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    21 avril 2015

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    Trois journalistes ont été tués en Ukraine en un jour ! Quatre assassinats politiques sur deux journées ! Où sont les activistes des droits de l'homme ? Où sont les allocutions de Merkel, Obama, Cameron, etc ? Où est le tumulte des médias occidentaux ?

     

    KIEV 15 Avril

    Oleg Kalashnikov, l’ancien député parlementaire du Parti des Régions, a été tué a Kiev, comme le service de presse du Ministère de L’Interieur Ukrainien l’a confirmé ce mercredi.

    Il avait appelé à de larges commémorations du 70ème anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre Patriotique. Kalashnikov était connu pour ses positions anti-Maidan. Il organisait également des rassemblements contre les autorités en Ukraine.

    KIEV 16 Avril

    Un journaliste Ukrainien bien connu, Sergey Sukhobok, a été tué a Kiev. Sukhobok, un natif du Donbass, en Ukraine de L’Est, région en guerre, avait travaillé comme journaliste depuis 1998. Il était auparavant un analyste de l’hebdomadaire Delovoy Donbass (Finance Donbass). Il avait récemment travaillé en tant que journaliste freelance. L’Ukrainskiye Novosti (Nouvelles Ukrainiennes), révèle que Kalashnikov avait reçu des menaces de mort peu de temps avant d’être tué.

    KIEV 16 Avril

    Olga Moroz, la rédactrice en chef du journal local, a été tuée en Ukraine. Son corps a été trouve avec des traces d’une mort violente.

    KIEV 16 Avril

    Un journaliste renommée, Oles Buzina, a été tué ce jeudi a Kiev, la capitale du pays. Dans sa dernière interview accordé à Radio Vesti, il avait accusé les autorités nationales d’avoir abandonné de façon inconditionnelle les intérêts de L’Ukraine.

    “Les formations politiques qui ont pris le pouvoir en Ukraine comme la conséquence d’un coup d’État ont choisi une voie strictement pro-Occidentale", avait affirmé Buzina.

    ’Naturellement, tous nos liens de coopération avec la Russie dans la construction navale, l’aviation et la construction industrielle, furent instantanément démantelés. Aujourd’hui le pays est en proie au chômage et beaucoup de gens n’ont plus d’argent. Toutes les promesses de Maidan se sont avérées être de la pure fiction. Cette partie de l’élite ukrainienne qui s’appelle pro-occidentale abandonne tout simplement les intérêts nationaux de L’Ukraine”.

    Buzina, un journaliste reconnu, écrivain et présentateur TV, a été tué par balle près de sa maison a Kiev depuis une Ford Focus bleu foncé avec des plaques d’immatriculation étrangères. Il était l’auteur de deux ouvrages, incluant “Taras Shevchenko le Vampire” et “L’union de la Charrue et du Trident”. Buzina était le rédacteur en chef du journal Segodnya mais avait quitté son poste au mois de mars dernier en raison de la censure.

    Source : http://euro-dreams.blogspot.ru/2015...

    Illustration : Baf.f

    Traduction : Collectif Investig’Action

     

     

    Haut de la page - Accueil

    http://www.michelcollon.info/Ukraine-une-liberte-d-expression-a.html

     

    Sur ce site,

    Attentat du Bardo à Tunis : Le terrorisme, meilleur ennemi de l’impérialisme

     


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  • Bonjour !

    Je reviens tout doucement à Internet, après avoir quitté définitivement la France sombrant progressivement dans la dictature avec les sionistes fanatiques la gouvernant.

    Voici une info que les meRdias relayant juste la Pensée Unique se garderont de porter à la connaissance du public,

    votre eva

    L’Islande envisage une révolution monétaire

     

    L’Islande envisage une révolution monétaire

    Posted: 09 Apr 2015 10:55 PM PDT

    C’est une nouvelle qui devrait faire la une de toutes les rubriques économiques car elle pourrait représenter une véritable révolution monétaire : l’Islande, décidemment en pointe de grands débats démocratiques, envisage de reprendre le contrôle de la création de la monnaie aux banques !
     
     

     

    Les prémices de la révolution ?
     
    Il faut remercier les médias belges, qui couvrent cette nouvelle ignorée en France. Le Premier ministre a commandé un rapport intitulé « Un meilleur système monétaire pour l’Islande », recommandant au parti au pouvoir de confier l’intégralité de la création de monnaie à la banque centrale. Cette étude souligne que « l’île a connu plus de 20 crises financières depuis 1875, avec six crises graves qui se produisent environ tous les 15 ans ». Elle note que « les banques centrales n’ont pas le pouvoir de restreindre cet emballement du crédit, ce qui fait grimper l’inflation, favorise les prises de risque excessives et la spéculation, fragilise les banques et mènes à des interventions coûteuses de l’Etat ».
     
     
    Le retour d’un vieux débat
     

    Contrairement à ce que souhaiteraient croire quelques néolibéraux monétaristes, qui ont inventé la théorie commode du voile monétaire, qui justifie l’indépendance des banques centrales (en fait, leur sortie du champ démocratique pour les confier à des bureaucrates généralement trop prompts à défendre les intérêts des banques et du secteur financier), la monnaie relève du champ démocratique. Car la monnaie a souvent été un sujet de débat politique opposant des camps différents, comme le rappelle David Graeber dans son livre ou Jean-Claude Werrebrouck. Aux Etats-Unis, cela a été un sujet majeur il y a plus d’un siècle. Au Japon, cela a fait partie du programme politique de Shinzo Abe.

     
    Bref, il est bon de constater dans notre zone euro, qui a sorti la question monétaire du cadre démocratique, affaiblissant ce faisant la démocratie, que cela est en réalité une anomalie et qu’il est parfaitement possible de reprendre le contrôle de la monnaie. Les théories chartalistes, ou du 100% monnaie, sont sans doute à la base de la réforme aujourd’hui envisagée en Islande. Il faut remercier ce petit pays aux grandes idées pour sa vibrante démocratie qui remet en cause des choses qui semblent malheureusement impossibles à une majorité des citoyens, alors qu’elles ne le sont pas. L’Islande est, à date, le seul pays qui a pleinement tiré les leçons de la crise financière, aussi dures soient-elles.
     
    Il sera donc essentiel de suivre l’avancée de cette possible réforme monétaire. L’Islande pourrait encore éclairer l’Europe de sa vigueur démocratique. En attendant, je vous invite à suivre les écrits de Jean-Baptiste Bersac, un prometteur des théories chartalistesdont je dois lire le livre.

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    Ajoutée le 9 déc. 2014

    Allemand sous-titré en français

    Le 26 novembre 2014, devant le Parlement allemand (le Bundestag), Sahra Wagenknecht accuse Angela Merkel de servir les intérêts américains, de façon claire au détriment du bien-être des citoyens allemands et de l'Union européenne.

    Traduction en français par Jean-Jacques

    The Saker's sites:

    http://vineyardsaker.net/ - English
    http://www.vineyardsaker.co.nz/ - English Oceania
    http://www.vineyardsaker.ru - Russian/русский
    http://www.vineyardsaker.fr - French/français
    http://www.vineyardsaker.de - German/deutsch
    http://www.vineyardsaker.it - Italian/italiano

     

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    Michel Collon présente Jihad made in USA, le nouveau livre d’Investig’Action (vidéo) et lien


    Ban Ki-moon passe aux aveux: «Israël» coopère avec Al-Qaïda
    La dernière attaque terroriste tchétchène en Russie présente toutes les caractéristiques du « made in USA » [New Eastern
    La Transcaucasie, avant-poste des USA contre la Russie et l’Iran
    Israël entre hystérie et nouvelle fonction dans la guerre contre la Syrie

    Le mossad à la tête de faux groupes "djihadistes" en Libye et en Syrie

    Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

     

    russia-war

    La Russie et la Chine accusent les Etats-Unis de ne détenir aucun stock d’or



    L’irresponsable Congrès Américain « déclare la guerre » à la Russie (Ron Paul) + vidéo
    .

    ,

    Voir aussi :

     

    Poutine à la Douma (Jacques Sapir) + discours 1ère partie

    Soudan : Renforcement de la coopération militaire avec la Russie

    L’UE se prend une nouvelle gifle par Poutine + liens

     

    Poutine aux élites occidentales : fini de jouer

     

     

     

     

    Russie-simulation-guerre.jpg

     

    Passionnant ! Simulation sur vidéo d'une guerre

    Russie-USA, à ne pas manquer, ici :

     

    Le discours de Vladimir Poutine, 1e partie (politique extérieure) - La Crimée

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    Ce que les meRdias vous cachent aussi :

    Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »

    mercredi 10 décembre 2014, par Comité Valmy


    En partant d’en haut à gauche vers en bas à droite : 1) Gerhard Schröder, 2) Antje Vollmer, 3) Horst Teltschik, 4) Walter Stützle, 5) Roman Herzog, 6) Wim Wenders

    Appel de personnalités allemandes : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »

    En Allemagne, d’anciens présidents, des artistes, des industriels lancent un puissant appel pour une politique de détente en Europe. Leurs collègues italiens [et français] se taisent.


    En Allemagne, des dizaines d’intellectuels de premier plan, d’hommes politiques de diverses tendances, d’anciens présidents de la République, de journalistes, de responsables religieux de niveau mondial, etc. ont lancé un appel dramatique en faveur d’une politique de détente pour arrêter de diaboliser la Russie. Cet appel s’intitule « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! »


    Désormais, des pans entiers des classes dirigeantes allemandes voient se profiler le risque toujours plus grand d’une nouvelle guerre mondiale. Ils assistent effarés aux campagnes d’hystérie anti-russe dans les médias et font remarquer la soumission des gouvernants allemands et plus généralement européens qui, tel un troupeau allant au suicide, obéissent aveuglément aux mauvais bergers dirigés par les néocons de Washington. Les esprits les plus ouverts en Allemagne pointent du doigt la responsabilité primordiale des médias, infestés qu’ils sont par des éditorialistes et des commentateurs qui « diabolisent des nations entières, sans donner un crédit suffisant à leurs récits. » Ils rappellent les leçons dramatiques de l’Histoire, qui voient dans la Russie une puissance ayant une fonction dirigeante incontournable dans la vie politique européenne. Et même si d’éminentes personnalités allemandes appellent les classes dirigeantes russes au respect du droit international, leur doigt est clairement pointé vers cette tentative aussi folle que vouée à l’échec – la troisième après Napoléon et Staline – de dissocier la Russie de l’Europe. Ceux qui lancent cet avertissement sont des personnalités qui se sont toujours exprimées de façon modérée.


    Nous avions traduit, voilà quelques mois, un superbe article de Gabor Steingart, le rédacteur en chef du plus important quotidien économique allemand, Handelsblatt, «  L’Occident sur la mauvaise voie ». Nous avions saisi, au moment de sa publication, une inquiétude extrêmement répandue parmi les classes dirigeantes allemandes. L’appel que nous publions aujourd’hui confirme à quel point cette inquiétude est générale, depuis les artistes jusqu’aux capitaines d’industrie.


    Naturellement, les grands organes de presse italiens [et français] taisent tout cela de façon parfaitement honteuse.


    Pour comprendre à quel point la République italienne [et française – NdT] est mal en point, il ne suffit pas de s’indigner au sujet du dernier scandale de sous-commissions à Rome [ou à Paris- NdT], c’est toujours la même histoire. Il faut surtout constater combien les (soi-disant) classes dirigeantes ignorent la portée et les implications de la crise que traverse actuellement l’Europe. Alors que la crème des crèmes des artistes, scientifiques, et hommes politiques allemands ressentent le besoin de s’informer sur cette nouvelle Guerre froide, et après en avoir compris la gravité et s’en être horrifié, lancent ce gigantesque cri d’alarme, chez nous, rien de la sorte ne semble se profiler parmi nos éminents intellectuels et hommes politiques. Nous avons désormais une classe d’intellectuels totalement chloroformée ; artistes, hommes de cinéma, intellectuels, la plupart ont un électro-encéphalogramme plat, surtout à gauche, en plus d’avoir des hommes politiques pratiquement analphabètes en matière de politique internationale. Tous lisent des journaux plus mauvais les uns que les autres, se fient à eux, ou alors ils y écrivent eux-mêmes, mais ils ne comprennent plus rien. En attendant, ils répètent comme des perroquets les déclarations de John McCain et évoquent un soi-disant Adolf Poutine. Leurs collègues allemands font exactement le contraire, à savoir que c’est l’Occident qui se comporte comme Hitler. En fait, Kiev est en train de donner carte blanche aux militants à la croix gammée. Non seulement nous recommandons à nos lecteurs de lire cet appel, mais nous les invitons à le diffuser tous azimuts à travers tous les réseaux dont ils disposent.


    Ce vendredi 12 décembre, lors de la conférence internationale GlobalWARning qui se tiendra à la Chambre des députés, nous avons l’intention de donner le plus de relief possible à ces réflexions.


    Voici la traduction du texte publié en ligne par le quotidien allemand Zeit. Bonne lecture !


    Par Pino Cabras Lundi 8 décembre 2014 Megachip

     

    Roman Herzog, Antje Vollmer, Wim Wenders, Gerhard Schröder et bien d’autres personnalités appellent au dialogue avec la Russie. ZEIT ONLINE relaie cet appel.


    Plus de 60 personnalités issues du monde politique, économique, culturel, ou encore médiatique nous mettent en garde contre une guerre imminente avec la Russie, et exhortent toute l’Europe à une politique de détente. Leur lettre s’adresse au gouvernement fédéral, aux membres du Parlement et aux médias. À l’origine, l’appel est parti de l’ancien secrétaire du Chancelier, Horst Teltschik (CDU), de l’ancien secrétaire d’État à la Défense, Walter Stützle (SPD), ainsi que de l’ex-vice-président du Bundestag, Antje Vollmer (Les Verts).

    Détaillant les raisons qui les ont poussés à lancer cet appel, Teltschik déclare : « Nous voulons d’urgence lancer un signal politique, de façon à empêcher que la critique, par ailleurs légitime de la politique de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine, n’efface tout d’un coup 25 ans de relations avec la Russie. »

    Sont signataires du texte, entre autres, les anciens chefs des gouvernements régionaux d’Hambourg, Berlin et Brandebourg, Klaus Von Dohnanyi, Eberhard Diepgen et Manfred Stolpe, l’ex-président du SPD, Hans-Jochen Vogel, l’ex-chancelier fédéral Gerhard Schröder, l’ex President de la Republique Roman Herzog et l’acteur Mario Adorf.

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    Voici le texte de l’appel :

    "Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom !"

    Personne ne veut la guerre. Mais l’Amérique du Nord, l’Union européenne et la Russie se dirigent tout droit vers une guerre si l’on ne met pas fin à la spirale mortelle des menaces et contre-menaces.

    Tous les Européens, y compris la Russie, partagent la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité. Seuls ceux qui ne perdent pas de vue cet objectif peuvent éviter de nous engager sur la mauvaise voie.
    Le conflit en Ukraine montre que la soif de pouvoir et de domination sont des problèmes toujours bien réels. En 1990, à la fin de la Guerre froide, nous avions tous espéré le contraire. Mais le succès de la politique de détente et les révolutions pacifiques nous ont rendus imprudents et nous ont endormis. À l’est comme à l’ouest. Aussi bien les Américains que les Européens et les Russes, ont oublié le principe fondamental de bannir définitivement la guerre des rapports internationaux. Sinon, on ne s’explique pas l’élargissement occidental vers l’Est, menaçant pour la Russie, en l’absence totale d’une collaboration contextuelle plus approfondie avec Moscou ; ou encore l’annexion de la Crimée par Poutine, contraire au droit international .

    Dans un moment de grand danger pour le continent comme celui que nous sommes en train de vivre, l’Allemagne a une responsabilité particulière dans le maintien de la paix.

    Sans la volonté de réconciliation du peuple de Russie, sans la clairvoyance d’un Mikhaïl Gorbatchev, sans le soutien de nos alliés occidentaux et l’action prudente du gouvernement fédéral d’alors, nous n’aurions jamais pu surmonter la fracture de l’Europe. Le fait de rendre possible la réunification pacifique de l’Allemagne fut un acte majeur et d’une grande sagesse de la part des puissances sorties vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. De la fin de cette fracture devait naitre un ordre européen durable fait de paix et de sécurité, allant de Vancouver à Vladivostok, comme cela fut établi en novembre 1990 par tous les chefs de gouvernement des 35 États membres de l’OSCE signataires de la « Charte de Paris pour une nouvelle Europe. »

    Sur la base des principes convenus ensemble et des premières mesures concrètes mises en oeuvre, il fallait construire une « maison européenne commune », dans laquelle chaque État membre pourrait jouir du même niveau de sécurité. Cet objectif fondamental de la politique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui n’a pas été atteint. Les Européens ont encore des raisons d’avoir peur.

    Nous, signataires de ce texte, appelons le gouvernement fédéral à agir de façon responsable pour la paix en Europe. Nous avons besoin d’une nouvelle politique de détente en Europe. Celle-ci ne peut exister que sur la base d’une sécurité égale pour tous, et entre partenaires aux droits égaux et au respect réciproque. Le gouvernement allemand serait dans son rôle si compte tenu de la situation de blocage, il lançait un appel au calme et au dialogue avec la Russie. Le besoin de sécurité des Russes est aussi vaste et légitime que celui des Allemands, des Polonais, des Ukrainiens ou des habitants des Pays baltes.

    Nous ne pouvons pas chasser la Russie de l’Europe. Ce serait contraire à l’Histoire, irrationnel et dangereux pour la Paix. Jusqu’au congrès de Vienne de 1814, la Russie était reconnue comme une des puissances dirigeante de l’action politique en Europe. Tous ceux qui ont essayé de changer cet état de fait par la violence ont failli et ont généré un immense bain de sang, comme ce fut le cas avec la tentative meurtrière et mégalomane de l’Allemagne d’Hitler qui s’aventura hors de ses frontières pour tenter de soumettre également la Russie à son propre régime.

    Nous exhortons tous les députés du Bundestag allemand, en tant que représentants du peuple, à être à la hauteur de la gravité de la situation, et à se faire les gardiens des engagements de Paix du gouvernement fédéral. Ceux qui ne font que construire l’image d’un ennemi, et manipuler les faits en lui attribuant unilatéralement les fautes, exacerbent les tensions à un moment où au contraire devraient prévaloir les signes de détente. Incorporer, intégrer, ne pas exclure, devraient être le leitmotiv des politiques allemands.

    Nous en appelons aux médias, afin qu’ils se conforment de façon plus convaincante à leurs obligations de rapporter les faits sans a priori. Les éditorialistes et les commentateurs diabolisent des nations entières, sans donner suffisamment de crédit à leurs récits. N’importe quel journaliste expert en politique étrangère comprendra facilement la crainte des Russes, depuis que fin 2008, les membres de l’OTAN invitent la Géorgie et l’Ukraine à entrer dans l’Alliance atlantique. Il ne s’agit pas de Poutine. Les chefs vont et viennent. Il s’agit de l’Europe. Il s’agit d’ôter aux gens la peur de la guerre. Dans ce contexte, un compte-rendu responsable des faits, basé sur des recherches solides, ne peut qu’être bénéfique.
    Le 3 octobre 1990, le jour de l’Unité allemande, le président Richard von Weizsäcker a dit : « La guerre froide est surmontée. Liberté et démocratie ont été rapidement appliquées à tous les États… Désormais ceux-ci peuvent intensifier leurs rapports et les consolider au niveau institutionnel, au point que pour la première fois, pourra se former un ordre commun de vie et de paix. […] C’est ainsi que commence pour les peuples d’Europe un nouveau chapitre de leur histoire. Son but est une union paneuropéenne. C’est un objectif formidable. Nous pouvons l’atteindre, mais nous pouvons aussi le rater. L’alternative qui se présente à nous est claire : unir l’Europe, ou bien retomber dans des conflits nationalistes dans la lignée d’autres exemples historiques douloureux. »

    Jusqu’au conflit ukrainien, nous avions cru, en Europe, que nous étions sur la bonne voie. Aujourd’hui, le discours de Richard von Weizsäcker, prononcé voilà un quart de siècle, n’a jamais été plus actuel.


    Les signataires :


    Mario Adorf, acteur
    Robert Antretter (e- parlementaire au Bundestag)
    Prof. Dr Wilfried Bergmann (Vice-président de l’Alma Mater Europaea) Luitpold Prinz von Bayern (Königliche Holding und Lizenz KG, manufacture de porcelain de Nymphenburg)
    Achim von Borries (metteur en scène et scénariste)
    Klaus Maria Brandauer (acteur, metteur en scène)
    Dr Eckhard Cordes (président de la commission pour les relations économiques avec l’Europe de l’Est)
    Prof. Dr Herta Däubler-Gmelin (ex-ministre de la Justice)
    Eberhard Diepgen (ex maire de Berlin)
    Dr Klaus von Dohnanyi (maire de la Cité libre de Hambourg)
    Alexander van Dülmen (Conseiller d’administration de la A-Company Filmed Entertainment AG)
    Stefan Dürr (Managing Partner et administrateur délégué de la Ekosem-Agrar GmbH)
    Dr Erhard Eppler (ex-ministre fédéral pour le développement et la coopération)
    Prof. Dr Heino Falcke (recteur)
    Prof. Hans-Joachim Frey (président du Conseil d’Administration de la Semper Opernball de Dresde)
    Père Anselm Grün (moine)
    Sibylle Havemann (Berlin)
    Dr Roman Herzog (ex-président fédéral)
    Christoph Hein (scénariste)
    Dr H. C. Burkhard Hirsch (ex Vice président du Bundestag)
    Volker Hörner (recteur)
    Josef Jacobi (agriculteur biologique)
    Dr Sigmund Jähn (ex-astronaute)
    Uli Jörges (journaliste)
    Prof. Dr H. C. Dr Margot Käßmann (ex-présidente du Conseil Protestant allemand et évêque)
    Dr Andrea von Knoop (Moscou)
    Prof. Dr Gabriele Krone-Schmalz (ex-correspondant de la chaine tv ARD à Moscou)
    Friedrich Küppersbusch (journaliste)
    Vera von Lehndorff Gräfin (artiste)
    Irina Liebmann (scénariste)
    Dr H. C. Lothar de Maizière (ex premier ministre de la RDT, ex-ministre de la RFT)
    Stephan Märki (directeur du Theatre de Bern)
    Prof. Dr Klaus Mangold (président de Mangold Consulting GmbH)
    Reinhard e Hella Mey (auteur chanteur)
    Ruth Misselwitz (pasteur protestant de Pankow)
    Klaus Prömpers (journaliste)
    Prof. Dr Konrad Raiser (ex-secrétaire général du Conseil oecuménique mondial des Églises)
    Jim Rakete (photographe)
    Gerhard Rein (journaliste)
    Michael Röskau (ex dirigeant ministeriel)
    Eugen Ruge (scénariste)
    Dr. H. C. Otto Schily (ex-ministre federal de Interieur)
    Dr H. C. Friedrich Schorlemmer (spécialiste en théologie, militant des droits civils)
    Georg Schramm (comique)
    Gerhard Schröder (ex-Chancellier federal)
    Philipp von Schulthess (acteur)
    Ingo Schulze (scénariste)
    Hanna Schygulla (actrice, chanteuse)
    Dr Dieter Spöri (ex-ministre des Affaires économiques)
    Prof. Dr. Fulbert Steffensky (théologue catholique)
    Dr Wolf-D. Stelzner (Managing Partner : WDS-Institut für Analysen in Kulturen mbH)
    Dr Manfred Stolpe (ex ministre fédéral, ex-gouverneur du Brandebourg)
    Dr Ernst-Jörg von Studnitz (ex-ambassadeur)
    Prof. Dr Walther Stützle (ex-secrétaire d’État à la Défense)
    Prof. Dr Christian R. Supthut (ex-Conseiller en Droit)
    Prof. Dr H. C. Horst Teltschik (ex-conseiller auprès du Bureau fédéral pour la sécurité et la politique étrangère)
    Andres Veiel (metteur en scène)
    Dr. Hans-Jochen Vogel (ex ministre federal de la Justice)
    Dr Antje Vollmer (ex-Vice-président du Bundestag)
    Bärbel Wartenberg-Potter (éveque emerite de Lubecca)
    Dr Ernst Ulrich von Weizsäcker (scientifique)
    Wim Wenders (metteur en scène)
    Hans-Eckardt Wenzel (Auteur chanteur)
    Gerhard Wolf (écrivain, éditeur)


    Source :



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    BHL - Petro Porochenko

     Le lobby dans toute sa dangerosité


    Comme l’explique Vera Graziadei dans un article de Russia Insider paru le 17 novembre [1], Porochenko envient maintenant à affirmer ouvertement son intention de terroriser les populations civiles et il semble convaincu du soutien inconditionnel de l’Union européenne :


    « La semaine dernière, dans un discours plein de candeur, adressé à des nationalistes ukrainiens assemblés à l’Opéra de Kiev, le président Petro Porochenko a présenté son plan pour gagner la guerre en Ukraine de l’Est :

    « Nous (les Ukrainiens) garderons nos emplois. Eux (les habitants du Donbass) non. Nous garderons nos retraites. Eux non. Nous continuerons à prendre soin de nos enfants, de nos concitoyens, de nos retraités. Eux ne le pourront pas. Nos enfants pourront aller à la crèche. Les leurs se cacheront dans les sous-sols. Parce qu’ils ne seront capables de rien. Et c’est ainsi que nous gagnerons cette guerre. »

    Porochenko sur la Novorossia : « Leurs enfants resteront dans les caves ! »
    (sous-titrée en anglais et français, par Thalie Thalie)

    Le Roi du Chocolat, avec le soutien de Bruxelles et de Washington, n’a désormais plus peur d’admettre que l’armée ukrainienne cible délibérément des bâtiments civils, pour obliger les habitants du Donbass et leurs enfants à se réfugier dans les sous-sols et les forcer à évacuer la zone, ou à se rendre.

    La semaine dernière les Ukies ont même attaqué directement une maternité, [2] et, la semaine d’avant, ils ont tué deux enfants en  tirant au mortier sur une école [3].

    Bien que Kiev soit toujours prompte à désigner les rebelles comme responsables de ces incidents (une suggestion absurde dans la mesure où elle sous-entend que les forces d’autodéfense du Donbass, qui sont largement composées d’éléments provenant de la population locale, en viendraient à essayer d’assassiner leurs propres enfants), le discours de Porochenko confirme que ces attaques font partie d’un plan délibéré des forces ukrainiennes.

    Le fait que le bombardement sans discrimination d’immeubles publics ou civils constitue un crime de guerre ne semble pas effrayer Porochenko, qui est certain qu’avec le soutien de l’Union européenne et des USA, il peut mener à bien cette stratégie, en toute impunité.

    Depuis le 15 novembre, toutes les provinces orientales en rébellion ne sont plus protégées par la Convention européenne des droits de l’homme [4], suite à l’annonce de sa suspension par Porochenko, qui a cité une clause qui permet de déroger à certains articles de la Convention par l’un de ses signataires, en cas de guerre ou en cas d’autre danger public menaçant la vie de la nation.’

    Officiellement seuls le droit à la vie, la prohibition de la torture et de l’esclavage, et le droit de ne pas être soumis à une punition illégale seront respectés (bien que le bombardement de civils soit une violation de ces droits), alors que tous les autres droits, notamment le droit à la liberté et la sécurité, le droit à un procès équitable, le droit au respect de la vie privée et de la vie familiale, ne seront plus respectés.

    L’article 15 a été cité pour justifier la publication d’un décret par le Conseil de défense et de sécurité nationale ukrainien, qui ordonne la suspension de tous les services publics [5], notamment des écoles, des jardins d’enfants, des hôpitaux, des services d’urgence et des maisons de retraites, et l’interruption de tous les services bancaires pour les entreprises et les particuliers durant les prochains mois.

    Il s’agit donc d’un blocus économique, qui menacera la vie même de la population locale durant les mois d’hiver froids et rigoureux. Le gouvernement local a qualifié ce décret d’acte de génocide. Porochenko considère qu’il s’agit de se battre pour les valeurs européennes [6]. »

    Porochenko a les poches remplies d'étoiles européennes, mais pas d'argent

    Porochenko a les poches remplies d’étoiles européennes, mais pas d’argent

    Mais sur le plan économique, l’avenir ne s’annonce pas rose non plus pour l’Ukraine de l’Ouest, comme l’explique Pepe Escobar dans un court article paru également le 17 novembre dans Russia Insider : En un mot, l’Ukraine a du souci à se faire… également [7] :

    « Les réserves en devises étrangères de Kiev se sont effondrées le mois dernier d’un allègre 23,2 %, pour atteindre la somme dérisoire de 12,6 milliards de dollars. D’ici la fin de l’année, la situation empirera certainement. Kiev devra payer une facture de gaz de 3,1 milliards de dollars à Gazprom, sinon… la banque centrale devra vendre encore plus de devises étrangères pour maintenir le cours du hrvynia. Et de nouvelles factures de gaz se profilent avec l’avancée du Général Hiver.

    Peuvent-ils compter sur une Union européenne dévastée par l’austérité pour leur prêter ne serait-ce qu’un euro ? Bien sûr que non. Ils doivent se tourner vers le Fonds monétaire international, qui en vient à POSSÉDER l’Ukraine.

    Et bien sûr, les « financements d’urgence«  ne seront fournis que si Kiev se conforme à ces bons vieux« ajustements structurels« , comme par exemple, transformer l’immense majorité des Ukrainiens en mendiants pour le reste de leur vie.

    Voici les faits. Tout le reste n’est que conneries. »

    C’est donc dans cette situation économique prometteuse que Kiev annonce urbi et orbi, au plus haut niveau, par la bouche de son président lui-même, se préparer à une grande offensive contre les provinces dites séparatistes, afin de réunifier l’Ukraine, et concentre d’importants moyens militaires sur le terrain.

    Et comme par hasard, c’est le moment que choisissent Victoria Nuland, Vice-secrétaire d’État des USA pour les Affaires européennes, et Joe Biden, Vice-président, pour programmer un voyage à Kiev, les 20 et 23 novembre prochains. Les deux incendiaires confirmés, comme les qualifie Philippe Grasset [8], ont bien préparé leur visite, en rencontrant préalablement des parlementaires ukrainiens, et pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit des commandants d’unités d’extrême droite engagées dans la lutte contre les russophones de Novorussie.

    Nuland et Biden vont-ils à Kiev pour calmer le jeu ? Vont-ils au contraire inciter Kiev à aller de l’avant ? Vont-ils même promettre une assistance de l’Otan, dans le cas où l’armée ukrainienne rencontrerait une résistance plus forte que prévue de la part des Novorussiens, d’autant plus que ceux-ci n’ont pas caché se renforcer en armement importé de Russie.

    Or Poutine a toujours affirmé que la Russie ne laissera pas anéantir la population du Donbass, et il l’a martelé lors de la longue interview qu’il a accordé la chaine allemande ARD, le 13 novembre :

    « Aujourd’hui, il y a des combats dans l’est de l’Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes ont envoyé les forces armées là-bas et ils utilisent même des missiles balistiques. Est-ce que quelqu’un en parle ? Pas un seul mot. Et qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela nous dit ? Cela souligne le fait que les autorités centrales ukrainiennes veulent anéantir tout le monde là-bas, tous leurs ennemis et opposants politiques. Est-ce que c’est ce que vous voulez ? Nous certainement pas. Et nous ne laisserons pas cela se produire. » [9]

    De toute façon, Poutine n’a guère le choix : s’il laissait tomber les Novorussiens, il signerait sa mort politique en Russie.

    Or si des troupes russes interviennent directement, et sans se cacher, au secours des Novorussiens, tout le monde sait que Kiev ne tiendra pas huit jours.

    Que fera alors l’assistance militaire de l’Otan, composée de troupes au sol venues de Pologne ou d’autres pays européens, assistées le cas échéant de contingents de l’US Army ? Faute de moyens suffisants en Europe pour livrer des batailles conventionnelles, l’Amérique fera-elle appel à des armes nucléaires tactiques ?

    Le bon sens voudrait que Nuland et Biden aillent à Kiev pour calmer le jeu, pour dissuader Porochenko de toute offensive généralisée contre la Novorussie, pour inciter les parties à négocier pour fédéraliser l’Ukraine. Le bon sens voudrait que la diplomatie européenne hausse la voix pour pousser dans le même sens. Mais Obama, poussé par un Congrès de plus en plus belliciste, ne fera pas appel au bon sens. Il suivra la politique qui a toujours été la sienne, laisser faire ceux qui parlent le plus fort. Quant à l’Europe, nous pourrions dire d’elle, en paraphrasant Ezéchiel : Tyr, on te cherchera, mais on ne te trouvera pas.

    La fin de l’année 2014 risque d’être intéressante à observer… pour ceux qui seront encore en état d’observer quelque chose.

    Jean-Paul Baquiast  19 NOVEMBRE 2014

    Notes

    [1] Poroshenko Promises Terror for East Ukraine (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

    [2] ВС Украины открыло минометный огонь по родильному отделению #Новости_Новороссии #ЛНР #ДНР #НКН (youtube, russe sans sous-titres, 15-11-2014)

    [3] Ukraine: Shelling deaths of children playing football in Donetsk must be investigated (amnesty.org, anglais, 05-11-2014)

    [4] La Convention européenne des droits de l’homme [PDF] (echr.coe.int, français)

    [5] Ukraine orders closure of state services in rebel-held east (afp.com, anglais, 15-11-2014)

    [6] Ukraine crisis: Petro Poroshenko says country is ‘ready for total war’ with Russia (abc.net.au, anglais, 17-11-2014)

    [7] Pepe Escobar Explains Ukrainian Economics in 1 Minute (russia-insider.com, anglais, 17-11-2014)

    [8] Biden-Nuland en visite à Kiev, et autres tambours de guerre (dedefensa.org, français et anglais, 19-11-2014)

    [9] Poutine à la TV allemande : « L’important, c’est d’arrêter immédiatement l’effusion de sang et les bombardements et de créer les conditions pour entamer un dialogue politique » (vineyardsaker, français, 19-11-2014)

    Source: http://www.vineyardsaker.fr/

     

    Publié par : http://arretsurinfo.ch

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    L’État islamique: un groupe terroriste « pro-démocratie » appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter

    Mondialisation.ca, 27 septembre 2014

     

    Ce texte a été écrit avant la présumée décapitation de l’otage français Hervé Pierre Gourdel.

    Les récentes décapitations de trois Occidentaux, James Foley, Steven Sotloff et David Haines, aux mains de l’État islamique (EI) ont suscité une vague d’indignation et la ferme condamnation des chefs d’État occidentaux.

    Pour toute personne au courant de ce qui se passe vraiment en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011, il y a quelque chose de bizarre dans ces déclarations fortes, qui servent maintenant de prétexte à des « bombardements humanitaires » en vertu d’un mandat de contreterrorisme visant l’État islamique.


    N’oublions pas que dès le début de la guerre en Syrie en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont appuyé les soi-disant « combattants de la liberté » dont la majorité étaient des brigades du Front Al-Nosra et de l’EI. Formés en Arabie saoudite et au Qatar, ces terroristes pro-démocratie ont été régulièrement impliqués dans des atrocités, y compris des décapitations de civils syriens.

    Deux poids, deux mesures ? Au cours des trois dernières années, aucun dirigeant occidental n’a fait de déclaration concernant ces atrocités commises par les « extrémistes musulmans ». Elles sont passées pratiquement inaperçues. La communauté internationale n’a pas exprimé de préoccupations à cet égard. À quelques exceptions près, ces décapitations ont à peine fait l’objet d’une couverture médiatique.

    Est-ce parce que les « combattants de la liberté » intégrés par lEI et les forces dAl-Nosra ont décapité des civils syriens plutôt que des Occidentaux ? Est-ce parce que les victimes de ces atrocités se sont opposées à la sanglante « révolution démocratique », appuyée par les États-Unis et lOTAN, contre le gouvernement de Bachar Al-Assad ?

    Pourquoi les dirigeants occidentaux sont-ils consternés maintenant et ne l’étaient pas avant? Est-ce parce que maintenant ce sont des Occidentaux et non plus des Syriens qui se font décapiter ?

    Ces récentes décapitations de ressortissants étasuniens et britannique, qu’elles soient authentiques ou non, sont évidemment exploitées pour ouvrir la voie à une intervention militaire en Syrie. Il s’agit d’une technique élémentaire de propagande utilisée à maintes reprises par le passé afin d’obtenir l’appui du public en faveur de la guerre et les médias dominants sont là pour transmettre cette propagande.

    Le rôle des médias de masse n’est pas d’informer les gens, mais de faire appel à leurs émotions et de les manipuler afin qu’ils approuvent ce qu’ils auraient autrement refusé.

    Les Occidentaux ne veulent pas retourner en guerre au Moyen-Orient? Montrez-leur un de leurs compatriotes se faire couper la tête par un « musulman » et ils changeront d’avis. Et vous n’avez même pas besoin de montrer quoi que ce soit. Vous n’avez qu’à dire que des gens haut placés ont vu cet acte horrible et à le faire répéter par leurs porte-paroles des médias. Cela fonctionne à tous les coups.

    On peut considérer cette tactique comme un appel à la peur et/ou un appel aux émotions:

    L’appel à la peur (en latin argumentum ad metum ou argumentum in terrorem) consiste à utiliser un sophisme, comme la tromperie et la propagande, dans le but d’obtenir un appui en faveur d’une idée et de susciter la peur et les préjugés envers un concurrent. L’appel à la peur est courant en marketing et en politique . (Wikipedia en anglais)

    L’appel à l’émotion (argumentum ad passiones) est un sophisme employant la  manipulation des émotions du destinataire plutôt qu’un argument logique pour gagner un débat. (Wikipedia)

    Si cette technique est employée au lieu d’arguments valables, c’est en partie parce que cela fonctionne toujours comme un charme et que les médias mainstream sont faits pour cela, mais aussi parce que les « arguments valables » qui pourraient être utilisés pour intervenir militairement ne pourraient être que des mensonges facilement réfutables, comme nous tenterons de le démontrer dans cet article.

    Plusieurs médias indépendants ont mis en doute l’authenticité des vidéos de décapitation et certains experts les ont clairement qualifiées de « fausses » , du moins dans les cas des journalistes Foley et Sotloff. Leur véritable identité a également été remise en question, en particulier celle de Sotloff, dont les liens avec les services secrets israéliens (Mossad) sont connus et qui aurait été photographié derrière une mitrailleuse appartenant aux rebelles syriens.

    Comme l’a démontré l’opération « Mocking Bird », le journalisme est la meilleure couverture pour un agent de renseignement. Plusieurs anciens officiers de la CIA ont confirmé qu’il est utilisé pour infiltrer des fausses nouvelles, reprises ensuite comme des faits par des agences de presse alors qu’il s’agit en réalité de propagande. (voir CIA Manipulation: The Painful Truths Told by Phil Agee et John Stockwell à propos de faux reportages produits par la CIA). Le « producteur » des vidéos terroristes, SITE, situé à Washington DC et entretenant des liens étroits avec le Pentagone et le FBI, est également suspect et semble indiquer un coup de propagande majeur provenant des États-Unis.

    Aux fins de cet article, nous allons cependant examiner la situation et la réaction des dirigeants occidentaux du point de vue voulant que ces décapitations aient effectivement eu lieu et que les vidéos sont authentiques.


    Décapitations commises par des rebelles soutenus par l’Occident: rien de nouveau


    Les atrocités commises en Syrie ont été signalées depuis le début des troubles en 2011 par des médias indépendants. Il a fallu un certain temps avant que les médias traditionnels mentionnent ces atrocités, mais depuis 2012, de nombreux reportages ont été publiés par les médias de masse, en dépit desquels le discours dominant sur la Syrie est demeuré essentiellement le même : le « régime tyrannique d’Assad » réprime brutalement une « révolte pro-démocratie » et l’Occident continuait à exprimer son soutien indéfectible aux « combattants démocrates ».

    À un certain point les autorités étasuniennes ont cependant dû admettre la présence de groupes terroristes parmi les « rebelles modérés », même si ces rebelles dits modérés n’ont jamais été clairement identifiés. Même l’ancien agent de la CIA Bob Baer a déclaré en entrevue à CNN après la prétendue décapitation de Sotloff qu ‘« il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie ».

    Voici quelques extraits de divers articles et vidéos de médias traditionnels et indépendants publiés en 2012 et 2013 faisant mention de décapitations par les rebelles en Syrie, y compris des rapports de l’ONU et de Human Rights Watch, lesquels sont généralement utilisés pour soutenir des « interventions humanitaires » à l’étranger.

    La vidéo que vous pouvez trouver ici a été publiée le 3 juillet 2013 et montre un prêtre chrétien ainsi quun autre chrétien se faisant décapiter.  On peut lire :

    AVERTISSEMENT – CONTENU CHOQUANT: Devant une foule en délire, des insurgés syriens ont décapité un prêtre et un autre chrétien en affirmant qu’ils avaient aidé et encouragé l’ennemi, soit l’armée du président Bachar Al-Assad, selon des médias étrangers. Une vidéo non datée ayant fait le tour de l’Internet mercredi montre deux hommes inconnus avec les mains liées et entourés par une foule enthousiaste de plusieurs dizaines dhommes, quelques instants avant que leur tête ne soit coupée à laide dun petit couteau, affirme Syria Report. Les assaillants montrent ensuite une tête à la foule avant de la placer sur le corps. Le reportage indique que l’incident a eu lieu dans la zone rurale d’Idlib. ( RAW: Syrian Rebels Behead Christians, Military.com, 3 juillet 2013)

    Cette article du Daily Mail de décembre 2012 décrit comment un autre chrétien a été décapité et son corps consommé par des chiens dans une ville près de la frontière turque, là où la plupart des combattants rebelles transiteraient en territoire syrien :

    Christian Andrei Arbashe, 38 ans, a été enlevé et décapité par les combattants rebelles dans une ville du nord de Ras Al-Ayn, à la frontière turque.

    La nouvelle est sortie au moment où les forces pro-gouvernementales célébraient leur victoire contre les rebelles près de l’aéroport d’Alep.

    Les rebelles syriens ont décapité un chrétien et jeté son corps aux chiens, selon une religieuse qui affirme que l’Occident ignore les atrocités commises par des extrémistes islamistes.

    La religieuse affirme que le chauffeur de taxi Andrei Arbashe, agé de 38 ans, a été enlevé après que l’on ait entendu son frère se plaindre que ceux qui combattent le régime en place se comportent comme des bandits.

    Elle ajoute que son corps décapité a été retrouvé sur le bord de la route, entouré de chiens affamés. Il s’était récemment marié et allait bientôt être père [...]

    Soeur Agnès-Mariam de la Croix dit: « Son seul crime a été la critique de son frère envers les rebelles, qu’il a accusé d’agir comme des bandits, et c’est ce qu’ils sont. »

    On rapporte de plus en plus d’histoires d’atrocités commises par des éléments incontrôlés de l’Armée syrienne libre (ASL), laquelle s’oppose au dictateur Bachar al-Assad et que la Grande-Bretagne et l’Occident reconnaissent comme dirigeant légitime du pays.

    « Le monde libre et démocratique soutient des extrémistes, a déclaré soeur Agnès-Miriam de son sanctuaire au Liban. « Ils veulent imposer la charia et créer un État islamique en Syrie. (Nick Fagge, Syria rebels beheaded a Christian and fed him to the dogs as fears grow over Islamist atrocities, Daily Mail, 31 décembre 2012)

    Le terme « éléments incontrôlés » est utilisé pour distancier et excuser l’ASL, mais la fréquence des décapitations et autres atrocités commises par les combattants rebelles prouve qu’au contraire, l’ASL est impliquée.

    Le magazine allemand Der Spiegel a publié en mars 2012, une histoire impliquant un « bourreau » membre d’une « brigade d’enterrement », une sorte d’escadron de la mort « responsable de lexécution arbitraire de 350 à 400 personnes » ayant exprimé « leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre » :

    Selon le témoignage du bourreau, cette « brigade d’enterrement », était à elle seule responsable de l’ exécution arbitraire de 350 à 400 personnes , incluant des « prisonniers » et de « traîtres ». Les « traîtres » sont des civils sunnites des zones urbaines et rurales occupées qui expriment leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre (ASL ):

    Depuis l’été dernier, nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 pour cent de nos prisonniers », affirme Abou Rami [...] Mais les bourreaux de Homs ont été plus occupés par les traîtres au sein de leurs propres rangs que par les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, on se dépêche », explique le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement de Hussein a mis a mort entre 200 et 250 traîtres depuis le début de l’insurrection. (Ulrike Putz, , Syria: Atrocities Committed by US-NATO Sponsored Opposition. Executioner for Syrias Rebels Tells His Story , Der Spiegel Online, 30 mars 2012)

    Dans ce reportage indépendant de Human rights investigations , on montre un enfant coupant la tête d’un homme à l’aide d’une machette et l’on mentionne la participation de l’Armée syrienne libre (si vous souhaitez voir la vidéo, cliquez sur le lien vers l’article original):

    Les longues et horribles séquences d’un incident au cours duquel un enfant participe à l’exécution de deux hommes par décapitation proviennent maintenant de deux sources différentes.

    Des images mises sur YouTube par Zaid Benjamin, présentateur et journaliste de Voice of America en arabe (Radio Sawa), montrent un enfant coupant le cou d’un prisonnier avec une machette.

    [...]

    Sama TV (chaîne syrienne) avait en fait déjà montré des images différentes du même incident le 26 novembre dans le cadre d’un segment montrant la différence entre la réalité et la propagande turque sur le conflit syrien.

    Les scènes présentées par Sama ont été modifiées pour supprimer le contenu le plus choquant, mais on y montre davantage le contexte de l’incident. La brigade de l’Armée syrienne libre (ASL) impliquée dans l’incident serait Khalid ibn al-Walid. (Syrian rebels use a child to behead a prisoner, Human rights investigations, 10 décembre 2012)

    Un rapport des Nations Unies de juin 2013 décrit ce qui semble être la même scène:

    Des forces de l’opposition syrienne ont recruté comme combattant un jeune garçon de 14 ans originaire de Homs et l’ont fait participer la décapitation de deux soldats du gouvernement , selon un Nations Unies rapport [...]

    Le rapport attire l’attention sur des séquences vidéo présentées par la mission russe auprès de l’ONU à Genève et montrant deux soldats du régime se faisant décapiter, l’un d’eux par un enfant. « À la suite de notre enquête, nous estimons que la vidéo est authentique, que les hommes étaient des soldats, et qu’ils on été tués comme le montrent les images », a déclaré le panel de l’ONU. (Flavia Krause-Jackson et Sangwon Yoon,  Beheadings by Syrian Rebels Add to Atrocities, UN Says, Bloomberg, le 4 juin, 2013)

    Même le magazine très conservateur The Economist a rapporté en octobre 2013 une « agression des rebelles, menée par les filiales d’Al-Qaïda » contre les alaouites, que les djihadistes considèrent comme des « hérétiques ».

    C’était le premier jour d’un assaut des rebelles mené par les filiales d’Al-Qaïda dans la région côtière du nord-ouest de la Syrie. Des combattants de l’opposition ont envahi un poste de contrôle du gouvernement tôt le matin et ont pénétré dans une zone de dix villages en commettant des meurtres que le groupe de pression Human Rights Watch,  situé à New York, a qualifiés de possibles crimes contre l’humanité. Des résidents locaux ont rapporté des tirs et des meurtres systématiques.

    Dans cette région accueillant des Syriens de toutes les croyances se trouve une forte concentration d’alaouites, la branche chiite ésotérique à laquelle appartient la famille Assad au pouvoir, et dont les fidèles sont considérés comme des hérétiques par les djihadistes. Selon Human Rights Watch, les combattants ont tué 190 civils au cours de l’opération. Les résidents et le personnel de l’hôpital de Lattaquié, la ville la plus proche, ont parlé de corps brûlés, de cadavres décapités et de tombes creusées dans des cours arrières. Deux cents personnes de la région sont toujours retenues en otage. (S.B., The war in Syria Rebel atrocities, The Economist, 13 octobre 2013)

    La BBC a également commenté sur le même rapport de Human Rights Watch (HRW):

    Le rapport nomme 190 civils tués par les rebelles, dont au moins 57 femmes, 18 enfants et 14 hommes âgés. Le nombre total de morts est probablement plus élevé, car de nombreux habitants sont toujours portés disparus et les corps ont été enterrés dans des fosses communes, indique le rapport [...]

    Un médecin dans un hôpital de Lattaquié affirme que plusieurs corps avaient de multiples blessures par balle, de coups de couteau ou avaient été décapités. Certains étaient brûlés ou avaient les pieds liés, a-t-il ajouté [...]

    HRW affirme que les groupes rebelles islamistes, qui comprennent des combattants étrangers, sont financées par des individus du Koweït et du Golfe. L’organisation appelle l’ONU à imposer un embargo sur les armes à tous les groupes faisant l’objet d’accusations crédibles de crimes de guerre. (Syria rebels executed civilians, says Human Rights Watch, BBC, 11 octobre 2013)

    Comme tous les grands médias occidentaux, la BBC a été biaisée depuis le début sur la question syrienne et a défendu l’Armée syrienne libre, soutenue par l’Occident. Face à cette preuve d’atrocités commises par ceux qu’ils promouvaient comme étant des combattants de la liberté et de la démocratie, le radiodiffuseur public a tenté de blanchir l’Armée syrienne libre avec une déclaration absurde et contradictoire :

    Selon HRW, environ 20 groupes d’opposition ont pris part à l’offensive et cinq d’entre eux ont été impliqués dans les attaques contre les civils : le Front al-Nosra, l’ État islamique en Irak et au Levant (EI), Jaysh al-Muhajirin wa al-Ansar, Ahrar al-Sham et Suqour al-Izz.

    Aucun de ces groupes n’est affilié au Conseil militaire suprême de l’ Armée syrienne libre, soutenu par l’Occident, bien que le chef du CMS, le général Salim Idris ait dit à l’époque que des combattants sous son commandement ont participé à l’assaut [...] (Ibid.)

    La phrase est très insidieuse car elle porte le lecteur à croire que si les groupes qui ont commis l’agression ne sont pas liées à l’ASL, soutenu par l’Occident, celle-ci n’a pas participé à l’assaut. Mais l’ASL a bien participé à l’assaut puisque « des combattants sous le commandement [du général de l'ASL] ont participé à l’agression ».

    Les États-Unis soutenait l’EI par le biais de l’Armée syrienne libre

    Salim Idriss, qui a été remplacé en février 2014 par le colonel Abd al-Ilah al-Bashir, a même déclaré en novembre 2013, un mois après la publication du rapport de HRW, que sa relation avec l’EIIL (EI) était « bonne »:

    «Ma relation avec les frères de l’EIIL est bonne [...] je communique presque chaque jour avec les frères de l’EIIL pour régler ces problèmes et ces disputes. Ces problèmes sont exagérés par les médias. » (FSA General Declares Support for ISIS & Al-Nusra)

    Il a par ailleurs déclaré dans une entrevue précédente, en janvier 2013, que le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra constituait « environ 10% de l’ASL », une déclaration qui contredit également l’analyse de la BBC. Il a dit qu’il ne savait pas pourquoi ce groupe est considéré comme une organisation terroriste parce que tout ce qu’il voyait chez ses membres était « de bonnes moeurs et une lutte courageuse et héroïque contre le régime » en ajoutant : «Ils n’ont pas de comportement anormal, différent de celui de l’ASL. » (Ibid).

    Doit-on conclure que pour l’ASL et l’EI, soutenus par l’Occident, décapiter des gens constitue « un comportement normal »?

    Le rapport de Human Rights Watch d’octobre 2013 stipule explicitement que les meurtres commis lors de l’ « Opération de sauvetage de la côte » dans la région syrienne de Lattaquié ont été commis par 20 groupes, dont l’EI, Jabhat al-Nusra ET l’ASL. Il indique par ailleurs clairement que des individus en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar, des alliés notoires de l’Occident, ont financé et planifié l’« Opération de sauvetage de la Côte », et que les combattants étrangers qui entraient à Lattaquié à l’époque sont presque tous passés par la Turquie, un État membre de l’OTAN.


    Un « diplomate occidental a soulevé le problème à Human Rights Watch en déclarant qu’en général, les ressortissants de pays européens allant se battre en Syrie étaient “plus nombreux que ceux qui étaient allés se battre en Afghanistan ou en Irak“ ».

    Le témoignage d’un médecin travaillant à l’hôpital national de Lattaquié dit « qu’ils avaient reçu 205 cadavres de civils tués au cours de l’opération du 4 au 18 août » et que « la plupart des corps étaient décapités ».

    Donc, si l’on résume, plus de 200 civils ont été tués au cours de cette seule opération et la plupart d’entre eux ont été décapités, probablement par des combattants étrangers soutenus par l’Occident transitant par un État membre de l’OTAN.

    Où était le dégoût, l’horreur et l’indignation des dirigeants occidentaux à l’époque?

    Il est bien évident que les décapitations de centaines de civils syriens par les forces soutenues par l’Occident détruirait complètement la propagande et prouverait qu’Assad disait la vérité lorsqu’il disait combattre une invasion terroriste étrangère. C’est pour cette raison que ce rapport n’a pas fait beaucoup de bruit et que le discours est demeuré le même dans les médias occidentaux.

    Toutefois, comme toutes les autres tentatives ultérieures visant à justifier une invasion militaire en Syrie ont échoué, nous sommes maintenant confrontés à un scénario des plus absurdes : l’Occident prétend devoir intervenir contre sa propre création meurtrière: l’État islamique.

    Les dernières décapitations de l’EI ne sont qu’un prétexte pour intervenir militairement en Syrie. Les centaines de décapitations de ressortissants syriens commises par les soldats occidentaux par procuration durant des années prouvent qu’il s’agit d’une autre opération psychologique visant à galvaniser l’appui populaire en faveur d’une autre guerre au Moyen-Orient.

    Julie Lévesque

     

    Article publié initialement en anglais : The History of EI Beheadings: Part of the Training Manual of US Sponsored Syria Pro-Democracy Terrorists

    Vous trouverez de longs extraits du rapport de Human Rights Watch mentionné ci-dessus (en anglais).


     

    ANNEXE 

    You Can Still See Their Blood Executions, Unlawful Killings, and Hostage Taking by Opposition Forces in Latakia Countryside Human Rights Watch, October 2013

    Fourteen residents and first responders told Human Rights Watch that they witnessed executions or saw bodies that bore signs of execution... including in some cases corpses that were bound, and bodies that had been decapitated. A doctor working in the National Hospital in Latakia who was receiving the dead and wounded from Latakia countryside told Human Rights Watch that they had received 205 corpses of civilians killed during the August 4-August 18 operation. The doctor showed Human Rights Watch a medical report the hospital prepared on August 26 stating that the, [c ]ause of death in several of them [the bodies] was multiple gunshot wounds all over the bodies, in addition to stab wounds made with a sharp instrument, given the decapitation observed in most bodies...

    IV. Opposition Groups Involved in August 4 Attacks

    The operation launched by opposition fighters in Latakia countryside on August 4, termed the Campaign of the Descendants of Aisha the Mother of Believers,[138] the Barouda Offensive,[139] and the Operation to Liberate the Coast, or the Operation to Save the Coast (herein after Operation to Liberate the Coast) was acoordinated preplanned assault by armed opposition groups on Syrian military positions and unguarded Alawite villages that lasted from August 4-August 18. On the first day of the operation, opposition fighters killed civilians on numerous occasions. In many cases evidence gathered by Human Rights Watch suggests they killed them knowing them to be civilian and that they were playing no part in combat...

    Of the 20 or more groups that were involved in the Operation to Liberate the Coast ... five groups were among the principle planners, fundraisers, and executors of the offensive... These groups are:

    -Ahrar al-Sham

    -Islamic State of Iraq and Sham

    -Jabhat al-Nusra

    -Jaish al-Muhajireen wal-Ansar

    -Suquor al-Izz

    ....

    The Islamic State of Iraq and Sham

    In 2006, the name of al-Qaeda in Iraq was changed to the Islamic State of Iraq.[156] This group is now operating in Syria under the name the Islamic State of Iraq and Sham (ISIS).[157] Abu Bakr al-Baghdadi is the groups leader and he has sworn loyalty to the al-Qaeda leader, Ayman al-Zawahiri.[158] According to the opposition activist who spoke to Human Rights Watch, Abu Ayman commanded the group during the August Latakia offensive.[159]Abu Jaafar from ISIS has also been identified as the first deputy commander of the operation.[160]

    Multiple opposition sources identify ISIS as one of the leading groups involved in the Operation to Liberate the Coast.[161]Videos posted by opposition groups on YouTube also show ISISs involvement in the offensive on August 4.[162]On August 6 the opposition activist that spoke to Human Rights Watch also said that the ISIS played a key role in abducting and holding civilian hostages from the villages.[163] According to an opposition military leader from Latakia working on the hostage exchange, as of early September ISIS was holding 110 to 120 hostages.[164]

    V. Other Groups Involved in the Operation to Liberate the Coast

    ...

    Free Syrian Army under Salim Idrisss Command

    Notably, several statements from Salim Idriss, the Chief of Staff of the Supreme Military Council of the Free Syrian Army, reflect that fighters under his command participated in the operation. In a video posted on August 11 and apparently filmed in Latakia countryside, Idriss states:

    I am here [in Latakia countryside] today to get a picture on the true achievements and the big successes that our fellow revolutionaries have achieved in the coastal campaign and to respond to the charges that claim incorrectly that we will end our operations here on the coastal frontlines. We are here today to assure everyone that our chief of staff is cooperating fully with the coastal military front command regarding their military activities. We are not going to withdraw as was falsely claimed but on the contrary, we are cooperating to a great extent in this operation.[211]

    ... [T]he participation of Idriss and fighters under his command in the Operation to Liberate the Coast appears clear ...

    VI. Financial Support to Operation

    Largely based on information posted by individuals in the groups who participated in the Operation to Liberate the Coast and their supporters on social media sites, Human Rights Watch has identified several individuals, principally from Gulf countries, who actively fundraised for the operation and for support to the groups involved. There is no evidence that the fundraisers and financiers knew at the time that they gave their support about the abuses that would or were taking place in Latakia countryside. However future support to the five groups principally involved in planning, fundraising, and executing the attack on the villages may make these individuals complicit in war crimes or crimes against humanity if these groups continue to commit abuses. ...

    On August 3 al-Suwan tweeted that he supports the Islamic brigades in Latakia countryside. [291] On August 5 and 7, al-Suwan tweeted a thank you to donors from Kuwait, Saudi Arabia, United Arab Emirates and Qatar ...

    VII. Access of Foreign Fighters to Syria

    According to Syrian security officials, media reports, western diplomats, and direct observations by journalists and humanitarian workers who visited the area in the past, many foreign fighters operating in northern Syria gain access to Syria via Turkey, from which they also smuggle their weapons, obtain money and other supplies, and sometimes retreat to for medical treatment. [314]

    According to a humanitarian worker in Turkey, based on his observations, foreign fighters entering Latakia governorate do so almost entirely from Turkey, even flying into Hatay airport where they are picked up by other foreign fighters and facilitators.[315]

    A western diplomat told Human Rights Watch that diplomats from several EU member state missions in Ankara are very concerned about the transiting of nationals from European and other countries through Turkey to Syria.[316]Another Western diplomat raised the concern to Human Rights Watch that in general the number of nationals from European countries going into Syria to fight was greater than the number of those who went from Europe to fight in Afghanistan or Iraq. (emphasis added)

     

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    Comment peut on les croire,

     

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    La série de décapitations spectaculaires attribuées à des éléments du groupe radical takfiris DAESH relance la polémique sur la crédibilité des médias qui nous affirment très bruyamment des faits particulièrement contestables. Les réseaux sociaux se couvrent d'articles mettant à jour nombre d'éléments et arguments permettant de douter fortement des affirmations médiatiques. Je ne vais pas exposer toutes les curiosités qui abondent dans ces affaires mais seulement éclairer le fait qu'elles ont affecté opportunément des ressortissants des USA maîtres de l'impérialisme dans le monde et de ses deux principales marionnettes de France et du Royaume Uni, très récemment encore utilisateurs de ce groupe terroriste. Ces affaires semblent tomber à point nommer quand chacune de ces nations, dont les dirigeants sont contestés par leurs peuples cherchent à promouvoir une nouvelle guerre.

     

    Comme il en est habituel depuis la guerre de Yougoslavie, la cible présentée doit posséder les caractères les plus diaboliques et impressionner les bas peuples par sa sauvagerie justifiant ainsi la mort qu'il est légitime de lui infliger.

     

    Jusqu'à présent c'était le dirigeant du pays cible qui se trouvait au cœur de la vindicte médiatique toujours réduit à un nouvel Hitler massacrant son propre peuple tel était le « story telling as usual » made in USA devant être repris en cœur par des médias toujours aux ordres.

     

    Aujourd'hui, il y a une innovation avançant d'un pas supplémentaire dans l'hypocrisie, un pas un peu plus masqué celui-ci, la méthode précédente semblant par trop usée. La cible proposée est composée de groupes terroristes, réellement terroristes et la dessus le doute ne peut exister mais opérant dans des pays ciblés depuis longtemps par l'impérialisme; la Syrie d'une part et l'Algérie d'autre part.

    Il se trouve que ces groupes ont été fabriqués par les pays impérialistes depuis des années et opèrent, armés et financés par eux dans des pays dont ils veulent changer le régime politique pour y placer en lieu et place des marionnettes dociles préparées à l'avance.

     

    Comment peut on prendre au sérieux que l'on veuille maintenant se débarrasser de groupes militaires que l'on a organisé à grands frais et surtout bien armés en matériel moderne. Comment ne pas y voir une manœuvre quand toutes les autres options ont échoué et que l'objectif affiché reste le renversement du régime politique honni car peu coopératif pour offrir son pays à l'impérialisme.

    Les USA entraînant ses marionnettes habituelles, ont peut être perdu la raison ou admettent ils qu'ils ont commis une lourde et impardonnable erreur ?

    Erreur particulièrement dramatique par les massacres et exactions les plus horribles commises depuis plusieurs années par ces groupes que le gouvernement syrien appelle depuis toujours terroristes quand les médias aux ordres les appelaient « révolutionnaires».

    Les USA et leurs marionnettes ne devraient ils pas être maintenant tenus pour responsables de leurs crimes passés puisque maintenant il est admis par tous, que ceux qu'ils ont employé depuis toujours sont des criminels ?

     

    Il est difficile de croire que les USA aient perdu la raison et encore moins que ces groupes armés qu'ils ont financé se retourneraient maintenant contre leur maître, (on se demande bien pourquoi?) bien que cette raison soit bruyamment évoquée par les médias habituellement aux ordres.

     

    On est alors en droit de penser qu'il s'agit là d'une nouvelle manœuvre permettant de justifier une intervention armée d'une nature nouvelle contre la cible principale attaquée depuis plusieurs années.
    On arrive un peu à percevoir la manœuvre quand les USA proclament vouloir fortement armer les groupes qu'ils appellent « modérés ». Pourtant sur le terrain de tels groupes n'ont jamais été vus, ils ne détiennent aucune ville aucun espace, aucun groupe armé de ces soit-disant modérés n'a jamais été filmé par un quelconque journaliste, alors que les groupes takfiris sont visibles partout diffusent un nombre élevé de vidéos y compris de leurs exactions. Ces groupes « modérés » fantômes ne seraient ils pas plutôt une bonne partie de ces terroristes que l'on baptiserait maintenant « modérés » car jamais personne n'a vu de différence entre les uns et les autres et  qui changent aisément de casquette, ainsi ce Al Bagdadi vu conversant amicalement avec McCain au moment ou il était qualifié de modéré et maintenant il se retrouverait terroriste.

     

    Alors quel crédit accorder à ces décapitations grand-guignolesques et fort mal conçues qui cherchent à accréditer l'idée que des gens qui étaient des alliés baptisés résistants, soient soudainement devenus des ennemis maintenant baptisés terroristes pour des raisons parfaitement inconnues. Quel crédit accorder à ces vidéos d'origines obscures que plusieurs experts ont qualifié de faux. Tout ceci peu paraître à première vu totalement incohérent à moins que …

     

    Concernant l'Algérie et Gourdel les faits sont encore plus troublants déjà par leur parfaite synchronisation avec les précédentes « décapitations » puis par le lieu choisi, l'Algérie ou DAESH loin de ses bases syriennes opérerait maintenant alors que l'armée algérienne est particulièrement vigilante pour que ne renaisse pas chez elles des groupes terroristes venant pour déstabiliser le pays . Ce qui est montré dans ces deux vidéos dont on ne connaît toujours pas l'origine contient un nombre incalculable de bizarreries soulignées dans nombre d'articles ayant paru sur les réseaux sociaux.

     

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      Quelques articles intéressants sur le sujet

     

    http://www.atlasinfo.fr/Louisa-Hanoune-accuse-la-France-d-etre-derriere-l-en

    levement-d-Herve-Gourdel_a55693.html

     

     http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/herve-gourdel-decapitation-montee-157277

     

    Ici c'est la France qui est visée depuis l'Algérie ce serait plutôt l'Algérie qui serait visée depuis la France. L'hystérique BHL poisson pilote de l'impérialisme ne nous donnerait-il pas le sens de cette affaire en ayant depuis longtemps appelé au renversement du régime algérien ? Ce régime serait maintenant incapable de lutter contre le « terrorisme » qui s'en prendrait à la France. Ce régime est bien entendu corrompu mais pour le remplacer par quoi ? Si on observe les résultats de ses interventions précédentes notamment en Libye il y a de quoi s'inquiéter sur ce que voudrait faire l'impérialisme de l'Algérie dont l'action de déstabilisation et de destruction semble vouloir être sous traitée à la marionnette française.

     

    Et puis les médias qui font énormément de bruits avec cette affaire Gourdel sont ils crédibles ?  Alors qu'ils ne disaient mots sur les exactions de ces même terroristes baptisés il y a peu résistants, qui n'ont jamais cessée en Libye puis en Syrie de couper des têtes d'éventrer des corps de femmes et d'enfants et de torturer le plus sauvagement possible. Non seulement les images foisonnent mais également les témoignages sont forts nombreux. Ces médias qui montent ces affaires en épingle sont totalement discrédités et ce depuis très longtemps nous ayant habitué à tous les mensonges pour diaboliser tel ou tel et à nombre de justifications de crime pour angéliser des criminels.

     

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    Casques de la Garde Nationale ukrainienne les nazis sont des bons pour les médias

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    Brulures infligées aux prisonniers de Novorossia par les nazis ukrainiens

    Il reste les crimes épouvantables commis par les nervis de la junte néo nazie de Kiev mise au pouvoir par un coup d'état sanglant baptisé « révolution » comme d'habitude. Ces crimes particulièrement odieux sont actuellement découverts dans les lieux tenus précédemment par les nazis qui ne cachent même plus leur idéologie. Nombre de charniers sont mis à jour avec des corps sans têtes présentant d'épouvantables tortures comme des doigts arrachés, des femmes violées et battues à mort, tous ces corps présentent des membres attachés montrant qu'il ne s'agit nullement de décès au combat. Les hystéro-médias sont totalement silencieux sur ces actes qui eux ne peuvent être mis en doute, les corps sont bien là, mis à jour en présence d'observateurs de l'OSCE.

     

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    Observateurs de l'OSCE prenant des photos de charniers sur d'anciennes positions nazies

     

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    Corps de prisonniers et de civils enterrés à la hate par les nazis ukrainiens

     

    Alors encore une fois les médias bruyants sur des affaires troubles et incroyables ne peuvent être que discrédités et leurs affirmations opportunes ont toutes les chances d'être mensongères.

    Cependant certains en France et ailleurs dans le monde soumis au USA trouvent que l'occasion est trop belle pour satisfaire leur islamophobie et leur volonté de diviser les français tout en déstabilisant gravement notre pays. Ce n'est pas la première fois que les gouvernants font bouillir la marmite communautariste pour diviser le peuple.

    Alors d'une pierre deux coups c'est pas mal non ?

    http://www.alain-benajam.com/article-comment-peut-on-les-croire-124675332.html

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    Comment peut on les croire

    Comment peut on les croire, La série de décapitations spectaculaires attribuées à des éléments du groupe radical takfiris DAESH relance la polémique sur la crédibilité des médias qui nous affirment…

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    Le terrorisme, ce n'est pas juste EIIL, mais aussi les nazis de Kiev: Barbares !

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    Evo Morales : Obama est un criminel de guerre

    et doit être jugé par la cour pénale internationale"

     

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    Vos meRdias :

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    Débunkage François Asselineau (UPR)

    sur "On est pas couchés"


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