www.acrimed.org/article3459.html 

    Le Parisien du même jour annonce :

    La montée des Ultras

     

    En page intérieure de cette mémorable édition, Le Parisien propose un « zoom sur ces militants syndicaux qui plaident pour une radicalisation du mouvement » : témoignages et interviews de trois cheminots et de Mireille Chessa la «  pasionaria de la Canebière ». « Zoom » complété par une interview en trois questions d’un « sociologue ». : « Sommes-nous au tournant d’un conflit social plus dur ? » / « Les préavis de grève reconductible sont-ils le signe d’une radicalisation ? » Les réponses à ces deux questions quasiment identiques sont dans les questions et … font la « Une » du Parisien  ! Dernière question : « Pourquoi les leaders syndicaux CGT, CFDT, et même FO refusent d’user de cette arme ?  » Réponse : « Parce qu’ils sont responsables ». Parole de sociologue.

    Et les « ultras » du gouvernement qui sont « radicalisés » depuis plusieurs mois ? Le Parisien qui ne les a pas rencontrés nous apprend que l’Elysée « refuse de dramatiser mais reste attentif » - c’est le titre de l’article – mais que « l’exécutif affiche toujours sa fermeté ». Mais pas son « ultra » radicalité….

     

    Le Parisien n’est pas seul sur ce créneau : Le Monde.fr titre en une, le 7 octobre : « Les syndicats entre radicalisation et exaspération ». La Tribune.fr, le même jour : « Retraites : risque accru de radicalisation du conflit » – article enrichi par un sondage qui vaut bien des éditoriaux : « SNCF, RATP… les appels à la grève illimitée se multiplient. La menace de grève illimitée dans les transports vous semble…1. Scandaleuse – 2. Inutile – 3. Pénible – 4. Nécessaire »...

     

    Et la cohorte des éditorialistes n’est pas en reste : « La radicalisation n’est pas fatale », fait mine de se rassurer Gérard Carreyrou sur son « blog » publié sur France-Soir.fr (8 octobre). Mais elle est menaçante quand même, s’indigne, en des termes subtils, Jean-François Pécresse, dans Les Echos : « Cheminots et traminots, électriciens et gaziers : le coeur de l’armée rouge du syndicalisme a beau courir à reculons vers la grève reconductible, il vient de faire entrer le conflit des retraites dans une nouvelle dimension  » (7 octobre). « C’est en tout cas une voie dangereuse sur laquelle s’engage le conflit », s’alarme Jacques Camus, de La République du Centre, (7 octobre).

     

    Et Paul Burel, de Ouest-France brandit la menace d’une « démonstration de force plus ou moins contrôlée d’une base stimulée par les ultras de tous bords (…). Et d’ajouter : L’ultime péril , le plus incontrôlable, réside naturellement dans les possibles débordements inhérents à toute  radicalisation  ». Parmi ces « débordement inhérents », figure d’abord le vocabulaire de ce journalisme qui désigne par « radicalisation » à la fois le passage à d’autres formes d’action que les grèves « carrées » (de 24 heures), et les incidents qui pourraient émailler celui-ci [1], dans une confusion allègrement entretenue.

    « Radicalisation ! Le mot est dans l’air du temps et il fait peur », note – finement…– Gérard Carreyrou. Mais s’il est dans l’air du temps, c’est que la plupart des bouches des ténors médiatiques le vomissent, parce qu’il fait peur, pour faire peur.

     

    Lundi 11 et mardi 12 octobre

    Il faut bien vendre. C’est pourquoi Le Parisien-Aujourdhui en France épouse la courbe des sondages, et quelques jours après avoir mise en garde contre les « ultras », la « résignation » éditoriale, le 11 octobre, gagne la première page. Les Français sondés sont-ils des « ultras » ?

     

    Les Français favorable à une grève durable

    Voir http://www.acrimed.org/article3459.html

     

     

    Mais le péril radical est toujours là : « Gauche et droite craignent une radicalisation » ! D’où l’on est tenté de conclure, ou bien qu’une grève durable n’est pas une radicalisation, ou bien que la gauche et la droite ne représentent que 38 % des Français ! Ou bien ?

    Pour Le Monde, ce sont les syndicats et l’Elysée [2] qui se partagent les « risques » d’une radicalisation :

    Quant au Figaro, il surenchérit sur Le Parisien du 7 octobre. Sans doute a-t-il eu le temps d’enquêter...

     

    en titrant sur la "surenchère des ultras de la CGT"

    Même source toujours : http://www.acrimed.org/article3459.html

     

    Le Monde, Le Figaro, Le Parisien :

     trois variantes d’une même radicalisation.

     

    Henri Maler et Olivier Poche (avec Gilles et Nathalie)

     

    http://rupturetranquille.over-blog.com/article-les-medias-aux-ordres-se-radicalisent-58876773.html


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    Sarkomedia-copie-1.png

    La concentration des médias et leurs liens avec Nicolas Sarkozy

    Article plus ancien, mais intéressant :

    Nous avons eu, à de multiples reprises, le sentiment, pendant la campagne présidentielle, que les médias favorisaient plus ou moins nettement, Nicolas Sarkozy. Avant que la mémoire ne s’efface et que la polémique ne se dissipe, il est utile de dresser une liste précise des faits constatés et de s’interroger sur les conditions dans lesquelles se déroulera la prochaine campagne...
    Pour exemples :
    - La diffusion de reportages partiaux tels que celui diffusé par TF1 sur « La France des assistés » trois jours avant la fin de la campagne officielle et la veille du débat d’entre-deux tours ;
    - La reprise des images de l’équipe de Nicolas Sarkozy pour l’ensemble de ses déplacements et meetings ;
    - La diffusion d’images non révélatrices des déplacements et meetings de Ségolène Royal (toujours au pupitre, rarement dans la foule, seule, etc.) ;
    - La reprise systématique de la moindre voix discordante au sein du PS ;
    - La couverture exceptionnelle accordée à Eric Besson en comparaison de celle accordée à Azouz Begag ;
    - La non-diffusion de communiqués de presse d’élus socialistes, etc. ;
    - La diffusion de dépêches AFP, AP et Reuters partiales ;
    - L’absence de contradiction des journalistes face aux élus UMP et à Nicolas Sarkozy ;
    - La volonté évidente de « coincer » Ségolène Royal ou d’autres élus socialistes sur des éléments secondaires ;
    - La concentration des journalistes sur les divisions internes au Parti Socialiste et sur les thématiques souhaitées par Nicolas Sarkozy ;
    - La dérision sur toute nouvelle mesure de Ségolène Royal ;
    - Le 100 minutes pour convaincre offert par Arlette Chabot la veille du début du décompte officiel du CSA, qui a permis au candidat ministre de l’intérieur de passer deux fois sur cette émission pendant que son adversaire n’y passait qu’une fois.
    Les faits marquants de la concentration des médias et des liens avec Nicolas Sarkozy sont les suivants :
    - France Télévisions (l’Etat français : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, France 24, France ô) est présidé par Patrick de Carolis (soutien de Nicolas Sarkozy), et contrôle une diffusion réalisant plus de 40% de l’audience française ;
    - TV5 est présidé par François Bonnemain, un proche de Jacques Chirac et un soutien de Nicolas Sarkozy ;
    - Radio France (France Info, France Inter, France Culture, France Bleu, France Vivace, Le Mouv’), est présidé par Jean-Paul Cluzel, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, soutien de Nicolas Sarkozy ;
    - Bouygues détient TF1, LCI, TV Breizh et a des participations importantes dans Metro, TMC, RTL 9, NT1, etc. (Martin Bouygues est le parrain du fils de Nicolas Sarkozy) : plus de 40% de l’audience. N.B. : Laurent Solly, directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy a été engagé sur TF1. C’est une nomination demandée directement par l’Elysée ;
    - M6 est présidé par Nicolas de Tavernost, c’est un soutien de Nicolas Sarkozy. Via une holding, Vincent Bolloré -ami de ce dernier- est un des principaux actionnaires de la chaîne ;
    - Lagardère (Arnaud Lagardère considère Nicolas Sarkozy « comme son frère ») et Editis (propriété de Wendel : présidé par Ernest-Antoine Seillière) réalisent plus des 2/3 de la production littéraire française ;
    - Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines, détient de très nombreux journaux, magazines et radios, tels que Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Télé 7 Jours, Europe 1, BFM, MCM, Europe 2 TV, a des participations dans Le Monde et dans Le Parisien, est opérateur des NMPP ;
    - Dassault détient de nombreux quotidiens et magazines, comme Le Figaro et Valeurs Actuelles (Le fils Olivier Dassault est député UMP, Serge Dassault est sénateur UMP et un très proche de Nicolas Sarkozy) ;
    - Bolloré détient les « gratuits » Directs Soir et Matin Plus, la chaîne Direct 8, est indirectement un des principaux actionnaires de M6, possède le groupe publicitaire Havas, possède 44% de l’Institut de sondages CSA (ce qui par ailleurs remet en cause la crédibilité du sondage CSA déclarant que les Français n’étaient « pas choqués » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’ « un ami industriel ») ;
    - Bernard Arnault (témoin du mariage de Nicolas Sarkozy) possède notamment le journal La Tribune et Radio Classique Analyse succincte du résultat de l’élection présidentielle de 2007 – Juin 2007 Nicolas Cadène – Collaborateur parlementaire de Jean-Louis Bianco 13 ;
    - Alain Minc (soutien affiché de Nicolas Sarkozy) préside le Conseil de surveillance du groupe Le Monde (avec notamment Télérama, Midi Libre) –conseil où siège désormais Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat- et conseille de nombreux patrons de médias (Edouard de Rothschild –Libération notamment) ;
    - Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) est présidé par Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin ;
    - 60% de la diffusion de la presse magazine sont réalisés par Lagardère, Mondadori France (Silvio Berlusconi) et Dassault ;
    - Agences de presse : il n’y a que 3 agences mondiales : AP (presse US), Reuters (en France, lié à l’Etat français) et AFP (présidé par Pierre Louette, ancien du cabinet d’Edouard Balladur et soutien de Nicolas Sarkozy).
    Tous ces groupes ont des intérêts croisés : administrateurs et/ou actionnaires communs. Un grand nombre de leurs dirigeants proviennent de cabinets ministériels, et réciproquement. Chaque parlementaire mentionné a voté la loi DADVSI.
    Le Parti Socialiste n’a pas modifié la législation sur la concentration de certains groupes, lorsqu’il était aux responsabilités. Désormais, il est essentiel de s’attaquer de façon constructive à cet état. Surtout, cela doit être diffusé massivement en parallèle d’une proposition de loi contre la concentration des médias, pour l’indépendance journalistique et pour le respect de sa déontologie.
     
    Et un des commentaires de cet article :
    Voir ci-dessous, à propos de l’émission de TF1, le "Droit de Savoir", la France qui triche, émission qui avait pour but de "forcer les résultats" du deuxième tour, qui était en fait une tricherie caractérisée, la lettre adressée (recommandée avec AR) à Monsieur Michel BOYON (CSA).
    Le 15/04/2007 Jacky DEVAUX Gsm : 06 21 20 04 11 Mail : jacky.devaux067@orange.fr.
    Monsieur Michel BOYON Président Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Tour Mirabeau 39 – 43 Quai André Citroën 75739 PARIS Cedex 15.
    Monsieur le Président,
    C’est un citoyen Français, téléspectateur, et surtout électeur, victime du système patronal de Monsieur Martin BOUYGUES (meilleur ami du candidat SARKOZY) qui vous interpelle, afin que, ce que je considère comme une « fraude » à la démocratie, ne soit pas commise…
    En effet, TF1 première chaîne en termes d’audience, dont le propriétaire est Martin BOUYGUES, intime déclaré de Nicolas SARKOZY, s’apprête à diffuser le 1er mai, juste avant le deuxième tour de l’élection Présidentielle, un « Droit de Savoir », qui est en fait, de mon analyse, un véritable appel à voter SARKOZY, pour les indécis sensibles aux thèses sécuritaires…
    Ce Droit de Savoir, qui arrive on ne peut plus à propos, va mettre en avant la France des pauvres qui tricheraient, va pointer du doigt, l’ensemble des rmistes, des chômeurs, des malades, etc. pour, nous dit on, dénoncer les fraudeurs qui se trouvent parmi eux…
    Bien sur qu’il y a beaucoup de fraudeur, qu’il faut traquer, toutefois ils ne se trouvent pas seulement parmi les rmistes, les chômeurs, etc. mon vécu professionnel de 25 années de « marchés publics », des articles parus dans des journaux dits satyriques, (voir en annexe, entre autres, copie d’un mail adressé à Monsieur Etienne MOUGEOTTE - TF1 - daté 11/04/07), me permettent de savoir, qu’ils s’en trouvent bon nombre, parmi les moralisateurs, toujours prompts à désigner à la vindicte populaire les voleurs de clopinettes… Pour en faire la démonstration, je vous engage à lire, l’article du CANARD ENCHAINE daté 20/12/2006, intitulé : « BOUYGUES veut faire tomber les juges dans le panneau »… L’affaire en question est intéressante à cet égard, les chefs d’entreprises sont tellement vertueux, que les 2 derniers groupes dans lesquels j’ai travaillé, sont « mouillés », dans cette affaire d’entente illicite caractérisée…
    Une question se pose, à laquelle il y a une réponse évidente, qui prouve de mon pont de vue, que cette programmation de ce « Droit de Savoir » de TF1, est un acte délibéré pour favoriser Monsieur SARKOZY…
    Pourquoi cette émission, qui va mettre en avant, les indignes fraudeurs (faux rmistes, faux chômeurs, malades imaginaires, faux « accidentés » du travail, indésirables de tout poil, etc.), sujet dont les candidats, Philippe de VILLIERS, Jean Marie LE PEN, Nicolas SARKOZY, ont fait leur cheval de bataille, n’a-t-elle pas été programmée avant le premier tour des élections ?
    Il n’est pas utile d’être fin stratège politique pour deviner la réponse (comme il n’est pas difficile de deviner, que TF1 va prétendre, que c’est la date symbolique du jour du travail, qui a dictée la date de programmation, pardi !!!), la puissance de feu médiatique que représente TF1, ne doit servir qu’à la grandeur de SARKOZY, hors de question, on ne sait jamais, si c’était plus serré que prévu, que cette diffusion apporte au premier tour, des voix à l’homme fort de l’extrême droite, et au chevalier souverainiste…
    Par contre, si on en croit les sondages, une fois le premier tour passé, quand cette émission sera diffusée, le Breton ainsi que le Vendéen, auront disparu du circuit, la totalité des voix espérée de cette manœuvre sournoise, reviendra au candidat SARKOZY… Il ne restera plus qu’au leader de l’UMP, de remercier chaudement le parrain de son fiston, de lui avoir mis à disposition, à un moment crucial de la campagne, une émission de grande écoute, fabriquée sur mesure pour servir ses thèses… Cette stratégie tient la route, à une inconnue près tout de même, de mon avis, les sondages sous-estiment les résultats du FN, il serait cocasse, de voir TF1, déprogrammer ce Droit de Savoir à l’issue du premier tour…
    Quoi qu’il en soit, l’élection présidentielle est une composante importante de notre démocratie, il est indécent, scandaleux, indigne, que les amis de celui qui entend se présenter comme le candidat antifraude, comme le monsieur propre de la politique, tirent les ficelles, dans le but de « forcer la main des résultats », de léser un autre candidat (à priori Ségolène ROYAL, ou François BAYROU)…
    La FRANCE ne doit pas devenir une république « cornaquée » par Martin BOUYGUES, l’éventualité d’un retour d’ascenseur, entre un homme politique, élu en partie grâce aux bons offices d’un patron de médias, qui est aussi grand bénéficiaire de marchés publics payés avec les deniers de l’état, ne doit pas pouvoir être soupçonnée…
    En conséquence, je vous demande solennellement, conformément à votre mission d’organiser les campagnes officielles, d’intervenir afin que cette émission du Droit de Savoir, ne soit pas diffusée avant le second tour de l’élection présidentielle, reportée le cas échéant à une date ultérieure… Je ne perds pas de vue, qu’en principe, vous n’intervenez pas dans les programmations des chaînes, mais il s’agit là d’un cas de force majeure, dont dépendra la crédibilité de l’élection présidentielle de notre pays… On nous parle d’équité entre les différents candidats, cela existe en ce qui concerne le temps de présence à l’antenne, l’équité doit également exister en ce qui concernent les moyens mis à disposition par les médias, directement et indirectement… Si vous n’intervenez pas, au motif que vous n’avez pas la légitimité pour le faire, cela serait fâcheux, certains ne pourraient s’empêcher de penser que le CSA, dont le Président, vous-même, a été désigné par un Président de la République, qui a apporté son soutien au candidat concerné, n’est pas neutre dans cette élection…
    Dans l’attente de vous lire,
    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.
    Jacky DEVAUX
    PS : J’attends par retour une réponse de vos services, ensuite, considérant qu’il s’agit d’une manipulation de l’information dans un but électoral, j’adresserai probablement, avant le 1er mai, copie de la présente, aux rédactions des médias représentatifs, de toutes sensibilités, ainsi qu’au candidat restant en lice, face à Monsieur SARKOZY…
    Source : Betapolitique
    http://sego-dom.over-blog.com/article-11635934.html
    Sur ce blog,
    Trouvé cela aussi, datant de la même époque:
    La lettre d'@rrêt sur images, n° 3

    Vous avez certainement vu à la télévision le visage du petit Ivan, gravement blessé cet été à Amiens en sautant d'une fenêtre, alors qu'il tentait avec son père, en situation irrégulière, d'échapper à la police.

    Mais trois autres sans-papiers se sont aussi défenestrés ces dernières semaines, à Paris, à Lyon et dans l'Isère, dans l'indifférence générale.

    Si vous voulez savoir comment le système médiatique peut rester aveugle à ces drames, et pourquoi certaines défenestrations sont plus télégéniques que d'autres, cliquez ici.

    De même, les JT vous ont tenu en haleine avec le feuilleton des « tests ADN » pour les candidats au regroupement familial.

    Mais le même projet de loi Hortefeux comporte bien d'autres dispositions très importantes, comme l'autorisation, pour la première fois en France, de statistiques sur les origines ethniques, ou l'interdiction des centres d'hébergement d'urgence aux sans-papiers, sur lesquels les JT ont aussi fait silence. Pour tout savoir sur le projet Hortefeux, et surtout ce que les JT ne vous disent pas, cliquez ici.

    De manière plus anecdotique, il est une autre image dont les JT ont préféré détourner les yeux : l'en-avant de Traille à Michalak. Dans les longs et abondants compte-rendus de l'extraordinaire-quart-de-finale victorieux du XV de France contre les All Black, pas un mot sur l'irrégularité de l'essai français. Pour voir les présentateurs de JT transformés en supporters, cliquez ici.

    Au menu également : si vous voulez savoir qui sont les irresponsables du Net, qui ont répandu la semaine dernière la rumeur d'une rupture du couple présidentiel, cliquez là.

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    Daniel Schneidermann

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