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    Réforme territoriale : vers un démantèlement de l'Etat-nation ?

    Michel Boutant, président (PS) du conseil général de la Charente et sénateur de la Charente à son sit-in pour protester contre la fusion du Poitou-Charentes avec le Centre, ce 15 juillet.

     

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Jean-Luc Laurent, le débat actuel sur le redécoupage des régions françaises cache des enjeux majeurs : le rôle de l'Etat et la question de l'égalité territoriale.

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    Jean-Luc Laurent est député du Val-de-Marne et président du Mouvement Républicain et Citoyen.


    Depuis la mise en ligne d'un projet de carte sur le site internet de l'Elysée, le grand bingo des régions a commencé. Contrairement au Sénat, l'Assemblée Nationale devrait adopter cette semaine une nouvelle carte et un nouveau calendrier électoral. Quelle carte? Nul le sait encore après un nouveau (mais est-ce le dernier?) rebondissement lors de la réunion du groupe majoritaire mardi matin. Cette confusion n'est pas le fruit du hasard: le gouvernement a ouvert une boite de pandore en touchant à la carte et a aussitôt suscité 577 vocations de cartographe parmi les députés. Jouer à «marions-les» ou à «divorçons-les» est un exercice facile et un peu vain.

    Le gouvernement a ouvert une boîte de pandore en touchant à la carte et a aussitôt suscité 577 vocations de cartographe parmi les députés.

    La taille n'est pas l'enjeu.

    Personne n'est capable d'évaluer les économies attendues de par les fusions qui sont proposées. Il est par contre facile de prévoir les difficultés liées à des fusions pas toujours désirées et la nécessité de devoir conserver malgré tout une certaine proximité… On peut même prévoir que ces régions XL ne favoriseront pas l'impact du conseil régional. Elargissement et approfondissement marche rarement ensemble. La région dilatée Rhône-Alpes-Auvergne n'aura aucun poids face aux métropoles concentrées comme Lyon ou Grenoble. Ce n'est pas un hasard si la Bretagne, région la plus régionaliste, veut se tenir à l'écart du mouvement!

    Il est assez infantile de penser que la taille serait un enjeu au niveau européen. La carte est un faux débat, le véritable enjeu ce sont les pouvoirs et les compétences. La France n'est pas un état fédéral comme l'Allemagne, la France n'est pas non plus une République régionalisée comme l'Italie. Ces deux modes d'organisation sont profondément étrangers à notre histoire et aux principes républicains qui sont constitutifs de notre pays. Chaque nation a son histoire et des principes politiques différents, il faut les respecter. Depuis l'affirmation de la monarchie, la France s'identifie à à un Etat central puissant. La décentralisation opérée à partir de 1982 n'est pas et n'a jamais été une fédéralisation du pays.

    Une décentralisation jacobine: uniformité + unité = égalité

    La carte est un faux débat, le véritable enjeu ce sont les pouvoirs et les compétences.

    La décentralisation a respecté quelques solides principes. Le premier: il n'y a pas de pouvoir local. Divisées entre les trois collectivités (commune, département, région), sans toujours de cohérence, les compétences décentralisées sont partagées. Ce qu'on appelle aujourd'hui le mille-feuille n'est pas un accident mais une stratégie pour bloquer la constitution de pouvoirs locaux autonomes, pour empêcher les féodalités républicaines. La création des métropoles institutionnelles marque une rupture en aspirant l'ensemble des compétences locales sur un territoire et en soustrayant ces villes aux solidarités départementales. Ce risque de désagrégation territoriale est d'autant plus fort au moment où l'Etat se retire et où les préfets se muent malheureusement en animateurs territoriaux désargentés. L'uniformité n'a pas bonne presse alors que l'expérimentation et le particularisme sont à la mode. Là encore, on construit une organisation territoriale où risquent de se multiplier les statuts à la carte, et les organisations particulières qui rendent difficile l'action publique, qui complexifie au nom de la simplification…

    Région XL: une «landerisation» plus confuse que crédible

    Le pouvoir législatif n'a jamais été décentralisé et les collectivités locales disposent d'un pouvoir règlementaire limité et encadré. Ce pouvoir règlementaire limité est la garantie que la loi sur le territoire est la même pour tous. La dévolution du pouvoir législatif est une revendication ancienne et minoritaire à laquelle le gouvernement doit résister en ayant une vision claire du rôle de l'Etat et de son organisation territoriale. Commencer par le tripatouillage de la carte n'est guère rassurant de ce point de vue. Avec ses régions dilatées, centrées sur une improbable compétence économique largement partagée avec les métropoles, un pouvoir règlementaire totémique…le gouvernement conduit une «landerisation» molle, beaucoup plus confuse que crédible. C'est-à-dire avec les risques et sans les avantages attendus par ses promoteurs.

    Trente ans après les grandes lois de décentralisation, il est nécessaire de mettre l'ordre dans la décentralisation. Mais ce n'est pas ni en jouant avec la carte ni en faisant de grosses régions ni en supprimant les départements qu'on y parviendra. La priorité devrait être de mettre de l'ordre dans les politiques locales pour les rendre plus efficaces, plus spécialisées mais aussi plus compréhensibles pour les citoyens.

    Le gouvernement conduit une «landerisation» molle, beaucoup plus confuse que crédible. C'est-à-dire avec les risques et sans les avantages attendus par les promoteurs.

    Décentralisation: ne jouons pas aux apprentis-sorciers

    Il ne faut jamais oublier que la décentralisation est une décentralisation de l'Etat. Parler de l'Etat (central) d'un côté et des collectivités locales de l'autre est une facilité de langage courante et un non-sens dans une République unitaire. La réforme territoriale est toujours une réforme de l'Etat. En France plus qu'ailleurs, l'Etat compte et structure fortement les représentations symboliques des citoyens. L'organisation territoriale du pays n'est donc pas un petit sujet avec lequel on pourrait jouer pour donner des gages de réformisme à la Commission européenne ou à Berlin.

    Les résultats des élections locales (y compris pour les municipales de cette année) montre que nos concitoyens sont indécrottablement jacobins. Il est dangereux de nier cette donnée lourde: les citoyens sont beaucoup plus jacobins que les élus qui revendiquent toujours plus du pouvoir. Au fil des années, la gauche a abandonné beaucoup de sujets au Front National: le contrôle des flux migratoires, le patriotisme, le protectionnisme, la critique de la monnaie unique…en bâclant la décentralisation et en cédant à l'air du temps, le gouvernement prend le risque d'offrir un nouveau cheval de bataille au Front National: la recentralisation. Demain, il sera trop tard pour reprocher aux citoyens d'être attentifs à ce discours qui saura prendre des accents jacobins pour séduire.

    Jean-Luc Laurent

     

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/07/16/31001-20140716ARTFIG00113-reforme-de-la-carte-regionale-le-grand-bingo-des-regions.php

     


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      Personne n'explique qu'en fait, la régionalisation est poussée depuis le début par Bruxelles pour détruire les Etats-nations. Le plan actuel de régionalisation de la France présenté par Hollande est dans les cartons de l'UE depuis les années 90. Qui connaît en France l'existence d'"eurorégions" transfrontalières? Pire cette régionalisation est également promue par les Etats-Unis: le président Clinton a reçu le prix Charlemagne, qui récompense toute personne oeuvrant pour la construction européenne (c'est déjà louche de le donner à un président américain!) et dans son discours de remerciement, il a appelé à accentuer la régionalisation de l'Europe.
      Enfin, il faut savoir que les services secrets allemands soutiennent depuis des décennies tous les mouvements régionalistes ou autonomistes dans toute l'Europe: l'Allemagne est d'ailleurs toujours en pointe lorsqu'il s'agit de faire passer des textes à Bruxelles favorables aux minorités.

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      Cela serait tellement plus simple avec des référendums.


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    Serge Bilé, journaliste ivoirien,
    dévoile un aspect du nazisme
    inconnu du public.  
     
     
      
     
     
     
    Votre livre nous apprend que les premiers camps de concentration ont été créés en Afrique!
     
    Les historiens se sont enfin penchés sur le sujet en effet, et on le sait maintenant, les premiers camps de concentration ont été construits en Namibie en 1904, pour exterminer les Héreros1. Ce sont des camps à l'architecture similaire à ceux que les nazis mettront en place plus tard: des baraquements en bois, des fils de fer barbelés, des déportés tatoués, rachitiques, obligés de travailler de façon très dure. Des expériences médicales ont été conduites par un monsieur bien connu maintenant, le docteur Hoegen Fischer, qui aura plus tard pour bras droit Joseph Menguele qui sera le futur bourreau d'Auschwitz. On retrouve en Namibie un second personnage important, confirmant ainsi que tout a débuté en Namibie, c'est Goëring, le gouverneur de la Namibie, père du futur bras-droit d'Hitler.
     
     
    Vous parlez également des lois de Nuremberg dont on a toujours pensé qu'elles étaient rédigées pour les juifs, vous affirmez qu'elles visaient aussi et surtout les noirs
     
    On l'oublie souvent, mais les allemands avaient des colonies, et beaucoup de noirs ressortissants de ces ex-colonies vivaient en Allemagne avant-guerre, et quand la guerre a éclaté, de nombreux afro-allemands qui ne connaissaient que l'Allemagne et aucun autre pays, ont vu leurs passeports retirés, les étudiants se ont été exclus des cours, ils se sont fait interdire de service militaire, quand à son arrivée au pouvoir Hitler a fait voter les fameuses lois de Nuremberg. Ce ne sont pas les seules humiliations qu'ils vivent puisque les males sont stérilisés, ceux qui violent les lois de Nuremberg qui interdisaient les rapports entre aryens et noirs sont systématiquement envoyés en camp de concentration. C'est comme ça que dès 1933-1935 certains sont déportés, même si les tous premières déportations datent de l'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933 qui veut se venger de la honte noire vécue lors de l'occupation de la Rhénanie après la défaite de 1914-1918 qui a vu la Rhénanie occupée par des soldats noirs: pour Hitler ils ont souillé le sol rhénan.De surcroît, des relations entre ces soldats et des allemandes sont nés 800 enfants métis.Quand Hitler arrive au pouvoir il fait stériliser les enfants et envoie la moitié d'entre eux en camp de concentration.
     
     
                                                                         
    Noirs dans un camp de concentration nazi.

    Sait-on combien de noirs ont été déportés, et combien en sont revenus vivants?
     
    Aucun historien ne s'étant penché sur le sujet des noirs en camp de concentration, aucune estimation n'a jamais été faite sur le sujet. Au moment de la seconde guerre mondiale, à l'exception d'Haïti, de l'Ethiopie et du Libéria il n'existait pas de pays noir indépendant, les noirs ont donc été comptabilisés sous la bannière de leur puissance coloniale. Rien ne permet par exemple de distinguer un noir français déporté d'un breton déporté.John William par exemple qui est un déporté franco-ivoirien ne peut pas être distingué d'un déporté juif.J'ai fait un travail d'extrapolation à partir du nombre d'afro-allemands qu'il y avait avant la guerre en Allemagne, et dans d'autres pays, j'estime à titre personnel qu'il y aurait eu entre 10.000 et 30.000 déportés noirs, et j'espère que ce sera étayé un jour par un travail d'historien.Combien ont survécu? Dans le nombre de cas que j'ai pu découvrir ou rencontrer, je connais une dizaine de survivants
     
     

    1: Les Hereros sont un peuple du Sud-Ouest africain, notamment de Namibie, victime d'un génocide en 1905.


    Dernière minute 11.02.2008

     

    http://www.libertaire.eu/article-3038573.html

     

     

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    En mémoire des gitans tués

    et torturés

    dans les camps de concentration


     

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    Génocide tsigane à reconnaître, injustice historique à réparer

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    Tsiganes (2): Appel aux rescapés de la Shoah pour qu'ils ...

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    "Shoah" des Tsiganes, Dossier complet - R-sistons.actu

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    Génocide des Tsiganes européens ignoré par les Médias ...

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    Avec Tony Gatlif, exigeons la reconnaissance de la « Shoah ...

     

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    Reçu ce mail le 14.7.14 :

     

    Je te transmets une petite vidéo que j'ai commise,
    pour un hommage en images et en musique,
    aux peuples des promenades difficiles :

    https://www.youtube.com/watch?v=81Jc4QTkSvQ

     

     

    Un Lecteur qui vit parmi les cigales,

    amoureux comme moi de la culture tsigane,

    a fait une vidéo images en musique 3mn 

     


     

     

     

     

    tsigane-caravane-j.jpg

    http://www.mandora.fr/mandorine/index.php/cinema/liberte 

     

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    R-sistons vidéo 5 : Un génocide, ou des génocides ? Introduction à la question

     

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    Le Maroc achète du pétrole produit au Kurdistan sans l’accord de l’Irak et pourrait le revendre à Israël

    Une raffinerie de pétrole au nord de l'Irak. D. R.
    Une raffinerie de pétrole au nord de l'Irak. D. R.

     

     

    Le Maroc semble trouver un malin plaisir à participer à la déstabilisation de certains pays arabes, pour des raisons qui restent à identifier. Après avoir envoyé toute une légion de djihadistes qui se comptent par milliers renforcer les rangs des groupes islamistes en Syrie, contribuant ainsi à disloquer ce pays, aujourd’hui à feu et à sang, le royaume adopte, en effet, la même attitude avec l’Irak. Ce dernier, qui est actuellement, au bord de la guerre civile, se dirige inexorablement vers la partition avec le conflit déclaré opposant sunnites, chiites et Kurdes. Le Maroc n’éprouve aucun scrupule à recevoir dans l’un de ses ports un pétrolier battant pavillon kurde, Ship Kurde, avec un million de barils de pétrole à la recherche d'acheteurs. Cela se passe au moment où les tentations indépendantistes des populations kurdes se font les plus insistantes, nourries par un climat de guerre généralisée qui pointe pour l’Irak. Comme le pétrole est au cœur des convoitises, une guerre larvée oppose les populations kurdes à l’Etat central irakien pour le contrôle des richesses pétrolifères du Kurdistan irakien.

     

    En accueillant le pétrolier kurde dans un de ses ports, le Maroc renforce indirectement les visées séparatistes kurdes. Certes, le Maroc a besoin de pétrole et de gaz, lui qui en est dépourvu, mais de là à aller jusqu’à encourager la partition d’un pays arabe, faisant partie d’un espace géopolitique auquel il est censé appartenir, il y a un pas que rares sont ceux qui pourraient être tentés de franchir.

     

    Le pire est peut-être à venir, puisque ce pétrole mis en vente au Maroc par la compagnie kurde pourrait atterrir en Israël. Le brut kurde est transporté par pipeline du Kurdistan vers le port turc de Ceyhan, sur la côte méditerranéenne, port à partir duquel il est exporté. Pour les autorités kurdes, l’Etat hébreu semble être un acheteur potentiel, selon certaines sources, qui notent que des intermédiaires se chargent d’acheter le pétrole irakien pour le revendre à Israël. Avec l’accostage du navire kurde, le Maroc se place-t-il déjà comme le courtier recherché pour écouler le pétrole kurde auprès des Israéliens ? Tout porte en tout cas à le croire, sinon qu’est-ce qui expliquerait la présence du pétrolier dans les eaux marocaines ? A travers son attitude, le Maroc porte ainsi un coup d’une lâcheté ravageuse au peuple irakien qui lutte pour sauvegarder son intégrité territoriale.


    Amine Sadek

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    http://www.algeriepatriotique.com/article/le-maroc-achete-du-petrole-produit-au-kurdistan-sans-l-accord-de-l-irak-et-pourrait-le-reven

     

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    Qui connaît Christophe Rambour, torturé et séquestré durant des semaines ?

    christophe
    Le 30 mai 2014
    Le meneur de cet autre gang des barbares, Narin Bun, est semble-t-il tout aussi effroyable que son prédécesseur, l'immonde Youssouf Fofana.

    Christophe Rambour est mort à 27 ans, au début de l’année 2012. Il a fallu sept mois d’enquête aux gendarmes d’Amiens dans la Somme, pour découvrir l’atroce vérité. Les meurtriers n’ont été arrêtés qu’il y a quelques jours comme l’a révélé Le Courrier Picard, les parents de la victime ont appris à cette occasion les terribles conditions de sa mort.

    Le jeune homme était un maître-chien sans histoire, sans emploi depuis peu, et n’ayant jamais eu d’ennuis avec la justice. Il était gentil et serviable, rapporte Le Courrier Picard. Ses derniers jours furent un calvaire inhumain. Torturé et séquestré durant plusieurs semaines, par une fratrie de cinq personnes âgées de 25 à 31 ans (dont deux femmes) motivées par l’appât du gain et incapables d’empathie.

    Le meneur de cet autre gang des barbares, Narin Bun, est semble-t-il tout aussi effroyable que son prédécesseur, l’immonde Youssouf Fofana.

    Les voisins des tortionnaires n’ont rien remarqué. Encore sous le choc, ils témoignent, toujours dans Le Courrier Picard : « Je suis retournée. Nous n’avons rien vu, rien entendu. Ils ont même dû nous surveiller pour être sûrs que l’on ne s’apercevait de rien.» Provocateur, agressif, propriétaire de chiens dangereux,Narin Bun intimidait le voisinage et les agents de l’état par ses regards agressifs et ses menaces. Croulant sous les dettes, il aurait décidé de capturer Christophe Rambour afin de profiter de son argent, notamment en l’obligeant peut-être à vendre sa voiture. Une fois rassasié et Christophe Rambour mort, lui et ses complices se sont débarrassés du corps en le découpant puis en le brûlant.

    Cette affaire illustre le caractère barbare et aveugle des faits divers actuels, toujours plus violents, toujours plus incompréhensibles. Combien faudra-t-il de martyrs pour que la prise de conscience soit réelle et que la lutte soit efficace ? La victime était d’un milieu simple, un brave garçon, il n’avait pas mérité un tel sort et doit susciter notre compassion et celle des milieux politiques et médiatiques. En effet, ce cas est tout à fait semblable à celui d’Ilan Halimi qui a beaucoup fait réagir, à juste titre. Christophe Rambour doit être traité sur un pied d’égalité, car pour l’instant son histoire n’a été abordée que dans la presse régionale. Pas d’émissions spéciales, pas même à ma connaissance d’entrefilet sur une chaîne nationale.

    Le gouvernement devrait donc se prononcer sur cette affaire et faire la pleine lumière sur les tortionnaires, à la suite des grand médias cruellement silencieux jusque lors. Par exemple, Narin Bun et ses sœurs étaient-ils de nationalité française ? Sont-ce des récidivistes ? Etaient-ils connus des services sociaux et de police ?


    La mort de ce jeune homme, dramatique et choquante, n’est pas à oublier. Il faudra s’en souvenir et honorer sa mémoire à la mesure de la gravité des faits.

     

    http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/connait-chirstophe-rambour-torture-sequestre-durant-semaines,81300

     

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    Cette affaire qui ressemble à celle d'Ilan Halimi ne fait aucun bruit en effet.

     

    Ce barbarisme sans nom qui est mis à l'écart par les médias montre bien qu'il y a des victimes plus victimes que d'autres, même si les fait sont similaires.


    Que doit-on en conclure? Qu'il n'y a aucune communauté derrière pour dénoncer cette barbarie. Que son sang, son calvaire puis sa mort ne compte pas grand chose dans une société à plusieurs vitesses. C'est triste de faire ce constat, encore plus triste de penser que dans notre système les morts atroces sont triées, et que d'un côté il y a les bons morts, de l'autre les mauvais, donc ceux à oublier. 


    Dans cette société folle, Tout les morts appartiennent un peu à chacun, au moins leur nom. Chistophe Rambour ne doit pas être tout à fait mort, c'est en prononçant son nom qu'il revit un peu.


    J'imagine aussi les parents et ses amis qui sont dans un écrasant chagrin (je connais ça) et qui se rendent quand même compte qu'il y a deux poids deux mesures. 


    Toutes les communautés devraient dénoncer ensemble cet acte ignoble, c'est par là que commence la compréhension de l'autre et la réconciliation.


    Paix à toi Chistophe, que la terre te soit légère.

    Paix à toi Christophe, que ton nom ne soit pas éphémère.

    Paix à toi l'humain, toi mon presque frêre.

    Paix à toi âme, repose en paix l'Être.


    Commentaire n°1 posté par Fantôme-acrobatique aujourd'hui à 02h33

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    europe israel david cronin alliance contre nature .

     

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    Europe, Israël : une alliance contre nature


    samedi 20 avril 2013 - 08h:40

    David Cronin

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    Les critiques sont, à juste titre, élogieuses. Un livre important pour Ken Loach. Robert Fisk, lui , a eu le souffle coupé. Avec « Europe,Israël : une alliance contre nature », David Cronin signe en effet un ouvrage capital, une enquête approfondie qui met en lumière les liens étroits que les milieux politiques et économiques du Vieux Continent ont tissé avec l’Etat colonial du Proche-Orient. Journaliste irlandais ayant notamment évolué au Guardian avant de rejoindre l’Electronic Intifada, David Cronin vit à Bruxelles et est un fin connaisseur des arcanes de l’Union européenne. Nous vous proposons régulièrement des traductions de ses articles. Aujord’hui, nous vous dévoilons une partie de son dernier livre paru en Français aux éditions La Guillotine.


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    David Cronin

    L’approfondissement des relations économiques et politiques de l’Europe avec Israël ne peut pas être dissocié de cette empreinte néolibérale. Cela est devenu encore plus clair en novembre 2007 lors du « dialogue commercial UE-Israël », où des hommes d’affaires ont réfléchi sur la meilleure manière de démanteler les « barrières au commerce et à l’investissement ».


    Le matériel promotionnel de ce « dialogue » ne disait pas que parmi les entreprises israéliennes présentes, un grand nombre se retrouve impliqué dans des activités en Palestine occupée et dans certains cas dans des activités que l’Union européenne rejette formellement. En voici quelques exemples :


    Elbit : en plus de fabriquer des drones et d’autres armes pour l’armée israélienne, elle fournit des équipements électroniques pour le « mur de l’apartheid » qu’Israël construit. La Norvège a estimé que cette implication était si grave, qu’en septembre 2009 un fonds de pension détenu par l’État a retiré ses six millions de dollars d’investissements dans Elbit car le mur avait été déclaré illégal par la Cour internationale de justice. « Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui participent directement à des violations du droit humanitaire international », a déclaré la ministre des Finances.


    Saban Capital : ce groupe est dirigé par Haim Saban, propriétaire de nombreux médias avec la double nationalité étasunienne et israélienne et qui figurait à la 261ème place du classement Forbes des milliardaires en 2009. Il est l’un des propriétaires de Bezeq, une entreprise de télécommunication qui fournit des services dans les colonies en Cisjordanie et sur le plateau du Golan, ainsi que pour les bases militaires israéliennes et les checkpoints de Cisjordanie. Une de ses filiales, Pelephone, fournit des services de téléphonie mobile à l’armée et a installé une centaine d’antennes et d’autres installations dans les territoires palestiniens occupés.


    Leumi : la seconde plus grande banque d’Israël a des succursales dans quelques établissements israéliens en Cisjordanie. Elle offre des prêts aux colons pour construire leurs maisons. Elle contrôle en partie Paz Oil et SuperPharm qui détiennent des stations services et des pharmacies dans les colonies.


    Selon la Commission européenne, l’établissement de ce dialogue est le fruit de conversations commencées en 2005 entre Ehud Olmert et Günter Verheugen, Commissaire à l’industrie. En mettant sur pied cet organe, l’Union européenne a placé le minuscule Israël sur un pied d’égalité avec des pays comme les États-Unis, la Russie, le Japon et l’Inde. D’un certain point de vue, cela semble incroyable. Mais d’une perspective froidement économique, cela prend tout son sens étant donné qu’Israël est un concurrent de la Silicon Valley. Pour encourager les entreprises européennes à s’engager davantage en Israël où le secteur de l’industrie hightech représente 7% du PIB, Verheugen a rappelé : « Il y a un énorme potentiel économique qui n’a pas encore été pleinement exploité. »


    Le premier président de ce dialogue a été Yossi Vardi, mieux connu pour être un pionnier dans la messagerie instantanée sur Internet avec son entreprise ICQ. Cet homme n’est pas seulement expert en télécommunication, mais aussi dans la capacité à adapter ses messages en fonction du public. Il a par exemple tenté de se présenter comme une sorte de pacifiste. Bavardant avec le correspondant du New York Times, il a déclaré entre deux gorgées de cabernet sauvignon :


    Cet endroit est fou : un boom technologique côtoie une situation politique inacceptable et le chaos dans une bande de Gaza où la plus grande partie de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Ce n’est pas juste, ni soutenable ! Vous savez, le pouvoir corrompt et l’occupation représente la manifestation ultime du pouvoir. Il n’existe aucun contrôle, aucune contrepoids. L’occupation, après quarante ans, corrompt totalement.


    Vardi a également reconnu avec un malin plaisir que les prouesses technologiques israéliennes étaient inextricablement liées à l’occupation. Dans un reportage de la BBC, il a soutenu que la guerre de 1967 avait été un pivot important pour le développement industriel du pays parce qu’elle avait mené Israël à une situation qui l’avait obligé à dépasser le sentiment d’avoir été banni (particulièrement par la France qui avait imposé un embargo sur les armes) : « Les deux vrais pères de la high-tech israélienne sont le boycott des Arabes et Charles de Gaulle parce qu’ils nous ont contraints à développer ce secteur. »

    http://info-palestine.net/article.php3?id_article=13455


    Extrait du livre Europe Israël : une alliance contre-nature de David Cronin, Edition La Guillotine, pages 134 à 136

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    18 avril 2013 - Investig’Action - Éditions La Guillotine

     

     

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    Rappel : Ma video sur l'UE escroc !

     

     

     

     

     



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