• http://www.peremariebenoit.com/6mariebenoit.htm

     

    Le rôle normal d’un président de la République et le discours de Sarkozy au Dîner du CRIF

     

    Le rôle normal d'un président de la République est pour tout citoyen normalement constitué, celui d'être le président de tous les citoyens, sans distinction d'origine et de religion, et de les traiter tous également. Or par son discours, et la présence de plus de 20 ministres de son gouvernement à ce Dîner du CRIF, il a démontré une fois de plus encore sa préférence. Et les prétendues "racines juives de la France" soulignées par Sarkozy sont à mettre sur le compte de sa politique de préférence à l'égard des uns et de discrimination à l'égard des autres. Cette fausse affirmation, vise à renforcer le racisme d'Etat installé en France; à développer et à "légitimer" davantage l'islamophobie.

     

    On remarquera que les "défenseurs de la laïcité" à l'affut du moindre prétexte afin de pouvoir faire du mal gratuitement et lâchement aux musulmans ; n'ont pas manqué d'approuver les propos de Sarkozy qui bafouent pourtant à la fois les principes fondateurs de la République et la laïcité.

     

    En dépit des querelles de façade (et de boutiques) pour "amuser la galerie", nous avons affaire à un monde de connivences, au service de mêmes individus, agissant de concert, chacun dans son rôle, contre nos concitoyens musulmans d'abord, et à terme, contre les libertés de tous !

     

          Daniel Milan


     

    htthttp://lejournaldessurvivants.centerblog.net/236-le-role-normal-un-president-de-la-republique-et-sarkozy


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  • Nous avons le président le plus performant du monde… il a réussi à se mettre « à dos » magistrature et police !

     

    Sur ce site :

     

    Nicolas Sarkozy sur TF1 sur fond de polémiques

    Nicolas Sarkozy s'efforcera ce jeudi sur TF1 de reconquérir l'opinion en tentant de répondre aux préoccupations des Français, mais risque de voir son message brouillé par les nuages qui s'accumulent sur son gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Thibault Camus/Pool

     

    par Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry

    PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'efforcera jeudi sur http://www.capital.fr/extension/cap/design/cap/images/redarrowDown.pngTF1
    14.71 | -0.34% | 10/02/2011 - 13h42 Cours - Actualités | Consensus | Société
    http://www.capital.mdgms.com/charts/bourse.chart?ID_NOTATION=194622Ajouter à la liste des valeurs Ajouter au portefeuille Créer une alerte Cliquez ici !TF1 (TFI 14.71 -0.34%) de reconquérir l'opinion en tentant de répondre aux préoccupations des Français, mais risque de voir son message brouillé par les nuages qui s'accumulent sur son gouvernement.

    Le chef de l'Etat comptait sur la deuxième édition de l'émission "Paroles de Français" pour parachever l'exercice de pédagogie de son action entamé depuis le début de l'année avec son marathon des voeux et lors de ses déplacements en province.

    "Cette émission doit permettre de faire de la pédagogie sur les réformes mises en oeuvre et sur ce qui reste à faire, de répondre aux préoccupations quotidiennes des Français", dit-on à l'Elysée.

    TF1 a annoncé que les grands thèmes de l'émission seraient ainsi le pouvoir d'achat, l'emploi, la sécurité et l'éducation.

    Mais le nouveau bras de fer entre le président et les magistrats ainsi que la polémique sur les vacances du Premier ministre et de la ministre des Affaires étrangères risquent de s'inviter dans les échanges du président avec les neuf Français du panel.

     

    (..) l'article sur le site :

     

     

    Édité par Yves Clarisse

    © 2011 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.

     

    Lien : http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/nicolas-sarkozy-sur-tf1-sur-fond-de-polemiques-574585?xtor=EPR-226


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  • Quand Claire Chazal irrite l'Élysée...

    jeudi 9 décembre 2010 16h36. par PurePeople PurePeople

    Agrandir la photo

    Les interviews menées dans les JT de TF1 ne sont décidément plus au goût de l'Elysée. Après l'interview musclée d'Eric Woerth par Laurence Ferrari qui avait été remarquée par la profession mais critiquée par le Château, c'est un autre entretien qui semble être aujourd'hui montré du doigt.


    Le 19 novembre dernier, Claire Chazal recevait Dominique de Villepin dans son JT de 20h pour qu'il s'exprime sur l'affaire Karachi dans laquelle Nicolas Sarkozy est mis en cause. "Cette interview était inadmissible. Il n'avait rien à dire et il a rétropédalé deux jours plus tard" se serait agacé un conseiller de Nicolas Sarkozy cité par L'Express.fr.

     

    L'ennemi juré du Chef de l'Etat n'avait pas sa place sur la Une selon ce conseiller du président qui se serait aussi étonné de l'invitation tardive envoyée par la chaîne à Dominique de Villepin, le rendez-vous ayant été fixé le jour-même en fin d'après-midi.

     

    Ces "off" ne sortent pas dans la presse par hasard. Sans censure frontale, ils permettent de mettre en garde les journalistes. Ils le savent désormais : ils seront épiés par les conseillers du président à chaque interview importante.

     

    Vidéo de Villepin-Chazal ici :

     

     

    http://fr.tv.yahoo.com/101209/24/5o7le.html

     

    Plus d'infos sur purepeople.com


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  •  

    Sarkozy: « Amis Pédophiles, A demain »
    L'intervention de Sarkozy, la vidéo, ici :
    http://www.alterinfo.net/Sarkozy-Amis-Pedophiles-A-demain_a52039.html
    .
    .
    par Fergus mercredi 24 novembre 2010 -

    Lettre d’un « pédophile » à M. Sarkozy



    Monsieur Sarkozy,

    Nous sommes tous des « pédophiles », nous tous qui, dans les médias traditionnels ou sur les sites de journalisme citoyen, posons de légitimes questions sur ce que l’on nomme « l’affaire Karachi ».

    Des questions d’autant plus légitimes qu’elles ne s’appuient pas sur des propos de comptoir, mais sur les déclarations de M. Charles Millon, ancien ministre de la Défense, au juge Renaud van Ruymbeke, de M. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, au journal télévisé de TF1, et depuis hier, de M. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, sur le plateau de Public Sénat.

    Des questions d’autant plus légitimes que vous avez, à plusieurs reprises, menti sur ce dossier, et notamment en réfutant l’existence des commissions sur les ventes d’armes et en niant l’existence de sociétés relais luxembourgeoises, Heine et Eurolux, dont vous aviez pourtant approuvé la création.

    Pour toutes ces raisons, tous les journalistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, qu’ils appartiennent à la grande presse ou rédigent articles et commentaires sur les sites citoyens, sont dans leur rôle en enquêtant et, tout en respectant les présomptions d’innocence, en envisageant des hypothèses basées sur les déclarations connues et les faits avérés.

    Des journalistes qu’au travers d’un scandaleux parallèle vous avez qualifiés de « pédophiles » dans l’un de ces dérapages qui ont largement plombé votre présidence.

    Et c’est vous, Monsieur Sarkozy, vous qui, hier au Congrès des maires de France, avez parlé de « polémiques qui tirent tout vers le bas, qui avilissent tout », vous qui osez demander du respect pour tous les élus en amalgamant dans votre discours votre fonction dévaluée à celle des maires de France dont l’immense majorité, contrairement à vous, fait correctement son job sans jamais prêter le flanc à la critique.

    Qui avilit tout, Monsieur Sarkozy ? Les commentateurs ou celui qui, par ses déclarations, ses attitudes, ses dérapages, ses mensonges répétés, ses manipulations grossières, ne cesse de tirer vers le bas la fonction présidentielle, et parfois au niveau le plus vil.

    Traiter de « connards de Bretons » les employés d’un sémaphore qu’il vous ennuie de visiter, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

    Traiter vos collaborateurs, les parlementaires ou les membres du gouvernement d’« abrutis », de « connards » et autres « enc..... » comme le rapporte régulièrement la presse, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

    Asséner dans un Salon un « Casse-toi, pauv’ con ! » à un quidam, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

    Instrumentaliser les chefs d’Etat ou de gouvernement en leur prêtant, comme vous l’avez fait avec Angela Merkel à propos de l’affaire des Roms, des propos qu’ils n’ont pas tenus, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

    Instrumentaliser, à votre seul profit, la douleur des familles de victimes de Karachi pour enfumer l’opinion publique, n’est-ce pas tirer la fonction vers le bas ?

    J’arrête là cette liste car les exemples, comme les feuilles mortes en ce mois de novembre, se ramassent à la pelle depuis votre entrée à l’Élysée.

    Ministre de l’Intérieur, vous vous preniez pour Fouché, et vous n’étiez que Matamore.

    Ministre des Finances, vous vous preniez pour Turgot, et vous n’étiez qu’un panier percé.

    Président de la République, vous vous prenez tout à la fois pour Napoléon et pour Talleyrand, et vous n’êtes qu’un chef de clan cynique et vulgaire, trop souvent la risée de la presse internationale au détriment du pays que vous êtes censé servir.

    En définitive, vous n’êtes, Monsieur Sarkozy, qu’un nain politique, une grenouille qui a voulu se faire plus grosse que le bœuf et qui, bouffie d’orgueil, risque d’exploser à tout moment, victime de son ego hypertrophié et de comportement aberrants qui, en certaines occasions, confinent à la pathologie.

    Á d’autres que vous, j’aurais conseillé de se retirer avant qu’il ne soit trop tard, mais cela serait évidemment sans effet. Votre destin est d’ailleurs en marche, et comme l’affirme Personne à Jack Beauregard, dans un western que vous connaissez certainement, « Votre nom sera gravé dans les livres d’histoire ». Sans doute pas en lettres d’or et pas au chapitre des héros français, mais au palmarès des plus calamiteux chefs d’État que notre pays ait porté à sa tête.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur Sarkozy, des salutations dont je vous laisse mesurer vous-même l’empressement à l’aune de ce qui précède.

    Fergus, « Pédophile » citoyen.
    par Fergus mercredi 24 novembre 2010 - 182 réactions
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/lettre-d-un-pedophile-a-m-sarkozy

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    René Naba
    Mercredi 10 Novembre 2010



    Le dispositif médiatique français, une singularité dans le monde occidental

     

     

    La France se retrouve en 44me position, en matière de liberté de la presse, au classement annuel de «Reporters sans frontières», publié fin octobre. La «Patrie des Droits de l’homme », ce pays qui a longtemps revendiqué une «charge d‘aînesse» à l’égard des «peuples primitifs» pour justifier ses conquêtes coloniales, est désormais dépassé par des pays tels que la Lituanie, la Jamaïque, la Namibie, la Tanzanie, la Corée du Sud et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

     

    Le dispositif médiatique français présente une double singularité dans le monde occidental, celui d’être détenu pour l’essentiel par des amis d’un président en exercice, en l’occurrence Nicolas Sarkozy,  et, de concentrer la plus forte endogamie entre média et politique dans la sphère occidentale.

     

    Fait sans précédent dans les annales des médias, les grands titres de la presse écrite et audiovisuelle se trouvent sous la coupe de grands conglomérats quasi exclusivement tributaires des commandes de l’Etat, dont la fortune s’est constituée sur la base des marchés publics financés par le Budget, soit en dernier ressort par le contribuable, dont ils formatent désormais l’opinion par leur rôle prescripteur, découlant de leur position hégémonique.

     

    Voici, à titre informatif, le dispositif médiatique français, détenu pour l’essentiel par les deux principaux marchands d’armes, Arnaud Lagardère et Serge Dassault, et, le principal bétonneur du pays, Martin Bouygues.

     

    Arnaud Lagardère, qualifié de «frère» de Nicolas Sarkozy, actionnaire de référence  pour le compte français du groupe aéronautique EADS, est le premier éditeur français et le détenteur du principal réseau de librairie de France via les relais «Relay», dans les gares françaises et les stations du métro parisien.

     

    Dans le domaine audiovisuel, il possède trois stations de radio (radio Europe1, Europe 2, RFM), quatorze chaînes de télévision (Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, Ciné Cinéma et Euro Channel, ainsi que le site informatif Allo Ciné Info.


    Dans le domaine de la presse écrite: L’hebdomadaire Paris Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, et deux quotidiens régionaux, La Provence et Nice Matin.

    Dans l’édition, Hachette, Fayard, Grasset, les éditions juridiques Dalloz, Dunod et Armand Colin, les éditeurs scolaires Larousse Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche.

     

    Arnaud Lagardère possède en outre «Lagardère Team Sport», une équipe pluridisciplinaire de sportifs de haut niveau pour des compétitions professionnelles.

    Martin Bouygues, parrain d’un des trois fils de Nicolas Sarkozy, Louis, est le premier groupe de bâtiment et travaux publics de France et propriétaire d’un des trois réseaux de téléphonie mobile (Bouygues telecom).

     

    Dans le domaine audiovisuel, il possède la chaîne généraliste de télévision TF1, la plus importante de l’espace francophone européen, et ses treize déclinaisons: la chaîne d’information continue, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh.

    Bouygues dispose d’une gamme de trois sociétés de production de films: Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films: TFM, la société d’édition vidéo (TF1 Vidéo) et pour la presse écrite de  deux magazines (Tfou Mag, Star Academy), ainsi que du quotidien gratuit Métro.

     

    Serge Dassault, avionneur, fabricant du Rafale, l’avion de supériorité technologique, également proche de Sarkozy, possède Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles. Le sénateur de l’Essonne a eu un moment, l’été 2010, des visées sur «Le Parisien», le quotidien le plus lu du bassin parisien.

    A ce trio, il convient d‘ajouter, Vincent Bolloré, le vacancier du président français, à qui il a prêté son yacht pour sa première escapade post électorale à Malte. M. Bolloré possède la chaîne de télévision Direct TV,, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en sus du groupe publicitaire Havas où figure dans son escarcelle la firme RSCG de Jacques Séguela, le marieur de Nicolas Sarkozy avec le mannequin Carla Bruni, ainsi que l’institut de sondage CSA. Deux autres instituts de sondage sont détenus par des proches du président, l’IFOP par la patronne des patrons français, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, Et Opinion Way, le plus grand bénéficiaire des contrats publicitaires de la présidence sarkozy.

     

    Deux grands titres quotidiens parisiens échappent à l’emprise directe du pouvoir: le journal «Le Monde», détenu majoritairement par des actionnaires ne bénéficiant pas de l’agrément présidentiel (le banquier Mathieu Pigasse (Banque Lazard), Xavier Niels (le réseau internet Free) ainsi que Pierre Bergé, le patron de la maison de couture Yves saint Laurent, ainsi que le quotidien «Libération» (banquier Edouard Rothschild), et deux hebdomadaires, la revue Marianne.

     

    Indice d’un activisme fébrile à l’égard des médias, l’homme qui avait placé son conseiller durant la campagne présidentielle, Laurent Solly, à la direction de TFI, récidivera quelques mois plus tard en propulsant Harry Roselmack au siège de présentateur du 20 Heures de la Une, premier noir aux manettes du JT le plus vu d’Europe, et son ami Pierre Sled, à la tête des programmes de France télévision, alors que Jean Pierre El Kabbache, sur Europe 1, lui fait office d’amplificateur radiophonique, sollicitant son agrément pour la nomination de journalistes affectés à sa couverture.

     

    Dans la foulée, Nicolas Sarkozy fera promulguer une loi sur l’audiovisuel public, en février 2009, conférant au Président de la république le droit de nomination des présidents de l’audiovisuel public (France Télévisions et Radio France), dessaisissant le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de cette prérogative, qui se borne désormais à donner un simple avis. Les commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat disposent bien d’un droit de veto, qui demeure, toutefois, assez symbolique. Le Parlement ne peut, en effet, rejeter une nomination voulue par le chef de l’Etat que si une majorité qualifiée 3/5e des députés et sénateurs des deux commissions se dégage.

     

    Autre singularité française, l’endogamie entre média et politique atteint un record en France, où la scène politico médiatique contemporaine abonde de ces couples célèbres dont les plus visibles sont Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Christine Ockrent (France 24-pôle audiovisuel extérieur), Jean Louis Borloo, ministre d’État et ministre du Développement durable et Béatrice Schoenberg (France 2), Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre des Finances et Directeur du Fonds Monétaire International, et Anne Sinclair (RTL-TF1), Alain Juppé (à l’époque ministre des Affaires étrangères) et Isabelle Juppé (La Croix), sans oublier les deux dernières idylles, celle de Nicolas Sarkozy avec Anne Fulda (Le Figaro), du temps de l’escapade new-yorkaise de son épouse Cécilia Sarkozy et celle de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, avec Valérie Trierweiler (Paris Match, puis Direct TV) et l’intermède de François Baroin, du temps de son passage au ministère de l’Intérieur avec Marie Drucker (France 3).

     

    La mutation professionnelle a cédé la place à l’accouplement. Dans le nouveau cas de figure, l’activité ne change pas, mais se couple tant au niveau de la vie professionnelle que conjugale avec un partenaire qui représente l’autre pôle du pouvoir, nourrissant par là même le procès d’une confusion des genres préjudiciable à la démocratie.

     

    Dans ce contexte, Internet semble avoir pris la relève, devenant le refuge la presse critique, particulièrement les sites électroniques Médiapart et Rue 89, ainsi que le site satirique Bakchih aux côtés de l’hebdomadaire satirique «Le Canard Enchaîné», principal pourvoyeur des révélations de la presse française sur le dysfonctionnement du pouvoir.

     

    Indice du climat délétère qui règne dans les rapports entre médias et politique, sous la présidence Sarkozy, le chef de l’état a convoqué, en personne, dans un procédure inhabituelle, le directeur du Monde, Eric Fottorino, pour lui signifier son mécontentement du choix de ses nouveaux actionnaires, présumés proches du parti socialiste. Le journal le Monde, de son côté, a déposé une double plainte pour violation des sources professionnelles en rapport avec l’affaire Woerth Bettencourt, portant sur un possible financement occulte du parti présidentiel (UMP) et sur un possible conflit d’intérêt du ministre du travail, ancien ministre du budget.

     

    Deux journalistes travaillant sur cette affaire, Gérard Davet (Le Monde) et Hervé Gattegno (Le Point), ont été cambriolés, fin octobre 2010, et leur ordinateur respectif dérobé, de même que deux ordinateurs du site Mediapart, qui joua un rôle pionnier dans cette affaire, alors que le site «Rue 89» était poursuivi par Alain de Sérigny, conseiller d’Eric Woerth, en dédommagement d’un préjudice qu’il estime à cinq millions d’euros.

     

    « Le Canard enchaîné » va même jusqu’à soutenir que Nicolas Sarkozy, en personne, superviserait l’espionnage de journalistes. L’accusation est de taille. Dans un article signé de son rédacteur en en chef, Claude Angeli, l’hebdomadaire satirique en date du 3 novembre 2010 affirme que «depuis le début de l’année, au moins, dès qu’un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, patron du renseignement français, de s’intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs ».

     

    Citant des sources anonymes au sein de la division centrale du renseignement intérieur (DCRI), le journal précise que la DCRI a même mis en place un groupe spécial chargé de traquer les sources de certains journalistes. La méthode, explique Le Canard enchaîné, passe d’abord par la consultation des factures téléphoniques détaillées des journalistes pour identifier leurs sources. « Les opérateurs sont d’une grande complicité avec nous », assure une source au sein de la DCRI. L’hebdomadaire évoque le cas d« Un bon nombre de membres du Quai d’Orsay convoqués au siège de la DCRI », à la suite d’une plainte déposée par Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères.

     

    Alain Genestar, Directeur de Paris Match, avait été, auparavant, démissionné de son poste sur injonction de Nicolas Sarkozy pour avoir autorisé la publication d’une photo de Cecilia Sarkozy, se baladant dans les rues de New York avec son amant de l’époque devenu depuis lors son époux, le publiciste Richard Attias et l’éditeur First, qui se proposait de publier un livre de Valérie Domain, journaliste à Gala et auteur d’une biographie autorisée sur Cécilia Sarkozy, y renoncera à la suite de sa convocation au ministère de l’intérieur, fin 2005, au terme d’une conversation sans doute persuasive de Nicolas Sarkozy.

     

    Pour la première fois depuis la création du classement annuel, en 2002, Cuba ne fait pas partie des dix derniers, mais occupe quand même la 166e place sur 178. Au trio infernal, Erythrée, Corée du Nord, Turkménistan” s’ajoutent l’Iran, la Birmanie, la Syrie, le Soudan, la Chine, le Yémen et le Rwanda, précise l’association.

     

    La France (44eme position) se place juste devant l’Italie (49eme place) en matière de liberté de la presse, parmi les grands pays européens. «La France perd encore une place et les déclarations de la majorité présidentielle «très menaçants, parfois insultants, envers certains médias ont eu une résonance mondiale et, dans beaucoup de pays, le gouvernement français n’est plus considéré comme respectueux de la liberté d’information», souligne RSF dans la 9eme édition de son classement dans une allusion aux attaques des partisans du président Nicolas Sarkozy contre la presse, particulièrement la presse électronique (Mediapart et Rue 89)  dans la foulée de l’expulsion musclée des Roms, en guise de dérivatif au scandale Woerth Bettencourt.

     

    RSF fait remarquer que «si l’Union européenne ne se ressaisit pas, elle risque de perdre son statut de leader mondial dans le domaine du respect des droits de l’homme», posant la question de son autorité morale à l’égard des régimes autoritaires. «Comment pourra-t-elle alors se montrer convaincante lorsqu’elle demandera aux régimes autoritaires de procéder à des améliorations?» écrit-il.

     

    Il invite en conséquence les pays européens à «retrouver leur statut d’exemplarité.”

    Pour aller plus loin

    Les journalistes nouveaux acteurs internationaux ?
    http://www.renenaba.com/?p=1159

    Philippe Val, un vallon épineux et barbelé
    http://www.renenaba.com/?p=2675

    Avec en complément un portrait de Christine Ockrent intitulé : «Christine Ockrent, le passe droit permanent : la reine Christine, reine de qui, de quoi de comment». Parution Le 12 novembre

    Média et démocratie1/2: De l’endogamie entre média et politique en France : De l’embedded à la française
    http://www.renenaba.com/?p=524

    Média et Démocratie 2/2 : les médias véhicule d’une idéologie dominante
    http://www.renenaba.com/?p=520



    source: http://www.renenaba.com

     

    http://www.alterinfo.net/Le-dispositif-mediatique-francais-une-singularite-dans-le-monde-occidental_a51601.html


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