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    Escalade de la violence au Bahreïn

    À l’ombre des conflits au sein du Conseil de coopération du Golfe

    > > > 13 mars

    Alors que le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) se déchire avec la mise au pilori très médiatisée du Qatar par trois de ses membres, la crise au Bahreïn s’amplifie. Les premiers signes d’un passage à une révolte armée apparaissent.

     

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    Le 3 mars 2014, une bombe explosait dans le village de Daih, situé sur l’axe principal qui, depuis Manama, traverse d’est en ouest la périphérie des villages en proie à une agitation continue depuis 2011. Trois policiers des forces spéciales de sécurité y perdaient la vie, sept autres étaient blessés. D’après le ministre de l’intérieur, les policiers anti-émeutes venaient de disperser « un groupe qui avait quitté le cortège de funérailles à Daih1 pour venir chercher l’affrontement » quand l’incident s’est produit. Cette explosion marque une nouvelle étape dans la détérioration de la situation et l’exacerbation du conflit, dont les chances de solution négociée semblent toujours plus minces — les tentatives du prince héritier pour ranimer un dialogue moribond à la mi-janvier 2014 n’ayant été suivies d’aucune mesure concrète.

    L’attaque préméditée, sous la forme d’une explosion déclenchée par un détonateur à distance témoigne d’une plus grande sophistication2, et d’une plus grande précision dans le maniement des engins explosifs et dans le mode opératoire des partisans d’une opposition violente. L’absence de résolution, autre que rhétorique, du conflit politique est en train de produire les conditions d’une possible révolte armée. Une révolte que le gouvernement avait dénoncée dès le début du mouvement de protestation, mettant en avant l’aide de l’Iran3 et qui ne semblait pas décrire de façon adéquate le type de violence urbaine qui prévaut au Bahreïn. De façon significative, le rapport de suivi des recommandations de la commission Bassiouni paru la veille de l’explosion notait qu’en 2013, le nombre de « véritables » engins explosifs improvisés (EEI) avait désormais dépassé celui des « faux » apparus dans les mois suivant l’éviction du Rond-point, qui avaient pour seul but de tourner en ridicule la police occupée à désamorcer de fausses bombes, prenant parfois, par provocation, la forme de petit monument de la Perle.

    Cette escalade progressive se produit dans un contexte de grandes dissensions au sein des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) où le Bahreïn, en choisissant son camp aux côtés de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis (EAU), s’assure un soutien régional à sa gestion sécuritaire de la crise. Second fait inédit de l’explosion de Daih, l’une des trois victimes était un lieutenant de nationalité émirienne, les deux autres étant pakistanais et yéménite4 comme le reste des blessés5.

    Le deuil des « martyrs » de la défense

    La mort de Tariq Al-Chehi de l’émirat de Ras al-Khaima a causé un émoi particulier : ce qui aurait pu constituer un camouflet au sein du CCG pour le Bahreïn, sommé de mettre un peu d’ordre dans ses affaires intérieures, a au contraire donné lieu à un renforcement des liens autour du deuil de ce « martyr ». Le cheikh de Dubaï Mohammed ben Rachid Al-Maktoum a immédiatement regretté la mort du « père de quatre enfants, tombé en martyr à Bahreïn pour remplir son devoir ». Le ministre de l’intérieur bahreïnien, le lieutenant-général cheikh Rachid ben Abdullah Al-Khalifa, est allé présenter en personne ses condoléances à la famille de la victime à qui, d’après ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, le cheikh Mohammed Ben Zayed, prince héritier d’Abou Dhabi et ministre de la défense, aurait octroyé des compensations financières et l’effacement de ses dettes. Outre une rue6 à Ras al-Khaima, une mosquée7 portera son nom dans la cité Zayed (madinat Zayid), en référence au premier président des Émirats arabes unis, à 10 kilomètres au sud de Manama. Plus que pour les précédents policiers morts dans l’exercice de leurs fonctions, le culte des héros tombés pour la défense du pays (shuhada, « martyrs »), semble s’emballer, dangereuse réponse à la célébration des martyrs de la lutte contre le régime par l’opposition.

    CCG : un accord de sécurité contesté

    Cette effusion a fait passer au second plan la question de la présence d’un Émirien parmi les policiers anti-émeutes au Bahreïn. En effet, les forces du « Bouclier de la péninsule » entrées sur l’île le 14 mars 2011 avaient pour seul mandat la protection des installations « stratégiques » du pays. Le Bahreïn a toujours nié leur implication dans les confrontations avec les manifestants. Le chef de la sécurité publique, le major-général Tareq Al-Hassan a indiqué, pour dissiper les interrogations : « Il [Tariq Al-Chehi] n’était ni un officier de l’armée, ni un membre des forces de contrôle aux frontières. Il appartenait aux forces d’Amwaj al-Khaleej qui font partie de l’accord entre les pays du CCG et par là même des forces de police bahreïnies »8.

    Cette force Amwaj al-Khaleej (« Vagues du Golfe »), inconnue jusqu’alors, révèle les modalités opératoires secrètes du nouvel accord de sécurité du CCG : approuvé en décembre 2012, il ne cesse de faire débat au parlement koweïtien qui a décidé de repousser le vote au 3 avril 20149 et est mentionné à plusieurs reprises dans le communiqué conjoint entre l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn comme une des règles de base, ignorées par le Qatar, justifiant ainsi le retrait, le 5 mars, de leurs ambassadeurs respectifs de Doha. Contrairement à ses deux voisins, le Bahreïn ne pèse pas beaucoup dans la géopolitique de la région, mais son poids compte dans le conflit intra-CCG. En dépit du fait que le Minbar islami - la plate-forme islamique (Frères musulmans) comptent parmi les soutiens du gouvernement bahreïnien, celui-ci a un intérêt manifeste à s’aligner sur la politique régionale émiro-saoudienne « anti-frériste » en échange de leur soutien sur la scène intérieure.

    Tentative de régionalisation de la politique sécuritaire

    Ainsi, la stratégie du régime bahreïnien de régionaliser le conflit au niveau du Golfe apparaît indéniablement. À cette nouvelle échelle, le Wefaq, principale force d’opposition qui commande la majorité de l’opinion chiite dans le pays, devient une force minoritaire. De fait, la possibilité d’une solution négociée par le « dialogue » — le mot a été vidé de son sens au cours des deux dernières années — est morte et enterrée ; et la perspective d’un règlement interbahreïnien quasi impossible. Certes, le Wefaq et les chefs spirituels du mouvement, dont Issa Qassem se sont empressés de condamner, dans des termes vifs, la perte de vies humaines, mais ils semblent de plus en plus relégués à un rôle de spectateurs. En dépit de l’amalgame fait par les farouches adversaires de l’opposition entre la stratégie pacifique du Wefaq et la tentation de la violence, le Wefaq ne semble plus être en mesure de produire ce que le gouvernement recherche avant tout : contrôler la rue et mettre un terme à cette violence, ce qui continue de le marginaliser dans la résolution du conflit.

    En attendant, à l’ombre des dissensions au sein du CCG, c’est la solution sécuritaire qui prime, et avec elle le risque de confrontation confessionnelle. En l’espace de 24 heures, le gouvernement annonçait avoir arrêté 25 personnes en relation avec l’attentat (rejoints par quatre autres le jour suivant) et avoir ajouté sur la liste des organisations terroristes le Mouvement du 14 février, très suivi parmi les jeunes des villages, les Brigades de la résistance (Saraya al-Muqawama) et les Brigades al-Ashtar (Saraya al-Ashtar) qui auraient revendiqué l’explosion. D’après le ministère de l’intérieur, l’implication des personnes détenues allait de la fabrication d’explosifs et à la prise de photos au fait d’avoir attiré les policiers dans un guet-apens10. Quatre d’entre elles encouraient la peine de mort11 alors que sur son site, le Wefaq dénonçait la réapparition de « milices », faisant craindre que la violence qui a caractérisé les relations entre forces de l’ordre et manifestants puisse se propager.

    1Il s’agissait des funérailles d’un manifestant mort en détention des suites d’une forme d’anémie. [L’opposition dénonce le manque d’attention médicale de la part des autorités carcérales pour ce genre de maladie qui a déjà conduit à plusieurs décès.

    2Simeon Kerr, Explosion in Bahrain raises tension in Gulf, Financial times, 4 mars 2013.

    3Le rapport de la commission d’enquête indépendante sur le Bahreïn dirigé par Chérif Bassiouni avait conclu en novembre 2011 à l’absence de preuve tangible pour établir une quelconque interférence de l’Iran.

    4Si la nationalité pakistanaise de la seconde victime est établie puisque le corps a été rapatrié au Pakistan, un certain flou existe autour du Yéménite, qui pourrait avoir été parmi les naturalisés, contre lesquels l’opposition s’insurge.

    5Bahrain loses three braves sons, Daily Tribune News, 4 mars 2014.

    6RAK street named after Tarek Al Shehi, Gulfnews.com, 5 mars 2014.

    7Habib Toumi, Bahrain mosque named after UAE martyr, Gulfnews.com, 6 mars 2014.

    8« Deceased Emirati officer part of Bahrain police », Daily Tribune News, 6 mars 2014.

    9Habib Toumi, Kuwait committee postpones vote on GCC security pact to April, Gulfnews.com, 3 mars 2014.

    11Bahrainis could be executed over deadly blast, Gulfnews.com, 9 mars 2014.

     

    http://orientxxi.info/magazine/escalade-de-la-violence-au-bahrein,0539

     

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    STRATÉGIE DU CHAOS : L’ALGÉRIE EST BIEN LA PROCHAINE SUR LA LISTE

    stratégie du chaos : l'algérie est bien la prochaine sur la liste


    STRATÉGIE DU CHAOS : L'ALGÉRIE EST BIEN LA PROCHAINE SUR LA LISTE
    La cible de l’intervention au Mali était bien l’Algérie, prochain pays sur la liste après la Syrie, à être déstabilisé afin que son régime nationaliste tombe et soit remplacé par des islamistes labellisés, plus ou moins « modérés » selon la terminologie oligarchique. Aqmi a été armée et formée pendant des mois par des officines françaises, et financée par les mêmes pays (monarchies du Golfe) qui soutiennent la France dans ce conflit.

    Après la Tunisie, la Libye, la Syrie, la France semble bien poursuivre sa stratégie du chaos. Suite à son enlisement programmé et prévisible, nos dirigeants gagent que les effets de notre impopularité croissante en Algérie (et dans la communauté algérienne de France) fourniront, une fois encore, une diversion opportune à la faillite du système bancaire et financier. Ainsi, après quelques bavures et endoctrinements islamistes, les populations locales se retourneront légitimement, comme c’est presque toujours le cas dans ce genre de situation, contre le néo-impérialisme de l’ancien colon, nourrissant tensions et attentats. Le résultat sera une guerre civile au bled et peut-être dans nos banlieues, qui précipitera à terme, non le terrorisme (fabrication infiniment malléable et donc éternelle), mais l’actuel régime militarisé algérien. Avant l'étape suivante du processus...

    Alerte ! Un nouveau complot se dessine, cette fois contre l’Algérie

    • Publié le : samedi 15 mars

    La tension monte en Ukraine à la veille d’un référendum crucial en Crimée

    et les merdias ne parlent pas des exactions des Russophobes !

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    « Nous recevons de nombreux appels à l’aide d’habitants ukrainiens. Des appels que nous allons examiner » a déclaré samedi le ministère russe des Affaires étrangères de Russie.


    En effet, des membres de mouvements nationalistes ukrainiens se sont faits menaçants vis à vis des russophones de l’Est du pays. C’est notamment le cas du parti Pravy Sektor (Secteur Droit) qui a décrété l’ouverture d’« un front de l’Est ».


    Une colonne de militants armés de ce parti aurait pris la direction de Donetsk et Lougansk, deux villes de la région.


    En outre, Guennadi Bassov, le chef du parti Bloc russe (Rousski Blok), député du Conseil de la ville ukrainienne de Sébastopol, a été enlevé par des inconnus.

     

    La Rada suprême (parlement ukrainien) a pris la décision de dissoudre le Parlement de la république autonome de Crimée afin de rendre illégal les décisions de ce dernier, à la veille du référendum qui aura lieu le dimanche 16 mars 2014.

     

     

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-tension-monte-en-Ukraine-a-la-veille-d-un-referendum-crucial-en-Crimee-24082.html

     


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    Présidentielle 2014 :

    Les Syriens ont déjà fait leur choix!!

     

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    IRIB-Selon l'agence de presse syrienne, des millions de syriens ont manifesté ces deux derniers jours dans différentes localités du pays leur soutien à la candidature d'Assad pour un nouveau mandat à la tête du pays. " des millions de syriens ont scandé des slogans en faveur de l'armée nationale et en soutien à Assad tout en affirmant qu'ils resisteraient jusqu'à la dernière goutte de sang contre toute partie qui vise à violer la souverainté de leur patrie.
    A Ghodssiya, à Al Dimas, et al Saboura , les gens ont manifesté leur soutien à l'action de l'armée en brandissant les portraits d'assad et les drapeaux syriens. ces derniers jours des manifestations de soutien à Assad se succèdent : Homs, Tartous , Alep....
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    http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/315448-pr%C3%A9sidentielle-2014-les-syriens-ont-d%C3%A9j%C3%A0-fait-leur-choix

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  • La mobilisation contre le Traité transatlantique monte en puissance

    Elisabeth Schneiter (Reporterre)

    jeudi 20 février 2014

     

    Alors que les présidents Hollande et Obama ont réaffirmé leur volonté de conclure rapidement le Traité de libre-échange transatlantique, la résistance citoyenne s’organise en France, en Europe et aux États-Unis. Elle s’oppose à ce texte qui se négocie dans le secret, et qui donnerait encore plus de pouvoir aux multinationales. La mobilisation se prépare pour le 10 mars.


    Une centaine de mouvements citoyens se sont unis en France et dans les autres pays d’Europe. Ils appellent à une grande mobilisation européenne à Bruxelles pendant le 4ème cycle de négociations du 10 au 14 mars prochain, nouvelle session de discussions entre les États-Unis et l’Europe en vue de la conclusion de cet accord commercial de plus en plus contesté.

    Yann Spicher, chargé des campagnes et de la communication de la Quadrature du Net, une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, explique qu’on « retrouve dans TAFTA des dispositions similaires à celles que nous avions combattues dans ACTA et qui sont aussi dans le CETA, un traité semblable en cours de signature avec le Canada. »

    Forts d’avoir réussi à mettre en échec l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) en 1997, puis l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) en 2012, les organisations de la société civile se mobilisent en un front le plus large et le plus divers possible, en liaison avec les autres mouvements européens et états-uniens, pour contraindre le gouvernement français et l’Union européenne à stopper ces négociations.

    Les hostilités ont été ouvertes en juin 2013 par une déclaration commune des Verts et du Parti de gauche->4393]. En novembre,une lettre ouverte a été envoyée à la ministre française en charge de la négociation, Nicole Bricq, par la porte-parole d’Attac France, Geneviève Azam, et par Amélie Canonne, présidente de l’AITEC-IPAM (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs et IPAM Initiatives pour un autre monde). La ministre a répondu, sans rien dire de concret.

    Associations nationales ou locales, ONG, partis politiques, syndicats… La mayonnaise semble prendre puisque une centaine ont créé, en France, le collectif : Stop TAFTA ! et signé l’Appel contre le traité.

    « Comme cela implique les États-Unis et que ça touche des problèmes de choix de société forts et symboliques comme l’alimentation, la santé et le travail, les Français sont très réactifs », explique Amélie Canonne, présidente de l’AITEC.

    « Le traité va faire sauter les derniers verrous qui protègent la nature », estime Alain Dordé, secrétaire fédéral des Amis de la Terre France, qui ont signé l’appel. Les normes européennes, plus strictes que les normes internationales et américaines (sur les niveaux de pesticides, les OGM, le boeuf aux hormones, etc.), les politiques de protection sociale et le droit du travail pourraient être considérées comme des ’barrières non-tarifaires’ au commerce et attaqués. La fracturation hydraulique, jusqu’ici interdite en France du fait de ses dangers pour l’environnement, deviendrait un ’droit’ pour des sociétés pétrolières qui pourraient exiger des dommages et intérêts des Etats en cas de refus d’exploitation. »

    « On sent une grande peur, surtout face au peu d’informations qui filtrent du contenu des négociations. Alors, on a dans le collectif des organisations qui ne viennent pas d’habitude, comme le Parti de gauche ou la Quadrature du net », dit Aurélie Trouvé, membre du Conseil scientifique d’ATTAC.

    « Dans un premier temps il faut, en liaison avec le réseau qui se constitue en Europe, dénoncer l’opacité des négociations », dit Benjamin Sourice, du collectif des Engraineurs, constitué en mai 2013, par quinze personnes venues du combat contre Monsanto.

    Il faut aussi dénoncer le processus de décision, exactement semblable au « fast track » que, pour l’instant, les Américains refusent pour le TPP avec la zone pacifique. Le Président Obama voudrait en effet que le Congrès lui abandonne l’autorité de négocier des accords internationaux de commerce et celui-ci ne pourrait plus ensuite qu’approuver ou désapprouver, sans aucun pouvoir de les modifier.

    C’est exactement ce qui se passe en Europe, où les États ont déjà abandonné leur pouvoir de négociation aux technocrates européens, qui négocient un mandat rédigé avec les représentants des multinationales et sans la participation de représentants de la société civile.

    L’indignation s’amplifie face à ce que l’on sait, par des fuites, du contenu du mandat qui reste secret, à l’opacité des négociations et à la placidité des parlementaires européens. Déjà indifférent aux révélations d’espionnage des négociateurs par la NSA en juin 2013, le Parlement européen semble s’accommoder aussi d’être peu tenu au courant des négociations.

    En plus il faut décrypter la novlangue européenne volontairement complexe.

    Une difficulté est que ce traité se présente sous plusieurs noms qui désignent tous le même traité :
    - TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement) le nom d’origine en anglais, vite traduit par la Commission pour atténuer la ressemblance avec ACTA, en :
    - TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership). Traduit en français, cela donne :
    - PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement). Mais on parle aussi du :
    - Grand marché transatlantique (GMT) alors qu’il s’agit, précisément, d’un Traité de libre-échange transatlantique.

    Dans un entretien avec Inside US Trade, Vital Moreira président de la commission du Commerce international au Parlement européen connu pour ses positions pro business, a déclaré début décembre 2013, à propos du TAFTA, qu’il « n’est pas actuellement urgent que la Commission européenne fournisse aux membres du Parlement un accès à aux propositions des États-Unis dans la négociation en cours, mais que cela pourrait changer si les États-Unis autorisent la commission à partager ces propositions avec les États membres. »

    Prenant acte de l’opposition croissante, en Europe et aux États-Unis, le commissaire chargé du Commerce, Karel De Gucht, a annoncé fin janvier qu’il suspendait les pourparlers pendant trois mois mais seulement sur la question du règlement des différends, le « Tribunal arbitral » permettant aux entreprises de poursuivre les États (ISDS).

    Les négociateurs ont aussi décidé d’entreprendre une consultation auprès du public sur les volets de la négociation les plus critiqués, notamment en Allemagne, « investissements » et « panel d’arbitrage », et une campagne de communication.

    Mais cette consultation semble n’être organisée qu’en langue anglaise, au motif « qu’une consultation multilingue serait beaucoup trop lourde à gérer », et il n’est donné aucune garantie sur l’objectivité de la synthèse. On peut en effet se demander si les citoyens auront accès aux réponses (au moins celles de leur pays), et sous quel contrôle ces réponses seront traitées par la DG Trade.

    Et de surcroit, les documents "partiellement" publiés ont été caviardés de nombreuses informations.

    Contestation aussi aux Etats-Unis

    La colère monte aussi aux Etats-Unis où, en ce moment-même, un traité semblable entre les USA et la zone Pacifique est en cours de négociation, le Traité TransPacifique (TPP). La principale opposition américaine vient de la gauche organisée, qui craint ce qu’ils ont appelé un « ALENA boosté aux stéroïdes ».

    Le projet de loi « fast track », qui court-circuiterait le Congrès, a été présenté aux élus du Congrès. Fin janvier, c’est le leader de la majorité au Sénat, Harry Reid, qui s’est prononcé contre ce projet de loi accélérée, et le 12 février Nancy Pelosi, la plus importante Démocrate au Congrès s’est déclarée, elle aussi, opposée à ce projet de loi, …dans sa forme actuelle.

    À cette opposition s’ajoute celle de 151 représentants démocrates du Congrès et une coalition de plus de 550 syndicats, groupes environnementaux et organismes de défense des consommateurs qui ont condamné cette procédure accélérée dans une lettre au Congrès.

    Du côté républicain, 23 représentants ont rejoint la fronde et l’ultra droite aussi se mobilise. Des groupes pro-business mais inquiets de l’impact du commerce mondial sur les intérêts américains se sont regroupés avec le Tea Party Nation et les socialistes conservateurs du Eagle Forum.

    Cette opposition est valable aussi pour les négociations en cours sur le Traité de libre échange transatlantique avec la zone Europe. Elle ne signifie pas la fin des négociations, mais rend plus improbable qu’il puisse être signé rapidement.

    Depuis les années 60, toutes les initiatives de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis ont échoué. Mais cela n’a pas empêché les deux présidents de se montrer optimistes !

    « Dès lors que les principes sont fixés, que les mandats sont donnés, que les intérêts sont connus, aller vite n’est pas un problème, c’est une solution", ont déclaré ensemble Barack Obama et François Hollande, lors d’une conférence de presse commune lors de la visite de ce dernier le 11 février à Washington.

    Le Big business n’a pas dit son dernier mot.

     

    Liens utiles :


    Un portail contre le transatlantisme http://www.no-transat.be/


    Un collectif de veille sur les accords commerciaux http://www.s2bnetwork.org/


    Le dossier de la Quadrature du net :
    Celui d’ATTAC http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

     


    Source : Elisabeth Schneiter pour Reporterre.

    Photos : Stop Tafta

     

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5446

     

    Lire aussi un bon décryptage du projet de Traité : L’Accord de libre-échange transatlantique : négocié dans le secret pour abaisser les protections environnementales.

     

    http://www.reporterre.net/spip.php?article5446

     

     

    Infos sur ce site :

    • Un jour dans le silence terrible de Fukushima

      Corinne Morel Darleux

      Dans la zone interdite de Fukushima, le vide a repris ses droits. Et alentour, dans la région dépeuplée, les habitants tentent de vivre sous la menace de la radioactivité. Carnet de route.

    • En procès pour avoir refusé... de polluer !

      Sophie Chapelle (Basta)

      Emmanuel Giboulot passera devant le tribunal correctionnel de Dijon lundi 24 février 2014. En juin dernier, ce viticulteur en biodynamie de Beaune s’était opposé à un arrêté préfectoral obligeant à traiter les vignes contre la flavescence dorée.

    BREVES - Des scientifique ont lancé l’alarme sur l’exploitation destructrice des fonds marins

     


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    Un sacré jouer de poker!


    Huit mois à attendre pour la prescription fiscale (31/12/2014). Pourvu que les journalistes continuent à garder le silence. 

    Si l'administration fiscale ne se réveille pas au 15 décembre 2014, ça devrait être bon car les inspecteurs partent généralement en congés à Noël. Donc, en pratique, 7,5 mois à attendre...


    Ca va être dur mais ça peut passer avec un peu de chance. Soyez discret...


    Cahuzac en pire!


    Aucun grand média n’a évoqué l’affaire qui semble pourtant encore plus gênante que l’affaire Cahuzac pour le pouvoir en place, entre soupçons de blanchiment d’argent et d’exil fiscal. Mais cette fois, les socialistes ont réussi à museler leurs camarades journalistes.

    Résumé de la situation du fils d’un ministre régalien 


    Voilà un beau gouvernement moralisateur qui se pose en défenseur de la justice fiscale, à l’image de son ancien ministre du budget.

    En 2012, une plainte est déposée contre Thomas Fabius pour « tentative d’escroquerie et faux ». C’est lors de l’enquête préliminaire pour cette plainte, à laquelle s’ajoute un signalement de la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, que les manœuvres financières de Thomas Fabius sont mises à jour par les brigades financières. C’est notamment le rapatriement depuis Macao d’un million d’euros, qui met la puce à l’oreille des enquêteurs. Pour se défendre, le fils de l’ex de Carla Bruni na rien trouvé de mieux que d’évoquer un « gain exceptionnel d’une partie de poker ».

    Selon l’enquête publiée cette semaine par le Parisien, les policiers de l’Office central de la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) parlent du dossier Fabius comme d’un dossier « très sensible », car il s’agirait de blanchiment d’argent (un socialiste ? non !) et d’exil fiscal, sur des sommes très importantes (plusieurs millions d’euros), qui concernent le fils d’un ministre de premier plan.

    En effet, les enquêteurs ont découvert l’existence d’une société civile immobilière (SCI), Poopie Woopie, appartenant à une certain Irma S., et à un dénommé Thomas Fabius. Thomas Fabius aurait acheté via cette entreprise, un appartement énorme dans les beaux quartiers de Paris, pour un montant de 7,4 millions d’euros.

    Mais il y a plusieurs problèmes : Thomas Fabius aurait apporté lui même 3,4 millions d’euros, alors qu’il n’avait déclaré aucun revenu l’année précédente (sans payer d’impôts, donc) et qu’aucune dotation familiale n’avait été déclarée. Pire, on apprend ensuite que pour sortir cette somme faramineuse, le fils socialiste a bénéficié d’un prêt de 4 millions de la part d’une banque italienne, la banque Monte dei Paschi, et ce sans avoir à payer de mensualité jusqu’en 2022, ce qui laisse à penser aux journalistes du Parisien et aux enquêteurs de Tracfin, que la gentillesse magique de la banque cacherait d’autres actifs appartenant à Thomas Fabius « y compris à l’étranger ».

    De plus, l’appartement aurait été acheté bien trop cher (7,4 millions d’euros, alors qu’il avait été acheté deux ans plus tôt pour 4,4 millions). « A moins que cette transaction ne cache une opération de blanchiment. C’est en tout cas une des hypothèses sur lesquelles planchent aujourd’hui les policiers de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) », selon François Labrouillère et David Le Bailly.


    Elle est pas belle la gauche française ? 

    Elle prend pas les Français pour des cons avec ses pseudos lois de «transparence»?


    News ! Affaire Thomas Fabius plus que 8 mois!

    Blanchiment, exil fiscal : silence sur l'affaire Thomas Fabius | 24heuresactu.com

    Publié par : http://zebuzzeo.blogspot.fr

     

    http://cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/2014/02/affaire-thomas-fabius-plus-que-8-mois-%C3%A0-tenir-jusqu-%C3%A0-la-prescription-fiscale.html

     

     

     

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